Kabylie

  • Algérie : 25 militaires algériens meurent dans les incendies dans les régions de Bejaia et Tizi-Ouzou

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    La présidence algérienne annonce la mort de 25 militaires dans les montagnes de Bejaia et Tizi Ouzou lors d'opérations de lutte contre l'incendie.

    Le Président de la République algérienne, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé mardi soir sur Les réseaux sociaux, la mort de 25 membres de l’Armée Nationale Populaire « après avoir réussi à secourir plus d'une centaine de citoyens des flammes ardentes, dans les montagnes de Bejaïa et Tizi Ouzou ».

    « Nous nous inclinons devant les âmes des fils de la nation » a ajouté le chef de l’Etat qui présente ses condoléances aux familles des victimes et fait état de sa profonde tristesse face à ce drame.

    Alors que l’Algérie est en proie à de terribles incendies depuis lundi, l’armée mobilisée pour secourir les sinistrés paie ainsi un très lourd tribut.

    Selon la Protection civile locale, 99 incendies sont actifs dans 13 localités de la Kabylie dont Tizi Ouzou, Bejaïa, Khenchela, Skikda ou encore Jijel. Sur les 99 incendies, 25 sont actifs pour la région de Tizi-Ouzou.

    Le bilan humain de ces incendies qualifiés de criminels par le ministre de l’intérieur Kamel Beldjoud, n’est toujours pas connu mais le responsable algérien annonçait au moins 7 décès de civils à la mi-journée.

    « Seules des mains criminelles peuvent être à l’origine du déclenchement simultané d’une cinquantaine d’incendies à travers plusieurs localités de la wilaya » a-t-il dénoncé en conférence de presse depuis Tizi Ouzou où il a été dépêché à la demande du Président Tebboune.

    Le ministre pointe « des mains criminelles nourries de haine » et « voulant nuire à l’Algérie ».

    Kamel Beldjoud assure par ailleurs que des enquêtes seront diligentées afin de faire toute la lumière sur ces crimes.

    « Samedi prochain, une délégation de 130 à 140 experts se rendra à Tizi Ouzou afin d’évaluer sur le terrain, dans les communes touchées par les incendies, l’ampleur exacte des dégâts et des pertes », a-t-il promis avant de préciser que les familles sinistrées seront indemnisées par les pouvoirs publics à hauteur de leurs pertes.

  • Algérie : Sept morts et trois blessés dans des incendies en Kabylie

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    Sept personnes sont mortes et trois autres ont été blessées dans les incendies qui se sont déclarés lundi 9 août 2021 en Kabylie, une région montagneuse fortement boisée et densément peuplée, à une centaine de kilomètres à l'est d'Alger, a annoncé le conservateur local des forêts.

    Les équipes de la protection civile tentent d'éteindre 31 incendies dans 14 wilayas (préfécture) du nord du pays. Dix sont en cours à Tizi Ouzou, l'une des villes les plus peuplées de Kabylie. Quatre autres ont éclaté à Jijel (est).

    Au dernier bilan, sept personnes sont décédées. Deux personnes sont mortes à Ait-Yenni, une à Yakourène, poumon forestier de la région, et une autre dans la commune proche d'Azazga, non loin de Tizi-Ouzou, a précisé Youcef Ould Mohamed, cité par l'agence APS. On a appris un peu plus tard que les feux avaient également fait une victime à Tizi-Ouzou. Il n' a pas encore d'informations sur les deux dernières personnes décédées.
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    A Ait-Yenni et à Larbaa n'Ath Irathen, les flammes sont arrivées à proximité des habitations, suscitant un mouvement de panique parmi les populations qui ont quitté leurs domiciles, selon APS.

    Les villes de Bouira, Sétif, Khenchela, Guelma, Bejaïa, Bordj Bou Arreridj, Boumerdès, Tiaret, Medea, Tébessa, Blida et Skikda sont également touchées par des incendies, a indiqué sur Twitter la direction générale de la protection civile.E8aPkgKXMBgZJHF.jpeg

    "Au secours, la Kabylie brûle", se plaignent des habitants sur les réseaux sociaux. Des vidéos montrent des images d'habitants fuyant sur les routes, qui à pied qui à bord de véhicules. "Je veux bien fuir mais je ne sais pas où aller, les routes aussi sont menacées par les flammes", se lamente un habitant de la région joint par l'AFP.
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    Ces incendies surviennent au milieu d'un été caniculaire marqué par une raréfaction de l'eau. Le barrage le plus important de la région, celui de Taksebt, est pratiquement à sec. Les services météorologiques prévoient une température de 42 degrés mardi et mercredi dans la région.

    Des renforts ont été dépêchés de nombreuses wilayas (préfectures) et des hélicoptères de lutte contre les incendies ont été mobilisés. Plusieurs corps participent aux opérations d'extinction et d'évacuation des familles menacées, la protection civile, les forêts, l'armée, la gendarmerie nationale, les communes, les chasseurs et de nombreux citoyens.

    "Partout, les jeunes sont en première ligne. Ils se démènent avec des pelles et des branches d'arbres pour éteindre les feux", écrit un septuagénaire de la commune d'Ait-Douala, sur sa page Facebook.

    Lors d'un Conseil des ministres tenu le 25 juillet 2021, le président Abdelamdjid Tebboune a ordonné d'élaborer un projet de loi punissant sévèrement les auteurs d'incendies criminels de forêts, avec des peines allant jusqu'à 30 ans de prison ferme, voire la perpétuité si l'incendie a causé la mort d'individus.

    Début juillet, trois personnes soupçonnées d'être impliquées dans des incendies ayant ravagé 1.500 hectares de forêts dans le massif des Aurès (nord-est de l'Algérie) ont été arrêtées. Pays le plus étendu d'Afrique, l'Algérie ne compte que 4,1 millions d'hectares de forêts, avec un maigre taux de reboisement de 1,76%.

    Chaque année, le pays est touché par des feux de forêt. En 2020, près de 44.000 hectares de taillis sont partis en fumée. Les autorités avaient annoncé avoir arrêté plusieurs auteurs d'incendies criminels.

    Lien permanent Catégories : ALGÉRIE, Kabylie, Tizi Ouzou 0 commentaire
  • Algérie : Démantèlement d'une cellule "séparatiste" kabyle projetant des attentats

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    Le ministère algérien de la Défense a annoncé dimanche 25 avril 2021 le démantèlement d'une cellule de militants séparatistes du Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK) qui projetaient des attentats contre les marches du mouvement de protestation populaire du Hirak.

    Cette "cellule criminelle", démantelée le mois dernier est "composée de partisans du mouvement séparatiste "MAK", organisation interdite en Algérie, selon le ministère de la Défense nationale (MDN).

    Ses membres sont "impliqués dans la planification d'attentats et d'actes criminels lors des marches et des rassemblements populaires dans plusieurs régions du pays", a-t-il précisé dans un communiqué.

    "Des armes de guerre et des explosifs ont été saisis lors de cette opération" menée fin mars par les services de sécurité", ajoute le communiqué qui a fait état d'une "dangereuse conspiration ciblant le pays, fomentée" par le MAK.

    Le 30 mars, le parquet d'Azazga (nord-est) avait annoncé l'arrestation de cinq personnes soupçonnées de projeter des actions "terroristes" à Tizi Ouzou et à Béjaïa, en Kabylie, lors des manifestations hebdomadaires du Hirak, mais sans faire référence à leurs liens avec le MAK, une bête noire du régime.

    Selon le MDN, les aveux d'un ex-membre du MAK, H. Nourredine, ont révélé l'existence d'un "plan criminel perfide visant à perpétrer ces attentats pour exploiter, ensuite, les images dans leurs campagnes subversives et implorer l'intervention étrangère dans les affaires internes du pays".

    Né en février 2019 du rejet massif d'un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika, le Hirak réclame un changement radical du "système" politique en place depuis l'indépendance en 1962.

    Il est aujourd'hui accusé par le pouvoir d'être infiltré par des activistes du mouvement islamo-conservateur Rachad et des militants du MAK, qui chercheraient à entraîner le Hirak dans la confrontation violente, selon les autorités.