Justice pakistanaise

  • Pakistan : Une Musulmane condamnée à mort pour avoir insulté le Prophète

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    Un tribunal pakistanais a condamné une femme musulmane à mort par « pendaison » après avoir été reconnue coupable de blasphème. Elle avait envoyé un message comportant des caricatures du Prophète via WhatsApp.

    Le verdict a été rendu à Rawalpindi contre Anika Atiq, 26 ans, arrêtée en 2020.

    Le tribunal l'a reconnue coupable d'avoir publié du matériel insultant sur WhatsApp. Elle a également été condamnée à 20 ans de prison.

    Le blasphème est une infraction grave au Pakistan à majorité musulmane, et les lois l'interdisant peuvent entraîner la peine de mort même si elle n'a jamais été appliquée à ce type de crime.

    En décembre 2021, un directeur d'usine sri-lankais travaillant au Pakistan a été battu à mort et brûlé par un groupe de personnes qui l'accusait de blasphème.

    La police a déclaré que la foule avait arrêté Priyanta Kumara, l'avait sommairement exécuté et avait publiquement brûlé son corps. Des ouvriers de l'usine avaient accusé la victime d'avoir profané des affiches portant le nom du prophète.

    Les rapports indiquent qu'il y a environ quatre-vingts personnes actuellement détenues au Pakistan pour blasphème, dont environ la moitié risquent d'être condamnées à mort.

    En 2019, le Pakistan a prononcé des condamnations à mort pour 17 personnes reconnues coupables de cette accusation.

     

     

  • Pakistan : un chrétien déjà condamné à perpétuité pour « blasphème » présumé est maintenant condamné à mort

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    Un Pakistanais chrétien a été condamné à mort au Pakistan dix ans après avoir été accusé de blasphème.

    Zafar Bhatti, 58 ans, est accusé d'avoir envoyé des SMS blasphématoires depuis son téléphone.

    Il a toujours nié les accusations, affirmant que « quelqu'un a utilisé son mobile pour envoyer un SMS contre le Prophète." Il a néanmois été inculpé de blasphème en 2012 et condamné à la prison à vie en 2017

    En octobre 2021, l'affaire a été renvoyée devant un tribunal de première instance par le juge Abdul Aziz qui a déclaré que Bhatti aurait dû être condamné à mort au lieu de la réclusion à perpétuité.

    Bhatti a maintenant été condamné à mort par le tribunal d'instance pakistanais de Rawalpindi et est détenu sous haute sécurité en raison de menaces de mort de la part d'extrémistes.

    L'ONG chrétienne CLAAS-PK (Centre d'aide juridique et d'installation) a soutenu Bhatti tout au long de son épreuve.

    CLAAS-PK a demandé que Bhatti, un diabétique, soit libéré sous caution pour raisons médicales après avoir subi une crise cardiaque en prison en octobre 2021. La demande a été refusée.

    L'ONG affirme que sa santé continue de se dégrader derrière les barreaux.

    Nasir Saeed, directeur de CLAAS-PK, a déclaré que Bhatti était victime des lois pakistanaises sur le blasphème.

    « Depuis la promulgation de la loi sur le blasphème au Pakistan, la loi est oppressive et fréquemment mal utilisée », a-t-il déclaré.