ISRAËL

  • L'ONU et des pays européens demandent à Israël de cesser des démolitions dans la vallée du Jourdain

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    L'ONU et les membres européens du Conseil de sécurité ont réclamé vendredi 26 février 2021 à Israël l'arrêt des démolitions d'installations de bédouins dans la vallée du Jourdain, et réclamé un accès humanitaire à leur communauté vivant à Humsa Al-Baqai'a.

    Lors d'une déclaration commune à l'issue d'une session mensuelle du Conseil de sécurité sur le conflit au Proche-Orient, l'Estonie, la France, l'Irlande, la Norvège et le Royaume-Uni ont affirmé être "profondément préoccupés par les récentes démolitions et confiscations de biens par Israël, incluant des structures financées par l'Union européenne et des donateurs, à Humsa Al-Baqai'a dans la vallée du Jourdain". Cette préoccupation s'étend aux conséquences de ces décisions "sur une communauté comptant environ 70 personnes, dont 41 enfants", ont-ils précisé. "Nous réitérons notre appel à Israël pour qu'il mette fin aux démolitions et aux confiscations. Nous appelons en outre Israël à autoriser un accès humanitaire complet, durable et sans entrave à la communauté de Humsa Al-Baqai'a", ont ajouté les diplomates européens.

    Devant le Conseil de sécurité, l'émissaire de l'ONU pour la région, le Norvégien Tor Wennesland, a lui aussi fait part de son inquiétude face aux mêmes démolitions et confiscations. 

    Israël "a démoli ou confisqué 80 structures dans la communauté bédouine palestinienne de Humsa Al-Baqai'a", a-t-il déploré. Ces décisions ont provoqué le déplacement à de multiples reprises de 63 personnes dont 36 enfants, et font suite à des démolitions similaires survenues en novembre", a précisé l'émissaire. "J'exhorte Israël à cesser la démolition et la saisie de biens palestiniens dans toute la Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est, et à permettre aux Palestiniens de développer leurs communautés", a ajouté Tor Wennesland.

  • Arabie saoudite : Biden veut écarter le prince héritier Mohammad Ben Salmane dans ses relations avec le royaume

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    Le nouveau président américain Joe Biden entend "re-calibrer" la relation avec l'Arabie saoudite et communiquera désormais avec le roi Salmane, plutôt qu'avec le prince héritier Mohammad ben Salmane (MBS), a indiqué mardi la Maison Blanche.
    "Nous avons clairement dit depuis le début que nous allions re-calibrer notre relation avec l'Arabie saoudite", a souligné Jen Psaki, porte-parole de l'exécutif américain, marquant sa différence avec Donald Trump, soutien indéfectible de Riyad.

    Interrogée sur un éventuel échange téléphonique à venir entre le président et "MBS", qui était l'interlocuteur privilégié sous la présidence Trump, Mme Psaki a clairement indiqué que cela n'était pas à l'ordre du jour. "L'homologue du président est le roi Salmane et il aura un échange avec lui le moment venu", a-t-elle expliqué.

    Depuis son arrivée au pouvoir, le 20 janvier, Joe Biden a, par petites touches, pris ses distances avec l'Arabie saoudite. Deux semaines après sa prestation de serment, il a annoncé la fin du soutien américain à la campagne militaire saoudienne au Yémen, affirmant qu'elle avait "créé une catastrophe humanitaire et stratégique".

    Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a par ailleurs décidé de retirer les rebelles yéménites houthis de la liste noire américaine des "organisations terroristes". Ces rebelles, appuyés par l'Iran, combattent le gouvernement yéménite soutenu par l'Arabie saoudite.

    La désignation sur la liste noire, décidée in extremis par l'administration Trump, était décriée par les organisations humanitaires car elle risquait d'entraver l'acheminement de l'aide dans les vastes territoires contrôlés par les houthis.

    Interrogé une nouvelle fois sur les raisons pour lesquelles M. Biden n'avait toujours pas appelé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, près d'un mois après son arrivée au pouvoir, Mme Psaki a assuré que cet échange interviendrait "bientôt". "Son premier appel avec un dirigeant de la région sera avec le Premier ministre Netanyahu", a-t-elle souligné.

    Nikki Haley, ex-ambassadrice aux Nations unies sous Donald Trump, a accusé le gouvernement Biden de "snober" un "ami comme Israël".

  • Gaza : Le Hamas a amassé un puissant arsenal, affirme l'armée israélienne

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    Le groupe islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, a reconstitué son arsenal depuis la guerre de 2014 avec Israël et dispose désormais d'une grande quantité de roquettes, de missiles guidés et de drones, a déclaré jeudi un haut commandant militaire israélien.

    Selon les estimations militaires israéliennes, le Hamas possède quelque 7 000 roquettes, ainsi que 300 missiles antichar et 100 missiles antiaériens, a indiqué le commandant.

    Il a également acquis des dizaines de véhicules aériens sans pilote et dispose d'une armée de quelque 30 000 militants, dont 400 commandos de marine qui ont reçu une formation et des équipements sophistiqués pour mener des opérations maritimes, a ajouté le commandant. Il a parlé sous couvert d'anonymat conformément aux directives militaires.

    Le Jihad islamique, qui agit souvent indépendamment du Hamas, dispose d'un arsenal similaire, a déclaré le commandant. Cet arsenal comprend 6000 roquettes, des dizaines de drones et de missiles antichars et antiaériens, et quelque 400 commandos de marine.

    Le Hamas a également utilisé des  tunnels d'attaque sous la frontière entre Israël et Gaza pendant la guerre de 2014. Israël a découvert et détruit une vingtaine de tunnels depuis la fin des hostilités, dont un grand tunnel en octobre dernier qui était encore en construction.

    Le commandant a déclaré qu'une barrière souterraine équipée de capteurs pour détecter les tunnels était achevée à 99% et couvrirait toute la frontière de 60 kilomètres.

    Le Hamas  a pris le contrôle de Gaza aux forces palestiniennes rivales en 2007. Depuis lors, Israël a mené trois guerres avec le Hamas et de nombreux affrontements de moindre envergure avec lui et le Jihad islamique.

    Israël a souligné les capacités militaires de plus en plus sophistiquées du Hamas pour justifier le blocus qu'il a imposé sur la bande côtière depuis que le groupe militant a pris le pouvoir. Le blocus, soutenu par l'Égypte voisine, fait payer un lourd tribut à la population du territoire de 2 millions de Palestiniens.

    La semaine dernière, la Cour pénale internationale de La Haye a jugé que son procureur en chef avait compétence pour ouvrir une enquête sur d'éventuels crimes de guerre commis par Israël et le Hamas. Si une enquête est ouverte, la procureure a déclaré qu'elle pourrait examiner les frappes militaires israéliennes à Gaza ainsi que les tirs de roquettes des militants palestiniens et l'utilisation de boucliers humains.

    Les responsables israéliens ne se sentent pas intimidés pour autant. Le lieutenant général Aviv Kochavi, chef d'état-major de l'armée, a averti dans un récent discours que dans le cas d'un nouveau conflit, Israël n'hésiterait pas à frapper durement les zones résidentielles où des roquettes sont stockées et d'où elles sont lancées. Il a déclaré que les troupes israéliennes avertiraient les civils d'évacuer leurs maisons avant de lancer de telles frappes.

  • Syrie : Attaque aérienne israélienne dans la région de Damas

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    Dans la nuit du 14 au  15 février, l'agence de presse syrienne SANA a rapporté que l'armée israélienne avait lancé une attaque de missiles contre des cibles dans la banlieue de Damas. Les médias syriens affirment que des missiles balistiques ont été utilisés.

    Une source militaire a déclaré à l'agence que la frappe avait eu lieu  à 01h18. Les missiles ont été lancés depuis les hauteurs du Golan.

    Selon ce rapport de l'agence SANA, la plupart des missiles ont été abattus par les systèmes de défense aérienne syriens. Des dégâts importants ont été causés. 

    Selon un dernier bilan, au moins neuf militants non syriens ont été tués. Des armes, y compris des dépôts de missiles, appartenant aux Iraniens, ont été détruits. 

    Le 13 février, les sites de l'opposition syrienne avaient publié des photos satellites qui montraient 25 conteneurs de DHL et de l'ONU sur l'aéroport international au sud de Damas. Les publications affirmaient que ces conteneurs étaient utilisés par des milices pro-iraniennes pour stocker des armes. On s'attendait à ce que ces soient bientôt pris pour cibles par l'armée de l'air israélienne.

    Rappelons que des cibles sur le territoire de l'aéroport de Damas ont été attaquées à plusieurs reprises ces dernières années. Les autorités syriennes imputent généralement ces attaques à l'armée israélienne.

  • Syrie : Un avion détruit un convoi d'armes à la frontière irako-syrienne

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    Un avion non identifié a détruit un convoi de camions chargés d'armes et de missiles à la frontière entre l'Irak et la Syrie. 

    Une source de sécurité irakienne a rapporté que le raid a eu lieu à l'intérieur du territoire syrien, près de la ville irakienne de Qaim. La source a ajouté que le convoi militaire avait quitté l'Irak dans la matinée et était entré en dyrie, et quelques minutes plus tard, il était pris pour cible.

    On pense que le convoi était affrété par le Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran (CGRI) vers la Syrie. Les autorités syriennes ont accusé Israël d'être derrière le bombardement.

    L'attaque a été menée en plein jour, ce qui est plutôt rare pour ce genre d'opération. Il souligne, de la part de la partie responsable, sa volonté de contrecarrer sans délai le transfert d'armes iraniennes en Syrie. Le fait que l'attaque ait eu lieu en plein jour peut s'expliquer par le souci d'exploiter une opportunité immédiate dans le but de contrecarrer le transfert d'une cargaison d'armes qu'il aurait été difficile de détruire plus tard. 

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  • La Cour pénale internationale de La Haye autorise le procureur général à ouvrir une enquête sur Israël

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    Vendredi 5 février 2021, la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye a autorisé le procureur général Fatou Bensouda à ouvrir une enquête contre Israël sur des soupçons de crimes de guerre en Cisjordanie, ainsi que l'Autorité palestinienne.

    Si une enquête était ouverte, cela pourrait conduire à la poursuite de hauts responsables israéliens et à l'émission de mandats d'arrêt.

    La décision majoritaire de la CPI est basée sur le fait que l'État de «Palestine», dont les frontières coïncident avec les frontières de 1967, est un État membre de la Cour pénale internationale. 

    Commentant la décision de la CPI, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré qu'aujourd'hui la CPI "a une fois de plus prouvé qu'elle n'était pas une institution judiciaire, mais un organe politique".

    Rappelons qu'en mai 2018, le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, Riyad al-Maliki, avait soumis une demande au procureur en chef du tribunal pour ouvrir une enquête sur les actions d'Israël en tant que «force d'occupation».

    En décembre 2019, Fatou Bensouda avait déclaré qu'il y avait des raisons d'ouvrir une enquête sur des crimes de guerre présumés dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Selon la déclaration du procureur, sa décision a été précédée d'un examen approfondi qui a duré plusieurs années.  Selon Bensouda, lors de l'opération militaire israélienne "Unbreakable Rock" de juillet-août 2014, "Israël et le Hamas ont commis des crimes de guerre". En particulier, les Forces de défense israéliennes ont lancé des «attaques disproportionnées» à au moins trois reprises. D'un autre côté, le Hamas et d'autres groupes palestiniens armés ont commis des crimes de guerre en tirant des roquettes sur des citoyens israéliens et en utilisant les civils gazaouis  comme boucliers humains. En outre, le Hamas a refusé aux suspects le droit à un procès équitable pour coopérer avec Israël.

    En réponse à la déclaration de Fatou Bensouda,, le conseiller juridique du gouvernement israélien, Avihai Mandelblit, avait déclaré qu'Israël ne reconnaissait pas la compétence du tribunal pénal international.

    Le représentant d'Israël à l'ONU, Gilad Ardan, a condamné la décision de la Cour pénale internationale de La Haye, la qualifiant de "politique et antisémite", et notant également que ni Israël ni les États-Unis ne sont membres de la CPI.

    Le département d'État américain avait déjà déclaré qu'il s'opposerait à la décision de la CPI. Le porte-parole du département d'État, Ned Price, a rappelé que la sécurité d'Israël est importante pour l'administration Joe Biden et que les États-Unis estiment qu'il est nécessaire de contrer les tentatives de diffamation d'Israël.

    Le Premier ministre de l'Autorité palestinienne Muhammad al-Shtaye a qualifié cette décision de «victoire pour les victimes de l'agression israélienne», et le ministre des Affaires étrangères de l'AP, Riyad al-Maliki, a exhorté la CPI à ouvrir une enquête dès que possible.

     

  • Israël : Manifestation d'Arabes israéliens après la mort d'un jeune tué par la police

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    Des centaines d'Arabes israéliens ont manifesté vendredi à Umm el-Fahm, dans le nord d'Israël, après la mort en début de semaine d'un étudiant tué par la police lors d'une fusillade, a constaté un journaliste de l'AFP.

    La manifestation s'est tenue en dépit des restrictions de rassemblements en vigueur pour lutter contre la circulation du coronavirus et qui seront assouplies à partir de dimanche matin. "La police dehors!", a scandé la foule devant le commissariat de police d'Umm el-Fahm, grande ville arabe du nord d'Israël, appelant à une action politique contre la criminalité dans les secteurs arabes.

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    Les protestataires ont exhorté "la police et le gouvernement à cesser de papoter et à commencer à agir", a rapporté le député arabe Youssef Jabareen sur Twitter. "Les jours passent et les victimes s'entassent. Les autorités nous ont abandonnés à notre sort, elles nous laissent sombrer dans le sang de nos enfants et dans une mer d'armes illégales".

    Dans la nuit de lundi à mardi, un jeune Arabe israélien a été tué par la police israélienne lors d'un échange de tirs avec des criminels présumés à Tamra, à une trentaine de kilomètres de Haïfa (nord). Des milliers de personnes ont participé mardi soir aux funérailles d'Ahmad Hijazi, qui avait une vingtaine d'années et était étudiant infirmier, ont rapporté des médias israéliens.

    Les Arabes israéliens, descendants des Palestiniens restés sur leurs terres après la création d'Israël en 1948, représentent environ 20% de la population israélienne.