Jean-René Belliard analyse le Proche-Orient - Page 5

  • Belgique : Une association soupçonnée de vouloir relancer le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) dissous en France

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    Belgique : Une association soupçonnée de vouloir relancer le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) dissous en France
    Une association belge baptisée "Collectif contre l'islamophobie en Europe" est soupçonnée de vouloir poursuivre depuis Bruxelles les activités du CCIF récemment dissous en France, ce qui a valu au ministre belge de la Justice de devoir s'expliquer mercredi à la Chambre des députés.

    Le CCIF (Collectif contre l'islamophobie en France) a été dissous début décembre par le gouvernement français, qui a reproché à cette organisation de faire de la "propagande islamiste" dans le contexte de l'assassinat mi-octobre de l'enseignant Samuel Paty, décapité pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet.

    L'organisation, qui conteste la décision devant le Conseil d'Etat, la plus haute juridiction administrative française, a dénoncé un "acharnement". En Belgique, une association reprenant quasiment le même intitulé a été créée le 1er novembre 2020, avec des statuts publiés officiellement le 13 janvier 2021, a expliqué mercredi le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne.

    Mais "même s'il existe des liens entre cette organisation et celle dissoute en France, la Sûreté de l'Etat (le service de renseignement civil belge) indique que l'association n'a jusqu'à présent pas encore développé d'activités concrètes", a-t-il ajouté. Le ministre a insisté sur le nécessaire respect de la liberté d'association, et rappelé qu'en l'état actuel de la loi belge le pouvoir exécutif n'était pas habilité à dissoudre une association, seule la justice pouvant se saisir de faits délictueux.

    M. Van Quickenborne était interpellé par plusieurs députés jugeant "inacceptable" qu'une telle association puisse s'installer en Belgique pour "propager l'islam radical", selon eux.

    "Aucun d'entre nous n'a oublié que les terroristes qui ont frappé la France le 13 novembre (2015) venaient de Belgique, avaient créé un réseau ici, s'étaient radicalisés à partir de la Belgique", a affirmé l'un de ces députés, Georges Dallemagne (centriste). "Cela crée une responsabilité particulière de notre pays, notamment à l'égard de la France, mais aussi en termes de coordination et de cohésion européenne par rapport à la menace radicale islamiste", a-t-il poursuivi.

    Le ministre de la Justice a dit "comprendre l'inquiétude" à propos du CCIE, établi à Bruxelles, et promis la vigilance de l'Etat belge. "La Sûreté de l'Etat consacrera l'attention nécessaire à cette association si elle devait développer des activités dans notre pays, et la justice interviendra comme il se doit", a assuré le ministre libéral flamand.

    En France, la dissolution du CCIF avait été annoncée par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin dans la foulée de la décapitation, le 16 octobre, de Samuel Paty par un extrémiste islamiste. Avant même cette mesure, le collectif avait annoncé s'être auto-dissous et avoir redéployé des activités à l'étranger.

  • Mozambique : Les militants de l'Etat islamique contrôlent toujours le nord-est du pays.

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    Récemment, des terroristes ont attaqué une localité dans le secteur de Palma, tuant quatre personnes et incendiant plusieurs bâtiments et des magasins.

    Les forces de sécurité sont arrivées à la rescousse de la population et ont réussi à repousser les djihadistes. 

    Malheureusement, l'insécurité est telle dans la région, du fait que les djihadistes contrôlent la plupart des routes, que l'approvisionnement en nourriture est difficile, ce qui fait que les habitants du district de Palma et les personnes déplacées à l'intérieur d'autres districts de la province de Cabo Delgado sont confrontés à de graves pénuries alimentaires.

    Selon les médias mozambicains, à l'ouest de Palma dans la ville de Nangada, un convoi de nourriture de soixante camions n'a pas pu poursuivre sa route vers Palma en raison de l'absence d'une escorte militaire capable de le protéger des djihadistes. 

    A cela s'ajoute les dévastations provoquées par le cyclone Eloise du 23 Janvier. Il a touché terre au Mozambique, apportant des vents puissants, des pluies torrentielles et de graves inondations. Le cyclone a endommagé et détruit des terres agricoles, des infrastructures vitales et des milliers de maisons, portant un autre coup dévastateur aux familles qui tentaient de refaire leur vie après le cyclone Idai, il y a moins de deux ans.

    Environ 250 000 personnes, dont 130 000 enfants, vivant dans le centre du Mozambique, auront probablement besoin d'une aide humanitaire, selon les estimations du gouvernement. Les personnes vivant dans les zones touchées par le cyclone, en particulier les IDP (personnes déplacées), pourraient bientôt être exposées au risque de contracter des maladies d'origine hydrique telles que le choléra et les infections diarrhéiques.

    Même avant le passage du cyclone Eloise, près de la moitié de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté. 43% des enfants de moins de 5 ans souffraient d'un retard de croissance sévère ou modéré. De son côté, le conflit entre forces de sécurité et l'Etat islamique dans la province de Cabo Delgado, dans le nord du pays, a déplacé plus d'un demi-million de personnes. Les services de base ont été gravement perturbés et les familles touchées ont un besoin urgent d'abris, de nourriture, de protection et d'accès aux soins de santé et à l'eau potable. Sans oublier le ralentissement économique lié au COVID-19 qui n'a fait qu'exacerber ces besoins.

    Et pour noircir encore un peu plus le tableau, on annonce l'arrivée prochaine d'une autre tempête tropicalee.

    La situation dans le pays est incroyablement désastreuse, tant en raison de l'Etat islamique que des catastrophes naturelles qui font des ravages sur la population locale, qui, même dans des circonstances normales, est en difficulté.

  • Syrie : Une explosion blesse trois personnes à Afrin, ville sous contrôle turc

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    Une explosion s'est produite, mercredi matin, dans la ville d'Afrin qui est sous le contrôle des forces turques et des factions rebelles syriennes pro-turques dans le nord-ouest d'Alep. Une voiture bourrée d'explosifs a sauté dans la rue Al-Villat dans la ville d'Afrin, blessant au moins trois personnes et causant des dommages matériels.

    Mardi, un homme et une femme avaient été tués  alors qu'ils fabriquaient un engin piégé à l'intérieur de leur maison dans la zone d'al-Basuta près de la ville d'Afrin. Des produits utilisés dans la fabrication d'engins explosifs improvisés (EEI) ont été retrouvés à l'intérieur de la maison où l'explosion s'est produite.

    Lien permanent Catégories : Afrin, Armée turque en Syrie, SYRIE 0 commentaire
  • Syrie : Des frappes russes et syriennes détruisent plusieurs positions rebelles dans la région du grand Edleb

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    Mercredi 24 février 2021, une série de frappes russes et syriennes a touché plusieurs cibles dans la région nord-ouest du Grand Edleb.

    Les avions de combat des forces aérospatiales russes ont pilonné plusieurs positions des rebelles syriens  à la périphérie de la ville d'al-Bara, dans le sud de la province d'Edleb.

    Il s'agit de la quatrième vague de frappes aériennes russes depuis le début de 2021 dans cette région tenue par la rébellion dominée par les groupes islamistes radicaux. Aucune perte humaine n'a été signalée par les sources de l'opposition. Le 13 février, l'OSDH avait déclaré qu'un avion russe avait exécuté des frappes aériennes à l'aide de missiles, visant le périmètre de la prison centrale d'Edleb, à l'ouest de la ville d'Edleb tandis qu'un drone survoleait la zone. Aucune victime n'avait été signalée à l'époque.

    De leur côté,  les forces du régime ont poursuivi leurs attaques à la roquette depuis mercredi matin sur plusieurs endroits de la «zone de désescalade», ciblant, avec plus de 200 grenades propulsées par roquettes, les zones de Deir Sunboul, Al-Fatira, Safohn, Bénin, Ruwaiha, Al-Baraa, Kansafra, Flifel, Shenan et Bzapour, al-Ziyara et Qulaydin à Sahl Al-Ghab, au nord-ouest de Hama, tuant un enseignant et en blessant d'autres à Bzapour.

    Le service Internet s'est également arrêté dans de vastes zones à Jabal al-Zawiya et dans d'autres zones rurales du nord d'Edleb, après que les forces du régime aient ciblé directement la tour principale fournissant Internet à Bzapour. 

    De leur côté, les rebelles et les factions jihadistes ont bombardé les positions des forces du régime dans le sud de la province d'Edleb et dans le nord-ouest rural de Hama.

  • Syrie : L'armée de l'air russe élimine un groupe de l'Etat islamique en Syrie centrale

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    Mercredi 24 février, au moins dix membres de l' Etat islamique ont été tués au cours d'une nouvelle vague de frappes aériennes russes sur la région centrale de la Syrie , rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    L'OSDH a déclaré que des avions de combat des Forces aérospatiales russes (VKS) avaient effectué plus de 90 frappes aériennes sur les positions présumées de l'Etat islamique dans la région centrale au cours des dernières 24 heures. La plupart des frappes aériennes ont touché le triangle Hama-Alep-Raqqa et l'ouest de Deir Ezzor.

    Malgré les frappes aériennes russes intenses, les combattants de l'Etat islamique ont pu mener une nouvelle série d'attaques contre les forces gouvernementales syriennes dans la région centrale.

    «L'Etat islamique a réussi à tuer neuf soldats loyalistes du régime lors d'attaques surprises dans le triangle Hama-Alep-Raqqa», lit-on dans le rapport de l'OSDH.

    L'OSDH a également affirmé que la communication avait été perdue avec un groupe de 12 combattants pro-gouvernementaux qui opéraient dans la région centrale.

    Les cellules de l'Etat islamique lancent des attaques dans la région centrale depuis leur principal bastion, le désert de Homs. La vaste zone désertique s'étend entre l'est de la province de Homs et l'ouest de celle Deir Ezzor. Des centaines de jihadistes s'y sont retranchés depuis trois à quatre ans.

    Les récentes opérations menées dans la région centrale par les forces gouvernementales syriennes et le VKS ont infligé de lourdes pertes à l'Etat islamique. Néanmoins, le groupe islamiste continue d'être très actif dans la région.

  • Iran : Un "kamikaze" arrêté à Téhéran, selon la police

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    Un homme portant des explosifs a été arrêté la semaine passée près de la capitale iranienne, a affirmé mercredi 24 février 2021 le chef de la police de Téhéran.

    L'individu, un Iranien, "avait sur lui un pistolet et des explosifs" au moment de son arrestation à un péage à l'extérieur de la ville, a affirmé le général Hossein Rahimi, selon Iribnews, le site internet de la télévision d'Etat. Selon M. Rahimi, la personne qualifiée de "kamikaze", dont l'identité n'a pas été divulguée, se trouvait à bord d'un taxi et son chauffeur la trouvant suspecte, avait signalé sa présence à la police.

    Un policier a réussi à s'approcher du suspect et à "désactiver" les explosifs qu'il avait sur lui, selon cette même source. L'individu a été arrêté. Le suspect a été manipulé par des "opposants" à la République islamique et devait "s'en prendre à plusieurs sites à Téhéran", a affirmé le général, sans donner plus de détails sur les affiliations politiques de la personne ou les lieux visés. L'Iran a été visé par plusieurs attentats suicide au cours des dernières années, en majorité revendiquées par des groupes sunnites extrémistes.

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  • Iran : Affrontements dans la ville de Saravan (province de Sistan-Balouchestan)

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    Au moins une personne a été tuée lors d'un affrontement entre les forces de sécurité et des manifestants à Saravan, dans la province iranienne du Sistan-Balouchistan.

    Les manifestants voulaient protester contre la fusillade qui avait eu lieu deux jours auparavant à la frontière entre l'Iran et le Pakistan. plusieurs personnes avaient été tuées lorsque les membres du Corps des gardiens de la révolution islamique ont ouvert le feu contre des marchands qui s'étaient attroupés à la.frontière

    L'Iran affirme que les forces du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) voulaient empêcher la contrebande de pétrole à travers la frontière irano-pakistanaise..