Justice irakienne

  • Irak : Quatre membres de l'Etat islamique condamnés à mort par pendaison pour un attentat à Ramadi

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    La cour pénale d'Al-Anbar, une province sunnite située à l'ouest de l'Irak, "a condamné à la mort par pendaison quatre terroristes pour avoir fait exploser une voiture piégée à Ramadi", ville située à environ 120 km à l'ouest de Bagdad, a expliqué le Conseil dans un communiqué. De même source, les quatre hommes "travaillaient avec les gangs terroristes de l'État islamique", groupe jihadiste qui, s'il a été vaincu militairement, continue à entretenir des cellules et à perpétrer des attentats de façon sporadique en Irak.

    L'attentat, commis en septembre 2020, avait blessé "trois membres des forces de sécurité et trois civils". 

  • Irak : La Syrie a remis 50 membres irakiens de l'Etat islamique aux autorités irakiennes

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    Samedi 8 janvier 2022, les autorités irakiennes ont annoncé que 50 membres irakiens de l'Etat islamique leur avaient été livrés par la Syrie.

    "L'Irak reçoit 50 membres irakiens des gangs de l'Etat islamique qui ont été précédemment arrêtés sur le territoire syrien … Ils ont été remis à l'Agence fédérale de renseignement et d'enquête du ministère de l'Intérieur pour prendre les mesures juridiques nécessaires à leur encontre", a déclaré la cellule des médias de sécurité irakiens. dans un rapport.

    La cellule des médias de sécurité n'a pas précisé qui exactement en Syrie a remis les suspects. Cependant, elle a déclaré que le processus avait eu lieu au poste frontière de Rabia, qui est contrôlé par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis.

    Les autorités irakiennes continuent de se coordonner contre l'Etat islamique avec leurs homologues de Damas par le biais de la coalition Russie-Syrie-Iran-Irak qui maintient une salle d'opérations conjointes dans la zone verte hautement fortifiée de Bagdad.

    Dans le même temps, les autorités irakiennes se coordonnent avec les FDS avec l'aide de la coalition dirigée par les États-Unis. Les deux parties travaillent ensemble sur la question des membres présumés de l'Etat islamique et des réfugiés dans la région du nord-est de la Syrie ainsi que sur la sécurité des frontières.

    Au cours des derniers mois, des centaines de réfugiés irakiens qui s'étaient réfugiés dans des camps dans le nord-est de la Syrie tenus par les FDS sont retournés en Irak. Le 5 janvier, 95 familles irakiennes comprenant 1 250 membres sont encore rentrées dans leur pays grâce à la coopération continue entre les autorités du pays et les FDS.

  • L'Irak rapatrie 100 jihadistes de l'Etat islamique détenus en Syrie par des forces kurdes

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    Les autorités irakiennes ont rapatrié, mercredi 8 dcembre, 100 combattants irakiens de l'Etat islamique (Daech) qui étaient détenus par les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie, a annoncé un haut responsable sécuritaire irakien.

    "Nous avons récupéré ce matin 100 terroristes" détenus par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), alliance de combattants kurdes et arabes en Syrie, a indiqué à l'AFP le général Abdul Amir al-Shammari, commandant adjoint des Opérations conjointes, instance coordonnant l'action des différentes forces de sécurité et collaborant avec la coalition internationale antijihadistes. Les 100 jihadistes "ont été remis aux services de renseignements pour qu'ils soient interrogés", a précisé le haut responsable.

    En février puis en septembre, l'alliance des FDS qui a mené la lutte contre l'Etat islamique avec le soutien de la coalition internationale menée par Washington avait remis à Bagdad une centaine de combattants irakiens de l'Etat islamique, selon des sources sécuritaires irakiennes.

    L'administration kurde syrienne qui contrôle de vastes pans dans le nord-est syrien se montre parfois réticente à communiquer sur certains dossiers en lien avec les combattants de l'Etat islamique ou leurs familles retenus par les forces kurdes dans des prisons ou dans des camps en Syrie. En 2019, les FDS avaient remis à Bagdad environ 900 Irakiens, la plupart capturés alors qu'ils essayaient de fuir les derniers bastions de Daech en Syrie, selon des sources judiciaires irakiennes.

    Après avoir occupé de 2014 à 2017 de vastes territoires en Syrie et en Irak, l'Etat islamique a enchaîné les revers. Fin 2017, l'Irak a annoncé la "victoire" après avoir chassé l'Etat islamique de tous les bastions urbains. En mars 2019, l'Etat islamique a perdu tous ses fiefs en Syrie.

    Quelque 1.600 Irakiens soupçonnés d'avoir combattu pour Daech sont encore détenus par les FDS, selon un rapport de l'ONU. Des milliers de civils sont aussi retenus dans des camps de déplacés comme celui d'Al-Hol, qui abrite plus de 60.000 personnes, dont la moitié sont des Irakiens.

    L'Irak a déjà poursuivi en justice des milliers de ses ressortissants pour appartenance à l'Etat islamique, crime passible de la peine de mort selon une loi antiterroriste. Des centaines ont été condamnés à la peine capitale mais peu de ces sentences ont été appliquées, l'administration pénitentiaire devant obtenir un ordre ratifié par la présidence pour les exécuter.

  • Irak : Un mort lors d'une tentative d'évasion de trois jihadistes de l'Etat islamique

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    Les forces de l'ordre irakiennes ont tué, samedi 27 novembre 2021, un jihadiste de l'Etat islamique lors d'une tentative d'évasion avec deux autres hommes de l'organisation islamique, tous condamnés à la prison à vie, selon un communiqué officiel.

    Une force de sécurité conjointe de la police et de l'armée a "réussi à déjouer la tentative d'évasion de trois islamistes condamnés à la prison à vie", indique un communiqué qui ne donne pas de détails sur leur identité. Ils étaient détenus à la prison de Taji, au nord de Bagdad, selon le texte. Les forces de l'ordre ont ouvert le feu "en les voyant traverser le mur extérieur de la prison". "Ils n'ont pas obéi aux avertissements, l'un d'eux a été tué, les deux autres se sont rendus".

    Aujourd'hui l'Etat islamique "maintient une présence largement clandestine en Irak et en Syrie et mène une insurrection soutenue de part et d'autre de la frontière entre les deux pays", selon un rapport onusien publié début 2021. Dans ces deux pays, l'organisation jihadiste conserverait "en tout 10.000 combattants actifs", d'après ce rapport.

    Le dernier attentat d'envergure revendiqué par l'Etat islamique en Irak a visé en juillet dernier un marché du quartier chiite de Sadr City à Bagdad qui a fait une trentaine de morts. En octobre, les autorités ont annoncé deux importantes arrestations grâce à deux opérations menées hors d'Irak: le responsable d'un attentat revendiqué par l'Etat islamique ayant fait plus de 320 morts en 2016 à Bagdad et un ancien haut responsable financier de l'organisation islamique ultra-radicale, recherché par les Etats-Unis.

    Des centaines d'étrangers ont été condamnés à la peine capitale ou à la prison à vie en Irak pour appartenance à l'Etat islamique mais leurs peines de mort n'ont pas été exécutées. Parmi eux, 11 Français ont été condamnés à mort et trois à la perpétuité.

  • Irak : Trois nouveaux condamnés pour "terrorisme" exécutés

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    Trois Irakiens condamnés à mort pour "terrorisme" ont été exécutés mercredi 3 mars 2021 dans la prison de Nasariya (sud), ont indiqué des responsables locaux à l'AFP, une nouvelle série de peines capitales mises en oeuvre dans l'un des pays qui exécute le plus au monde. 

    Depuis la proclamation par l'Irak de sa "victoire" contre le groupe jihadiste Etat islamique (Daech) fin 2017, des centaines de d'Irakiens ont été condamnés à mort pour appartenance à cette organisation qui avait occupé de vastes régions du pays pendant trois ans. Les exécutions sont réclamées par une partie de la population irakienne ayant souffert sous le joug de l'Etat islamique ou des attentats du groupe jihadiste.

    En janvier et février, après un rare attentat sanglant au cœur de Bagdad, au moins huit Irakiens condamnés pour "terrorisme" ont été exécutés dans la même prison de Nasariya - surnommée "al-Hout", la baleine en arabe, car quand on y rentre, on ne sort que mort, expliquent ironiquement les condamnés.

    L'AFP a eu connaissance d'une trentaine d'exécutions en 2020. L'Irak est le quatrième pays qui exécute le plus au monde derrière la Chine, l'Iran et l'Arabie saoudite, selon Amnesty International. Mais des sources à la présidence irakienne ont récemment indiqué à l'AFP que plus de 340 condamnations pour "des faits criminels ou terroristes" ont été ratifiées depuis 2014 par le président Barham Saleh et son prédécesseur. M. Saleh est connu pour être contre la peine de mort.

    L'Irak a procédé en 2019 à plus d'une exécution sur sept dans le monde - soit 100 condamnés pendus en un an.

    Depuis plusieurs années, les tribunaux irakiens ont ordonné des centaines de peines capitales et de condamnations à perpétuité car le Code pénal prévoit une sentence jusqu'à la mort pour quiconque a rejoint "un groupe terroriste", que l'accusé ait combattu ou non dans ses rangs. Jusqu'ici, aucun des étrangers de l'EI condamnés à mort en Irak n'a été pendu mais onze Français et un Belge attendent actuellement leur exécution.

  • Irak : Les Kurdes syriens ont remis 100 jihadistes à l'Irak

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    Les forces kurdes de Syrie ont remis une centaine de combattants irakiens de l'Etat islamique (Daech) à Bagdad, a indiqué dimanche une source sécuritaire irakienne haut placée. Ces combattants remis au cours de la semaine écoulée à Bagdad vont être traduits en justice, a précisé à l'AFP cette source qui a requis l'anonymat.

    Dans le nord-est de la Syrie, pays en guerre voisin de l'Irak, un responsable de l'administration autonome kurde, interrogé par l'AFP, a démenti ces informations, affirmant qu'"aucun" Irakien n'avait été livré aux autorités de Bagdad.

    L'administration kurde syrienne qui contrôle de vastes pans dans le nord-est du territoire syrien, se montre parfois réticente à communiquer sur certains dossiers en lien avec les combattants de l'Etat islamique ou leurs familles retenus par les forces kurdes dans des prisons ou dans des camps en Syrie.

    Début 2019, les Forces démocratiques syrienne (FDS), alliance de combattants kurdes et arabes qui a mené la lutte contre l'Etat islamique avec le soutien de la coalition internationale menée par Washington, avaient remis à Bagdad environ 900 Irakiens, la plupart capturés alors qu'ils essayaient de fuir les derniers bastions de l'Etat islamique en Syrie, selon des sources judiciaires irakiennes.

    Après avoir occupé de 2014 à 2017 de vastes territoires en Syrie et en Irak, l'Etat islamique a enchaîné les revers. Fin 2017, l'Irak a annoncé la "victoire" après avoir chassé l'Etat islamique de tous les bastions urbains. En mars 2019, l'Etat islamique a perdu tous ses fiefs en Syrie.

    Quelque 1.600 Irakiens soupçonnés d'avoir combattu pour l'Etat islamique sont encore détenus par les FDS, selon un rapport de l'ONU publié début février. Des centaines de civils sont aussi retenus dans des camps de déplacés comme celui d'al-Hol, qui abrite plus de 60.000 personnes, dont la moitié seraient des Irakiens. L'Irak a déjà poursuivi en justice des milliers de ses ressortissants pour appartenance à l'Etat islamique, crime passible de la peine de mort selon une loi antiterroriste. Des centaines ont été condamnés à la peine capitale mais peu de ces sentences ont été appliquées, l'administration pénitentiaire devant obtenir un ordre ratifié par la présidence pour les exécuter.

  • Irak : Cinq Irakiens condamnés pour "terrorisme" exécutés

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    Cinq Irakiens condamnés à mort pour "terrorisme" ont été exécutés mardi 9 février dans la prison de Nassiriya (sud), ont indiqué des sources sécuritaires à l'AFP, une nouvelle série de peines capitales mises en œuvre dans l'un des pays qui exécute le plus au monde.

    Pour ces cinq condamnés, la justice avait reçu un ordre d'exécution ratifié par la présidence. Cette signature est indispensable et a déjà été apposée sur plus de 340 condamnations pour "des faits criminels ou terroristes", selon des sources au sein de la présidence irakienne. Ces documents ont été signés depuis 2014, soit en quasi-totalité sous la présidence de Fouad Massoum, au pire de la percée du groupe jihadiste Etat islamique (Daech) en Irak. Mais les ratifications ont continué sous le mandat entamé en 2018 de Barham Saleh, connu pour être à titre personnel contre la peine de mort.

    Si l'Irak a procédé en 2019 à plus d'une exécution sur sept dans le monde - soit 100 condamnés pendus en un an -, de récentes attaques meurtrières de l'Etat islamique contre des civils ou des militaires ont suscité une vague d'indignation parmi les Irakiens.

    "Vengeance" 
    Des dizaines d'entre eux ont déjà manifesté à Nassiriya pour réclamer davantage d'exécutions et la "vengeance" pour les familles des "martyrs" tués par des jihadistes.

    Un attentat revendiqué par l'Etat islamique avait fait 32 morts fin janvier sur un marché très fréquenté de Bagdad, provoquant un choc au sein d'une population habituée à une relative tranquillité depuis la défaite militaire du groupe jihadiste dans le pays fin 2017. Peu après, des attaques ont fait plus d'une dizaine de morts dans les rangs de l'armée au nord de Bagdad, exacerbant les émotions dans le pays.