IRAN

  • Iran : Un commandant du CGRI visé par un drone près de la frontière irako-syrienne

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    Un haut commandant du Corps des Gardiens de la révolution Islamique d'Iran (CGRI) et ses trois gardes du corps ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi.

    Muslim Shahdan a été tué dimanche soir près de la frontière entre la Syrie et l'Irak près de Boukamal.

    Selon les sources, un drone a visé la voiture du commandant iranien.

    Aucun autre détail n'a été fourni et l'Iran n'a ni confirmé ni démenti les informations faisant état de la mort de Shahdan.

  • l'Iran répond au meurtre du responsable du programme nucléaire iranien par une accélération du programme

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    Les députés iraniens ont décidé d'accélérer l'examen du projet de loi sur la revitalisation des activités nucléaires du pays, a rapporté ICANA.

    Une réunion pour examiner cette question s'est tenue le 27 novembre dans le contexte de l'assassinat du scientifique nucléaire Mohsen Fakhrizadeh.

    Le projet de loi "nucléaire» prévoit une augmentation du niveau d'enrichissement d'uranium jusqu'à 20% et plus (Il est actuellement de 4% au lieu des 3,67%, prévus par l'accord nucléaire).

    Téhéran pourrait utiliser des centrifugeuses pour l'enrichissement de l'uranium IR-2M à Natanz et installer des centrifugeuses IR-6 à l'usine de Fordo, alors que l'accord nucléaire autorise seulement l'utilisation de centrifugeuses IR-1 de première génération.

    Si le document est adopté, le réacteur d'Arak sera restauré dans la forme dans laquelle il était avant l'accord. En outre, la construction d'une autre installation similaire sera lancée.

    L'accord sur le programme nucléaire iranien implique sa transformation pour la production de radio-isotopes, de sorte qu'il serait impossible d'y produire du plutonium de qualité militaire.

    Rappelons que Fakhrizadeh a été éliminé au cours d'une attaque menée contre sa voiture avec un véhicule chargé d'explosifs et une fusillade. Téhéran soupçonne Israël et les Etats-Unis d'être derrière son assassinat.

  • Iran : Un scientifique du nucléaire assassiné, Israël pointé du doigt

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    Vendredi 27 novembre, l'IRNA a annoncé la mort de Mohsen Fakhrizadeh, physicien nucléaire et chef de l'organisation de recherche et d'innovation du ministère iranien de la Défense.

    Selon le ministère iranien de la Défense, le scientifique a été victime d'un attentat terroriste à Absard, une banlieue de Téhéran.

    Détails de l'attaque
    Le chef de l'organisation pour la recherche et l'innovation du ministère iranien de la Défense , le physicien nucléaire Mohsen Fakhrizadeh, voyageait dans une voiture blindée de la ville de Rostamkol dans la province de Mazandaran vers Absard, accompagné de trois véhicules de son service de sécurité.

    Il y a eu une explosions, provoquée par un véhicule piégé. Selon la télévision d'État iranienne, il s'agissait de l'explosion d'un pick-up de marque Nissan transportant une énorme quantité d'explosifs cachés sous une cargaison de bois. La voiture du cortège qui précédait la voiture de Fakhrizadeh s'est éloignée pour vérifier la situation. C'est alors qu'un 4x4 avec des personnes armées à bord a commencé à tirer sur la voiture de Fakhrizadeh depuis l'autre côté de la rue. L'attention de Fakhrizadeh a été attirée par les bruits de balles frappant la voiture. Il semble avoir pris ces détonations pour une collision avec un obstacle routier ou un problème de moteur. Il est sorti de sa Nissan blindée. C'est alors qu'il a été touché par les tirs d'un fusil automatique. Deux balles ont touché le côté et le dos, et également le cerveau. Le garde du corps a lui-même été blessé par quatre balles alors qu'il couvrait le scientifique. Fakhrizadeh lui-même a été transporté à l'hôpital par hélicoptère, mais il n'a pas été possible de le sauver.

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    L.e chef de la diplomatie iranienne a accusé Israël d'avoir joué un "rôle" dans cet "acte terroriste". "Des terroristes ont assassiné aujourd'hui un éminent scientifique iranien. Cette lâcheté --avec des indications sérieuses du rôle d'Israël-- montre le bellicisme désespéré de ses auteurs", a tweeté Mohammad Javad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères. Le chef de la diplomatie a également appelé la communauté internationale à "mettre un terme à ses honteuses positions ambivalentes et à condamner cet acte terroriste".

    La chaîne d'information arabe Al-Alam , diffusant depuis l'Iran et appartenant à la société de presse publique Islamic Republic of Iran Broadcasting (IRIB), affirme que le meurtre de Mohsen Fakhrizadeh, décrit par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu comme le "père de la bombe iranienne", "est le Mossad, les services secrets israéliens. Le Mossad avait déjà tenté de tuer Fakhrizadeh."

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    Rappelons que Mohsen Fakhrizadeh occupait un poste élevé au sein du Corps des gardiens de la révolution islamique et dirigeait les travaux de création d'ogives nucléaires. En 2006, il a accusé les autorités d'arrêter le financement de ses laboratoires et a quitté le projet, mais est retourné au travail en 2012.

    Son assassinat intervient deux jours avant le 10e anniversaire de l'assassinat d'un autre scientifique iranien, Majid Shahriari, le 29 novembre 2010.

    Le Corps des gardiens de la révolution islamique a tweeté un message indiquant que le CGRI était prêt à se venger d'Israël pour le meurtre de Fahrizadeh.

    Le chef de l'état-major iranien, le général Mohammad Bakri, a déclaré que la réaction à l'assassinat de Fakhrizadeh "sera dure".

    Nouveau message circulant sur Telegram après l'assassinat de Mohsen Fakhrizadeh :

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    L'ancien ministre de la Défense de la République islamique d'Iran Hossein Dehkan, qui occupe le poste de conseiller militaire du guide suprême Ali Khamenei, a tweeté que "les sionistes utilisent les derniers jours de la vie politique de leur partenaire, le président américain Donald Trump, pour accroître la pression sur l'Iran et provoquer guerre à grande échelle. "

    Programme nucléaire
    Cet assassinat intervient moins de deux mois avant l'arrivée à la Maison Blanche du démocrate Joe Biden, président élu à l'élection du 3 novembre aux Etats-Unis. M. Biden entend changer de posture vis-à-vis de l'Iran après les quatre années de présidence du républicain Donald Trump, qui s'est retiré en 2018 de l'accord avec les grandes puissances signé à Vienne trois ans plus tôt portant sur le programme nucléaire de Téhéran. Les Etats-Unis ont ensuite rétabli puis renforcé les sanctions à l'encontre de l'Iran.

    M. Trump estime que cet accord n'offre pas de garanties suffisantes pour empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire. L'Iran a toujours nié vouloir un tel armement. Le président américain a re-tweeté vendredi des informations sur l'assassinat du scientifique iranien, mais sans y adjoindre de commentaire personnel.

    Plusieurs autres scientifiques spécialisés dans le domaine nucléaire en Iran ont été assassinés ces dernières années, la République islamique en attribuant systématiquement la responsabilité à Israël. Et le quotidien américain New York Times a rapporté mi-novembre qu'Abdullah Ahmed Abdullah, alias Abou Mohammed al-Masri et numéro deux d'Al-Qaïda, avait été abattu à Téhéran par des agents israéliens, lors d'une mission secrète commanditée par Washington. L'Iran a démenti.

  • Iran : L'Australo-Britannique Kylie Moore-Gilbert échangée contre trois Iraniens

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    L'Iran a relâché la chercheuse australo-britannique Kylie Moore-Gilbert, détenue en Iran depuis 2019 et condamnée pour espionnage au profit d'Israël, a annoncé mercredi la télévision d'Etat iranienne.

    "Un homme d'affaires et deux citoyens iraniens, détenus à l'étranger sur la base de fausses accusations, ont été libérés en échange d'un espion de double nationalité travaillant pour le compte du régime sioniste", rapporte Iribnews, le site de la télévision d'Etat en donnant le nom de Mme Moore-Gilbert.

    Le site de la télévision d'Etat ne donne aucune autre précision sur l'échange.

    Iribnews publie simplement une vidéo sans commentaires montrant deux hommes accueillis avec les honneurs apparemment par des officiels et quelques images d'une femme voilée semblant être Mme Moore-Gilbert à bord d'un van vert.

    L'arrestation de Mme Moore-Gilbert avait été confirmée en septembre 2019 mais sa famille a indiqué qu'elle avait été incarcérée plusieurs mois auparavant. Elle a toujours nié être une espionne.

    Dans des lettres sorties clandestinement de prison, et publiées en janvier dans la presse anglaise, Kylie Moore-Gilbert avait écrit avoir passé dix mois à l'isolement, ce qui avait "porté gravement atteinte" à sa santé.

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  • Iran : Les "E3" déplorent les nouvelles violations de Téhéran

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    L'Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont appelé lundi l'Iran à cesser de violer l'accord limitant ses activités nucléaires, avant une réunion des chefs de la diplomatie des trois pays européens signataires ("E3") du pacte de Vienne.

    Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a reçu à Berlin ses homologues français Jean-Yves Le Drian et britannique Dominic Raab, a déclaré une porte-parole du ministère. "Ensemble avec nos partenaires, nous appelons fermement l'Iran à cesser de violer l'accord et à remplir de nouveau totalement toutes ses obligations", a ajouté la porte-parole.

    L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a signalé mercredi dernier que des centrifugeuses d'un modèle interdit par l'accord de Vienne de 2015 avaient été mises en service par l'Iran sur le site d'enrichissement de Natanz. L'Allemagne, la France et le Royaume-Uni sont les trois pays européens signataires du Plan d'action global commun (JCPOA) dont les Etats-Unis se sont retirés en 2018 à l'initiative de Donald Trump.

  • Iran : Un chrétien reçoit 80 coups de fouet pour avoir bu du vin à la communion

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    Zaman Fadai, un Chrétien, a reçu 80 coups de fouet. Selon le site Internet des droits de l'homme, son "crime" était d'avoir bu du vin pendant la Sainte-Cène.

    Fadai, qui s'est converti au christianisme à partir de l'islam, purge une peine de six ans à la prison d'Evin pour une autre accusation. Le tribunal l'a déclaré coupable d'avoir organisé une église chez lui et d'avoir dirigé et «implanté le christianisme sioniste».

    Un mois plus tôt, un autre représentant de la communauté chrétienne, Mohammad Reza Omedi, avait reçu 80 coups de fouet pour avoir changé son nom en Yohan lors de son baptême.

    La constitution iranienne garantit la liberté religieuse en autorisant l'utilisation du vin dans les cérémonies. Mais ces règles ne s'appliquent pas aux musulmans qui se sont convertis au christianisme et qui sont persécutés comme apostats.

  • Pakistan : Les forces de sécurité abattent le N°2 de l '"Armée de la justice" (Jeich al-Adel)

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    La télévision iranienne, citant des médias pakistanais, a déclaré aujourd'hui, mercredi, que les gardes-frontières pakistanais avaient tué le N°2 de l'organisation «Armée de la justice».

    La télévision a ajouté qu'Omar Shahoozhi, surnommé "Mullah Omar" avait été tué avec ses deux fils, lors d'une opération de sécurité dans la zone "Turbat" de la ville frontalière de "Mahawarah" à la frontière de l'Iran, dans l'état occidental du Baloutchistan, dans l'ouest du Pakistan.

    Les forces pakistanaises a encerclé la zone et mené une opération de ratissage à la recherche d'autres membres de l'organisation.

    L'Iran et les États-Unis placent l'organisation «Army of Justice» sur la liste des groupes terroristes.

    L'Iran a tenu l'organisation responsable d'un certain nombre d'attaques terroristes, y compris le bombardement d'un bus transportant des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique iranienne (CGRI), en mars 2019, tuant 27 membres et en blessant 13 autres. L'organisation a également capturé les familles de cinq gardes-frontières en 2013 et 12 autres en 2018 pour les amener sur le territoire pakistanais. L'organisation est également responsable de l'attaque d'un hélicoptère dans la ville de Sarawan, et de l'attaque d'un poste des gardiens de la révolution dans la ville de Nik Shahr dans la région du Sistan et du Baloutchistan dans le sud-est de l'Iran.

    L'Iran avait arrêté Abdul-Malik Rigi, fondateur du groupe d'opposition armé «Soldats de Dieu», en 2010, qui a ensuite changé son nom pour prendre celui de «Armée de la justice». Rigi a été exécuté depuis.

    L'opération pakistanaise au cours de laquelle Omar Shahuzhi, le N°2 du groupe «Armée de la justice» a été tué, intervient une semaine après la visite du ministre iranien des Affaires étrangères Muhammad Javad Zarif au Pakistan, au cours de laquelle il a rencontré le Premier ministre pakistanais Imran Khan, son ministre des Affaires étrangères Mahmoud Shah Qureshi et le commandant de l'armée pakistanaise, le général Qamar Javed.

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