ISI (service de renseignement pakistanais)

  • Afghanistan : Attaque à la bombe contre le convoi du vice-président Saleh

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    Le convoi du premier vice-président afghan Amrullah Saleh a été visé par une attaque à la bombe à Kaboul, dans la secteur de Char Rahi Sabiqa Taimani, à 7h35 du matin mercredi 9 septembre, ont déclaré des responsables du gouvernement.

    "Les ennemies de l'Afghanistan ont encore tenté de cibler le premier vice-président Amrullah Saleh ce matin", a déclaré Razwan Murad, chef du service de presse de M. Saleh, ajoutant que "l'attaque terroriste a échoué et Saleh et sain et sauf". 

    "Malheureusement dix civils, la plupart des gens qui travaillaient dans cette zone, ont été tués et quinze autres, dont certains des gardes du corps du premier vice-président, ont été blessés", a déclaré Tariq Arian, un porte-parole du ministère de l'Intérieur, à la presse.

    Selon le communiqué du ministère, la bombe, placée dans une charrette, a été déclenchée à distance au moment du passage du convoi qui transportait M. Saleh à son bureau.

    "Ce matin alors que nous nous rendions à mon bureau, notre convoi a été attaqué. Je vais bien (...) j'ai des brûlures sur le visage et la main", a raconté M. Saleh dans une vidéo publiée sur Facebook, la main recouverte d'un bandage. 

    Ancien chef des services de renseignement afghans et connu pour ses positions hostiles aux talibans, Saleh avait déjà échappé à une tentative d'assassinat l'été dernier pendant la campagne présidentielle, quand ses bureaux avaient été pris d'assaut. L'attaque avait fait au moins 20 morts, pour la plupart des civils, et 50 blessés. "Après huit heures de combat, je suis retourné à mon bureau, pour voir mes amis et collègues massacrés", avait-il raconté quelques mois plus tard au site indien The Print.

    "C'est un combat sérieux. Ce n'est pas une guerre de mots. C'est une guerre qui implique le sang. Ils n'avaient pas pris le risque de me rater, mais ils l'ont fait, ils m'ont manqué", avait-il commenté ajoutant que "le cerveau (de l'attaque) était l'ISI", la puissante agence de renseignement militaire du Pakistan, dont il avait dénoncé "l'effrayante ingérence et la manipulation de la société afghane".

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    L'attaque de mercredi intervient alors que l'équipe de négociateurs afghans et les talibans doivent bientôt démarrer des pourparlers de paix inédits au Qatar.

    Les talibans ont nié toute implication dans l'attaque. Les cellules de l'Etat islamique opérant librement dans de nombreuses régions d'Afghanistan contrôlées par le gouvernement restent le principal suspect.