IRAN

  • L'Iran appelle l'Irak à identifier les auteurs des attaques anti-américaines

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    zarif Mohammad Javad.jpgL'Iran a appelé samedi l'Irak à "identifier les auteurs" des récentes attaques contre l'ambassade des Etats-Unis et des intérêts occidentaux sur son territoire, estimant qu'elles avaient pour but de perturber les relations irano-irakiennes.

    Des roquettes avaient été tirées lundi 22 février en direction de l'ambassade américaine dans la capitale irakienne mais étaient tombées à proximité. Il s'agissait de la troisième attaque contre des intérêts occidentaux en Irak en une semaine.

    "Nous soulignons la nécessité pour le gouvernement irakien d'identifier les auteurs de ces incidents", a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarifs (photo), dans un communiqué publié sur le site du ministère. "Les dernières attaques sont suspectes et pourraient avoir été planifiées avec l'objectif de porter atteinte aux relations irano-irakiennes et à la stabilité de" l'Irak, a affirmé M. Zarif.

    Le chef de la diplomatie iranienne s'est entretenu samedi avec son homologue irakien Fouad Hussein, en visite à Téhéran, au lendemain de raids américains visant des miliciens pro-iraniens dans l'est de la Syrie, près de la frontière avec l'Irak.

    M. Zarif "a condamné l'attaque américaine contre les forces irakiennes dans les zones frontalières" irako-syriennes, des attaques jugées "illégales" et en "violation de la souveraineté" du pays. Les Etats-Unis ont fait savoir que l'Iran serait tenu "responsable des actions de ses affidés qui attaquent des Américains" en Irak.

    Les tirs de roquettes à Bagdad en début de semaine n'ont pas été revendiqués mais Washington les a attribués au Kataëb Hezbollah, une faction membre de la coalition de paramilitaires pro-Iraniens de la puissante coalition de milices chiites Hashd al-Chaabi, intégrée à l'armée irakienne depuis des mois.

    Ennemis jurés, la République islamique d'Iran et les Etats-Unis sont deux puissances agissantes en Irak. Ces raids interviennent dans un contexte de tensions entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire iranien et la perspective de négociations pour relancer l'accord de 2015 censé l'encadrer.

  • Iran : Deux Kurdes tués par les forces de sécurité iraniennes à Piranshahr

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    L'Organisation Hangaw pour les Droits de l'Homme a rapporté jeudi 25 février que deux Kurdes avaient été tués la veille lorsque les forces de sécurité iraniennes ont ouvert le feu sur leur camion à Piranshahr.

    Le groupe de défense, qui suit de près les développements au Kurdistan iranien, a identifié les victimes comme étant Abdullah Naderi et Osman Naderi, deux frères.

    L'incident s'est produit sur la route Shinabad-Zidan dans la province de l'Azerbaïdjan occidental près d'Ourmia.

    À la suite de la fusillade mortelle, leur famille a organisé une manifestation devant le bureau de renseignement de Piranshahr. Les forces de sécurité ont réagi en détenant certains des proches des victimes, y compris leurs parents, et en les gardant pendant plusieurs heures, selon Hengaw.

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  • Iran : Un policier tué dans des heurts dans le sud-ouest du pays 

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    Un policier a été tué dans des heurts avec des "éléments criminels" dans le sud-ouest de l'Iran, au Sistan-Balouchistan, a rapporté jeudi 25 février 2021 l'agence de presse officielle Irna.

    Des médias d'Etat ont fait état mardi d'affrontements, dans la région de Saravan, ayant fait deux morts et plusieurs blessés. "A la suite (...) de rumeurs émanant de médias étrangers, des éléments criminels ont attaqué" un commissariat de Zahedan "avec des armes légères et des lance-grenades", a indiqué à Irna Abouzarmahdi Nakahei, le gouverneur de cette ville, capitale du Sistan-Balouchistan.

    La police a riposté entraînant la fuite des assaillants, mais un officier est tombé en "martyr" dans les affrontements, a-t-il ajouté sans préciser quand ces événements avaient eu lieu. Des violences avaient déjà éclaté à partir de lundi 23 février dans cette province à un point de passage avec le Pakistan voisin.

    Selon le vice-gouverneur du Sistan-Balouchistan Mohammad-Hadi Marashi, elles avaient débuté quand un groupe de "trafiquants de carburant" avaient voulu entrer sur le territoire iranien. "Mais apparemment, les forces pakistanaises (...) leur ont tiré dessus", tuant l'un d'eux et en blessant quatre autres, a indiqué mardi M. Marashi à Irna.

    Toujours selon cette source, une partie du groupe a profité du chaos pour traverser la frontière et "attaqué le commissariat de Shamsar", une ville frontalière. La police a riposté aux tirs et les affrontements ont fait "plusieurs blessés", dont l'un est décédé à l'hôpital.

    D'autres personnes ont attaqué et endommagé mardi le bureau du gouverneur de Saravan, une ville proche de Shamsar, avant de s'enfuir, a ajouté M. Marashi.

    Le chef de la police du Sistan-Balouchistan, Ahmad Taheri, a indiqué jeudi à l'agence de presse Tasnim que des centaines de personnes étaient impliquées dans l'attaque de mardi, assurant que la police avait désormais la situation en main.

    Les événements de mardi pour lesquels plusieurs morts ont faussement été rapportés, selon M. Nakahei, ont servi d'"excuse" à l'attaque de Zahedan. Province déshéritée majoritairement sunnite et baloutche, le Sistan-Balouchistan a été déstabilisé entre 2005 à 2010 par une rébellion menée par un groupe baloutche sunnite.

    Les attentats ou les accrochages entre forces de l'ordre et groupes armés y restent fréquents. Téhéran impute ces violences à des groupes jihadistes ou séparatistes et accuse Islamabad de les soutenir. La population iranienne est chiite à 90%.

  • Iran : Paris confirme la détention d'un Français

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    Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé mercredi 24 février 2021 la détention d'un Français en Iran, arrêté en mai 2020 et détenu depuis sans explication selon l'hebdomadaire français Le Point, un nouveau sujet de tension en perspective entre Paris et Téhéran.

    "Les services du ministère, à Téhéran comme à Paris, suivent avec attention la situation de notre compatriote", a déclaré le Quai d'Orsay, alors qu'une chercheuse à la double nationalité française et iranienne, Fariba Adelkhah, est déjà retenue en Iran depuis juin 2019. "Il bénéficie de la protection consulaire prévue par la Convention de Vienne du 24 avril 1963", a ajouté le ministère. Cette procédure permet de vérifier les conditions de détention, l'état de santé et l'accès à un avocat pour tout ressortissant français détenu à l'étranger.

    "A ce titre, et malgré la situation sanitaire, des visites consulaires lui ont été rendues et des contacts réguliers sont maintenus avec lui par notre ambassade à Téhéran et avec sa famille par nos services à Paris", a poursuivi le ministère, sans plus de précisions sur les circonstances de son arrestation et de sa détention.

    Selon Le Point, ce ressortissant français, un touriste âgé de 35 ans, a été appréhendé par les forces de sécurité iraniennes dans une zone désertique située à la frontière entre l'Iran et le Turkménistan. Il se trouvait en Iran pour effectuer le tour du pays en van et est depuis détenu dans la prison Vakilabad de Machhad, dans le nord-est du pays, précise l'hebdomadaire.

    Le quotidien français Le Figaro avait déjà fait état jeudi, sans autres précisions, de l'arrestation d'un Français "dans le désert en manipulant un drone". "Ce jeune touriste, détenu illégalement depuis environ neuf mois, fait face à des accusations contradictoires et fausses", affirme l'avocat Saïd Dehghan, qui a aussi défendu Fariba Adelkhah, sur son compte Twitter.

    "Les autorités n'ont pas fourni le moindre dossier ni la moindre explication sur sa détention", ajoute un proche cité par Le Point. "Il est en bonne santé et a pu s'entretenir à trois reprises avec sa famille au téléphone", relate également ce proche.

    Spécialiste du chiisme et de l'Iran post-révolutionnaire à Sciences Po Paris, Mme Adelkhah a pour sa part été arrêtée le 5 juin 2019 à Téhéran. Elle a été condamnée en mai 2020 à cinq ans de prison pour "collusion en vue d'attenter à la sûreté nationale" et "propagande contre le système" politique de la République islamique, des accusations qu'elle a toujours rejetées. La chercheuse a quitté le 3 octobre la prison d'Evine et est assignée depuis à résidence à Téhéran, sous contrôle d'un bracelet électronique, avec interdiction de se déplacer au-delà d'un périmètre de 300 mètres autour de son domicile, selon son comité de soutien. Les arrestations d'étrangers en Iran, notamment de binationaux, souvent accusés d'espionnage, se sont multipliées depuis le retrait unilatéral en 2018 des Etats-Unis de l'accord international sur le nucléaire iranien et le rétablissement de dures sanctions américaines contre Téhéran. Au cours des derniers mois, l'Iran a procédé à plusieurs échanges de prisonniers avec des pays détenant des ressortissants iraniens condamnés, en attente de procès, ou menacés d'extradition vers les États-Unis.

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  • Iran : Un "kamikaze" arrêté à Téhéran, selon la police

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    Un homme portant des explosifs a été arrêté la semaine passée près de la capitale iranienne, a affirmé mercredi 24 février 2021 le chef de la police de Téhéran.

    L'individu, un Iranien, "avait sur lui un pistolet et des explosifs" au moment de son arrestation à un péage à l'extérieur de la ville, a affirmé le général Hossein Rahimi, selon Iribnews, le site internet de la télévision d'Etat. Selon M. Rahimi, la personne qualifiée de "kamikaze", dont l'identité n'a pas été divulguée, se trouvait à bord d'un taxi et son chauffeur la trouvant suspecte, avait signalé sa présence à la police.

    Un policier a réussi à s'approcher du suspect et à "désactiver" les explosifs qu'il avait sur lui, selon cette même source. L'individu a été arrêté. Le suspect a été manipulé par des "opposants" à la République islamique et devait "s'en prendre à plusieurs sites à Téhéran", a affirmé le général, sans donner plus de détails sur les affiliations politiques de la personne ou les lieux visés. L'Iran a été visé par plusieurs attentats suicide au cours des dernières années, en majorité revendiquées par des groupes sunnites extrémistes.

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  • Iran : Affrontements dans la ville de Saravan (province de Sistan-Balouchestan)

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    Au moins une personne a été tuée lors d'un affrontement entre les forces de sécurité et des manifestants à Saravan, dans la province iranienne du Sistan-Balouchistan.

    Les manifestants voulaient protester contre la fusillade qui avait eu lieu deux jours auparavant à la frontière entre l'Iran et le Pakistan. plusieurs personnes avaient été tuées lorsque les membres du Corps des gardiens de la révolution islamique ont ouvert le feu contre des marchands qui s'étaient attroupés à la.frontière

    L'Iran affirme que les forces du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) voulaient empêcher la contrebande de pétrole à travers la frontière irano-pakistanaise..

  • Iran : Conséquences des tensions avec l'UE, l'Iran arrête des citoyens européens, révèle Le Figaro

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    Une personne ayant la double nationalité française et iranienne et un ressortissant allemand ont été arrêtés en Iran il y a plus de deux semaines, a rapporté vendredi le quotidien français Le Figaro.

    Sans citer ses sources, le journal a déclaré que les deux personnes avaient été arrêtées et détenues avant le 4 février comme levier en prévision de la condamnation du diplomate iranien Assadolah Assadi en Belgique ce même jour.

    Le diplomate iranien a été condamné à 20 ans de prison pour avoir projeté de commettre un attentat lors d'un rassemblement de l'opposition iranienne en France en 2018.

    Le Figaro a déclaré que le Franco-iranien avait été arrêté dans le désert aux commandes d'un drone.

    Le ministère français des Affaires étrangères n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire. Ni les responsables allemands ni iraniens n'étaient immédiatement joignables.

    Les arrestations, si elles sont confirmées, interviennent à un moment sensible. Les États-Unis ont indiqué jeudi qu'ils étaient prêts à discuter avec l'Iran de la manière dont les deux pays pourraient revenir à l'accord de 2015 visant à empêcher Téhéran d'acquérir des armes nucléaires.

    Dans une déclaration commune, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne ont également appelé l'Iran à libérer tous leurs ressortissants détenus arbitrairement.

    Le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran (CGRI)  a arrêté des dizaines de binationaux ces dernières années, principalement pour espionnage.

    Des militants des droits de l'homme ont accusé l'Iran d'avoir arrêté des binationaux pour tenter de gagner des concessions d'autres pays. Téhéran nie détenir des personnes pour des raisons politiques et a accusé de nombreux étrangers détenus dans ses prisons d'espionnage.