Jihadistes allemands

  • Allemagne : Un groupe islamiste radical interdit

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    Les autorités sécuritaires allemandes prennent la menace au sérieux et ont décidé de d'interdire, jeudi 24 février, l'association salafiste  Jama'atu Berlin, également connue sous le nom de Tawhid Berlin. Selon le ministre régional de l'Intérieur Andreas Geisel, l'organisation ciblée est le successeur de l'association des mosquées salafistes «Fussilet 33», qui avait été fermée en 2017 en raison de liens avec Anis Amri, un demandeur d'asile tunisien débouté qui avait détourné un camion et utilisé comme véhicule bélier sur un marché de Noël à Berlin, tuant 12 personnes et en blessant plus de 50 autres en 2016.

    Suite à cette interdiction, des descentes de police ont été menées le même jour dans plusieurs endroits. Plus de 800 policiers ont été utilisés pour fouiller 24 localités à Berlin et deux dans l'état voisin de Brandebourg. 

    Le journal allemand Tagesspiegel a déclaré que le groupe glorifiait  "l'État islamique" sur Internet et appelait à tuer les Juifs, ajoutant que des poursuites pénales étaient en cours contre certains de ses membres.

    Le journal ajoute que le groupe avait également eu des contacts avec Anis Amri.

    Les islamistes radicaux cherchant à appliquer la charia et prônent la violence pour établir des États où serait pratiqué le véritable islam.

    Le nombre d'islamistes radicaux a augmenté en Allemagne pour atteindre un niveau record de 12150 en 2019, ont indiqué les services de renseignements intérieurs allemands dans leur rapport annuel de 2020.

    Ils ont ajouté que le nombre de salafistes avait plus que triplé depuis 2011 et que la scène islamiste radicale en Allemagne traversait une phase de consolidation, précisant que les islamistes faisaient pour l'instant profil bas en public.

  • Allemagne : Une jihadiste allemande accusée de crimes contre l'humanité envers les Yazidis

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    Une Allemande, qui avait rejoint les rangs de l'Etat islamique (EI) en Syrie, a été mise en accusation pour crimes contre l'humanité en lien avec les persécutions infligées à la minorité yazidie, a annoncé mercredi le Parquet fédéral allemand.

    Présentée comme Nurten J., l'Allemande, qui avait rejoint la Syrie avec sa fillette de 3 ans en février 2015, est emprisonnée depuis son retour en Allemagne le 24 juillet 2020 après avoir été expulsée de Turquie, a précisé le parquet dans un communiqué.