Ituri (région)

  • République Démocratique du Congo : une vingtaine de morts dans l’attaque d’un camp de déplacés en Ituri

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    Au moins 22 personnes, dont des déplacés, ont été tuées, dimanche 28 novembre 2021 en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris de la société civile et des autorités.

    L’attaque de la localité de Ndala-Ivu dans le territoire de Djugu où se sont réfugiés des centaines de déplacés depuis deux semaines à cause d’une offensive ayant vidé leur camp, a fait 22 morts, a déclaré Charité Banza, président de la société civile dans la région.

    L’attaque s’est déroulée à cinq heures du matin. Les miliciens de la Coopérative pour le développement du Congo (Codeco) ont ouvert le feu en désordre contre des déplacés”, a-t-il expliqué. Selon la même source, “cette folie allait raser toute une population déplacée sans l’intervention de l’armée qui les a fait fuir”.

    Leur plan depuis le week-end dernier “est de commettre des exactions de masse pour démoraliser les populations”, a déclaré l’un des commandants de l’armée en Ituri, placé sous état de siège depuis le mois de mai 2021, au même titre que la province voisine, le Nord - Kivu.

    Le même responsable a déclaré que seule une dizaine de corps des victimes a “jusqu’ici été découverte”.

    Cette attaque a entraîné un déplacement massif de la population. La plupart a trouvé refuge au site des déplacés de Roe, protégé par les Casques bleus de la mission onusienne en RDC, MONUSCO.

    L’accès humanitaire s’est réduit de manière considérable ces dernières semaines dans le territoire de Djugu, entraînant la suspension des mouvements de 17 organisations humanitaires, d’après les Nations Unies.

    Cette situation affecte l’accès de près de 320 000 personnes à une aide vitale et urgente à Drodro, Fataki, Nizi, Lita, Bambu et Mangala, explique une note des Nations Unies.

    « La population de la province de l’Ituri est victime de l’augmentation des violences », a déclaré, pour sa part, le chef humanitaire des Nations Unies en RDC, David McLachlan-Karr.

    L’Ituri est l'une des provinces les plus affectées par les déplacements de population en République démocratique du Congo.

    D’après les Nations Unies, plus de 1,7 million d’hommes, femmes et enfants sont déplacés à l’intérieur de la province, dont plus d’un tiers dans le territoire de Djugu ; les enfants représentent 52% des personnes déplacées.

  • RDC : 7 morts dans des offensives de l’armée contre un groupe armé affilié à Daech à Beni

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    L’armée congolaise a annoncé avoir « neutralisé » six éléments des forces démocratiques alliés (ADF) et perdu un soldat lors des offensives lancées, vendredi matin 5 novembre 2021 dans une localité du territoire de Beni, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

    Les offensives militaires sont menées entre la rivière Mahiya et Taliha depuis 5h du matin, a indiqué le capitaine Antony Mwalushay, faisant état de 6 terroristes neutralisés.

    “Côté FARDC ( forces armées de la RDC), un soldat est tombé sur le champ d'honneur et un autre grièvement blessé”, a précisé la même source

    Jeudi, une attaque des rebelles du ADF à Beni s'est soldée par 7 morts dont 4 assaillants, d’après l’armée.

    La persistance des attaques armées dans le territoire de Beni, a entrainé l’arrêt des interventions de 10 organisations humanitaires, privant 116 000 personnes déplacées d’une assistance vitale, a affirmé, jeudi, le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) dans une note aux médias.

    Les ADF sont de loin le groupe armé le plus sanglant parmi les 122 actifs et recensés actuellement dans l'Est de la RDC par les experts indépendants et les Nations Unies.

    Depuis début 2021, plus de 25 villages ont été attaqués et plus de 200 personnes tuées par ce groupe en Ituri et dans le Nord-Kivu, selon le dernier rapport de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) qui faisait état de son inquiétude face à l’afflux de déplacés sur fond de persistance des violences armées.

    Le 11 mars, les États-Unis ont placé, le groupe ADF, actif dans l'est de la RDC depuis 1995, parmi les « groupes terroristes » affiliés à Daech.

    Pour tenter d’enrayer la violence dans la région, le Président Félix Tshisekedi a placé les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri, sanctuaires des ADF, sous état de siège.

    Cette mesure a consacré la gestion des provinces par l'armée mais son bilan reste controversé du fait de la persistance des attaques.

    En visite dans la région, le secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a récemment affirmé que les assaillants multiplient les attaques contre les civils en réponse à la pression militaire conjointe entre forces armées congolaises et casques bleus.
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  • République Démocratique du Congo : La situation à Beni en “détérioration continue" (ONU)

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    Les Nations Unies ont déploré, lundi soir 23 août 2021, une "détérioration continue" de la situation à Beni, dans le Nord-Kivu, province de l'est de la République démocratique du Congo (RDC) en proie à des attaques de groupes armés depuis plusieurs décennies.

    Dans un bulletin d’informations, le bureau de coordination des affaires de l’ONU (OCHA) estime que "la protection des civils dans le territoire de Beni, notamment dans la zone d'Oicha, ne cesse de se détériorer à cause des attaques armées".

    Durant la première quinzaine d'août, détaille OCHA, "au moins 27 civils ont été tués dans cette zone", la majorité étant morts dans la localité de Mamove, à l'ouest d'Oicha, "où 37 autres civils avaient déjà été tués en juillet 2021".

    Ces exactions provoquent également d'importants déplacements de populations parce qu’à ce jour, “plus de 710 000 personnes sont déplacées dans le territoire de Beni", affirme OCHA.

    Le Nord-Kivu et l'Ituri, voisine, sont depuis début mai en état de siège. Cette mesure exceptionnelle, forme aggravée de l’état de siège, avait été décrétée par le président Felix Tshisekedi pour tenter de mettre fin à la violence des groupes armés.

    Le Premier ministre Jean - Michel Sama Lukonde en déplacement, lundi, à Beni après avoir passé un week-end en Ituri a appelé à “soutenir l'état de siège pour ramener la paix et la sécurité”.

    Il a insisté : "Soutenons les policiers et les Forces armées", a-t-il déclaré adressant un message aux jeunes à se détourner des groupes armés qui cherchent à les enrôler.

    L’armée a récemment affirmé que les rangs du groupe armé le plus sanglant dans la région depuis 2014, Forces démocratiques alliés (ADF), sont à 90 % composés des Congolais.

    Les Forces démocratiques alliées (ADF) sont présentées par l’organisation terroriste Daech comme sa branche en Afrique centrale.

    L’armée américaine a dépêché une mission des forces spéciales pour évaluer les capacités de l’armée congolaise et lui apporter un appui.