IRAK

  • Irak : Sept membres des forces irakiennes tués par l'explosion d'une voiture piégée

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    Au moins sept membres des forces irakiennes ont été tués par l'explosion d'une voiture piégée, à l'ouest de la ville de Haditha, dans la province sunnite d'Al-Anbar, à l'ouest du pays, selon un responsable local.

    Le maire de la ville, Mabrouk Hamid, a déclaré  qu'une voiture piégée a explosé au cours d'une opération de recherche lancée par une force conjointe de la mobilisation tribale Hashed Achayri) et de l'armée dans la région d'Al-Madham, située à 80 km à l'ouest de Haditha (160 km à l'ouest de Ramadi), chef-lieu de la province d'Al-Anbar.

    Hamid a ajouté que l'explosion avait tué 6 membres des forces de mobilisation tribales et un officier de l'armée, et fait 2 blessés dans les rangs de la mobilisation tribale et l'armée.

    Les membres de la mobilisation tribale appartiennent au clan sunnite al-Jaafiyah à al-Madham de la région d'al-Haditha. Comme le précise le journaliste Wassim Nasr, la ville d'al-Haditha a un vieux contentieux avec l’Etat islamique. C'est la seule localité de la province sunnite d'al-Anbar qui n’a pas été prise par Daech lors de son occupation des zones urbaines.

    Aucune partie n'a revendiqué la responsabilité de l'attentat à la voiture piégée, et aucune déclaration officielle n'a été publiée jusqu'à maintenant.

    Les forces irakiennes et la mobilisation tribale sont, sporadiquement, des cibles privilégiées de l'organisation terroriste "Daech", au moyen de voitures piégées ou d'attaques kamikazes. Dans ce genre d'attaques, des pertes humaines et matérielles sont toujours à déplorer.
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  • Irak: L'armée irakienne lance une opération contre Daech dans la province de Diyala

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    L'armée irakienne a lancé une opération militaire contre l'organisation islamiste Daech dans la province de Diyala (est), selon une source sécuritaire.

    L'opération se déroule avec la participation de l'armée, de la police et du Hashd al-Chaabi, une coalition de milices chiites pro-iraniennes intégrée aux forces de sécurité irakiennes. 

    L'opération se déroule avec la participation de l'armée de l'air à la périphérie du district de Jalawla, au nord-est de Diyala, après que des mouvements des éléments de l'Etat islamique aient été repérés dans la région.

  • Irak: déploiement de l'armée à Nasariya pour contenir les manifestations

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    Les forces de l'armée irakienne ont commencé, dimanche 28 février 2021, leur déploiement à Nasariya, dans le centre de la province de Dhi Qar (sud), dans le but de contenir les manifestations qui secouent la ville depuis plusieurs jours.

    La décision a été prise par le nouveau gouverneur, Abdul Ghani Al-Asadi, accédant ainsi aux demandes des manifestants d'éloigner la police anti-émeute, qu'ils accusent d'avoir tué et blessé leurs concitoyens.

    Le nouveau gouverneur a donné l'ordre à toutes les forces de sécurité de la province de ne pas utiliser de balles réelles contre les manifestants ».

    La ville Nasariya a été le théâtre de manifestations au cours des six derniers jours, marquées d'actes de violence, qui ont fait 5 morts parmi les manifestants et 287 blessés, dont 147 parmi les membres des forces de l'ordre.

    Malgré la démission du gouverneur Nazem Al-Waeli -que les manifestants accusent de « corruption et de mauvaise gestion »- et la nomination d'Al-Asadi à sa place, vendredi, les manifestations se sont tout de même poursuivies.

    L'Irak est le théâtre de manifestations intermittentes depuis octobre 2019, en raison des mauvaises conditions économiques et de la corruption financière et politique chronique, et ce, malgré les promesses du gouvernement d'améliorer les conditions.

  • L'Iran appelle l'Irak à identifier les auteurs des attaques anti-américaines

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    zarif Mohammad Javad.jpgL'Iran a appelé samedi l'Irak à "identifier les auteurs" des récentes attaques contre l'ambassade des Etats-Unis et des intérêts occidentaux sur son territoire, estimant qu'elles avaient pour but de perturber les relations irano-irakiennes.

    Des roquettes avaient été tirées lundi 22 février en direction de l'ambassade américaine dans la capitale irakienne mais étaient tombées à proximité. Il s'agissait de la troisième attaque contre des intérêts occidentaux en Irak en une semaine.

    "Nous soulignons la nécessité pour le gouvernement irakien d'identifier les auteurs de ces incidents", a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarifs (photo), dans un communiqué publié sur le site du ministère. "Les dernières attaques sont suspectes et pourraient avoir été planifiées avec l'objectif de porter atteinte aux relations irano-irakiennes et à la stabilité de" l'Irak, a affirmé M. Zarif.

    Le chef de la diplomatie iranienne s'est entretenu samedi avec son homologue irakien Fouad Hussein, en visite à Téhéran, au lendemain de raids américains visant des miliciens pro-iraniens dans l'est de la Syrie, près de la frontière avec l'Irak.

    M. Zarif "a condamné l'attaque américaine contre les forces irakiennes dans les zones frontalières" irako-syriennes, des attaques jugées "illégales" et en "violation de la souveraineté" du pays. Les Etats-Unis ont fait savoir que l'Iran serait tenu "responsable des actions de ses affidés qui attaquent des Américains" en Irak.

    Les tirs de roquettes à Bagdad en début de semaine n'ont pas été revendiqués mais Washington les a attribués au Kataëb Hezbollah, une faction membre de la coalition de paramilitaires pro-Iraniens de la puissante coalition de milices chiites Hashd al-Chaabi, intégrée à l'armée irakienne depuis des mois.

    Ennemis jurés, la République islamique d'Iran et les Etats-Unis sont deux puissances agissantes en Irak. Ces raids interviennent dans un contexte de tensions entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire iranien et la perspective de négociations pour relancer l'accord de 2015 censé l'encadrer.

  • Irak : Trois manifestants tués dans des heurts avec les forces de sécurité à Nasariya

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    Trois manifestants ont été tués vendredi 26 février 2021dans des heurts avec les forces de sécurité à Nasarya, dans le sud de l'Irak, ont indiqué des médecins de cette ville, théâtre d'un mouvement de protestation ant-ipouvoir depuis plusieurs jours.

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    Ce décès porte à cinq le nombre de manifestants tués depuis une semaine dans cette ville. Des dizaines de personnes ont également été blessées dans ces violences.

    Les manifestants bravent depuis plusieurs jours les mesures de confinement liées à une seconde vague de l'épidémie de Covid-19 dans le pays pour continuer à faire vivre leur mouvement de contestation, tandis qu'à l'échelle nationale, les manifestations sont devenues beaucoup plus rares ces derniers mois.

    Les protestataires se sont rassemblés à plusieurs reprises cette semaine devant le bâtiment du gouvernorat à Nasariya pour exiger le renvoi du gouverneur, Nazem al-Waeli, dans un contexte de dégradation des services publics.

    Vendredi, trois manifestants ont été tués par balle par les forces de sécurité devant le bâtiment, ont indiqué des médecins à l'AFP, l'un d'entre eux précisant que "47 personnes avaient été blessées mais que les hôpitaux étaient surchargés avec des patients atteints du Covid-19". "Nous peinons à trouver un endroit pour les soigner", a-t-il ajouté.

    Deux manifestants avaient déjà été tués lundi et jeudi lors de rassemblements similaires. Des décennies de conflits, de corruption et de faibles investissements ont laissé l'Irak avec des services publics déficients et des pénuries récurrentes d'électricité et d'eau.

    Fin 2019, la colère de la population face à la corruption et le chômage endémique avait débouché sur un soulèvement populaire inédit marqué par des violences ayant fait 600 morts et 30.000 blessés à travers le pays.

    Les manifestations s'étaient quasiment toutes éteintes en 2020 mais elles reprennent à Nasariya. Les nouvelles violences interviennent moins de deux semaines avant la venue du pape François dans cette province du Sud, première visite d'un souverain pontife en Irak.

    Remplacement de Nazem al-Waeli, le gouverneur contesté
    Dans la soirée du vendredi 26 février, on apprenait que le premier ministre irakien, Mustafa al-Kazimi avait nommé le chef de l'Agence nationale de sécurité,,Badalghani al-Assadi, gouverneur de la province de Dhi Qar en remplacement de Nazem Al-Waeli

  • Irak : un manifestant tué et 14 blessés lors de manifestations à Nasariya, dans le sud

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    Un manifestant a été tué, jeudi 25 février 2021, à Nasariya, dans la province de Dhi Qar (sud), selon une source médicale.

    Il s'agit du deuxième manifestant tué lors des manifestations qui se poursuivent pour la quatrième journée consécutive, exigeant la destitution du gouverneur Nazem Al-Waeli au motif de sa mauvaise gestion.

    L'hôpital universitaire Al-Hussein a confirmé avoir reçu un manifestant décédé des suites d'une balle, sans préciser d'où venait le tir.

    La même source, qui a requis l'anonymat, a ajouté que "le nombre total de blessés dans les affrontements entre manifestants et agents de sécurité a atteint aujourd'hui 14 personnes, dont 6 agents de sécurité et 8 manifestants".

    Les protestataires accusent les forces de sécurité d'avoir tué le manifestant, en tirant à balles réelles pour les disperser alors qu'ils se trouvaient au pont Al-Nasr dans le centre-ville.

    Haythem Mohamed, membre de l'organe de coordination de la "Mobilisation populaire" à Dhi Qar a, dans un entretien téléphonique avec l'Agence Anadolu, souligné que le ministre de l'Intérieur et le chef du service de la sécurité nationale ont quitté la province sans parvenir à un accord avec les manifestants.

    "La délégation gouvernementale a affirmé aux protestataires ainsi que les tribus de la province qu'elle soutenait leurs revendications, et qu'elle avait besoin d'une trêve de quelques jours pour démettre le gouverneur de ses fonctions", a-t-il déclaré, soulignant que «le mouvement populaire a rejeté la demande du gouvernement, s'agissant selon eux, d'une manoeuvre pour gagner du temps».

    Dans des déclarations précédentes, le gouverneur de Dhi Qar, qui a refusé de démissionner, a déclaré qu'il "se tenait aux côtés des manifestants et rejetait le recours à la violence à leur encontre", critiquant le blocage des routes et la perturbation de la vie publique.

    La province de Dhi Qar est un "fief actif" de protestations populaires, outre sa dense population de plus de deux millions d'habitants. Ces derniers protestent depuis des années contre la mauvaise gestion, la dégradation des services publics de base et le chômage.

    L'Irak est le théâtre d'une vague de manifestations qui continue depuis octobre 2019, en raison des mauvaises conditions économiques et de la corruption financière et politique qui gangrène le pays.

    Lien permanent Catégories : IRAK, Nasariya, Province de Dhi Qar 0 commentaire
  • Irak : L'armée de l'air américaine attaque des milices pro-iraniennes à la frontière syro-irakienne

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    L'armée américaine a lancé des frappes aériennes sur des positions de milices pro-iraniennes dans l'est de la Syrie. Les raids aériens ont été réalisés en représailles au bombardement de cibles américaines, a déclaré le porte-parole du Pentagone, John Kirby. Selon un haut responsable du ministère de la défense U.S., les raids ont été menés par deux F15-E Strike Eagles qui ont largué sept JDAM de 250 kg sur 7 cibles. Toutes les bombes ont atteint leurs cibles.

    Il a ajouté que les frappes avaient été ordonnées par le président américain Joe Biden "en réponse aux récentes attaques contre le personnel militaire américain et de la coalition en Irak, et à la menace continue pesant sur ces troupes".

    Les frappes ont pris pour cible le secteur de la base Imam Ali, dans la région de la ville syrienne de Boukamal, à la frontière syro-irakienne. Les infrastructures de la base sont  notamment utilisées par les milices Kataëb Hezbollah et les brigades Sayyid al-Shuhada qui font partie du Hashd al-Chaabi, la coalition de groupes para-militaires principalement chiites et pro-iraniens. A noter que le Hashd al-Chaabi est intégré à l'armée irakienne. Les frappes ont également pris pour cible un passage utilisé par les milices pour déplacer des armes et d'autres marchandises à travers la frontière.

    Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a précisé que les frappes avaient été menées avec le soutien des autorités irakiennes, qui ont fourni des informations de renseignement.

    Sayed Rahi Al-Sharifi.jpegL'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a rapporté qu'au moins trois camions chargés d'armes et de munitions avaient été détruits et qu'au moins 17 combattants des milices irakiennes pro-iraniennes avaient été tués au cours des frappes américaines dans l'est de la Syrie. Photo du combattant chiite irakien pro-iranien Sayed Rahi Al-Sharifi, tué au cours des bombardements.

    Les milices pro-iraniennes ne reconnaissent qu'un mort et plusieurs blessés légers. Les médias iraniens affirment que les milices avaient été informées à l'avance et évacué leurs positions, ce qui explique, selon eux, le faible nombre de victimes.

    Les autorités syriennes ont confirmé les frappes aériennes, sans fournir d'informations sur les pertes.

    De son côté, Le ministère russe des Affaires étrangères a condamné les actions des États-Unis en Syrie. A noter que le Pentagone avait informé Israéliens et Russes que des frappes aériennes allaient être menées, quelques minutes avant qu'elles n'aient lieu.

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