Kaboré Roch Marc Christian (président)

  • Burkina Faso : au moins 8 morts dans une attaque armée dans le nord

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    Au moins huit personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées, dans une attaque armée perpétrée par des individus non identifiés dans la localité de Madoudji dans la commune de Arbinda province du Soum, au nord du Burkina Faso, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

    "Des individus armés non identifiés ont attaqué, lundi, un site d’orpaillage dans le village de Madoudji dans la commune d'Arbinda. L’attaque a fait au moins huit morts et des blessés", a déclaré un agent de la mairie sous le couvert d’anonymat.

    Joint au téléphone, un responsable villageois de la ville d'Arbinda a souligné que les assaillants arrivés en grand nombre avaient tiré sur les populations. Ils ont également emporté des biens, notamment du matériel roulant et du bétail, a-t-il ajouté.

    Les autorités burkinabè n’avaient pas encore communiqué sur cette attaque qui n'a pas été revendiquée jusqu'à 11H (TU), mercredi.

    Cette attaque intervient alors que le pays vit au rythme de la campagne électorale, pour le double scrutin présidentiel et législatif du 22 novembre prochain et dont le sujet phare est la lutte contre le terrorisme.

    Alors que la plupart des prétendants à la magistrature suprême du Burkina Faso envisageraient de "négocier avec les terroristes" s’ils sont élus, le président sortant Roch Marc Christian Kaboré - en lice pour un second quinquennat- a préconisé une "vaste réorganisation de l’Armée et des Forces de Sécurité" et "le renforcement de leurs capacités opérationnelles et matérielles".

    Concentrées dans un premier temps dans le Sahel, le nord et l’est du pays aux frontières du Mali et du Niger, les attaques terroristes qui ont débuté en 2015 au Burkina Faso, ont progressivement atteint les autres régions du pays.

    En cinq ans, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 membres des Forces de défense et de sécurité, ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays, selon un décompte du Conseil économique et social (CES) du Burkina Faso.