Kaboré Roch Marc Christian (président)

  • Burkina Faso : L'armée dit avoir déposé le président, suspend la Constitution

    Imprimer

    lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba.jpegL'armée du Burkina Faso a annoncé, lundi 24 janvier 2022, avoir renversé le président Roch Kaboré, suspendu la Constitution et dissout le gouvernement et l'Assemblée nationale.

    L'annonce a été faite dans un communiqué signé par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba (photo ci-contre) et lu par un autre officier à la télévision nationale.

    L'armée souligne que sa prise de pouvoir s'est déroulée sans violence et que les personnes arrêtées se trouvent en lieu sûr.

    Dans leur déclaration, les putschistes ont déclaré qu'il "reviendrait à l'ordre constitutionnel" dans un "délai raisonnable". 

    Des rapports avaient annoncé que les putschistes avaient auparavant exigé le limogeage du chef de l'armée et du chef du service de renseignement.

    Selon le site Internet de LSI Africa, les militaires rebelles ont libéré le général Gilbert Diender, qui a été reconnu coupable en 2015 d'une tentative de coup d'État manquée et emprisonné.

    Les forces spéciales burkinabé à la pointe du mouvement
    Selon des sources, ce sont les unités Cobra des forces spéciales de l’Armée de terre burkinabé qui sont à la manœuvre. L’une des figures des opérations est le commandant de la 3e région militaire, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. Damiba commandait le 11ème Régiment d’Infanterie Commando (RIC).

    Sandaogo DAMIBA..est diplômé de l’école militaire de Paris..titulaire d’un MA 2 en sciences criminelles...il est auteur du livre "Armée Ouest-africaines et terrorisme, réponses incertaines ?"

    Capitaine Sidsoré Kader Ouédraogo.jpegLe véritable cerveau du putsch
    Le Capitaine Sidsoré Kader Ouédraogo (photo ci-contre), qui a lu la déclaration, est présenté comme le cerveau du putsch qu'il "aurait planifié depuis très longtemps".

    Le sort du président est inconnu 
    La déclaration des putschistes est intervenue quelques heures après que le président  Roc Mark Kabore a annoncé sa démission de son poste, et son sort était entouré de mystère, car des sources de sécurité ont rapporté qu'il avait été arrêté par des soldats qui se sont rebellés contre son autorité, tandis que des sources gouvernementales ont confirmé qu'il s'était échappé. d'eux avant qu'ils ne l'atteignent, dans une "tentative de coup d'Etat" qui a précipité l'Union africaine pour le dénoncer.

    Deux sources sécuritaires ont déclaré à l'AFP que "le président Kaboré, le président du parlement et les ministres sont effectivement aux mains des militaires" à la caserne Sangoulé Lamizana à Ouagadougou.

    "Scénario catastrophe pour Paris" 
    Comme le note Thomas Hoffnung : "Après le Mali, c'est au tour du Burkina Faso de chanceler et de tomber entre les mains des militaires. Avec le risque de décourager les partenaires européens que la France a tant de mal à impliquer au Sahel."

    Il ajoute : "Rappelons que c'est à Ouagadougou, en novembre 2017, que Macron avait choisi de s'exprimer face aux étudiants sur l'avenir des relations entre la France et l'Afrique. La situation s'y est fortement dégradée au Burkina Faso, jusqu'à ce point de rupture en forme de régression.

    "Sans compter, le Tchad, succession militaire et dynastique. Le Togo, dynastique. Cameroun, un désastre", note François Sergent.

     

  • Burkina Faso : 41 personnes tuées dans une attaque armée dans le nord

    Imprimer

    Une embuscade, tendue contre une colonne de Volontaires pour la défense de la patrie (VDP, les supplétifs de l'armée burkinabè), dans la zone de You, province du Loroum, région du nord, a fait 41 morts dont Soumaila Ganamé dit Ladji Yoro, a annoncé samedi soir, le porte-parole du gouvernement burkinabè, Alkassoum Maïga dans un communiqué.

    L' identification des victimes était toujours en cours, samedi soir, par la gendarmerie nationale, alors que l'inhumation des corps retrouvés est prévue pour dimanche 26 décembre, a annoncé la même source.

    "Le gouvernement condamne avec fermeté cette barbarie", selon le porte-parole du gouvernement, précisant que le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré avait décrété un deuil national de 48 heures allant du dimanche 26 décembre 2021 à 00h00 au lundi 27 décembre 2021 à minuit.

    L'attaque a eu lieu jeudi, lorsqu'un convoi de commerçants, escorté par des combattants volontaires, est tombé dans une embuscade tendue par des individus armés non identifiés sur l'axe Ouahigouya-Titao dans le nord du Burkina Faso.

    Le 9 décembre courant, au moins douze Volontaires pour la défense de la patrie avaient été tués, dans une embuscade sur le même tronçon Ouahigouya-Titao, dans le nord du pays.

    Trois personnes, dont un conseiller municipal, ont été tuées dans la nuit de vendredi à samedi, dans une attaque armée menée par des individus armés non identifiés contre le village de Koflandé dans la province de la Comoé dans l'ouest du Burkina Faso.

    Depuis 2015, le Burkina Faso est la cible d'attaques terroristes ayant fait de nombreuses victimes et plus de 1,4 million de déplacés internes.

    La situation s'est dégradée ces dernières semaines dans plusieurs régions du pays provoquant des mouvements de contestation.

    Pour sa part, le président burkinabè a procédé à un changement de gouvernement et une vague de remplacement au sein de la hiérarchie militaire.

  • Burkina Faso : Trois soldats tués dans le nord 

    Imprimer

    L'armée burkinabè annonce que trois soldats ont été tués lors de combats avec des GAT (Groupes armés terroristes) : 

    "Trois soldats burkinabé sont morts et 11 hommes armés ont été tués lors d'une attaque contre les troupes dans le nord du pays, mercredi 24 novembre, a indiqué l'armée dans un communiqué".

    L'attaque a eu lieu contre un détachement de l'armée à Thiou dans la région du Yatenga, a précisé l'armée dans un communiqué jeudi.

    Cette attaque menée par des militants islamistes présumés est la dernière en date des trois attaques perpétrées depuis le 14 novembre, qui ont tué plus de 60 membres des forces de sécurité et plus d'une douzaine de civils, suscitant la colère et des protestations dans tout le pays, avec des appels à la démission du président Roch Marc Kaboré. 

  • Burkina Faso : un convoi de l’armée française bloqué depuis cinq jours

    Imprimer

    Un convoi de l’armée française en provenance de la Côte d’Ivoire, et qui était entré mardi 16 novembre 2021 au Burkina Faso, est toujours bloqué ce lundi 22 novembre, par des manifestants à l’Est de la capitale Ouagadougou.

    Bloqués par des milliers de manifestants depuis jeudi, à l’entrée de la ville de Kaya située à 100 km au nord de Ouagadougou, le convoi a été obligé de rebrousser chemin, dimanche 21 novembre. Vidéo.

    A quelques kilomètres de la ville de Ouagadougou, le convoi a pris une autre direction, cette fois-ci vers la ville de Fada N’Gourma (Est). Mais il a été à nouveau bloqué par des manifestants dans le village de Loango.

    Samedi 20 novembre, les militaires français ont procédé à des tirs de sommation pour disperser la foule à l’entrée de ville de Kaya, après trois jours de blocus. Trois personnes ont été blessées dans la bousculade provoquée par ces tirs de sommation, selon des médias locaux.

    Le convoi de l'armée française transportait de la logistique de Barkhane et de la force conjointe du G5 Sahel en direction du Niger (pays enclavé).

    Parti d’Abidjan (Côte d’Ivoire), le convoi devait traverser le Burkina Faso avec pour destination le Niger, en passant par les villes burkinabè de Banfora, Bobo-Dioulasso, Kaya et Dori, selon un responsable militaire burkinabè sous couvert d’anonymat.

    Il a d’abord été stoppé au Sud de Bobo-Dioulasso la capitale économique du Burkina Faso par des manifestants anti-français puis dans la nuit de mardi à mercredi à l’Ouest de Ouagadougou.

    Les manifestants exigent son retour, soulignant que l’armée française fournit des armes aux groupes terroristes présents sur le sol burkinabè.

    C’est la première fois qu’un convoi français est arrêté au Burkina Faso par des manifestants qui soupçonnent le convoi de transporter des armes au profit des groupes terroristes.

    Cette mobilisation a été initiée par des membres de la Coalition des patriotes du Burkina Faso (COPA-BF)

    Les autorités burkinabè n'ont encore fait aucune déclaration au sujet de ce blocage.

    La France n'a pas officiellement réagi à ces événements. Toutefois, le ministre français des Affaires étrangères a souhaité que le président burkinabé intervienne pour débloquer la situation.

    "Nous avons fait savoir au président Kaboré que nous souhaitions qu'il aide à régler cette situation à Kaya", avait indiqué le ministre français des Affaires étrangères, dimanche, au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

     

     

  • Burkina Faso : 32 morts dans une attaque contre l'armée dans le Sahel

    Imprimer

    Au moins 32 morts, 28 soldats et quatre civils, ont été enregistrés dans l'attaque qui a visé dimanche le détachement de gendarmerie d'Inata dans la province du Soum dans le Sahel burkinabè, a annoncé dimanche soir 14 novembre 2021 le ministre de la Sécurité Maxim Koné, dressant un bilan provisoire à la télévision nationale (RTB).

    Le ministre a souligné qu'il s'agit d'un bilan provisoire et que les ratissages étaient en cours pour fournir progressivement un "bilan complet".

     L'attaque a été perpétrée par des djihadistes du Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM).

     Le poste de Gendarmerie d'Inata est en charge de la sécurité de la mine d'or industrielle d'Inata (fermée depuis 4 ans), dans la commune de Tongomayel.

    Le même jour, une autre attaque s'est produite dans la commune de Kelbo toujours dans la province du Soum dans le Sahel, mais cette dernière a été repoussée par l'armée et ses supplétifs, selon le gouvernement burkinabè.

    La situation sécuritaire s'est dégradée ces derniers jours au Burkina Faso, notamment dans la région du Sahel, avec plusieurs attaques terroristes contre l'armée et les civils.

    Vendredi, sept policiers burkinabè ont été tués, dans une embuscade tendue par des individus armés non identifiés sur l'axe Dori-Essakane dans la province de Séno dans le Sahel burkinabè, selon un communiqué de la Police.

    Samedi deux femmes qui se déplaçaient sur une charrette ont été tuées dans l'explosion d'une mine sur l'axe Arbinda-Koutougou dans la même région, selon des sources sécuritaires locales.
    FEJbvvbWQAAyWBi.jpeg

    Depuis 2015 le Burkina Faso est confronté à une montée des attaques terroristes qui ont fait de nombreuses victimes et plus de 1,4 million de déplacés internes, selon le gouvernement.

    En outre, au total, 478 militaires burkinabè sont morts depuis cette date en défendant l'intégrité territoriale du pays, selon le ministère de la Défense.

    Ces attaques ont également causé la fermeture de 2 244 établissements scolaires affectant 304 564 élèves dans plusieurs régions du pays, à la date du 28 mai 2021, selon les autorités.

    Les violences ont poussé quelque 17 500 personnes à quitter le pays depuis le début de l'année en cours selon l'ONU.

    A ce jour, l'état d'urgence est décrété dans 14 des 45 provinces que compte le pays, afin de faciliter la lutte contre le terrorisme. Depuis 2019, le couvre-feu est instauré dans ces régions et régulièrement prolongé.

    Face à cette situation, l'opposition politique du Burkina Faso a menacé, mardi, le gouvernement de descendre dans la rue et de demander la démission du président Roch Marc Christian Kaboré si dans un mois la situation sécuritaire ne s'améliore pas.

  • Burkina Faso : L'armée burkinabé se dote d'équipements et de véhicules de défense turcs pour la lutte antiterroriste

    Imprimer

    Le Burkina Faso se dote d'équipements et de véhicules de défense turcs pour la lutte antiterroriste.

    Le Burkina Faso qui souhaite renforcer son armée pour mieux lutter contre les organisations terroristes, a approfondi sa coopération avec la Turquie dans le domaine militaire, ces dernières années.

    La valeur des exportations turques de matériel de défense et aéronautique réalisées vers le Burkina Faso pendant les huit premiers mois de 2020, a été de 277 mille dollars.

    Ce chiffre est passé à 6 934 000 dollars dans la même période de 2021. Il s'agit donc d'une hausse de 2 403%.

    Le Burkina Faso utilise depuis un certain temps le véhicule blindé tactique Cobra, produit par l'entreprise turque Otokar.

    Le pays a ensuite cherché à diversifié les produits turcs qu'il importe : lors de sa visite en Turquie en 2019, le Président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré a signé un accord de coopération d'industrie de défense.

    L'une des principales entreprises turques actives dans ce secteur est l'entreprise ASELSAN. L'entreprise ASFAT a également signé un contrat pour exporter des équipements mécaniques de déminage.

    Le ministre burkinabè de la Défense, Aimé Barthélemy Simporé a participé au 15ème Salon international de l'Industrie de la défense (IDEF'21) à Istanbul, au mois d'août 2021.

    Un contrat a été signé en marge du salon, entre les entreprises turques et les forces du G5 Sahel (formé par le Mali, la Mauritanie, le Tchad, le Burkina Faso et le Niger).

    Suivant ce contrat, la Société anonyme turque de l'Industrie mécanique et chimique livrera au G5 Sahel des fusils et des munitions.

    La Direction de l'Industrie de la défense de la Présidence de la République de Turquie et le G5 Sahel ont en outre signé une déclaration de volonté visant à renforcer la coopération dans le domaine.

    Selon les estimations, le Burkina Faso a dépensé 1,3 milliard de dollars pour la lutte antiterroriste depuis 2018.

    Les groupes affiliés à l'al-Qaïda et Daech, actifs au Mali, mènent fréquemment des attaques dans le nord et l'est du Burkina Faso, depuis 2015.

  • Burkina Faso : quatre personnes tuées dans un village dans le Nord

    Imprimer

    Quatre villageois ont été tués mercredi 7 juillet 2021 à Noogo, une localité située dans la province du Loroum dans le Nord du Burkina Faso, par des hommes armés non identifiés, a rapporté jeudi, l'agence d'information du Burkina (AIB, officielle).

    Outre les quatre personnes tuées, les assaillants ont également emporté des motos du centre de santé, des produits pharmaceutiques, du bétail et incendié des greniers, précise la même source.

    Aucune partie n'a encore revendiqué l'attaque.

    Depuis 2015 le Burkina Faso est en proie aux attaques terroristes ayant fait plusieurs morts et des milliers de déplacés internes.

    Des milliers de personnes ont manifesté contre la dégradation de la sécurité à travers le pays le week-end dernier.

    Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a récemment opéré un remaniement ministériel reprenant les fonctions de ministre de la Défense.