Jamaat Ansarullah

  • Tadjikistan : Les militants tadjiks qui ont combattu aux côtés des Talibans en Afghanistan envisagent de continuer le combat au Tajikistan

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    (Farangis Najibullah et Mumin Ahmadi)

    Des responsables à Douchanbé disent avoir reçu des informations selon lesquelles des militants tadjiks qui ont combattu aux côtés des talibans en Afghanistan envisagent maintenant de traverser la frontière avec le Tadjikistan.

    Un responsable des services frontaliers du Tadjikistan, une branche du Comité national de sécurité de l'État, a confirmé que les autorités tadjikes examinent les informations provenant de diverses sources selon lesquelles des militants préparent des infiltrations depuis le nord de l'Afghanistan.

    "Nous avons de tels rapports", a déclaré le responsable le 22 septembre 2021 sous couvert d'anonymat. "Que cela se produise ou non, nous voyons certaines menaces à la sécurité de l'autre côté de la frontière et nous sommes prêts à y faire face."

    Le Tadjikistan partage plus de 1 400 kilomètres de frontière avec l'Afghanistan. L'ancienne république soviétique est en état d'alerte depuis l'arrivée des talibans à la frontière entre l'Afghanistan et le Tadjikistan au début de l'été, quelques semaines avant de prendre le contrôle de Kaboul le 15 août.

    En juin, des sources de sécurité à Douchanbé se sont dites préoccupées par le fait qu'un commandant militant tadjik notoire de 25 ans, Mohammad Sharifov, avait été chargé de la sécurité dans cinq districts frontaliers saisis par les talibans dans la province afghane de Badakhshan, au nord-est.

    Des sources de sécurité au Tadjikistan disent également que Sharifov - connu sous le pseudonyme de Mahdi Arsalon - s'est également rendu à Kaboul après la chute des talibans, apparemment pour des consultations avec les dirigeants talibans.

    Sharifov est retourné dans la région frontalière du nord de l'Afghanistan il y a une semaine et a été vu dans la province de Badakhshan ces derniers jours, ont déclaré plusieurs villageois locaux.

    Un ancien responsable de la sécurité afghan ayant une connaissance approfondie de la région a déclaré le 22 septembre que des militants talibans tadjiks avaient rassemblé des informations sur les endroits les plus faciles pour traverser la frontière avec le Tadjikistan.

    "Bataillon du martyre"
    Les derniers rapports arrivent alors que les médias pro-talibans en Afghanistan ont rapporté le 22 septembre qu'une nouvelle branche du soi-disant bataillon du martyre de Lashkar-e Mansouri a été établie dans la province du Badakhshan.

    Selon l'agence de presse Bakhtar, cette décision vise à contrer les "menaces possibles" contre les nouveaux dirigeants talibans afghans.

    Dans la province orientale du Badakhshon, au Tadjikistan, qui borde l'Afghanistan, le porte-parole du gouvernement régional, Gholib Niyatbekov, a déclaré qu'il y avait eu de nombreuses "rumeurs" sur la possibilité d'une attaque militante depuis l'Afghanistan ces derniers jours.

    Niyatbekov a mis en doute la gravité de la menace. Mais il a dit que les gardes-frontières tadjiks ont été renforcés dans la région.

    Le porte-parole des talibans à Kaboul, Zabihullah Mujahid, a nié que des militants planifiaient une attaque contre le Tadjikistan. Mujahid a déclaré le 22 septembre que "personne ne sera autorisé à utiliser le territoire afghan pour nuire à ses voisins".

    En juin, Mujahid a également démenti les informations selon lesquelles les talibans auraient chargé Sharifov de la sécurité dans les zones proches de la frontière avec le Tadjikistan.

    Mais de multiples sources et témoins oculaires dans le nord de l'Afghanistan insistent sur le fait que « Arsalon » supervise les districts de Kuf Ab, Khwahan, Maimay, Nusay et Shekay.

    Au cours de l'avancée des talibans cet été, le président tadjik Emomali Rakhmon a ordonné le déploiement de 20 000 forces supplémentaires pour aider à garder la frontière du Tadjikistan.

    Le Tadjikistan a également récemment mené des exercices militaires avec des troupes russes et d'autres membres du groupe de sécurité dirigé par Moscou, l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC).

    Après la prise du pouvoir par les talibans à Kaboul, Rakhmon a averti que Douchanbé ne reconnaîtrait aucun gouvernement en Afghanistan qui sape les "intérêts des Tadjiks ethniques et des autres minorités" en Afghanistan.

    Meurtres brutaux
    Les talibans ont déclaré qu'ils ne représentaient aucune menace pour les pays voisins. Néanmoins, le Tadjikistan reste méfiant face à la présence de centaines de militants tadjiks en Afghanistan.

    Sharifov et ses combattants sont membres de Jamaat Ansarullah, qui est interdit au Tadjikistan en tant que groupe terroriste.

    Jamaat Ansarullah - également connu sous le nom d'Ansarullah ou Ansorullo - a été fondée par un ancien commandant de l'opposition tadjike il y a une décennie dans le but ultime de renverser le gouvernement de Douchanbé.

    Sharifov aurait été impliqué dans le recrutement de citoyens tadjiks pour rejoindre les talibans dans le passé alors que les talibans se battaient encore contre le gouvernement soutenu par l'Occident à Kaboul. Une source de sécurité au Tadjikistan a affirmé qu'il avait « présenté » environ 200 militants tadjiks aux talibans.

    Des combattants tadjiks de la province du Badakhshan ont attiré l'attention des autorités afghanes en novembre 2020 lorsque des images sont apparues sur les réseaux sociaux montrant des insurgés tuant brutalement des hommes en uniforme de l'armée afghane.

    Certains des militants parlaient avec un accent tadjik distinct. La vidéo aurait montré la chute du district de Maimay de la province aux mains des talibans.

    Les autorités tadjikes ont identifié au moins 10 des insurgés comme étant des citoyens tadjiks. Les responsables du ministère de l'Intérieur tadjik confirment que Sharifov faisait partie du groupe.

     

  • Le colonel Gulmurod #Khalimov – #ministre des #attentats de #Daech

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    La filière ouzbèke dans les derniers attentats de l'Etat islamique
    Ces derniers jours, deux attentats sanglants ont été menés par des Ouzbèks, l'un dans le métro de Moscou et le second à Stokholm. Il est peut être utile de rappeler ce que nous avions écrit dans la newsletter du 6 septembre 2016. A cette époque, nous avions dit que Gulmurod Khalimov avait été nommé au poste de "ministre des attentats" de l'EI, en remplacement d'Abou Mohammad al-Adnani, tué par la frappe d'un drone américain. Nous avions prévenu que cet ancien colonel des forces spéciales tadjikes allait assurément s'appuyer sur un réseau de terroristes originaires d'Asie centrale, dans lesquels il avait toute confiance et dont il partageait la langue, plutôt que sur les Arabes.    

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  • Que faut-il attendre après la promotion du colonel Gulmurod Khalimov au sommet de Daech ? - 8 septembre 2016

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    Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 8 septembre  2016
    Extrait de la newsletter publiée par Jean René Belliard le 7 septembre sur les évènements du Moyen Orient, d’Afrique du Nord et du Sahel. La totalité de la newsletter est accessible contre abonnement.
    Pour s’abonner, écrire à : ptolemee@belliard74.com

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  • 13 décembre 2014 - Nouvelles des guerres du Moyen Orient

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    Front irakien

    Le Pentagone va envoyer 250 véhicules lourdement blindés (MRAP) en Irak
    Le Pentagone prévoit de livrer aux forces de sécurité nationales irakiennes des véhicules lourdement blindés (MRAP) pour lutter contre les IED déposés le long des routes par l’Etat Islamique.   
    Les 250 véhicules « Mine Resistant Ambush » (MRAP) seront envoyés en Irak au début de l’année prochaine.
    La livraison sera faite sous le statut d’ « "articles de défense excédentaires», ce qui permettra de les donner aux Irakiens avec l’approbation du Département d’Etat. 
    Il y a actuellement, près de 1500 MRAP’s avec les forces américaines au Koweït. Les 250 véhicules destinés aux Irakiens seraient vraisemblablement pris sur ces stocks. 
    Des MRAP’s avaient été laissés à l’armée irakienne après le départ des troupes U.S. en décembre 2011, mais un grand nombre d’entre eux avait été volé par les Jihadistes de l’EI au moment de leur offensive de juin 2014 provoquant la fuite des forces irakiennes et l’abandon d’un stock considérable de matériel militaire. Depuis le début des raids aériens de la coalition internationale, plusieurs MRAP’s ont été détruits par les frappes.
    L'accord concernant les 250 MRAP’s fait suite aux discussions qui ont eu lieu cette semaine à Bagdad entre le secrétaire d’Etat à la Défense sortant, Chuck Hagel, et des responsables irakiens sur les besoins des Irakiens en armements lourdes pour les forces terrestres.
    "Aucune liste spécifique n’a été soumise" par les Irakiens à déclaré Hagel mais les «frappes aériennes ne sont pas la panacée" pour repousser les combattants de l'État islamique, a expliqué l’amiral John Kirby, attaché de presse du Pentagone.
    La mise en service des MRAP’s au sein de l’armée américaine avait pour but de réduire le nombre de victimes parmi les troupes américaines en Irak et en Afghanistan du aux engins explosifs improvisés (EID) qui ont détruit un grand nombre de Humvees et autres véhicules blindés légers.
    Près de 28 000 MRAP’s ont été produits pour un coût d'environ 45 milliards de dollars, et plus de 24 000 ont été envoyés en Irak et en Afghanistan, selon le Pentagone.

    MRAP'S.jpgMRAP

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les Britanniques vont envoyer des troupes supplémentaires en Irak
    Plusieurs centaines de soldats britanniques supplémentaires vont être envoyés en Irak le mois prochain pour former les forces locales luttant l’Etat islamique, a déclaré le secrétaire à la Défense Michael Fallon.
    A la suite des frappes aériennes menées par la coalition sous conduite américaine, les Jihadistes de l’Etat islamique (EI) ont changé de tactique, délaissant les concentrations de combattants en rase campagne, a dit le secrétaire à la Défense.
    "Ils sont de plus en plus embusqués dans les villes et les villages. Cela veut dire que pour les déloger, il faut des troupes au sol", a ajouté Michael Fallon.
    "Cela doit être mené à bien par une armée locale, et non par des troupes occidentales".
    Les renforts comprendront vraisemblablement  un petit contingent de protection prêt au combat. Ils seront envoyés dans quatre centres «sûrs» sous commandement américain.
    Il y a actuellement en Irak une cinquantaine de soldats britanniques membres des forces spéciales.  
    Les Britanniques ont acquis une grande expérience en Afghanistan dans le traitement des bombes et autres engins explosifs (IED).

    Un Jihadiste se fait sauter au moment où des Peshmergas s’approchent
    Une vidéo rare. Des Peshmergas investissent une position de l’EI au moment où un Jihadiste fait sauter sa ceinture explosive, blessant un Peshmerga :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=a0204e679a08

    Front libanais

    L’armée de l’air libanaise va être équipée d’avions Tucano de l’armée U.S.
    Les Américains devraient livrer à l'armée libanaise 12 hélicoptères d'assaut légers, de type Kiowa, ainsi qu'un avion de combat de type Sisna qui effectuera des missions de reconnaissance et de combat. Par ailleurs, l'armée américaine livrera à l'armée libanaise huit avions de chasse Tucano. 
    Consacrés à l'entrainement des pilotes des avions F-14, ces avions de chasse offrent un soutien aux forces d'infanterie, et portent des missiles de type Hellfire et des bombes téléguidées au laser pour détruire des troupes au sol et des blindés.

    Nouveaux incidents sécuritaires dans la Bekaa et à Tripoli (Nord Liban)
    Incidents sécuritaires dans la Békaa et à Tripoli
    Un Qatari, Walid Charchafi, a essuyé des tirs à l'entrée du village al-Marj dans la Békaa du centre, vendredi 12 décembre. Il a été transporté à l'hôpital du croissant palestinien. La population d'al-Marj est connue pour son soutien à la rébellion syrienne. 
    Au nord du pays, le commandement de l'armée a affirmé avoir arrêté deux personnes recherchées pour des attaques contre des soldats lors d’incidents survenus dans le village de Bhannine, al-Menieh.

    Menaces tous azimuts
    Les familles des soldats enlevés par les Jihadistes dans les jurd d'Ersal ont menacé de paralyser l'activité à l'aéroport et du port de Beyrouth en effectuant des sit-in pour protester contre le laxisme de l'Etat dans le dossier des négociations visant à libérer leurs proches. 
    Selon le journal koweitien al-Anbaa, "le dirigeant du comité des oulémas cheikh Salem Rafeï a reçu un appel du dirigeant du front al-Nosra, Abou Ali Chichani, l'époux de la femme détenue chez la sureté générale Ola Akili. Au cours de cet appel, Chichani a imputé à Rafeï la responsabilité de la sécurité de sa femme".
     
    Front syrien

    Alep et sa région
    Plusieurs vidéos des combats d’Alep
    La première est une vidéo du Front Islamique (pro-saoudien) :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=1ccc4faca991
    La seconde est une vidéo du 16ème régiment du mouvement Hazm (armé par les Etats-Unis) :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=f93443736db9
    Nouvelle vidéo du 16ème régiment du mouvement Hazm. Il s’agit d’un tir d’artillerie sur une position pro-Assad. On entend le départ et l’arrivée des obus – Impressionnant :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=000e1eb87910
    Autre vidéo du 16ème régiment du mouvement Hazm. Il montre un mortier lourd :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=973dbbb96d15
    Cette dernière video a été fournie par l’armée des Moujahidin. Il s’agit toujours de combats dans la région d’Alep :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=cc3bf4b70dc0

    Toujours dans la région d’Alep, plus exactement au cours de la bataille d’al-Brij, les rebelles ont utilise, pour la seconde fois au cours de la journée du samedi 13 décembre, un missile TOW BGM71 ATGM contre un char T-72 qu’ils ont détruit. Au cours des combats d’al-Brij, sept Iraniens ont été blessés, dont cinq grièvement. La vidéo est signée « Brigade souqour al-Jabal » (les faucons de la montagne) :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=a2b760eea733

    Damas et sa banlieue
    Bataille de Jobar. Ici, il s’agit d’une video mise en ligne par la rebellion et qui montre l’utilisation d’un canon de 106mm contre des positions de l’AAS :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=5a7c582c97c5

    Deraa (Sud syrien)
    Encore un tir de missile TOW contre un chateau d’eau occupé par des éléments de la brigade 82 de ll’AAS à Cheikh Maskin :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=60e029c8b6be
    Nouvelle video des combats de Cheilkh Maskin – Vidéo très impressionnante :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=lDg1H84aVW8

    Jihad international

    Tadjikistan : Plus de 300 Tadjiks avec l’Etat Islamique
    Le président du Tadjikistan s'inquiète des jeunes qui rejoignent le groupe EI
    Le président du Tadjikistan, Emomali Rakhmon, s'est inquiété samedi 13 décembre, du départ de nombreux jeunes à majorité musulmane pour combattre au sein de l'organisation Etat Islamique.
    Les forces de sécurité du pays ont déjà estimé à plus de 300 le nombre de Tadjiks partis combattre en Syrie et à 50 le nombre de ceux qui y sont morts.
    "L'Etat islamique est la peste du nouveau siècle et constitue une menace pour la sécurité mondiale", a déclaré le président tadjik, cité par son service de presse lors d'un congrès de son parti.
    "Nous sommes actuellement témoins des activités de mouvements extrémistes et terroristes dans le monde. L'Etat islamique, qui a attiré des jeunes de 80 pays (...) constitue l'un de ces mouvements dangereux", a-t-il expliqué.
    "Cette partie de la jeunesse, quand elle rentre dans son pays, devient porteuse d'instabilité pour la société. Elle constitue une menace pour le Tadjikistan, parce qu'elle recrute pour des groupes extrémistes en Syrie et Irak", a-t-il ajouté.
    A la mi-novembre, le ministère de l'Intérieur tadjik avait annoncé l'arrestation de 12 membres du groupe Jamaat Ansarullah, interdit au Tadjikistan depuis 2012, qui recrutaient des candidats à la guerre en Syrie. Et début décembre, une cinquantaine de jeunes islamistes recrutés pour la guerre en Syrie ont été arrêtés.
    Le Tadjikistan, pays laïque en majorité musulman dirigé depuis 1992 par Emomali Rakhmon, a connu après la chute de l'URSS et jusqu'en 1997 une sanglante guerre civile entre le pouvoir et des combattants islamistes.

    Jean René Belliard