Industrie de la défense israélienne

  • Arménie-Israël : L'Arménie rappelle son ambassadeur en Israël

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    Jeudi 1er octobre, l'Arménie a annoncé le rappel de son ambassadeur à Tel-Aviv en raison de ventes d'armes israéliennes à l'Azerbaïdjan.

    L'Arménie, qui entretient des relations avec Israël depuis l'éclatement de l'URSS au début des années 90, avait ouvert mi-septembre sa première ambassade en sol israélien, à Tel-Aviv.

    Mais, dans le conflit entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, l'Etat hébreu se trouve, par ses ventes d'armes, du côté de l'Azerbaïdjan.

    Selon la base de données de l'Institut international de recherche de la paix de Stockholm (Sipri), Israël a été le premier fournisseur étranger connu d'armes à l'Azerbaïdjan de 2017 à 2019 avec des ventes dépassant les 375 millions de dollars.

    D'après la presse israélienne, la société spécialisée Elbit systems a notamment vendu l'an dernier les premiers appareils de sa nouvelle gamme de drones militaires à l'Azerbaïdjan, pays avec lequel Israël entretient des relations diplomatiques depuis la chute de l'URSS au début des années 90.

    Dans le conflit qui vient d'éclater dans la région du Nagorny Karabakh, un territoire juridiquement azéri dont la population est dans son écrasante majorité arménienne, Israël se retrouve avec la Turquie à soutenir le camp azéri.

    Or la Turquie, en froid avec Israël sur nombre de dossiers - la Libye, le partage des ressources gazières en Méditerranée orientale, le conflit israélo-palestinien - est également une concurrente sur le plan des ventes d'armes et notamment ses drones.

    "Israël regrette la décision de l'Arménie de rappeler l'ambassadeur arménien en Israël pour des consultations. Israël attache de l'importance à sa relation avec l'Arménie et considère l'ambassade arménienne en Israël comme un outil important pour promouvoir des relations aux bénéfices de nos deux peuples", a réagi, dans un message nocturne à la presse, le ministère israélien des Affaires étrangères.

    A noter qu'Israël n'a toujours pas reconnu le génocide perpétré par les Turcs contre la population arménienne dans les années 1915-1923 et qui a coûté la vie aux deux tiers de la population arménienne présente sur le territoire turc.

     

  • Israël : La marine israélienne a testé un nouveau missile anti-navire

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    La marine israélienne et l'administration du ministère de la défense pour le développement des armes et de l'infrastructure technologique ont testé avec succès un nouveau missile anti-navire développé par Israel Aerospace Industries, IAI.

    Au cours de l'essai, le nouveau missile a été lancé depuis une corvette de classe Sa'ar 5 sur un navire cible. Le missile a fait mouche, comme le montre une vidéo du test publiée le 25 septembre.

    Dans un communiqué, les forces de défense israéliennes ont déclaré que le nouveau système de missile avait une meilleure précision, des capacités d'attaque flexibles, une plus longue portée et une meilleure capacité à faire face à des menaces avancées.

    "Le système de missiles assurera la supériorité maritime de la marine", a déclaré le porte-parole des FDI dans une déclaration, ajoutant que "la mise en œuvre du système est une étape importante pour le renforcement de la marine et le maintien de la supériorité des Forces israéliennes dans l'arène maritime".

    Le système de missiles, dont le nom n'a pas encore été annoncé, sera intégré sur les corvettes Sa'ar 5 et sur les nouveaux Sa'ar 6 plus avancés, qui devraient entrer en service actif dans quelques mois.

    Actuellement, la marine israélienne arme ses navires avec des missiles Gabriel de fabrication nationale ainsi que des missiles Harpoon AGM-84 importés des États-Unis.

    L'armée israélienne travaille constamment au renforcement et à la modernisation de ses forces navales, qui sont très actives en Méditerranée orientale.

    Vidéo du nouveau missile antinavire

  • Israël : Une cyber-attaque visant le secteur militaire a été déjouée

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    Les autorités israéliennes ont affirmé mercredi avoir déjoué une cyber-attaque orchestrée par un groupe étranger et visant son industrie stratégique de la défense dont les exportations annuelles se chiffrent en milliards de dollars.
    L'attaque, visant à recueillir les données des ordinateurs des employés de ce secteur sensible, a été menée "par un groupe international de pirates informatiques nommé Lazarus qui est appuyé par une puissance étrangère", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué. Cette attaque "a été contrecarrée", a ajouté le ministère, sans préciser dans le communiqué, et malgré les sollicitations de l'AFP, la date de cette tentative d'hameçonnage, les entreprises visées et le pays étranger en question.
    En mars, le département américain du Trésor avait annoncé des sanctions financières contre deux ressortissants chinois accusés de blanchiment de monnaies numériques dérobées lors d'une cyber-attaque en 2018 par Lazarus.
    Lazarus a été créé par le gouvernement nord-coréen en 2007 au sein de ce qui est appelé le "troisième Bureau de surveillance technique", une entité responsable des opérations cybernétiques du pays et déjà mise à l'index par l'ONU en 2016. Ce groupe a été impliqué dans l'attaque malveillante par le virus WannaCry 2.0 qui avait touché en 2017 les Etats-Unis, le Canada, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni, et paralysé quelque 300.000 ordinateurs dans le monde.
    Dans le cas israélien, des pirates informatiques ont usurpé les identités "des managers, des PDG et des hauts responsables des ressources humaines (...) pour contacter des employés d'entreprises phares de l'industrie de la défense", selon le ministère. Ils ont approché des employés comme des recruteurs leur proposant des opportunités d'emplois et tentant par la même occasion d'accéder aux données de leurs ordinateurs pour ainsi "mettre la main sur des informations sensibles".
    Israël, qui se présente comme la "start-up nation" en raison de l'importance du secteur des technologies, qui emploie environ 10% de la main d'oeuvre du pays, est la cible récurrente d'attaques informatiques.
    Les exportations militaires israéliennes se sont chiffrées en 2019 à 7,2 milliards de dollars, avec pour principale destination l'Asie.