Kaboré Roch Marc Christian (président)

  • Burkina Faso : L'armée burkinabé se dote d'équipements et de véhicules de défense turcs pour la lutte antiterroriste

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    Le Burkina Faso se dote d'équipements et de véhicules de défense turcs pour la lutte antiterroriste.

    Le Burkina Faso qui souhaite renforcer son armée pour mieux lutter contre les organisations terroristes, a approfondi sa coopération avec la Turquie dans le domaine militaire, ces dernières années.

    La valeur des exportations turques de matériel de défense et aéronautique réalisées vers le Burkina Faso pendant les huit premiers mois de 2020, a été de 277 mille dollars.

    Ce chiffre est passé à 6 934 000 dollars dans la même période de 2021. Il s'agit donc d'une hausse de 2 403%.

    Le Burkina Faso utilise depuis un certain temps le véhicule blindé tactique Cobra, produit par l'entreprise turque Otokar.

    Le pays a ensuite cherché à diversifié les produits turcs qu'il importe : lors de sa visite en Turquie en 2019, le Président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré a signé un accord de coopération d'industrie de défense.

    L'une des principales entreprises turques actives dans ce secteur est l'entreprise ASELSAN. L'entreprise ASFAT a également signé un contrat pour exporter des équipements mécaniques de déminage.

    Le ministre burkinabè de la Défense, Aimé Barthélemy Simporé a participé au 15ème Salon international de l'Industrie de la défense (IDEF'21) à Istanbul, au mois d'août 2021.

    Un contrat a été signé en marge du salon, entre les entreprises turques et les forces du G5 Sahel (formé par le Mali, la Mauritanie, le Tchad, le Burkina Faso et le Niger).

    Suivant ce contrat, la Société anonyme turque de l'Industrie mécanique et chimique livrera au G5 Sahel des fusils et des munitions.

    La Direction de l'Industrie de la défense de la Présidence de la République de Turquie et le G5 Sahel ont en outre signé une déclaration de volonté visant à renforcer la coopération dans le domaine.

    Selon les estimations, le Burkina Faso a dépensé 1,3 milliard de dollars pour la lutte antiterroriste depuis 2018.

    Les groupes affiliés à l'al-Qaïda et Daech, actifs au Mali, mènent fréquemment des attaques dans le nord et l'est du Burkina Faso, depuis 2015.

  • Burkina Faso : quatre personnes tuées dans un village dans le Nord

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    Quatre villageois ont été tués mercredi 7 juillet 2021 à Noogo, une localité située dans la province du Loroum dans le Nord du Burkina Faso, par des hommes armés non identifiés, a rapporté jeudi, l'agence d'information du Burkina (AIB, officielle).

    Outre les quatre personnes tuées, les assaillants ont également emporté des motos du centre de santé, des produits pharmaceutiques, du bétail et incendié des greniers, précise la même source.

    Aucune partie n'a encore revendiqué l'attaque.

    Depuis 2015 le Burkina Faso est en proie aux attaques terroristes ayant fait plusieurs morts et des milliers de déplacés internes.

    Des milliers de personnes ont manifesté contre la dégradation de la sécurité à travers le pays le week-end dernier.

    Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a récemment opéré un remaniement ministériel reprenant les fonctions de ministre de la Défense.

  • Burkina Faso : Au moins 160 civils tués dans une nouvelle attaque islamiste dans la zone des trois frontières

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    Au moins 160 morts et plusieurs blessés ont été enregistrés dans une nouvelle attaque islamiste dans la nuit du 4 au 5 juin à Solhan, dans le nord du Burkina Faso, zone des trois frontières. 

    Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a décrété un deuil national de 72h à partir du samedi 5 juin 2021 à 0 heure. 

    Les informations sont encore provisoires en attendant le bilan officiel mais selon des sources gouvernementales et sécuritaires, c’est au moins 160 civils qui ont été tués dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 juin par des terroristes à Solhan, à environ 14 km de Sebba dans la province de la Yagha(Nord). Le président du Faso Roch Kaboré a décrété un deuil national de 72h qui prend effet à partir de ce samedi 05 juin 2021 à 0heure.

    Le groupe islamiste armé "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans" (GSIM) a annoncé qu'il n'était pas impliqué dans le massacre de Solhan et l'a dénoncé: « Nous condamnons ces actes odieux qui n'ont rien à voir avec l'islam". Selon le communiqué publié par Az-zallaqa.
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  • Burkina Faso : au moins 8 morts dans une attaque armée dans le nord

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    Au moins huit personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées, dans une attaque armée perpétrée par des individus non identifiés dans la localité de Madoudji dans la commune de Arbinda province du Soum, au nord du Burkina Faso, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

    "Des individus armés non identifiés ont attaqué, lundi, un site d’orpaillage dans le village de Madoudji dans la commune d'Arbinda. L’attaque a fait au moins huit morts et des blessés", a déclaré un agent de la mairie sous le couvert d’anonymat.

    Joint au téléphone, un responsable villageois de la ville d'Arbinda a souligné que les assaillants arrivés en grand nombre avaient tiré sur les populations. Ils ont également emporté des biens, notamment du matériel roulant et du bétail, a-t-il ajouté.

    Les autorités burkinabè n’avaient pas encore communiqué sur cette attaque qui n'a pas été revendiquée jusqu'à 11H (TU), mercredi.

    Cette attaque intervient alors que le pays vit au rythme de la campagne électorale, pour le double scrutin présidentiel et législatif du 22 novembre prochain et dont le sujet phare est la lutte contre le terrorisme.

    Alors que la plupart des prétendants à la magistrature suprême du Burkina Faso envisageraient de "négocier avec les terroristes" s’ils sont élus, le président sortant Roch Marc Christian Kaboré - en lice pour un second quinquennat- a préconisé une "vaste réorganisation de l’Armée et des Forces de Sécurité" et "le renforcement de leurs capacités opérationnelles et matérielles".

    Concentrées dans un premier temps dans le Sahel, le nord et l’est du pays aux frontières du Mali et du Niger, les attaques terroristes qui ont débuté en 2015 au Burkina Faso, ont progressivement atteint les autres régions du pays.

    En cinq ans, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 membres des Forces de défense et de sécurité, ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays, selon un décompte du Conseil économique et social (CES) du Burkina Faso.