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  • Union européenne : Une opération maritime internationale trouve des terroristes parmi les touristes

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    Une opération internationale visant à renforcer le contrôle des passagers dans un certain nombre de ports maritimes et d'aéroports reliant l'Afrique du Nord à l'Europe du Sud a donné lieu à 29 arrestations pour diverses infractions, dont une pour terrorisme.

    L'individu concerné, arrêté en Algérie, faisait l'objet d'une notice rouge INTERPOL pour activités terroristes. Sur la base de vérifications dans INTERPOL et dans les bases de données nationales des services répressifs, 24 autres alertes liées au terrorisme ont été identifiées tout au long de l'opération.  

    Menée par INTERPOL avec le soutien de l'Organisation mondiale des douanes (OMD) et de Frontex, l'opération Neptune III a impliqué les forces de l'ordre dans cinq pays – Algérie, France, Italie, Espagne et Tunisie – et a été menée pendant la saison touristique de l'été 2021. L'opération a été soutenue par un financement de la Fondation INTERPOL pour un monde plus sûr.

    INTERPOL a déployé des agents pour aider les autorités locales à contrôler les voyageurs, en recoupant leurs données avec INTERPOL et les bases de données nationales. L'OMD a déployé deux agents en Italie et en France pour assister les services douaniers locaux, collecté des informations sur toutes les saisies douanières et veillé à ce que les données soient efficacement partagées entre les services douaniers via sa plateforme de communication sécurisée, CENcomm. Frontex, l'Agence de garde-frontières et de garde-côtes de l'Union européenne, a déployé des agents en Italie et en France pour aider les autorités locales à profiler les passagers, à identifier les fraudes documentaires et à détecter les activités illicites.

    Des dizaines de milliers de véhicules et de passagers franchissent chaque année les frontières internationales via les routes maritimes. Les trafiquants et les terroristes empruntent régulièrement ces routes, compromettant la sécurité régionale en Europe et en Afrique. L'opération Neptune III a produit les résultats suivants :

    Arrestations : 29 personnes ont été arrêtées pour terrorisme, trafic de drogue, vol de véhicule, crimes contre les enfants, violences sexuelles, fraude et traite des êtres humains, entre autres crimes.
    Saisies :  17,5 kg de cocaïne, d'une valeur marchande estimée à 1,2 million d'euros ; plus de 20 000 pilules d'ecstasy ; 189 kg de produits du tabac ; trafic de véhicules volés (trois voitures de luxe et deux motos); une arme de poing et 29 fusils de chasse ; 260 000 EUR en espèces.
    « Les résultats de l'opération Neptune III montrent que des groupes présumés terroristes et criminels organisés traversent les mêmes frontières que des milliers d'autres passagers chaque mois », a déclaré le Secrétaire général d'INTERPOL, Jürgen Stock.  

    "Cependant, les résultats démontrent également que la sécurisation des frontières grâce à une coopération internationale renforcée en matière d'application de la loi offre une opportunité de perturber les menaces terroristes et les opérations criminelles", a ajouté le secrétaire général.

    Les bases de données d'INTERPOL contiennent des détails sur environ 135 000 personnes soupçonnées d'activités terroristes, faisant de l'organisation le plus grand dépositaire de telles informations. Les données sont collectées et partagées avec les forces de l'ordre dans les 194 pays membres d'INTERPOL.

    L'opération Neptune III a vu des officiers des pays membres participants procéder à des contrôles systématiques des personnes et de leurs passeports dans certains ports maritimes et zones opérationnelles maritimes.

    Le terrorisme et le crime organisé sont souvent de nature transnationale, ce qui rend le partage d'informations transfrontalier entre les services répressifs essentiel pour garantir que les agents frontaliers de première ligne puissent contrôler les individus en utilisant les informations les plus complètes disponibles. Alors que le contrôle des passagers constitue une procédure de routine, les conséquences potentielles des décisions des agents frontaliers peuvent parfois être une question de vie ou de mort.

    Frontex a soutenu l'opération en partenariat avec l'Italie et la France dans le cadre de ses opérations polyvalentes aux frontières maritimes. L'agence s'est concentrée sur les ports maritimes méditerranéens et les mouvements de terroristes présumés utilisant les routes de ferry établies entre l'UE et les pays d'Afrique du Nord.

    Quatre experts Frontex ont été déployés dans des ports maritimes en Italie et en France pour aider aux contrôles aux frontières, au filtrage et au profilage des terroristes présumés, à la prévention des franchissements non autorisés des frontières et à la détection de la criminalité transfrontalière.

    Les experts ont également accompagné les collectivités locales dans l'identification des fraudes documentaires. Sur le terrain, les experts de Frontex ont organisé des sessions d'information sur la manière de repérer les terroristes présumés en mouvement et sur les dernières tendances en matière de fraude documentaire.

    Les administrations douanières participant à l'opération ont renforcé les contrôles sur les passagers et leurs effets personnels, ciblant notamment la contrebande de devises et d'armes. Ils ont échangé des informations sur les saisies effectuées lors des inspections des bagages des passagers, des navires et des véhicules.

     

  • Sahel : Interpol saisit plusieurs quantités d'armes et de marchandises de contrebande

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    Une opération internationale coordonnée, conjointement menée par Interpol et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) du 30 novembre au 6 décembre en Afrique de l'ouest et au Sahel, a permis de saisir plusieurs quantités d'armes, de munitions et de marchandise de contrebande, a annoncé Interpol, lundi sur son site internet.
     
    Les objets saisis ont été interceptés dans des aéroports et des ports maritimes ainsi qu’à des frontières terrestres au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Mali et au Niger.
     
    L’opération baptisée KAFO II a consisté à effectuer des vérifications concernant plus de 12.000 personnes, des véhicules, des conteneurs et des marchandises dans les bases de données criminelles internationales.
     
    Des fouilles ont été également menées, afin de déterminer si les suspects utilisaient des documents de voyage volés, étaient connus de la police dans l’un des 194 pays membres d’Interpol ou se déplaçaient à bord d’un véhicule volé.
     
    Outre l’arrestation de plusieurs terroristes présumés, cette opération a permis de saisir des armes à feu ainsi que des marchandises illicites de divers types, à savoir "50 armes à feu, 40 593 bâtons de dynamite, 28 cordeaux détonants, 6 162 cartouches, 1 473 kilos de stupéfiants (cannabis et khat),2 263 cartons de médicaments de contrebande, 60 000 litres de carburant de contrebande", indique Interpol dans le communiqué.
     
    " Le trafic d’armes à feu est une activité lucrative qui alimente et finance d’autres formes de grande criminalité", a déclaré Jürgen Stock, Secrétaire Général d’Interpol, ajoutant que l’opération KAFO II montre la nécessité de faire le lien entre les affaires impliquant des armes à feu et des terroristes dans différents pays.
     
    Pour sa part, Ghada Waly, Directrice exécutive de l’ONUDC a déclaré que la lutte contre le trafic d’armes à feu illicites exige une étroite coopération internationale et inter institutions si l’on veut pouvoir identifier l’origine de ces armes et traduire les trafiquants en justice.
     
    "Après la phase opérationnelle de KAFO II, il est important que l’ONUDC et Interpol poursuivent leur collaboration et prêtent leurs concours dans les enquêtes et affaires en cours", a-t-elle souligné.
     
    L’opération a mobilisé 260 fonctionnaires de la police, de la gendarmerie, des commissions nationales de contrôle des armes légères et de petit calibre, des services douaniers et anti-trafics aéroportuaires, des services de contrôle aux frontières et du ministère public des quatre pays.
     
    Parmi les nouvelles tendances observées au cours de cette deuxième édition de l’opération KAFO figure la saisie d’importantes quantités d’essence de contrebande au Niger et au Mali.
     
    "On pense que le carburant provenait du Nigéria et qu’il avait été importé illégalement dans le but de financer et d’approvisionner Al-Qaida et ses alliés", note Interpol qui indique, par ailleurs, que plus de 40 000 bâtons de dynamite et cordeaux détonants ont été saisis en divers endroits.
     
    "Ces matériels étaient tous destinés à l’exploitation minière illégale de l’or, qui constitue une nouvelle source de financement, voire un vivier de recrutement, pour les groupes terroristes armés du Sahel", selon la même source.

  • Interpol: Une douzaine de « combattants terroristes » détectés aux frontières maritimes en Méditerranée

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    L’organisation de coopération policière Interpol a annoncé jeudi que plus d’une douzaine de « combattants terroristes » avaient été « détectés » lors d’une opération menée cet été sur les frontières maritimes du pourtour méditerranéen.
    Dans un communiqué, Interpol, qui a coordonné cette opération, précise que cette mission « a permis l’ouverture de 31 nouvelles enquêtes, dont plus de douze liées à la circulation de personnes soupçonnées de terrorisme ».
    Coordonnée par Interpol, l’opération Neptune II, menée entre le 24 juillet et le 8 septembre, visait les menaces posées par ces individus soupçonnés d’utiliser les liaisons maritimes entre l’Afrique du Nord et l’Europe du Sud pendant la haute saison touristique.
    Six pays y ont participé – Algérie, Espagne, France, Italie, Maroc et Tunisie. Plus de 1,2 million de recherches ont été effectuées sur les bases de données d’Interpol spécialisées dans les documents de voyage volés ou perdus, les données criminelles ou encore les véhicules volés.

  • Malaisie – Indonésie – Singapour – Thailande : Etat d'alerte contre une menace terroriste - 12 avril 2016

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    Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 12 avril   2016
    Jean René Belliard a publié, dimanche 11 avril une nouvelle newsletter accessible aux abonnés. Pour vous abonner, écrire à :

    ptolemee@belliard74.com

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