Kairawan

  • Malaisie: démantèlement d’un groupe lié à l’Etat islamique et saisie d’explosifs

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    La police de Malaisie a annoncé lundi l’arrestation de quatre hommes liés au groupe jihadiste Etat islamique (EI) et la saisie d’explosifs avec lesquels ils prévoyaient d’attaquer des lieux de culte non musulmans.
    Les suspects – deux Rohingyas de Birmanie, un Indonésien et un Malaisien qui dirigeait le groupe – ont été arrêtés la semaine dernière lors d’opérations menées aux alentours de Kuala Lumpur et dans l’Etat de Terengganu (nord-est).
    Selon le chef de la police nationale, Abdul Hamid Bador, ils constituaient « une cellule de l’Etat islamique » et préparaient « des assassinats de personnalités ainsi que l’attaque de lieux de culte hindous, chrétiens et bouddhistes en Malaisie ». Il n’a fourni aucun détail à propos des personnalités visées. La police a également saisi six engins explosifs artisanaux, un pistolet et 15 balles, a-t-il ajouté.
    Les attaques en préparation visaient selon la police à venger la mort d’un pompier musulman survenue durant des violences près de Kuala Lumpur l’année dernière.
    L’un des deux Rohingyas arrêtés a déclaré soutenir l’Armée du salut des Rohingyas de l’Arakan (ARSA) et comptait également s’en prendre, selon la police, à l’ambassade de Birmanie à Kuala Lumpur.
    Le deuxième Rohingya, âgé de 25 ans, a avoué avoir des liens avec l’EI, selon la police.
    Les Rohingyas de Birmanie sont une minorité musulmane apatride victime de longue date de persécutions dans ce pays majoritairement bouddhiste.
    La police recherche trois autres suspects membres du même groupe, qui auraient planifié des attaques contre des lieux de loisir.
    Les autorités en Malaisie, pays majoritairement musulman, annoncent régulièrement des arrestations d’extrémistes liés à l’EI mais rarement des saisies d’armes ou d’explosifs.
    Aucun attentat d’envergure n’a frappé le pays ces dernières années, mais les forces de sécurité craignent le retour de combattants après la perte de ses territoires par l’EI au Proche-Orient.

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  • Situation confuse à la frontière irako-syrienne - de Jean René Belliard

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    Situation confuse à la frontière irako-syrienne 

    (en coopération avec notre correspondant en Irak

    Les unités de mobilisation populaire irakiennes (Hashed al-Chaabi), une coalition de milices chiites soutenue par l'Iran, ont repoussé une attaque massive de l'Etat islamique dans l'ouest de la province de Ninive, à proximité de la frontière irako-syrienne. 

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  • Les Peshmergas kurdes lancent un avertissement aux milices chiites (zk)

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    Les Peshmergas kurdes lancent un avertissement aux milices chiites 

    Dans une déclaration ferme, le Commandement général des forces  Peshmerga a accusé le Hashed al-Chaabi (la coalition de milices chiites pro-iraniennes) et les «Kurdes mercenaires» de violer un accord conclu entre Erbil et Bagdad avant le lancement de l'offensive de Mossoul et les a mis en garde contre ce qui pourrait provoquer des problèmes. 

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  • Offensive des miliciens chiites contre l'EI à l'ouest de Mossoul

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    Offensive des miliciens chiites contre l'EI à l'ouest de Mossoul
     
    Les Forces de mobilisation populaire (Hashed al-Chaabi), une coalition de milices chiites, ont lancé, vendredi 12 mai, une offensive contre des positions de l'Etat islamique (Daech) dans une région désertique proche de la frontière syrienne. L'opération militaire a été baptisée "Muhammad Rasoul Allah 2"  
    L'opération a pour objectif les zones de Kairawan et Baaj situées à une centaine de kilomètres à l'ouest de Mossoul où les forces irakiennes soutenues par les Etats-Unis continuent de progresser lentement dans la reconquête de la partie occidentale de la ville. Les miliciens chiites ont  jusqu'à présent libéré les villages de Tal Hajm, Am al-Shabit, Amkibra, Sabaya Khorosh, Sedkhan, Abu Lahaf, situés au nord et à l'est d'Al-Kairawan.
    En outre, les Hashed al-Chaabi ont assiégé le village de Boutha, au sud d'Al-Kairawan, et les villages de Mehdi Mahal et Hayat au nord.
    Les milices chiites irakiennes annoncent avoir tué 57 combattants de Daech et détruit 7 VBIED et 3 autres véhicules depuis de l'opération. De son côté, l'armée de l'air irakienne annonce avoir détruit 3 positions de mortier de l'EI.
    Les milices chiites tenues à l'écart de la bataille de Mossoul 
    Les Hashed al-Chaabi ont été tenues à l'écart de la bataille de Mossoul mais elles ont malgré tout conquis de vastes territoires au sud-ouest de la ville coupant d'importants axes de ravitaillement utilisés par l'EI.
    Les Etats-Unis se méfient des milices chiites 
    L'offensive de vendredi a été appuyée par l'aviation irakienne mais non par l'armée américaine qui refuse d'apporter un soutien quelconque aux milices chiites.
    Les Etats-Unis se méfient notamment de l'influence dont dispose l'Iran au sein de ces forces armées qui comptent parmi les plus puissantes au sein de la coalition anti-Daech.
    En théorie, les Hashed al-Chaabi reconnaissent l'autorité du gouvernement de Bagdad où elles ont été créées il y a trois ans lorsque l'EI s'est emparé d'environ un tiers du territoire irakien provoquant la débandade des forces de sécurité nationales.
    Le principal objectif des milices chiites irakiennes: Un appui aux forces loyalistes syriennes 
    Le contrôle de la zone frontalière de la Syrie par les miliciens chiites des Hashed al-Chaabi devrait se transformer en un soutien aux forces gouvernementales syriennes lorsqu'elles s'engageront dans la reconquête de Raqqa, a précisé un porte-parole irakien.
    Les nouvelles lignes de tension se dessinent
    Disons plutôt que l'objectif du commandement des Hashed al-Chaabi est de s'assurer le contrôle de la frontière syro-irakienne pour garantir la pérennité de ce qu'on a appelé "l'arc chiite", allant de l'Iran au sud Liban par l'intermédiaire des milices chiites irakiennes, le régime de Damas et le Hezbollah libanais. A noter que la présence de forces spéciales U.S. dans le secteur d'al-Tanf (voir le chapitre sur la Syrie ci-dessous) est également d'assurer le contrôle de la frontière syro-irakienne et syro-jordanienne, pour éviter que le conflit syrien ne débouche sur un renforcement de la présence militaire iranienne à la frontière israélienne. L'Etat islamique n'est pas encore totalement défait dans ces régions syro-irakiennes qu'on voit déjà pointer les nouvelles lignes de tension.
     

    Jean René Belliard

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