Jalal Talabani

  • Syrie : Frappe israélienne près de Damas - Blog du 1er décembre 2016

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    Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 1er décembre  2016
    Extrait de la 520ème newsletter publiée le 30 novembre sur les évènements du Moyen Orient, d’Afrique du Nord et du Sahel. La totalité de la newsletter est accessible contre abonnement.
    Pour s’abonner, écrire à : ptolemee@belliard74.com

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  • 15 juin 2015 - Nouvelles des guerres du Moyen Orient et d’Afrique du Nord

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    L'armée de l'air américaine a effectué un raid aérien en Libye, étendant ainsi son champ d'action contre le jihadisme international. Désormais, la Libye ne sera plus un refuge pour les membres d'al-Qaïda ou de l'Etat Islamique. Le jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar aurait été tué sans qu'on ait à cette heure la confirmation formelle.

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  • Du 20 au 23 octobre octobre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

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    Iran

    L’Iran : puissance régionale
    Tandis que l’attention du monde se concentre sur la lutte contre les Jihadistes de l’Etat islamique, un pays avance patiemment ses pions dans la région, au détriment de son ennemi de toujours, le régime wahhabite saoudien. En Irak comme en Syrie, le régime iranien, qui semblait pourtant se trouver sur la défensive au début de l’été suite à la fulgurante offensive des Jihadistes de l’Etat Islamique appuyés par de nombreuses tribus sunnites irakiennes, a réussi à revenir sur le devant de la scène en se posant en rempart contre la menace jihadiste. Les Occidentaux comprennent aujourd’hui l’urgence d’une entente avec Téhéran pour venir à bout du danger islamiste sunnite sans avoir à s’engager directement dans de dangereuses opérations terrestres dans la région. Ils verraient bien les Pasdarans faire le « sale boulot » en lieu et place des Marines. Du coup, l’administration Obama et l’Union européenne ont hâte de trouver rapidement un accord sur le délicat problème du programme nucléaire iranien.

    Américains et Européens pressés de conclure un accord sur le nucléaire iranien
    Il semble que tous les partenaires de la négociation sur le nucléaire iranien visent à une signature d’un accord avant la fin novembre. C’est le cas de la responsable de la diplomatie européenne, lady Catherine Ashton, dont le mandat expire en novembre et qui aimerait bien inscrire son nom au bas du document. C’est également le cas du président américain qui désirerait conclure avant les élections de mi-mandat qui doivent se dérouler en novembre. C’est enfin le désir des Iraniens qui cherchent à mettre un terme à la grave crise économique provoquée par les sanctions internationales.
    Mais l’Iran est l’Iran et tandis que le pouvoir iranien affiche un visage affable vis-à-vis des Occidentaux, il profite en même temps de la situation pour pousser ses pions dans la région partout où il le peut. Car les Ayatollahs iraniens n’oublient par leur objectif final qui est de supplanter le régime wahhabite qui règne sur les lieux saints musulmans.

    En Irak, l’Iran sauve la situation
    En Irak, tout d’abord, l’Iran n’a rien perdu de son influence. Bien au contraire, les Iraniens profitent de la coalition internationale pour accroître leur influence sur l’armée et les milices chiites. Ce n’est pas un hasard, d’ailleurs, si la première visite du nouveau premier ministre irakien, Haydar al-Abadi, a été pour Téhéran.
    La république islamique iranienne a également été la première à venir en aide aux Peshmergas kurdes, alors que les Etats-Unis semblaient hésiter à le faire et la Turquie restait insensible aux appels à l’aide des Kurdes.

    L’Iran fortement engagé en Syrie 
    En Syrie, le régime de Bachar el-Assad ne tient que grâce à l’intervention de plus en plus directe de l’Iran aux côtés du régime. Par ailleurs, alors que les pays occidentaux pressaient la Turquie d’intervenir pour soutenir les Kurdes syriens menacés par une offensive jihadiste à Kobane, l’Iran, avec la Russie, adressait à Ankara un sérieux avertissement pour  dissuader les Turcs de mener une offensive terrestre en Syrie.

    Forte influence de l’Iran à Gaza
    Mais là où l’Iran a avancé ses pions, c’est à Gaza et au Yémen. A Gaza, l'Iran a accentué son influence en profitant de la guerre de l’été 2014 entre l’enclave palestinienne et Israël, alors même que l’Egypte et l’Arabie saoudite condamnaient l’action des Palestiniens. Téhéran a affiché son soutien, non seulement au Hamas, mais également au Jihad islamique. Cette dernière organisation est désormais devenue un acteur incontournable sur la scène palestinienne. Et, au cours d’une visite du chef du Jihad islamique à Téhéran, la diplomatie iranienne a même annoncé que la République islamique allait aider les Palestiniens de Cisjordanie à s'armer.

    L’Iran progresse au Yémen
    C’est au Yémen que la progression de l’influence iranienne est la plus visible…et la plus dangereuse. En effet, les rebelles chiites, les Houthis, soutenus et armés par Téhéran, ont bousculé l’armée et les tribus sunnites pour s’emparer de vastes régions et même de la capitale Sanaa. La guerre sunnites/chiites s’en trouve relancée de plus belle. En effet, les Chiites sont désormais en confrontation directe avec l’Arabie saoudite, leur territoire agrandi étant frontalier avec le royaume saoudien. Ils sont aussi au contact avec les tribus sunnites du Yémen et al-Qaïda dans la Péninsule arabique (AQPA). Ce qui explique la soudaine recrudescence des combats.

    Le Liban : prochain théâtre de l’affrontement entre Saoudiens et Iraniens ?
    L’Arabie saoudite et les pays du Golfe en général observent avec inquiétude la progression de l’influence iranienne dans la région et se sentent plus ou moins encerclés. Il faut s’attendre à ce qu’ils réagissent contre Téhéran. Il y a un pays où l’affrontement pourrait prendre une forme violente dans un avenir proche : le Liban. Le pays du Cèdre retient son souffle. Il craint que ne se déclenche une nouvelle phase de tensions politiques alors que le pays n’arrive pas, depuis des mois, à élire un président. Les forces de sécurité libanaises multiplient les coups de poing à Tripoli, le Akkar et la Bekaa, arrêtant des hommes armés, libanais et syriens. Mais la multiplication de ces actions irritent la communauté sunnite qui ne voit pas pourquoi l’armée et les Services de renseignement ne font rien contre le Hezbollah qui, lui, est armé jusqu’aux dents. C’est sans doute pour exprimer cette exaspération que le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, membre du parti de Saad Hariri, le Courant du Futur, s’en est pris au Hezbollah et aux Services de renseignement libanais de l’armée lors de la seconde commémoration de l'assassinat du général Wissam el-Hassan.

    Turquie

    Les Peshmergas transitent par la Turquie vers Kobane
    On comprend mieux, à présent, la stratégie de Recep Tayyip Erdogan, le président turc. Ce qu’il veut, c’est la disparition du principal parti kurde syrien, le Parti d'union démocratique (PYD), dont l’YPG est la branche armée. Il l’accuse d'être une "organisation terroriste" liée au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Il n’aurait pas vu d’un mauvais œil les califatistes faire disparaître les combattants de l’YPG de la surface de la terre.
    Il l’a affirmé, d’ailleurs, d’une manière crue :
    « Je ne comprends pas pourquoi Kobané est d'une importance si stratégique aux yeux des Américains, il n'y a plus aucun civil » dans la ville, a déclaré Erdogan.
    Il a également critiqué Washington pour avoir largué, lundi 20 octobre, des armes aux combattants de l’YPG qui résistent à Kobane. Il juge cette décision mauvaise car, pour lui, cela revient à livrer des armes à des « terroristes » alliés au  Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) interdit en Turquie.
    Mais devant l’insistance de l’administration Obama et de l’Union européenne, Erdogan a finalement affiné sa stratégie. Puisqu’il ne peut empêcher les Occidentaux de renforcer le potentiel militaire des combattants de l’YPG, il va permettre aux Peshmergas, les combattants de l’Union Patriotique du Kurdistan (UPK), de rejoindre Kobane à travers le territoire turc pour prendre en charge la défense de la ville assiégée et ainsi mettre au pas les Kurdes syriens.
    La décision a été annoncée, lundi 20 octobre, par le ministre turc des Affaires étrangères, Mevul Cavusoglu.
    "Nous aidons les forces des pechmergas kurdes à franchir la frontière pour aller à Kobane. Nos discussions à ce sujet continuent", a déclaré M. Cavusoglu lors d'une conférence de presse avec son homologue tunisien, Mongi Hamdi.
    L’UPK entretient de bonnes relations avec la Turquie, contrairement à l’YPG qui est plutôt alliée au PKK qui, rappelons-le, est un Parti interdit par Ankara.
    Le 22 octobre, le Parlement du Kurdistan irakien donnait son feu vert à l'envoi de combattants à Kobane. La décision faisait suite à la décision de la Turquie d'accepter le passage par son territoire des seuls combattants kurdes irakiens, les peshmergas, excluant celui de Kurdes turcs ou d'autres nationalités. Le Parti d'Union Démocatique (PYD), qui représente les Kurdes de Syrie, n'ont pas été dupes du plan d'Erdogan, c'est pourquoi ils ont demandé à l'UPK (Kurdes d'Irak) de limiter à 200 le nombre de Peshmergas engagés dans la défense de Kobane, ce que les Kurdes irakiens ont accepté le 23 octobre.
    Les Peshmergas (Kurdes irakiens) n’ont pas tardé à traverser la Turquie pour gagner Kobane à la frontière turco-syrienne comme en témoigne cette vidéo :
    https://www.youtube.com/watch?v=Ge1MqCvob7o&feature=player_embedded
    Les Peshmergas entrent à Kobane :
    https://www.youtube.com/watch?v=WkYbZiJ5Hqo&feature=player_embedded
     
    Front syrien

    Bataille d’Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
    A Kobane, les combats se poursuivent sans discontinuer et ont même gagné en intensité à partir du mercredi 22 octobre dans la soirée. De son côté, la coalition internationale continue de bombarder des cibles jihadistes. Près de 150 raids aériens ont été menés autour de Kobane depuis la fin septembre. Les cibles sont des véhicules blindés, des pick-ups et des positions de mortiers.
    L’évènement le plus marquant a été le largage par l’armée américaine, le dimanche 19 octobre, d’armes légères, de munitions et du matériel médical aux combattants kurdes de Kobane. Les armes auraient été prises sur les stocks des Peshmergas irakiens et larguées par trois avions cargos C-130 américains qui ont effectué plusieurs largages. Redur Xelil, le porte-parole des Unités de protection du peuple (YPG) a confirmé à l'AFP l'arrivée de ces armes et précisé qu'elles "aideront grandement" et auront "un effet positif" sur les opérations militaires contre l'EI.
    « Il semble que la vaste majorité des largages d’armes ait atteint les Kurdes, a indiqué un haut responsable américain, et les C-130 n’ont eu à faire à aucune résistance en Syrie pendant leurs survols, ni à l’entrée ni à la sortie de l’espace aérien. »
    Les Américains ont cependant été obligés de détruire une des palettes de matériel qui s'était égarée lors du largage pour éviter qu'elle ne tombe entre les mains des Jihadistes du califat islamique. Il semble que d’autres palettes aient quand même atterri dans des secteurs tenus par les jihadistes si on en croit plusieurs vidéos mises en ligne.
    Vidéo d’un largage :
    https://www.youtube.com/watch?v=QkhOd6bLDaA&feature=youtu.be
    Lors des parachutages d’armements et de munitions aux combattants kurdes par l’armée américaine, quelques unes des caisses ont atterri dans les zones contrôlées par les Jihadistes de l’EI :
    https://www.youtube.com/watch?v=yOuPX6z50EM&feature=player_embedded
    Par ailleurs, un dépôt d’armes des Kurdes a explosé à Kobane à la suite d’une attaque jihadiste.
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=cb7737d4fc22

    Alep
    Il apparaît de plus en plus évident que l’armée d’Assad et les milices pro-régime n’ont plus le personnel suffisant pour occuper durablement les régions qu’ils réussissent à capturer des mains des rebelles. Ces derniers continuent, jour après jour, à réduire le potentiel militaire du régime. Et ce ne sont pas les cris de victoire de l’armée assadiste après la prise d’un village ou d’une position rebelle qui change la situation sur le terrain. La plupart du temps, les succès sont obtenus en mettant à profit la division des rebelles entre Armée Syrienne Libre, Front islamique, Front al-Nosra et Jihadistes du califat islamique (Daesh).
    Cette vidéo montre un combattant de l’Armée syrienne Libre détruire à l’aide d’un missile antichar TOW un avion L-39 Albatros sur la base aérienne de Nayrab totalement encerclée. Par ailleurs, l'aviation de Bacha el-Assad aurait détruit deux des trois avions en état de voler tombés aux mains des califatistes.
    https://www.youtube.com/watch?v=Hmx48qsBQz4&feature=player_embedded

    A la frontière jordanienne
    Cela fait des mois que les rebelles syriens, regroupés dans le Front Sud (Jabhat al-janoubiya), cherchent à contrôler la bande frontalière avec la Jordanie, au sud de la Syrie. Ils ont pris de nouvelles positions du régime, notamment au sud est de Deraa et le long de l’autoroute Damas-Jordanie :
    https://www.youtube.com/watch?v=exE7LmmaifM&feature=player_embedded
    et
    https://www.youtube.com/watch?v=L-7EXw-Rwjk&feature=player_embedded
    et
    https://www.youtube.com/watch?v=0MdM4h_OeIc&feature=player_embedded
    Finalement, les troupes de Bachar el-Assad ont perdu le contrôle du passage frontière de Nasib avec la Jordanie :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=w9L8pDxPEAQ

    Hauran (Sud ouest de la Syrie)
    Un membre de l’Armée Syrienne Libre appelle les soldats d’Assad à se rendre :
    https://www.youtube.com/watch?v=cfuTVkxwPqQ&list=UUvQaT359f3FFSlp_dBwBC4A&feature=player_detailpage
    Des membres de la Brigade Tawhid – Kataëb Hauran – pénètrent à l’intérieur de la position al-Miadhan, tenue par l’armée d’Assad, qu’ils viennent de conquérir :
    https://www.youtube.com/watch?v=whSH2WxZc7k&list=UUvQaT359f3FFSlp_dBwBC4A&feature=player_detailpage

    Deir ez-Zhor
    Les Jihadistes de l’État islamique ont remporté une importante victoire, mardi 21 octobre, sur l’armée assadiste dans la région de Deir ez-Zhor. C’est le premier succès militaire dans ce secteur depuis deux mois. Le groupe jihadiste, qui avait reçu d’importants renforts ces derniers jours, contrôlerait à présent plus de la moitié de la ville de Deir ez-Zhor. La victoire jihadiste a été très coûteuse en hommes et on a appris que quatre Jihadistes "français" originaires de Lunel auraient été tués dans les combats

    Front irakien

    Bagdad
    Un nouvel attentat suicide a ensanglanté Bagdad. L’attentat visait des fidèles à la sortie de la mosquée chiite Husseiniyat al-Khayrat" à l'issue de la prière de la mi-journée à Sinak, un secteur du centre de la capitale. Le bilan des victimes s’élève pour l’instant à onze personnes tuées.

    Les jihadistes attaquent la ville de Qara Tapah
    Qara Tapah est une ville située au nord-est de Bagdad et à 50 km de la frontière iranienne. Elle est sous le contrôle des Peshmergas kurdes. Sa population est composée d'Arabes, de Kurdes et de Turcomans. La ville a déjà fait l’objet d’une triple attaque à la bombe qui a fait au moins 45 morts le 12 octobre 2014. Les Jihadistes de l’Etat islamique ont lancé une attaque, lundi 20 octobre. L’assaut a eu lieu sur deux fronts soutenu par des bombardements au mortier.
    « Nous avons réclamé un soutien aérien de la coalition internationale », a indiqué un responsable local.
    Il y aurait déjà une dizaine de victimes tandis que près de 9000 habitants, soit la moitié de la population, fuyaient la ville par crainte d’un encerclement.

    Attentat suicide dans la ville sainte chiite de Kerbala
    Au moins 22 personnes ont été tuées lorsque des véhicules piégés ont explosé près de sanctuaires chiites à Kerbala, une ville sainte chiite. Aucun groupe n'a encore revendiqué la responsabilité pour ces attentats.
    Les attaques ont eu lieu au moment même où le Premier ministre, Haider al-Abadi,  rencontrait le grand ayatollah Ali al-Sistani, le plus haut dignitaire chiite de l'Irak, dans la ville sainte de Najaf. La discussion était une rupture symbolique par rapport à la période où les relations étaient détestables entre Sistani et le prédécesseur de Haider al-Abadi, Nouri Kamal al-Maliki.
     
    Barrage de Mossoul
    La coalition internationale a du reprendre ses bombardements pour protéger le barrage de Mossoul à nouveau menacé par les Jihadistes de l’Etat islamique.
    La coalition emmenée par les Etats-Unis a mené 12 frappes aériennes en 24 heures les 21 et 22 octobre, ce qui a permis de détruire trois véhicules et de repousser un assaut des jihadistes de l'Etat Islamique près du barrage de Mossoul.
    Les insurgés "ont mené une offensive près du barrage de Mossoul qui a été repoussée par des frappes américaines et les forces irakiennes", a déclaré le colonel Steven Warren, un porte-parole du ministère américain de la Défense, en évoquant 12 raids aériens.
    Le barrage de Mossoul, situé sur le Tigre au nord de l'Irak, est stratégique. Il a été pris par l'EI le 7 août, puis repris par les forces kurdes à la fin du mois d'août.

    Front yéménite

    La guerre entre les communautés sunnite et chiite prend de l’ampleur au Yémen. De violents affrontements se déroulent actuellement dans la province de Baïda. Ils opposent des combattants d'al-Qaïda, appuyés par des membres des tribus sunnites, aux rebelles chiites qui tentent d'étendre leur emprise territoriale.
    On peut se demander comment le Yémen, qui avait entamé un processus de dialogue national et de transition politique en est arrivé à un tel niveau d’anarchie. Et surtout pourquoi l’armée yéménite a été incapable de résister à l’offensive des Houthis chiites ? Il faut se souvenir qu’au moment de la révolution qui a emporté le régime d’Ali Abdallah Saleh, l’ancien président yéménite, l’armée s’est scindée en deux camps, l’un a pris le parti de l’ancien président et l’autre contre. Le résultat est qu’une partie de l’armée a alors quitté la région de Saada, bastion des Houthis chiites, ce qui a laissé ces derniers seuls maîtres de leur région. Ils ont ensuite entamé une série d’offensives dans le but de se présenter en position de force au moment du dialogue national. Et c’est devant la faiblesse de la réaction de l’armée qu’ils se sont alors pris à rêver qu’ils pourraient obtenir plus que de simples ministères dans un futur gouvernement et notamment gagner un accès à la mer rouge.

    Iran/Pakistan

    L’Iran rappelle le Pakistan à l’ordre
    Le commandant en chef adjoint des forces terrestres des Pasdarans (Gardiens de la révolution) en République islamique d'Iran (RII), le général Abdellah Eraghi, a menacé quiconque porterait atteinte à l’intégrité territoriale de l’Iran, visant clairement le Pakistan dont sont parties, récemment plusieurs attaques jihadistes. « La République islamique d’Iran ripostera  à toute agression ennemie en toute légitimité » a-t-il affirmé.
    "L’Iran est un pays indépendant qui a coexisté de façon pacifique pendant des siècles avec ses voisins. Toute agression venue des frontières orientale du pays sera repoussée en toute légitimité », a-t-il martelé.
    Eraghi faisait mention aux attaques qui ont eu lieu récemment contre des garde-frontières iraniens. Les assaillants venaient du territoire pakistanais.
     « Ces éléments cherchent à faire croire à l'insécurité de nos frontières. Un poste frontalier a été pris pour cible la semaine dernière avant d'être repoussés violemment par les tribus de Sistan, la force al-Qods et les forces des Pasdaran », a-t-il indiqué.

    Tunisie

    Tunis
    Les forces de l'ordre tunisiennes ont échangé, jeudi 23 octobre, des tirs avec des Jihadistes retranchés dans une maison à Oued Ellil, une localité près de Tunis.
    "Les forces de l'ordre encerclent une maison à Oued Ellil abritant des éléments terroristes et des échanges de tirs sont en cours", a précisé Mohamed Ali Aroui, le porte-parole du ministère tunisien de l’intérieur, à la radio Mosaïque FM.
    Plus tôt dans la matinée, des heurts avaient éclaté entre la police et "deux éléments terroristes" à Kébili (sud), a ajouté M. Aroui, précisant qu'un agent des forces de l'ordre en faction devant une société avait été tué par ces "terroristes" lors des échanges de tirs. Les deux "terroristes", "qui préparaient des opérations dans la région", ont été arrêtés, et deux kalachnikovs ont été saisies, a-t-il ajouté.
    Ces violences interviennent à trois jours des élections législatives qui, avec la présidentielle du 23 novembre, sont cruciales pour la stabilité du pays. Les ministères de la Défense et de l'Intérieur ont mis en garde contre des éléments "terroristes" qui visent à entraver ces scrutins.

    Pour Rached Ghannouchi la démocratie à la tunisienne est un rempart contre l’EI
    Pour Rached Ghannouchi, le chef du parti islamique tunisien Ennahda, un parti d’obédience « frères musulmans », le modèle de transition de la Tunisie vers la démocratie est l'alternative aux groupes extrémistes comme Daesh (EI). C’est ce qu’il a déclaré au cours d’un entretien à l’AFP, mercredi 22 octobre.
    "La réussite de l'expérience tunisienne est dans l'intérêt international, surtout dans la lutte contre l'extrémisme et la lutte contre Daesh et ses semblables. »
    "Qui veut faire la guerre à l'extrémisme, qu'il lui fasse la guerre avec modération, avec ce modèle tunisien qui réunit islam et laïcité, islam et démocratie, islam et liberté de la femme", a-t-il ajouté.
    "L'un des meilleurs moyens de combattre le terrorisme, c'est de propager l'islam modéré parce que le terrorisme se base sur une explication extrémiste de l'islam. Et c'est pourquoi nous, Ennahda, nous sommes les plus dangereux pour le terrorisme, parce que nous les combattons sur leur terrain", a-t-il affirmé, en assurant que "les tueries qu'ils commettent n'ont rien à voir avec le jihad. C'est du terrorisme et du crime".

    Cruauté dans le califat islamique

    Un régime de terreur s’est abattu sur les régions conquises par l’Etat islamique. Le dernier acte de cruauté en date concerne l’exécution puis la crucifixion, dans le nord de la Syrie, d’un homme accusé d’avoir photographié des installations jihadistes. L’exécution a eu lieu à al-Bab, une ville de la province d'Alep aux mains des califatistes. L'homme a été crucifié sur une croix en fer avec une pancarte autour du cou sur laquelle était inscrit : « Abdallah al-Buchi. Crime : avoir filmé des positions de l'EI pour 500 livres turques (222 USD) par vidéo. » « Jugement : exécution puis crucifixion durant trois jours ».

    Les califatistes lapident une femme
    Les Jihadistes de l’EI lapident une femme accusée d’on ne sait quoi :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=4d37c8f7e263

    Israël

    Plusieurs incidents sécuritaires graves en Israël
    Le mercredi 22 octobre, à Jérusalem, un Palestinien de 21 ans, Abdelrahmane Shaloudeh, a lancé sa voiture contre un groupe de personnes, qui attendaient à un arrêt de tramway, avant d’essayer de fuir et d'être stoppé par un policier qui a ouvert le feu sur lui, le blessant mortellement. On devait déplorer la mort d’un bébé tandis que neuf personnes étaient blessées dont deux gravement. Pour la police, il s’agit probablement d’une attaque « terroriste ». 

    Abdelrahmane.jpg


     

    Abelrahmne Shaloudeh

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Par ailleurs, à la frontière avec l’Egypte, deux soldats israéliens ont été blessés par des tirs venus du Sinaï égyptien.
    Les deux blessés sont une femme officier et un soldat membres du bataillon Caracal, unité mixte chargée de surveiller cette frontière sensible.
    La frontière entre Israël et le Sinaï est longue de 240 km. Cette péninsule désertique est peuplée de 40.000 habitants, principalement des tribus dont les chefs ont fait le serment de transformer la région en émirat islamique indépendant.


    Terrorisme jihadiste international

    Canada
    Le Canada a été frappé par deux attentats en trois jours. Lundi 20 octobre, à Saint-Jean-sur Richelieu, au Québec, un militaire avait été fauché volontairement par un jeune de 25 ans converti à l'islam et « radicalisé », qui a ensuite été abattu par la police. Mais c’est au cœur même de l’Etat, à l’intérieur même du Parlement d’Ottawa qu’un ou plusieurs terroristes ont à nouveau frappé, plongeant le pays dans l’incrédulité. 

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    Un peu avant 10h00 (14h00 GMT), mercredi 22 octobre, l'un des deux militaires postés devant le monument aux morts d’Ottawa a été tué par balles par un terroriste jihadiste. Un garde de la sécurité du Parlement était également blessé, un peu plus tard, lorsqu'une fusillade a éclaté à l'intérieur de l'édifice. Le centre-ville d'Ottawa était aussitôt investi par des centaines de policiers et commandos lourdement armés, soutenus par des véhicules blindés légers.
    Les habitants du centre d'Ottawa recevaient pour consigne de s'éloigner des fenêtres car, affirmait la Gendarmerie royale du Canada, un tireur s'était « probablement » retranché sur le toit du Parlement.
    Des témoins rapportaient avoir vu un ou plusieurs tireurs faire feu sur l'un des deux soldats stationnés devant le monument aux morts, avant de s'emparer d'un véhicule officiel pour approcher des portes du Parlement, un périmètre uniquement réservé aux véhicules autorisés et de police. Peu après, une forte détonation a été entendue, aussitôt suivie d'un tir nourri des policiers. Les échanges de coups de feu ont duré plusieurs minutes et se sont soldés par la mort d’un terroriste.
    L'auteur de l'attaque du lundi 20 octobre avait été identifié par les services de renseignement comme faisant partie des 90 Canadiens présents sur le sol national et soupçonnés de vouloir fomenter des attentats. Sur ces 90 individus suivis par les autorités, 80 étaient revenus récemment de zones de guerre, et plus spécialement d'Irak et de Syrie, avait indiqué au début du mois d'octobre le gouvernement canadien. Le Jihadiste décédé à l’intérieur du Parlement canadien s’appelle Michael Zehaf-Bibeau âgé de 32 ans.
    Le père de ce terroriste serait libyen ou algérien et sa mère canadienne. Il était considéré par les services de renseignements comme un « voyageur à haut risque » et s’était fait retirer récemment son passeport pour cette raison.
    Il avait eu plusieurs fois maille à partir avec la justice avant de recevoir une médaille pour exemple de réinsertion. Il avait été condamné à deux ans de prison pour vol et possession d'armes en 2003. Il serait également poursuivi pour possession de stupéfiants. Cet homme se serait ensuite converti à l’islam radical. 

    France

    Lunel
    Quatre Jihadistes « français », originaires de Lunel et âgés entre 20 et 30 ans, sont morts le 17 octobre dans des combats contre l’armée syrienne à Deir ez-Zhor. Trois d’entre eux sont décédés lors d’un bombardement. Un quatrième est mort à l’hôpital.
    D’après la famille de l’un de ces jihadistes contactée par Libération, leur fils, converti à l’islam, aurait été envoyé en première ligne contre des unités de l’armée syrienne assiégées par l’Etat islamique. La nouvelle de leur décès et des photos des corps ont été transmises via les réseaux sociaux par leurs compagnes. Les quatre hommes faisaient partie d’un groupe d’une dizaine d’habitants de Lunel et de sa région partis faire le jihad en Syrie.
    Il semble que l'un des Jihadistes "français" utilisaient le nom de guerre de Mohammed al-Masri.
    Il aurait eu le compte twitter suivant :
    https://twitter.com/Muhammad_masry4
    Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, ces quatre morts portent à quarante le nombre de jihadistes français morts en Syrie.
    La France fournit le plus gros contingent de jihadistes européens au Moyen-Orient avec un millier de recrues environ.

    Pétrole

    Christophe de Margerie : Un décès qui pourrait arranger certains
    Un rappel : Christophe de Margerie, le patron de Total tué dans un accident d’avion à Moscou le 21 octobre, faisait partie des opposants aux sanctions pétrolières contre l'Iran. Les ressources pétrolières iraniennes et irakiennes occupaient une place de choix dans la stratégie de Total. Christophe de Margerie a mis d'ailleurs de la mauvaise volonté à se soumettre au régime des sanctions décidées par les Etats Unis contre l'Iran. Par ailleurs, de Margerie demandait à ce que les pourparlers Iran/5+1 aboutissent pour pouvoir accéder à nouveau aux énormes richesses pétrolières d’Iran. CQFS

    Jean René Belliard

     

  • 20 octobre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

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    Turquie

    La Turquie laisse passer les renforts kurdes vers Kobane
    La Turquie a finalement cédé devant les menaces de plus en plus précises de l’administration américaine et de l’Union Européenne. Elle a accepté de laisser passer armes et combattants kurdes d’Irak en Syrie à travers le territoire turque.
    La Turquie a pris des mesures pour aider les combattants kurdes d'Irak à rejoindre, via son territoire, la ville syrienne kurde de Kobané assiégée par les jihadistes, a annoncé lundi 20 octobre le ministre turc des Affaires étrangères, Mevul Cavusoglu.
    "Nous aidons les forces des pechmergas kurdes à franchir la frontière pour aller à Kobané. Nos discussions à ce sujet continuent", a déclaré M. Cavusoglu lors d'une conférence de presse avec son homologue tunisien, Mongi Hamdi, sans donner d'autres précisions.
    Le changement de ton d’Ankara est intervenu moins de vingt quatre heures après que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, ait de nouveau accusé, dimanche 19 octobre, le principal parti kurde de Syrie, le Parti d'union démocratique (PYD), dont l’YPG est la branche armée, d'être une "organisation terroriste", lié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Les Turcs auraient obtenu, en échange de leur acceptation, que la résistance kurde syrienne fasse allégeance à l’Union Patriotique du Kurdistan (UPK) et son président, Jalal Talabani. L’UPK entretient de bonnes relations avec la Turquie, contrairement à l’YPG qui est plutôt alliée au PKK, un Parti interdit par Ankara.
    Les Peshmergas (Kurdes irakiens) n’ont pas tardé à traverser la Turquie pour gagner Kobane à la frontière turco-syrienne comme en témoigne cette vidéo :
    https://www.youtube.com/watch?v=Ge1MqCvob7o&feature=player_embedded
    Les Peshmergas entrent à Kobane :
    https://www.youtube.com/watch?v=WkYbZiJ5Hqo&feature=player_embedded
     
    Front syrien

    Bataille d’Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
    L’armée américaine a largué à l’aube du dimanche 19 octobre des armes légères, des munitions et du matériel médical sur Kobane. Les armes auraient été prises sur les stocks des Peshmergas irakiens et largués par trois avions cargos C-130 américains qui ont effectué plusieurs largages.
    « Il semble que la vaste majorité des largages d’armes ait atteint les Kurdes, a indiqué un haut responsable américain, et les C-130 n’ont eu à faire à aucune résistance en Syrie pendant leurs survols, ni à l’entrée ni à la sortie de l’espace aérien. »
    Les Américains ont cependant été obligés de détruire une des palettes de matériel qui s'était égarée lors du largage aux Kurdes l’YPG assiégés dans la ville de Kobané, pour éviter qu'elle ne tombe entre les mains des Jihadistes du califat islamique. 
    Les Américains ont en même temps poursuivi leur offensive aérienne avec six nouvelles frappes dimanche 19 et lundi 20 octobre a précisé le Centcom. Depuis fin septembre, plus de 135 raids aériens ont été menés autour de Kobané. Les raids conduits dimanche et lundi ont détruit des positions de combats et de mortiers des Jihadistes ainsi qu'un de leurs véhicules.
    Vidéo d’un largage :
    https://www.youtube.com/watch?v=QkhOd6bLDaA&feature=youtu.be
    Redur Xelil, le porte-parole des Unités de protection du peuple (YPG) a confirmé à l'AFP l'arrivée de ces armes et précisé qu'elles "aideront grandement" et auront "un effet positif" sur les opérations militaires contre l'EI.

    Cruauté dans le califat islamique
    Un régime de terreur s’est abattu sur les régions conquises par l’Etat islamique. Le dernier acte de cruauté en date concerne l’exécution puis la crucifixion, dans le nord de la Syrie, d’un homme accusé d’avoir photographié des installations jihadistes. L’exécution a eu lieu à al-Bab, une ville de la province d'Alep aux mains des califatistes. L'homme a été crucifié sur une croix en fer avec une pancarte autour du cou sur laquelle était inscrit : « Abdallah al-Buchi. Crime : avoir filmé des positions de l'EI pour 500 livres turques (222 USD) par vidéo. » « Jugement : exécution puis crucifixion durant trois jours ».

    Front irakien

    Bagdad
    Un nouvel attentat suicide a ensanglanté Bagdad. L’attentat visait des fidèles à la sortie de la mosquée chiite Husseiniyat al-Khayrat" à l'issue de la prière de la mi-journée à Sinak, un secteur du centre de la capitale. Le bilan des victimes s’élève pour l’instant à onze personnes tuées.
     
    Activité de la coalition internationale
    Les Américains, assistés des Français et des Britanniques, ont procédé à six frappes aériennes en coordination avec les troupes irakiennes au sol: deux au sud-est de Fallouja, trois au sud de la raffinerie de Baïji et une autre au sud de Baïji.
    Le ministère français de la défense a confirmé que l'aviation française avait procédé, dimanche 19 octobre, à une nouvelle frappe aérienne contre les Jihadistes de l’Etat islamique (EI) lors "d'une mission d'appui des troupes irakiennes au sol".
    "Le 19 octobre, au cours d'une mission d'appui des troupes irakiennes au sol, deux Rafale français ont détruit deux pick-up du groupe terroriste Daech" (un des acronymes arabes du groupe EI), a indiqué le ministère de la défense française. "Cette frappe s'inscrit dans le cadre de l'appui de la coalition à l'offensive des forces armées irakiennes dans la région de Baiji-Tikrit", a-t-il souligné.
    "Au cours d'une mission de reconnaissance armée dans la région de Tikrit, à 200 km au nord de Bagdad, des objectifs mobiles ont été transmis en vol aux équipages. Après leur identification et la confirmation de leur caractère hostile par les pilotes des Rafale, ils ont été traités par trois bombes guidées laser GBU 12. Les chasseurs français, équipés de pod de désignation Damocles (système de désignation de cible), ont porté leurs frappes entre 12H15 et 13H15 (heure de Paris)", précise le ministère dans un communiqué.
    "Durant ce vol d'environ huit heures, les deux Rafale ont été ravitaillés à cinq reprises par les avions alliés américains et australiens engagés sur zone", indique le ministère dans ce communiqué.
    "Depuis le 5 octobre, suite au renforcement du dispositif, les forces françaises s'appuient sur neuf avions Rafale, 1 avion de ravitaillement C135, et un avion de patrouille maritime Atlantique 2", a précisé le ministère.

    Front yéménite

    Guerre sunnite-chite
    La guerre entre les communautés sunnite et chiite prend de l’ampleur au Yémen. De violents affrontements se déroulent actuellement dans la province de Baïda, où de violents affrontements opposent des combattants d'al-Qaïda, appuyés par des membres des tribus sunnites, aux rebelles chiites qui tentent d'étendre leur emprise territoriale. C’est dans ce contexte qu’un attentat suicide a visé une position des rebelles chiites à Radha, au sud de Sanaa. L’attentat à la voiture piégée contre un barrage tenu par des rebelles chiites a tué au moins 15 personnes, dont des enfants, lundi 20 octobre.

    Iran/Pakistan

    L’Iran rappelle le Pakistan à l'ordre
    Le commandant en chef adjoint des forces terrestres des Pasdarans (Gardiens de la révolution) en Ré[ublique islamique d'Iran (RII) le général Abdellah Eraghi a menacé quiconque porterait atteinte à l’intégrité territoriale de l’Iran, visant clairement le Pakistan dont sont parties, récemment plusieurs attaques jihadistes. « La République islamique d’Iran ripostera  à toute agression ennemie en toute légitimité » a-t-il affirmé.

    Pasdaran_Abdallah_Araghi.jpg

    Général Abdellah Eraghi

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    " L’Iran est un pays indépendant qui a coexisté de façon pacifique pendant des siècles avec ses voisins. Toute agression venue des frontières est du pays sera repoussé en toute légitimité », a-t-il martelé.
    Eraghi faisait mention aux attaques qui ont eu lieu récemment contre des garde-frontières iraniens. Les assaillants venaient du territoire pakistanais.
     « Ces éléments cherchent à faire croire à l'insécurité de nos frontières. Un poste frontalier a été pris pour cible la semaine dernière avant d'être repoussée violemment par les tribus de Sistan, la force AlQods et les forces des Pasdaran », a-t-il indiqué.

    Jean René Belliard

  • 14 octobre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

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    Turquie

    L’aviation turque est intervenue…contre les Kurdes du PKK
    Les aviations de combat F-16 et F-4  de l’armée turque sont effectivement intervenus, mais pas contre les Jihadistes de l’Etat Islamique. Ils ont attaqué des cibles du PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) dans le sud est de la Turquie, tard dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 octobre 2014. Il s’agit de la première opération militaire d’envergure depuis qu’une trêve avait été conclue entre le gouvernement turc et le PKK, il y a deux ans. Les bombardements ont eu lieu dans la province de Hakkari, proche de la frontière turco-irakienne. Pour les autorités turques, le raid est une réponse à trois jours d’incidents et d’affrontements sporadiques entre les militants du PKK et les forces de sécurité turques.

    Front Syrien

    Bataille de Kobane
    Les combats se poursuivent, mais ils sont inégaux et le millier de civils et les combattants de l’YPG qui se trouvent encore dans les décombres de la ville manquent pratiquement de tout, eau, nourriture et munitions. La ville ne pourra résister que quelques jours, malgré les bombardements de la coalition internationale et en l’absence de l’entrée en jeu de l’armée turque qui reste l’arme au pied de l’autre côté de la frontière.
    Vidéo côté kurde :
    https://www.youtube.com/watch?v=YcS1hhfyslw&feature=player_embedded
    Vidéo côté jihadiste
    Une vidéo sur un tank de l’EI à l’intérieur de Kobane
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=BA_8KFHsaUg
    Autre vidéo des combats à Kobane
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=u20i9fkLBiQ

    Banlieue de Damas
    Une Nouvelle arme est utilisée par l’armée d’Assad : le nettoyeur de mines l’UR-77. Cette arme peut réduire en poussière un quartier entier. La vidéo montre cette arme qui ne laisse aucune chance aux rebelles. Elle a été utilisée à Jobar. Le commentaire accompagnant la vidéo : "Il n'y a plus besoin de livrer des combats de rue :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Evle_Q1rMIQ

    Front irakien

    Province sunnite d’al-Anbar
    Depuis le début il y a quatre mois de l'offensive fulgurante de l'EI en Irak, l'armée n'a eu de cesse de perdre du terrain dans la plus vaste province du pays, dont des insurgés contrôlaient déjà certaines parties depuis le début de 2014. Dans ce territoire bordant la Syrie, la Jordanie et l'Arabie saoudite, les jihadistes sont parvenus à garder l'initiative au moment où ils reculaient dans le nord face aux soldats irakiens et combattants kurdes appuyés par les frappes aériennes de la coalition internationale. Selon un responsable américain, la présence des forces gouvernementales dans la province sunnite d’al-Anbar serait très précaire. Les Jihadistes de l’Etat Islamique auraient pris le contrôle de trois bases de l’armée irakienne au cours des trois dernières semaines. Le dernier retrait de l'armée est survenu dimanche 12 octobre 2014 lorsque 300 soldats ont abandonné le camp qu'ils occupaient près de la ville de Hit pour se replier sur la base aérienne Asad, où d'autres forces sont terrées en plein désert. Hit, qui était l'un des derniers bastions du gouvernement à al-Anbar, est « maintenant contrôlée à 100 % par l'EI », a assuré un responsable de la police provinciale.
    Cette conquête vient s'ajouter à celles des villes de Fallouja, à 60 km de Bagdad, et d'al-Qaïm, 300 km plus à l'ouest, à la frontière syrienne. Entre ces deux localités, les jihadistes contrôlent la majeure partie du terrain, à l'exception du barrage de Haditha, le deuxième du pays. D'intenses frappes aériennes de la coalition ont aidé les militaires, appuyés par des tribus sunnites hostiles à l'EI, à conserver le contrôle de cette infrastructure et sur une poignée d'autres positions dans la province.
    Aujourd'hui, c'est su Ramadi que l'étau se resserre Des quartiers entiers échappent déjà au contrôle des autorités de Bagdad. Un capitaine de l'armée a indiqué la semaine dernière que son bataillon entier avait dû quitter la base d'Albu Aitha, juste à l'est de Ramadi, après avoir été assiégé par les jihadistes pendant plusieurs jours, avec très peu d'eau et de nourriture. « Nous sommes maintenant à Tharthar (quelques kilomètres plus au nord), le retrait s'est fait progressivement, mais je ne sais pas ce qu'on peut faire depuis cette nouvelle position (...) le moral des soldats est bas », a-t-il déploré.
    Pour certains experts, les frappes de la coalition seraient plus efficaces si l'armée irakienne passait à l'offensive. Mais pour l’instant, l’armée semble incapable d’un sursaut, gangrénée par le clientélisme et la corruption.

    Bataille de Bagdad dans les jours prochains
    Si la situation continue d'évoluer dans le même sens, sans une intervention forte de forces terrestres étrangères dans les 10 jours, alors la prochaine bataille se déroulera aux portes mêmes de Bagdad.
    Lundi 13 octobre, Abou Bakr al-Baghdadi, le calife autoproclamé, a demandé à ses  forces de lancer l’offensive contre la capitale irakienne. Selon les renseignements, près de 13000 Jihadistes se seraient massés aux portes de la capitale jusqu’à Abou Ghraib et compteraient la prendre d'assaut depuis le sud-ouest.

    Bombardements de la coalition internationale
    On peut se demander si le Centcom est au informé que la ville de Kobane (nom en kurde) et Aïn el-Arab (nom en arabe) sont la même ville. Et dans l’un ou l’autre cas, comment comprendre les chiffres donnés par le Centcom pour les attaques aériennes à Kobane et Aïn el-Arab :

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    Nouvelle menace contre les Yazidis dans le nord de l’Irak
    La situation s’est à nouveau détériorée à Sinjar. Les combattants de la résistance yazidi affirment que les Jihadistes de l’Etat Islamique ont à nouveau encerclé le Mont Sinjar où des milliers de personnes sont encore réfugiées. Selon les combattants, plus de 7.000 personnes seraient restées dans les montagnes, la plupart parce qu'ils refusent de quitter leurs villages. "La situation est très mauvaise. Un autre massacre contre le peuple dans les montagnes est imminente si nous n'obtenons pas une aide sérieuse maintenant", a déclaré un combattant de la SPLI, l'unité de défense yazidi. Les Peshmergas kurdes avaient bien promis de lancer une offensive pour soutenir les Yazidis sur le mont Sinjar, mais celle-ci n’a toujours pas débutée. Les Yazidis affirment que le retard a pour but de forcer les Yazidis à se soumettre aux désidératas kurdes, notamment sur le plan politique. 
    Les peshmergas ne veulent pas nous aider parce que nous ne voulons pas subordonner nos forces à celles des Peshmergas et que nos commandants refusent de devenir des membres du parti kurde KDP, a affirmé un chef de l’unité de défense des Yazidis commandée par le général Qasim Shesho.  Et les Yazidis ont rappelé que 10 000 Peshmergas kurdes, qui se trouvaient dans la région du Sinjar au moment de l’offensive des Jihadistes de l’EI, le 3 août 2014, ont abandonné leur position sans combattre. Les Peshmergas avaient désarmé les Yazidis auparavant, leur promettant de prendre soin de leur sécurité. C’est à la suite de ce que les Yazidis considèrent comme une trahison qu’ils ont formé leurs propres milices dont la plus importante est le SPLI. 
    Pour le commandant suprême des Yazidis,  Haydar Shesho, «Sinjar est ouvert à tous les partis politiques, en particulier les Kurdes. Mais nous n'allons pas céder à n'importe qui. Tout ce qui se passe dans Sinjar doit être dans l'intérêt de Yazidis. " Et Haydar Shesho regrette que les livraisons d'armes par hélicoptère ont été principalement faites au profit de la douzaine de Peshmergas qui se trouvent dans le Mont Sinjar.

    Des milices chiites irakiennes commettent des « crimes de guerre », selon Amnesty
    Des milices chiites qui combattent les Jihadistes de l’État islamique aux côtés de l'armée irakienne commettent des crimes de guerre contre des civils sunnites, a accusé mardi 14 octobre Amnesty International. Dans un communiqué, Amnesty dit avoir des « preuves » que des miliciens chiites ont commis des « dizaines » de meurtres de sunnites en Irak, qui évoque des « exécutions délibérées ». Des groupes armés chiites se livrent également à des enlèvements de sunnites, pour la libération desquels des familles ont dû payer des dizaines de milliers de dollars, ajoute l'ONG.

    Iran

    L’Irak appelle l’Iran à l’aide pour sauver Bagdad
    L'Etat irakien aurait appelé le général Soleymani, le chef de la force al-Qods, la force d’élite du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, à venir au secours de Bagdad, menacée par l’avancée des Jihadistes de l’Etat Islamique.
    Le général Soleymani suit de très près l’évolution des combats en Irak et les mesures prises par l’armée irakienne pour défendre Bagdad. A noter que les combattants de la force al-Qods se trouvent déjà à proximité de Bagdad pour protéger la capitale irakienne.
    Devant l’imminence de la menace, les commandants militaires et sécuritaires irakiens ont également tenu des réunions d'urgence au siège de l'ambassade américaine à Bagdad, ainsi qu'au ministère irakien de la Défense pour évoquer en détail une feuille de route destinée à neutraliser une éventuelle offensive jihadiste contre la capitale. Prendre Bagdad serait l’objectif des Jihadistes qui voudraient en faire la capitale naturelle de leur califat.

    L’Iran menace d’entrer en guerre très prochainement contre le califat islamique
    L’Iran envisagerait sérieusement d’entreprendre des actions militaires contre les Jihadistes de l’Etat islamique,  a averti Amir Moussaoui, le président du Centre d’études stratégiques et internationales (CESI), cité par l’agence iranienne Irib.
    «La donne a changé au Moyen-Orient, et il est possible que l’Iran mène une action militairet, pour se défendre face au danger du terrorisme», a-t-il souligné dans un entretien avec l'agence.
    Téhéran serait très inquiet de la détérioration de la situation dans la province d’al-Anbar où l’armée irakienne subit revers sur revers. Et surtout, les Iraniens ont peur que la bataille se déroule dans un proche avenir à Bagdad même. Devant l’absence de résultats déterminants de la coalition internationale qui se borne à des bombardements aériens, les Iraniens auraient l’intention d’intervenir militairement au sol pour aider le gouvernement iranien et écarter la menace jihadiste à ses frontières.
    « Jusqu’à présent, les responsables iraniens se concentraient sur l’offre de conseils aux forces militaires syriennes ou irakiennes. Mais ils sont à présent en train d’examiner la possibilité et la nécessité de l’envoi de troupes, pour combattre les terroristes », a affirmé Moussaoui.
    « Les terroristes de Daesh ont développé leurs activités, près de Bagdad, notamment à Ramadi. Ils veulent occuper cette ville pour pouvoir créer un axe, qui renforcerait leur position de Ramadi, jusqu’à la frontière avec la Jordanie. Dans ce cas, la République islamique d’Iran ne pourra plus rester dans l’inaction et devrait prendre des mesures concrètes, pour se défendre, face aux menaces des terroristes extrémistes de Daesh », a-t-il averti.


    Front libanais

    Les Druzes aussi…
    Après les Chrétiens qui ont pris les armes dans la Bekaa, des cheikhs druzes Libanais - tout au moins ceux qui sont traditionnellement proches du Hezbollah - ont demandé à la milice chiite libanaise de former militairement les habitants des localités d’Aliyah et d’Al Chouf, pour les préparer à faire face à d’éventuels assauts des Jihadistes. Il s’agirait de Druzes membres du parti Al-Tawhid al-Arabi fondé par le Druze pro-syrien Wiam Wahab. La question de la formation militaire de civils druzes a été abordée au cours d'une réunion entre Cheikh Naim Hassan et les représentants du Hezbollah.  La décision pourrait faire suite à la récente observation par le Hezbollah d’une certaine connivence entre les Jihadistes du Front al-Nosra qui combattent l’armée d’Assad sur le plateau du Golan et les Israéliens. Plusieurs Jihadistes d’al-Nosra ont été, en effet, soignés dans des hôpitaux israéliens avant d’être renvoyés vers les zones de combat en Syrie. Les Druzes et le Hezbollah soupçonnent maintenant Israël de vouloir aider les membres du Front al-Nosra à lancer des attaques contre le Hezbollah et les Druzes, notamment ceux qui vivent sur le plateau du Golan.


    Activité jihadiste contre les Occidentaux
    Un ressortissant américain a été tué par balles et un autre a été blessé mardi 14 octobre dans l’après-midi lors que leur véhicule a été pris pour cible à Riyad,  la capitale saoudienne.

    Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)