Justice turque

  • Turquie : Quatre responsables locaux du parti pro-kurde HDP arrêtés

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    La police a arrêté jeudi 22 octobre dans le sud-est à majorité kurde de la Turquie quatre responsables du principal parti pro-kurde du pays, le HDP, ont indiqué des sources sécuritaires.

    Les quatre personnes, arrêtées lors de raids policiers, sont les co-présidents du HDP à Diyarbakir, chef-lieu de la province éponyme, Hulya Alokmen Uyanik et Zeyyat Ceylan, et leurs homologues du district de Yenisehir, Remziye Sizici et Kasim Kaya, selon les sources. Des bannières du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) et des documents ont été saisis lors de ces raids, a indiqué une source judiciaire parlant sous couvert d'anonymat.

    Le pouvoir turc accuse HDP d'être une "vitrine politique" du PKK, chef de file de la guérilla kurde en Turquie depuis 1984 et classé organisation terroriste par Ankara et ses alliés occidentaux. Le HDP, dont plusieurs responsables ont été arrêtés depuis trois ans, rejette ces accusations et se dit victime de répression en raison de sa farouche opposition au président turc.

    Selahattin Demirtas, ancien dirigeant emblématique du HDP est détenu depuis novembre 2016 pour des accusations en lien avec le "terrorisme". Plusieurs maires pro-kurdes dans le sud-est de la Turquie ont été déchus de leur mandat et arrêtés ces derniers mois pour leurs liens présumés avec le PKK.

  • France : Les islamistes d'Occident ... Une guerre, un djihad politique et judiciaire

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    Il semble que l'Occident a lentement commencé à céder aux pressions des islamistes, dirigés par les Frères musulmans, qui tentent de tester sa réaction aux pressions systématiques visant à imposer la censure et à bloquer la pensée, en application de ce qu'ils appellent la loi islamique. Les Occidentaux se transformeront ils en dhimmis sur leurs terres?

    Dans le pays de Voltaire, les islamistes se moquent et même insultent l'Église catholique sans que personne ne s'offusque. Mais s'agissant de la religion musulmane, la moindre critique s'attire aussitôt une condamnation des médias, des politiciens et des intellectuels. Il semble que les élites intellectuelles et politiques soient tombées dans le double piège des islamistes : le piège des fanatiques qui terrorisent et tuent, et ceux qui traitent avec l'autorité, leurs interlocuteurs officiels qui placent la criminalisation de l ‘ « islamophobie » comme une condition sine qua non pour rejeter la violence terroriste.

    La politique de l’excuse pour éviter d’exciter les islamistes

    Afin d'éviter les troubles et de calmer la colère, les responsables occidentaux s'excusent à chaque fois qu'un groupe ou un individu commet une action ou tient des propos que les islamistes considèrent comme des « actes islamophobes ». Il en est ainsi lors qu'une critique est portée sur des comportements répandus parmi les musulmans, tels que le port du voile, le mariage forcé de jeunes filles, la circoncision des filles ou la prière dans la rue ...

    Le champ étroit entre liberté d’opinion et la peur d'exciter les islamistes

    Condamner les critiques d’individus contre l’Islamisme ou porter un jugement négatif sur la charia en Europe repose la question de la liberté d'expression. Critiquer le Christianisme était jusqu’ici un sport favori français. Ce n’est plus le cas avec l’Islam. Les partis les plus anti-cléricaux en sont presqu’arrivés à s’offusquer de toute critique contre l’Islam.



    Les pays les plus hostiles aux critiques de l’Islam sont les pays les plus hostiles au Christianisme
    On constate que les gouvernements qui défendent le plus l'adoption d'une loi criminalisant ce que les islamistes appellent «l'islamophobie» sont les gouvernements les plus antichrétiens et les plus intolérants vis-à-vis des non-musulmans, comme le Pakistan, l'Arabie saoudite, le Soudan et la Turquie. Rappelons que ce dernier pays nie toujours le massacre d'un demi-million de chrétiens, arméniens et araméens.

    Et le plus étrange, c'est que le Pakistan fait partie des pays qui se rangent sous la bannière de l'Organisation de la Conférence islamique pour réclamer avec acharnement la criminalisation de l '<< islamophobie >>. Ce pays pratique la répression officielle des minorités par le biais d'un code pénal qui prévoit la peine de mort à toute personne accusée d'outrage à la religion islamique ou simplement accusée de s’être convertie au christianisme.

    Malgré leur persécution systématique des Chrétiens, les pays sous la bannière de l'Organisation de la Conférence islamique n’ont aucune honte à demander aux démocraties occidentales de punir la soi-disant « islamophobie ».

    Les pressions des Islamistes jusqu’au sein de l’ONU
    Les pressions des pays islamistes ont porté leurs fruits au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, où la soi-disant « islamophobie » en Occident est publiquement et formellement condamnée, tandis que le Conseil ne voit rien à redire face à la répression imposée aux chrétiens et à d’autres minorités religieuses en Arabie saoudite, au Pakistan.
    
Aujourd'hui, il semble clair que les pays occidentaux s'entendent dans les instances internationales pour imposer des sanctions contre les pays qui menacent leurs intérêts stratégiques et pétroliers. Ils ont pris des sanctions contre la Russie, la Chine et l’Iran, et ferment les yeux sur les pays à orientation sunnite dans lesquels les chrétiens, les chiites et toutes les autres sectes et croyances sont persécutés.

    Quand les démocraties défendront-elles sérieusement leurs fondations culturelles contre les attaques du fondamentalisme déguisé en tolérance et respect des cultures ? Quand ces fondamentalismes vont-ils comprendre que certains principes sont universels et non négociables et sont les seuls à garantir la liberté religieuse de penser et de croire de l’humanité ? Les démocraties doivent-elles accepter, par exemple, l'esclavage, l'infériorité des femmes, le système de hiérarchie sociale ou le sacrifice d'êtres humains au motif qu'ils sont permis dans certaines religions ?

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  • Turquie : Une avocate kurde meurt en prison après 238 jours de grève de faim

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    Une avocate kurde incarcérée, qui était en grève de faim depuis 238 jours pour réclamer un procès équitable, est morte jeudi soir dans un hôpital d'Istanbul, a annoncé son cabinet.

    "Ebru Timtik, membre de notre cabinet, est tombée en martyre", a indiqué sur Twitter le cabinet Halkin Hukuk Burosu.

    Condamnée l'an dernier à plus de 13 ans de prison pour "appartenance à une organisation terroriste", Ebru Timtik, qui était âgée de 42 ans, avait entamé une grève de faim en février pour réclamer un procès équitable. Avec Aytac Unsal, son confrère également en grève de faim en prison, Ebru Timtik était membre de l'Association des avocats contemporains, spécialisée dans la défense de cas politiquement sensibles.

    Les autorités turques accusent cette association d'être liée à l'organisation marxiste-léniniste radicale DHKP-C, un groupe qui a commis plusieurs attentats et est qualifié de "terroriste" par Ankara et ses alliés occidentaux. Ebru Timtik a notamment défendu la famille de Berkin Elvan, un adolescent mort en 2014 des suites de blessures reçues lors des manifestations antigouvernementales de Gezi en 2013.

    Le mois dernier, un tribunal d'Istanbul avait refusé de libérer Ebru Timtik, en dépit d'un rapport médical indiquant que son état de santé ne lui permettait plus de rester en prison. Une demande similaire avait aussi été déposée en août auprès de la Cour constitutionnelle, sans succès. Au lieu d'une libération, Mme Timtik et M. Unsal avaient été transférés dans deux hôpitaux différents en juillet. Ebru Timtik, qui ne consommait plus que de l'eau sucrée, des infusions et des vitamines au cours de sa grève de la faim, pesait 30 kg au moment de son décès, selon ses proches. Quelques dizaines de personnes attendaient vendredi matin devant le Conseil de médecine légale d'Istanbul où le corps devrait être autopsié, selon une journaliste de l'AFP sur place.

    La mort de l'avocate a indigné de nombreux élus de l'opposition. "Ebru Timtik a été envoyée à la mort sous nos yeux", a ainsi réagi sur Twitter Sezgin Tanrikulu, député du CHP (social-démocrate). "Nous l'avons perdue à cause de la conscience aveuglée de la justice et des politiques. Son seul souhait était un procès équitable et honnête", a-t-il ajouté.

    On peut regretter, par contre, l'absence totale d'indignation de la communauté internationale face au sort de l'avocate.

    La foule s'est rassemblée à istambul pour la sépulture d'Ehru Timtik, criant : "Ehru Timtik est immortelle!" :
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