JCPOA (plan d'action global commun)

  • Iran : Mise en service d'une nouvelle série de centrifugeuses

    Imprimer

    L'Iran a mis en service une quatrième "cascade" de 174 centrifugeuses IR-2m pour produire de l'uranium enrichi sur son site souterrain de Natanz, a déclaré jeudi 1er avril l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) dans un rapport à ses pays membres.

    "Le 31 mars 2021, l'Agence a vérifié (...) que l'Iran avait commencé à charger en UF6 (hexafluorure d'uranium) naturel une quatrième cascade de 174 centrifugeuses IR-2m" dit l'AIEA dans ce rapport.

    Il s'agit d'une nouvelle violation par Téhéran de l'accord de 2015 sur son programme nucléaire, une démarche qui semble destinée à accentuer la pression sur le président américain Joe Biden alors que l'Iran et les Etats-Unis se trouvent dans une impasse en vue d'un éventuel retour mutuel à la table des négociations.

    Les deux camps demandent que l'autre fasse le premier pas pour sauver le Plan d'action global commun (PAGC, ou JCPoA en anglais), que l'Iran a commencé à enfreindre en 2019 suite au retrait des Etats-Unis annoncé un an plus tôt par le président américain d'alors, Donald Trump, qui a rétabli les sanctions économiques contre Téhéran.

    Dans le cadre de l'accord de 2015, les installations souterraines de Natanz ne doivent accueillir que des centrifugeuses IR-1 de première génération, moins efficaces. Téhéran n'est en outre autorisé à utiliser que ce type de centrifugeuses IR-1 pour enrichir l'uranium.


    Rappelons que le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Ali Akhbar Salehi, avait annoncé la construction d'une installation souterraine à Natanz en août 2020 pour remplacer l'atelier de centrifugeuses endommagé par une explosion mystérieuse

    En octobre, l'AIEA a confirmé que la construction avait commencé, mais les experts estiment que cela prendra beaucoup de temps.Carte.jpg

  • Iran : Les Européens abandonnent leur projet de résolution à l'AIEA

    Imprimer

    Les Européens ont finalement décidé de ne pas soumettre la résolution contre l'Iran qu'ils avaient annoncé au Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a-t-on appris jeudi de sources diplomatiques.

    Appuyé par les Etats-Unis, ce texte de l'Allemagne, de la France et de la Grande-Bretagne condamnait la décision de Téhéran de suspendre certaines inspections de son programme nucléaire. Il ne sera pas soumis au vote, ont indiqué à l'AFP plusieurs diplomates basés à Vienne, tandis que l'AIEA annonçait une conférence de presse de son directeur général, Rafael Grossi, à 12H00 heure locale (11H00 GMT).

    "Nous laissons du temps à la diplomatie. Des initiatives ont été lancées par M.Grossi" et l'Iran a fait preuve d'"un peu" de bonne volonté, a expliqué une de ces sources, sans souhaiter donner plus de détails à ce stade.

    Le journal iranian ultraconservateur Vatan-é Emrouz a écrit mardi, sans citer de source, que le président Hassan Rohani avait donné l'ordre de suspendre la production d'uranium métal dans l'usine d'Ispahan (centre). Le gouvernement n'a pas démenti ces informations.

    L'Iran avait annoncé en février avoir débuté la production d'uranium métal pour alimenter son réacteur de recherche à Téhéran, dépassant ainsi les limites fixées par l'accord nucléaire de 2015. Le sujet est sensible car cette matière peut être utilisée dans la fabrication d'armes nucléaires, même si la République islamique a toujours nié vouloir se doter de la bombe.

    Le "plan d'action global commun" (PAGC), communément désigné par son acronyme anglophone JCPOA, ne tient plus qu'à un fil depuis le retrait américain en 2018 à l'initiative de Donald Trump, et le rétablissement des sanctions. Le nouvel hôte de la Maison Blanche, Joe Biden, a promis de revenir dans son giron "si" l'Iran respectait à nouveau le contrat. Mais à l'inverse Téhéran, qui exige au préalable une levée des mesures punitives qui asphyxient son économie, a franchi ces dernières semaines un nouveau cran dans son désengagement du JCPOA (passage à un niveau d'enrichissement d'uranium de 20%, production d'uranium métal et limitation des inspections).

    Saïd Khatibzadeh.jpgTéhéran salue une avancée diplomatique
    L'Iran a salué jeudi la décision des Européens d'abandonner un projet de résolution à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui critiquait la République islamique pour son programme nucléaire.

    "L'évolution d'aujourd'hui peut maintenir ouverte la voie de la diplomatie amorcée par l'Iran et l'AIEA", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Saïd Khatibzadeh (photo), dans un communiqué.