Jaffa

  • Jérusalem : Arrestations et blessés lors de heurts à Jérusalem-Est et Jaffa

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    Plusieurs personnes ont été blessées et huit arrêtées lors de heurts dans la nuit du dimanche 18 au lundi 19 avril 2021 à Jérusalem-Est et dans la ville à majorité arabe de Jaffa près de Tel-Aviv, selon des sources israéliennes et palestiniennes.

    D'après le Croissant-Rouge palestinien, quatre Palestiniens ont été blessés à Jérusalem-Est  où la police israélienne a précisé avoir arrêté trois personnes. Des manifestants y ont visé des agents des forces de l'ordre avec des pierres et des pétards, a affirmé la police israélienne, précisant qu'aucun blessé n'était à déplorer dans ses rangs.

    Selon des vidéos publiées sur des réseaux sociaux, la police a utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Ces heurts se sont produits près de la Vieille ville où la police a interdit l'accès à des zones très fréquentées habituellement pendant le mois de jeûne du ramadan qui vient de commencer.

    A Jaffa, où cinq personnes ont été placées en détention, une confrontation a commencé lorsque des habitants arabes israéliens s'en sont pris au chef d'une yeshiva - école talmudique. Deux hommes ont été arrêtés, a indiqué la police.

    Moshe Sendovich, le directeur du séminaire et le rabbin examinaient ensemble un site possible pour la construction de logements pour étudiants quand ils ont été agressés.

    "Les communautés juives de Jaffa sont plus faibles et nous sommes venus pour les renforcer", a affirmé M. Sendovich sur une radio publique israélienne.

    Pour le parlementaire Sami Abou Shehadeh, un habitant arabe israélien de Jaffa, les promoteurs de cette construction cherchent à changer le quartier. "Ces gens ont une idéologie dangereuse pour une ville mixte", a-t-il affirmé. A la suite de l'agression, des habitants arabes israéliens et des étudiants de yeshiva se sont opposés dans la rue.

    Des policiers équipés d'un attirail anti-émeute sont intervenus, parfois à cheval, dans des quartiers résidentiels où de la fumée flottait dans les rues après que des habitants aient fait exploser des pétards. Certains ont lancé des pierres, a relaté la police dont deux agents ont été blessés. Trois personnes ont été arrêtées lors de ces événements.

    Lien permanent Catégories : ISRAËL, Jaffa, JERUSALEM 0 commentaire
  • Israël/Gaza : Manifestations en Israël et à Gaza contre les propos du président français sur les caricatures de Mahomet

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    Environ 200 personnes ont manifesté samedi soir 24 octobre devant la résidence de l'ambassadeur de France en Israël pour dénoncer les propos d'Emmanuel Macron sur les caricatures du prophète Mahomet tandis que des manifestants ont brûlé des photos du président français dans la bande de Gaza.

    Des manifestants --le visage couvert pour certains par un masque sanitaire-- ont appelé sur des banderoles rédigées en arabe à la défense du prophète Mahomet, lors d'un rassemblement qui a débuté après la prière du soir à Jaffa, ville en grande partie arabe jouxtant la métropole Tel-Aviv, selon une équipe de l'AFP.

    Les appels au boycott de produits français se sont multipliés samedi dans plusieurs pays ou territoires du Moyen-Orient, après l'émoi suscité par les propos d'Emmanuel Macron qui a promis de ne pas "renoncer aux caricatures" du prophète Mahomet.

    Le chef de l'Etat français s'est exprimé jeudi lors d'un hommage au professeur Samuel Paty, décapité par un assaillant islamiste après avoir montré à ses élèves des dessins de Mahomet à l'occasion d'un cours sur la liberté d'expression.

    A Khan Younès, dans la bande de Gaza, enclave palestinienne de deux millions d'habitants dirigée par le mouvement islamiste Hamas, une poignée de manifestants ont brûlé des photos d'Emmanuel Macron et appelé à la défense du prophète et de l'islam, selon des témoins. "Insulter les religions et les prophètes ne relève pas de la liberté d'expression mais favorise plutôt une culture de la haine", a d'ailleurs indiqué le Hamas dans un communiqué, disant "prévenir", sans plus de précision, des "conséquences" que pourraient avoir ces déclarations.

    De son côté, le Jihad Islamique --deuxième groupe armé de Gaza, après le Hamas-- a soutenu "qu'offenser" l'islam, et son prophète Mahomet, était une "ligne rouge" qui "ne pouvait être tolérée".