Justice turque

  • Turquie : La justice turque ordonne 532 nouvelles arrestations en lien avec le coup d'Etat manqué de 2016

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    La Turquie a ordonné l'arrestation de 532 personnes, dont 459 issues des rangs de l'armée, pour leurs liens avec le prédicateur en exil Fethullah Gülen, rapporte lundi 26 avril 2021 l'agence de presse Anadolu.

    Fethullah Gülen, qui vit en exil aux Etats-Unis, est accusé par la Turquie d'avoir orchestré le coup d'Etat manqué de juillet 2016 contre le président Recep Tayyip Erdogan. Le prédicateur rejette cette accusation. L'agence Anadolu rapporte qu'une opération menée au total dans 62 provinces a permis, à la demande des procureurs, l'arrestation de 258 suspects, dont quatre colonels, un lieutenant-colonel, neuf commandants et 24 capitaines.

    Le parquet d'Izmir (dans l'ouest de la Turquie) a pour sa part demandé l'arrestation de 274 personnes, issues également pour l'essentiel des rangs de l'armée, a précisé Andalou.

    Depuis la tentative de coup d'Etat de juillet 2016, environ 80.000 personnes ont été arrêtées et sont en attente de jugement tandis que 150.000 fonctionnaires ont été limogés ou suspendus. Plus de 20.000 militaires ont été révoqués de l'armée.

  • Turquie : Prison à vie pour vingt-deux anciens militaires en lien avec le putsch manqué

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    Vingt-deux anciens militaires turcs ont été condamnés à la prison à vie, mercredi 7 avril 2021, après avoir été reconnus coupables d'avoir joué un rôle de premier plan dans le putsch manqué de 2016 contre le président Recep Tayyip Erdogan, qui a été suivi de vastes purges au sein des forces armées.

    Les anciens militaires condamnés font partie de 497 suspects jugés devant un tribunal d'Ankara en lien avec le coup avorté et dont une majorité a servi lors de leur carrière au sein de la garde présidentielle.

    L'agence étatique Anadolu avait dans un premier temps fait état de quatre condamnations à vie seulement mais un avocat de la présidence turque a indiqué à l'AFP à l'issue de l'audience que 22 anciens militaires au total avaient été condamnés à des peines de prison à perpétuité. Les suspects ont été reconnus coupables de plusieurs chefs d'inculpation, notamment de tentative de renversement de l'ordre constitutionnel. Le parquet leur a aussi reproché d'avoir mené un raid contre la chaîne publique TRT et d'y avoir forcé les journalistes à diffuser le communiqué des putschistes, ainsi que d'avoir attaqué le quartier général de l'Etat major.

    En novembre 2020, 337 personnes, dont des officiers et pilotes, avaient été condamnés à la prison à vie à l'issue du principal procès en lien avec cette tentative de coup, menée le 15 juillet 2016.

    Parmi les personnes condamnées, figuraient notamment des pilotes qui ont bombardé plusieurs sites emblématiques de la capitale Ankara, comme le Parlement, et des officiers et civils ayant dirigé le coup de force depuis la base militaire d'Akinci. Par ailleurs, 60 personnes avaient été condamnées à diverses peines de prison et 75 acquittées, à l'issue d'un procès lors duquel ont comparu près de 500 accusés.

    Purges
    La tentative de coup d'Etat a officiellement fait 251 morts, hors putschistes, et plus de 2.000 blessés. Cet événement, qui a traumatisé la Turquie, a donné lieu à des purges d'envergure et conduit le président Erdogan à élargir ses pouvoirs. Ankara accuse le prédicateur Fethullah Gülen d'avoir ourdi la tentative de putsch. M. Gülen, un ancien allié du président turc qui réside aux Etats-Unis, nie toute implication. 

    Dans la nuit du 15 au 16 juillet 2016, Ankara a été le théâtre d'actions particulièrement violentes de la part des putschistes.

    Des bombes larguées par des F16 ont ciblé à trois reprises l'Assemblée nationale, ainsi que des routes autour du palais présidentiel et les sièges des forces spéciales et de la police.

    Les bombardements ont fait 68 morts et plus de 200 blessés dans la capitale. Neuf civils ont été tués lors d'une tentative de résistance face aux putschistes à l'entrée de la base d'Akinci.

    Depuis le putsch avorté, les autorités traquent sans relâche les partisans de M. Gülen et ont déclenché des purges d'une ampleur sans précédent dans l'histoire moderne de la Turquie. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées et plus de 140.000 limogées ou suspendues de leurs fonctions.

    Les vagues d'arrestations se poursuivent à ce jour, bien que leur rythme soit devenu moins intense cinq ans après la tentative de coup. Pas moins de 290 procès en lien avec la tentative de putsch se sont déjà achevés alors qu'au moins huit autres se poursuivent. Les tribunaux ont à ce jour condamné près de 4.500 personnes, infligeant des peines de prison à vie à près de 3.000 d'entre elles, selon les chiffres officiels.

  • Turquie : Le parquet turc lance l'interdiction du parti kurde

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    Le bureau du procureur général de Turquie a saisi la Cour constitutionnelle pour demander l'interdiction des activités de l'une des principales forces politiques du pays - le Parti démocratique du peuple (HDP) . Ce parti représente les intérêts de la population kurde.

    Le procureur Bekin Sahin a accusé le parti de porter atteinte à la démocratie et à l'état de droit, de collusion avec les terroristes kurdes et d'essayer de saper la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Turquie.

    Le parti, représenté par 55 députés au parlement, la troisième plus grande faction, a nié les allégations de liens avec des militants kurdes. Cependant, ce n'est pas le première fois qu'un parti kurde est interdit - Mais jusqu'ici, chaque fois un autre parti est apparu pour remplacer le mouvement interdit.

    Le 17 mars, un verdict a été rendu contre le député du HDP Omer Faruk Gergelioglu, accusé de propagande terroriste. La procédure avait commencé en 2016 et les motifs de l'accusation sont basés sur les commentaires laissés par le député sur les réseaux sociaux.

  • Turquie : Deux partisans de Gülen capturés par les services turcs en Ouzbékistan

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    Deux partisans présumés du prédicateur Fethullah Gülen, accusé par Ankara d'être le cerveau du putsch manqué de 2016, ont été ramenés en Turquie par les services secrets turcs après avoir été capturés en Ouzbékistan, a rapporté lundi l'agence étatique Anadolu.

    Urbuz Sevilay et Tamer Avci ont été "appréhendés" en Ouzbékistan et transportés en Turquie lors d'une opérations menée par les services secrets turcs (MIT), selon Anadolu. Outre ses liens avec les réseaux du prédicateur Gülen, Urbuz Sevilay est accusé par Ankara d'avoir participé "à la fourniture d'armes" à des miliciens affiliées aux rebelles kurdes du PKK en Syrie et en Irak, selon la même source.

    Le prédicateur Gülen, installé de longue date aux Etats-Unis nie toute implication dans le putsch avorté du 15 juillet 2016 contre le président Recep Tayyip Erdogan.

    Le MIT a procédé ces dernières années à plusieurs opérations de ce genre pour ramener en Turquie des partisans présumés de M. Gülen soupçonnés d'implication dans le coup d'Etat avorté mené par des militaires factieux.

  • Turquie : 718 arrestations dans les milieux prokurdes

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    Les autorités turques ont arrêté 718 personnes, dont des dirigeants du parti prokurde HDP, soupçonnées de liens avec les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) à qui Ankara a imputé dimanche "l'exécution" de 13 Turcs en Irak, a indiqué le ministère de l'Intérieur lundi. "Un grand nombre d'armes, de documents et du matériel numérique appartenant à l'organisation (terroriste) ont été saisis lors des perquisitions", a ajouté le ministère de l'Intérieur, précisant que des opérations dans 40 villes à travers le pays étaient toujours en cours.

  • Turquie : Nouvelles condamnations à la prison à vie pour le putsch de 2016

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    Quatre-vingt-douze prévenus accusés d'implication dans le coup d'Etat manqué du 15 juillet 2016 en Turquie ont été condamnées mercredi à la prison à vie, rapporte l'agence de presse publique Anadolu.
     
    Plusieurs cadres militaires figurent parmi eux et la peine est incompressible pour 12 des prévenus, précise-t-elle. D'autres militaires avaient déjà été condamnés le mois dernier pour ce coup d'Etat qu'Ankara a imputé aux partisans du théologien Fethullah Gülen, qui vit en exil aux Etats-Unis.
     
    Environ 292.000 personnes soupçonnées d'appartenir à son mouvement ont été arrêtées après le putsch manqué, qui a fait 250 morts, et près de 100.000 ont été placées en détention dans l'attente de leur procès, selon Anadolu, qui cite le ministre de l'Intérieur Suleyman Soylu. Au total, 2.500 condamnations à la prison à vie ont été prononcées jusqu'ici. Quelque 150.000 fonctionnaires ont par ailleurs été limogés ou suspendus et 20.833 militaire exclus de l'armée, selon le ministère de la Défense.

  • Turquie : Le journaliste d'opposition en exil Can Dundar condamné à 27 ans de prison

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    Un tribunal turc a condamné mercredi le journaliste d'opposition de renom Can Dündar (à droite sur la photo), exilé en Allemagne, à plus de 27 ans de prison, pour aide à un groupe terroriste et d'espionnage, ont rapporté les médias locaux.
     
    Le tribunal d'Istanbul a reconnu M. Dundar, ancien rédacteur en chef du quotidien d'opposition Cumhuriyet, coupable pour avoir publié en 2015 une enquête affirmant que les services secrets turcs livraient des armes à des groupes islamistes en Syrie.
     
    En mai 2016, Can Dündar avait été condamné en première instance à cinq ans et dix mois de prison pour divulgation de secrets d'Etat, dans une affaire qui avait provoqué la colère du président Recep Tayyip Erdogan. Mais ce verdict avait été annulé en 2018 par une haute cour qui a ordonné un nouveau procès contre M. Dundar pour des accusations d'espionnage comportant une peine plus lourde.
     
    Dans les attendus du verdict rendu mercredi, le tribunal a précisé que M. Dundar a été condamné à 18 ans et six mois de prison pour "divulgation d'informations confidentielles et espionnage" en lien avec la publicaton de l'enquête sur les armes fournies à des groupes armés islamistes en Syrie, et à huit ans et neuf mois de prison pour "aide à une organisation terroriste", en l'occurrence le réseau du prédicateur Fethullah Gülen.
     
    M. Gülen, qui vit en exil aux Etats-Unis, est accusé par Ankara d'avoir orchestré le pustch avorté contre le président Erdogan en juillet 2016. M. Dündar s'était réfugié en Allemagne en 2016 après sa première condamnation.
     
    En février 2016, M. Erdogan s'en était violemment pris à la Cour constitutionnelle, affirmant qu'il n'avait "pas de respect" pour la décision de la plus haute autorité judiciaire du pays qui avait permis la libération de M. Dundar pendant la durée de son procès. A la suite de la décision de cette Cour, M. Dündar et Erdem Gül, à l'époque chef de bureau de Cumhuriyet à Ankara, avaient alors été libérés après plus de 90 jours de détention provisoire.

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