ISRAËL

  • Israël : Une cyber-attaque visant le secteur militaire a été déjouée

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    Les autorités israéliennes ont affirmé mercredi avoir déjoué une cyber-attaque orchestrée par un groupe étranger et visant son industrie stratégique de la défense dont les exportations annuelles se chiffrent en milliards de dollars.
    L'attaque, visant à recueillir les données des ordinateurs des employés de ce secteur sensible, a été menée "par un groupe international de pirates informatiques nommé Lazarus qui est appuyé par une puissance étrangère", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué. Cette attaque "a été contrecarrée", a ajouté le ministère, sans préciser dans le communiqué, et malgré les sollicitations de l'AFP, la date de cette tentative d'hameçonnage, les entreprises visées et le pays étranger en question.
    En mars, le département américain du Trésor avait annoncé des sanctions financières contre deux ressortissants chinois accusés de blanchiment de monnaies numériques dérobées lors d'une cyber-attaque en 2018 par Lazarus.
    Lazarus a été créé par le gouvernement nord-coréen en 2007 au sein de ce qui est appelé le "troisième Bureau de surveillance technique", une entité responsable des opérations cybernétiques du pays et déjà mise à l'index par l'ONU en 2016. Ce groupe a été impliqué dans l'attaque malveillante par le virus WannaCry 2.0 qui avait touché en 2017 les Etats-Unis, le Canada, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni, et paralysé quelque 300.000 ordinateurs dans le monde.
    Dans le cas israélien, des pirates informatiques ont usurpé les identités "des managers, des PDG et des hauts responsables des ressources humaines (...) pour contacter des employés d'entreprises phares de l'industrie de la défense", selon le ministère. Ils ont approché des employés comme des recruteurs leur proposant des opportunités d'emplois et tentant par la même occasion d'accéder aux données de leurs ordinateurs pour ainsi "mettre la main sur des informations sensibles".
    Israël, qui se présente comme la "start-up nation" en raison de l'importance du secteur des technologies, qui emploie environ 10% de la main d'oeuvre du pays, est la cible récurrente d'attaques informatiques.
    Les exportations militaires israéliennes se sont chiffrées en 2019 à 7,2 milliards de dollars, avec pour principale destination l'Asie.

  • Gaza/Israël : Frappes israéliennes sur Gaza après des tirs de ballons incendiaires

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    L'armée israélienne a indiqué avoir frappé dans la nuit de mardi à mercredi des positions du Hamas dans la bande de Gaza à la suite de lancers de ballons incendiaires depuis l'enclave palestinienne vers le territoire israélien.
    Dans la soirée du 11 août, les pompiers israéliens ont rapporté que 68 incendies provoqués par des "boules de feu" avaient été enregistrés mardi sur le territoire israélien bordant la bande de Gaza. Il s'agit d'un nombre record d'incendies depuis la reprise de la "terreur du feu" depuis Gaza.
    "Des jets de combats, des hélicoptères d'attaque et des tanks ont frappé un certain nombre de cibles du Hamas dans la bande de Gaza", a souligné l'armée israélienne dans un communiqué, disant avoir visé "des infrastructures souterraines et des postes d'observation du Hamas" en "représailles" à la multiplication des tirs de ballons incendiaires vers Israël.
    L'agence Safa , dont le siège est à Gaza, rapporte que l'armée de l'air israélienne a tiré plusieurs roquettes sur le site de Nazarim (Netzarim), à l'ouest de la ville de Gaza, sur une cible près de l'ancien aéroport de Gaza à l'est de Rafah et aux points de contrôle. dans la région d'Al-Nahda à l'est de Rafah et près de la décharge de Juhr ad-Dik à l'est de la ville de Gaza. Le rapport note que des dommages importants ont été causés, mais aucune information sur les victimes n'a été rapportée.
    Ces derniers jours des ballons incendiaires ont été lancés à plusieurs reprises depuis l'enclave palestinienne vers Israël, ce qui a mené à des frappes de représailles israéliennes contre des positions du Hamas, mouvement islamiste au pouvoir à Gaza. Les pompiers israéliens ont fait état d'une soixantaine d'incendies provoqués par ces ballons dans le sud d'Israël au cours de la seule journée de mardi, sans toutefois faire état de victimes.
    Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, lors d'une visite à la base aérienne de Hazor le 11 août, a déclaré qu'Israël prendrait «la terreur de feu» avec tout le sérieux, et qu'ellei aurait des «conséquences désastreuses» pour le Hamas et le Jihad islamique.
    Mardi, les autorités israéliennes ont annoncé la fermeture pour une période indéterminée du point de passage des marchandises entre l'Etat hébreu et la bande de Gaza de Kerem Shalom sauf pour "l'aide humanitaire essentielle et le carburant".
    "Cette décision a été prise en raison des lancers incessants de ballons incendiaires depuis la bande de Gaza vers Israël", a précisé dans un communiqué l'organe israélien chargé des opérations civiles dans les Territoires palestiniens (Cogat), qui accuse le Hamas d'être "responsable" de ces lancers depuis l'enclave de deux millions d'habitants.
    Le Hamas a de son côté dénoncé une mesure "agressive" témoignant de "l'insistance" d'Israël à "assiéger" la population de l'enclave palestinienne et ne pouvant que contribuer à "aggraver" la situation humanitaire.
    Selon des analystes palestiniens, les tirs depuis Gaza visent à faire pression sur l'Etat hébreu pour qu'il donne son feu vert à l'entrée de l'aide financière du Qatar dans l'enclave paupérisée et sous blocus israélien.
    Si le point de passage pour les marchandises de Kerem Shalom a fermé, le poste-frontière de Rafah entre Gaza et l'Egypte, fermé en avril en raison de la pandémie, a, lui, rouvert pour trois jours mardi.
    Le Hamas et Israël se sont livré trois guerres (2008, 2012, 2014). Malgré une trêve l'an dernier, favorisée par l'ONU, l'Egypte et le Qatar, les deux camps s'affrontent sporadiquement avec des tirs de roquettes, de mortiers ou de ballons incendiaires depuis Gaza et des représailles de l'armée israélienne.

  • Gaza/Israël : L'armée israélienne réplique à la "terreur incendiaire"

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    Vers 19h, dans la soirée du dimanche 9 août, une grenade artisanale attachée à un ballon à air chaud a explosé dans le ciel au-dessus du conseil régional d'Eshkol. L'incident n'a fait ni blessé ni occasionné de dommage matériel.
    Plus tôt dans la journée, des ballons incendiaires ont provoqué deux incendies dans la région du kibboutz Beeri.
    Selon l'Autorité de la nature et des parcs, environ 1 000 dunams de végétation ont été détruits dans le sud d'Israël à l'occasion de cette dernière vague de «terreur iincendiaire».
    En représailles, l'armée de l'air israélienne attaque une position du Hamas à Gaza
    Dans la nuit du 10 août, l'armée de l'air israélienne a attaqué une infrastructure du Hamas dans la bande de Gaza. Des sources palestiniennes ont signalé le vol d'avions et de drones israéliens sur la bande de Gaza vers minuit.
    Selon l'Agence de presse palestinienne l'armée israélienne aurait pris pour cibles des positions du Hamas dans la partie nord de l'enclave.
    Le service de presse des Forces de défense israéliennes a confirmé que l'armée de l'air de Tsahal avait attaqué des postes d'observation du Hamas dans le nord de la bande de Gaza.

  • Gaza/Israël : Incident à la frontière de Gaza: le Jihad islamique menace les agriculteurs israéliens

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    Le Jihad islamique a fait un commentaire sur le dernier affrontement à la frontière de la bande de Gaza, qui a vu les militants palestiniens tirer sur des ouvriers du bâtiment qui construisaient une clôture, provoquant une riposte de l'armée israélienne.
    "La poursuite de la terreur israélienne ne restera pas sans une réponse de la résistance palestinienne. Les actions des Israéliens constituent une menace immédiate pour les résidents locaux. En cas d'escalade du conflit, Israël sera pleinement responsable de ce qui arrive à ses citoyens et paysans", indique le communiqué.
    Le matin du 9 août, des ouvriers du bâtiment se sont fait tirer dessus dans la région de Dir al-Balah. Les ouvriers érigeaient une clôture souterraine à la frontière de la bande de Gaza. Des militaires des Forces de Défense Israélienne, arrivés sur les lieux, ont également été pris sous le feu des Palestiniens. Le chantier a aussitôt été arrêté.

  • Liban : De hypothèses et des questions après la double explosion du port de Beyrouth

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    La double explosion survenue sur le port de Beyrouth n'a pas manqué de soulever de multiples questions et de remettre à nouveau en cause l'autorité de l'Etat. Le climat de suspicion, de rivalité et de contradictions internes est revenu, cette fois, à un rythme sans précédent. Les citoyens libanais n'ont simplement plus confiance dans leurs dirigeants. Cette désaffection du public envers la classe politique touche tous les politiciens. Car lorsqu'il y a de nombreux morts, les gens ne font plus de distinction religieuse ou politique en ce qui concerne les responsables.

    Les divisions confessionnelles entretenues par la classe politique hors de propos
    Parmi les leçons les plus importantes figurent également celles qui découlent de la large solidarité avec le peuple libanais, aux niveaux régional et international, de telle sorte qu'elles rendent hors de propos les divisions confessionnelles qu'entretient toujours la classe politique libanaise.

    La question de l'attribution des emplois publics
    L'incurie autour de la question du stockage des 2750 tonnes de nitrate d'ammonium a naturellement posé la question de la distribution des emplois publics sur des critères politiques ou confessionnels. Comment les autorités chargées du stockage de matières chimiques aussi dangereuses que le nitrate d'ammonium ont elles pu les conservers pendant plusieurs années dans le quartier n ° 12 du port. On sait que le directeur général des douanes libanaises s'était adressé à la justice pour demander le transfert ou le retour du stock de nitrate d'ammonium. Ré-exportez ces grandes quantités de nitrate d'ammonium ou éliminez-le de n'importe quelle manière, avait-il demandé. La question posée tout naturellement par le directeur des douanes s'est elle perdue dans les méandres procéduraux, toujours est il qu'aujourd'hui l'absence de réponse adéquate suscite les soupçons et les accusations, dans un climat politique particulièrement tourmenté dû à l'absence totale de confiance dans les dirigeants, les sectes et les élites politiques.

    Un contexte particulièrement lourd des relations entre Israël et le Liban qui suscite les suspicions
    A cela s'ajoute une situation particulièrement tendue entre le Hezbollah et Israël, qui a naturellement soulevé la question de l'éventuelle responsabilité de l'Etat hébreu. Ce à quoi, Israël n'a pas tardé à nier son implication dans la double explosion. Mais cela ne suffira pas à écarter les soupçons, notamment en raison des déclarations israéliennes précédentes, du regain de tension récent suite à la mort d'un responsable du Hezbollah près de Damas et les menaces de représailles de la milice chiite libanaise. A cela s'ajoute la multiplication des explosions mystérieuses qui secoue l'Iran et qui serait due, selon de nombreux observateurs, à une cyber-guerre menée par Israël contre l'Iran, grâce à l'utilisation de moyens de haute technologie, capables de détruire à distance les dépôts d'armement du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran, les sites nucléaires et autres installations stratégiques.
    Le climat de tension entre le Liban et le Hezbollah d'un côté, Israël de l'autre entretient , l'état de polarisation politique au sein de l'État libanais et contribue à paralyser la capacité du gouvernement libanais, quel qu'il soit, d'appliquer la loi et de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les citoyens et sauvegarder leurs intérêts, quand il faudrait rétablir l'autorité de l'Etat face au Hezbollah et à ses alliés.

    Le Hezbollah
    Laisser 2750 tonnes de nitrate d'ammonium dans un simple hangar sur le port de Beyrouth, était faire prendre un risque énorme pour tout le Liban. Mais c'était également un risque énorme pour le Hezbollah.
    Ce parti a commis une erreur en s'insérant profondément dans les équations gouvernementales et en mélangeant sa légitimité constitutionnelle en tant que parti représentant la communauté chiite libanaise avec la recherche d'une légitimité révolutionnaire, se déclarant champion de la lutte contre Israël, entraînant du même coup le Liban dans une spirale d'affrontements avec l'Etat hébreu.
    Et c'est précisément en justifiant la nécessité de se protéger contre ses ennemis, que le Hezbollah s'est mis à mettre progressivement en place une politique de favoritisme et de corruption à tous les niveaux, éliminant des postes clés tous ceux qui pouvaient éventuellement lui être hostiles.
    Et aujourd'hui, certains se demandent si le Hezbollah n'a pas directement ou indirectement tout fait pour laisser sur place ce stock de nitrate d'ammonium, au risque de laisser des adversaires profiter de l'opportunité pour créer une catastrophe et jeter le discrédit sur le Hezbollah.

    Soutien de la France au peuple libanais - pas à la classe politique
    Pendant sa visite au Liban, Jeudi 6 août, le président français a pris bien soin de faire la différence entre la solidarité de la France avec le peuple libanais et les relations avec les représentants de l'Etat, la présidence et le gouvernement. Il a mis en garde: le Liban continuera de souffrir si les réformes ne sont pas mises en œuvre.
    On sait que c'est la France qui a créé l'entité libanaise au lendemain de la Première Guerre mondiale, en la séparant des terres syriennes pour des raisons connues de tous. La France, un siècle après la création du Liban, se considère toujours comme la «mère gracieuse» du Liban, ou le «pays frère», comme l'a dit le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, après le désastre de la double explosion du port. Mais pourquoi la France s'implique-t-elle autant, sept décennies après avoir quitté le Liban en tant que puissance mandataire ?
    Parce que les Français viennent de découvrir qu'il faut s'attendre à ce que l'Etat libanais va tout faire pour protéger les suspects si l'hypothèse d'un acte criminel derrière la double explosion se trouve confirmée. Paris ne peut accepter qu'on brouille les cartes, ne serait-ce que par amitié pour le peuple libanais. C'est pourquoi il demande un changement de comportement de la classe dirigeante.

    Le Pacte de 1943 en question
    Mais tout changement suppose la remise question du Pacte de 1943, qui a assuré, depuis l'indépendance du Liban de la France, une cohabitation des sectes grâce à une division constitutionnelle des pouvoirs. Mais le Pacte de 1943 a également empêché la classe politique d'évoluer, de se moderniser, les dirigeants au sein de chacune des communautés confessionnelles étant plus enclins à conserver leur prérogatives, leurs clientèles plutôt que de s'intéresser à l'avenir du Liban en tant que nation.

  • Le "Jihad islamique" revendique avoir infiltré des agents au sein du Chabak

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    La chaîne de télévision libanaise Al-Mayadin , considérée comme affiliée au Hezbollah, a diffusé une émission sur "l'opération de haute qualité" de la branche militaire du Jihad islamique, les unités Al-Qods. Elle affirme que des militants palestiniens ont réussi à infiltrer le service général de sécurité d'Israël - le Chabak.
    Selon la chaîne de télévision, le Jihad islamique a réussi à infiltrer le système de recrutement des agents de renseignement israéliens, à révéler les méthodes utilisées par les Israéliens, et à découvrir les vulnérabilités de ce système.
    L’objectif principal de l’opération était d'infiltrer des agents afin de fournir aux Israéliens des informations erronées sur les cibles potentielles des frappes israéliennes et les cibles possibles pour des assassinats ciblés. On dit que les militants du Jihad islamique ont accompli avec succès cette mission.
    Le blogueur israélien Abu Ali , spécialisé dans le Moyen-Orient, note que les militants palestiniens utilisent Al-Mayadin pour désinformer et annoncer des fausses victoires.
    Abu Ali rapporte également que peu de temps après la diffusion de l'émission, un porte-parole de l'aile militante du groupe, Abu Hamza, a déclaré qu'il ne s'agissait que d'une petite partie des informations autorisées à la publication.

    Lien permanent Catégories : Chabak, ISRAËL, JIHAD ISLAMIQUE 0 commentaire
  • Israël/Syrie : En réponse à la tentative de sabotage à la frontière, l'armée de l'air israélienne a frappé des cibles de l'armée syrienne

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    Lundi 3 août, vers 23 heures, les médias syriens ont rapporté que des avions israéliens avaient frappé des cibles dans la région de Quneitra et près de la frontière libano-syrienne, dans le sud du pays. Quelques minutes plus tard, le service de presse des Forces de défense israéliennes a confirmé cette information.
    Le service de presse de l'armée a déclaré qu'en réponse au sabotage à la frontière la nuit précédente, des avions de combat et des hélicoptères de Tsahal ont frappé des cibles de l'armée syrienne dans le sud du pays.
    Les objectifs de cette attaque sont des postes d'observation, des installations de renseignement militaire, des batteries antiaériennes, probablement Pantsir, des postes de commandement.
    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) rapporte que l'armée israélienne a attaqué des cibles militaires dans la région de Red Hill, au sud-ouest de Quneitra. La défense aérienne syrienne aurait tenté d'abattre les missiles israéliens.
    Le service de presse de Tsahal a déclaré que Damas est responsable de toute action hostile depuis le territoire syrien.