Jean-René Belliard analyse le Proche-Orient - Page 4

  • Israêl/Syrie : Attaque avortée à la frontière avec la Syrie - quatre assaillants neutralisés

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    Dans la nuit du 2 au 3 août, le service de presse de Tsahal a rapporté qu'une attaque avait été évitée à la frontière avec la Syrie.
    Selon le service de presse de l'armée, des soldats des forces spéciales de Tsahal, qui se trouvaient en embuscade dans le sud du plateau du Golan, ont repéré un groupe de combattants plantant des engins explosifs près de la barrière frontalière.
    L'armée a ouvert le feu en direction du groupe composé de quatre membres, depuis le sol et à l'aide de drones. Les quatre membres du groupe ont été neutralisés.
    Le porte-parole de Tsahal, le général de brigade Hedi Zilberman, a indiqué que les quatre militants qui se sont approchés de la barrière frontalière ont agi "sous le couvert de bergers". Ces militants étaient proches de la frontière israélienne depuis longtemps et n’avaient commis aucune action suspecte. Mais vers 20 heures le 2 août, à la tombée de la nuit, ils se sont dirigés vers le 116e poste frontière. Leurs mouvements ont été remarqués par des observateurs de la 474e brigade («Ha-Golan»). Vers 23 heures, les quatre hommes, dont certains étaient armés, ont placé un engin explosif près de la barrière frontalière. Tsahal a alors ouvert le feu tuant les saboteurs.
    Le service de presse de l'armée a rapporté qu'aucun des soldats israéliens n'avait été blessé dans l'incident.
    Le 4 août, en Israël, à environ 25 mètres de la clôture frontalière, des soldats des FDI ont retrouvé une arme et un sac contenant plusieurs engins explosifs.

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    Tsahal déclare que Damas officiel est responsable de toute action hostile depuis le territoire syrien.
    Damas n'a pas encore commenté ces informations.
    La tentative d'attaque s'est produite quelques heures après que l'armée israélienne ait annoncé qu'un "plan de sabotage" dans la région de Jabal Ross à la frontière avec le Liban avait été contrecarré. Israël accuse une cellule appartenant au Hezbollah libanais d'être responsable de cette tentative de sabotage.

  • Gaza/Israël : Roquette tirée vers Sderot - Représailles israéliennes

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    Les sirènes d'alarme, avertissant d'une attaque à la roquette ont retenti à Sderot alors qu'une projection de film commençait dans un cinéma «en plein air.
    La mairie de Sderot a rapporté que des fragments du missile abattu sont tombés sur le territoire du cinéma Drive-In, endommageant plusieurs voitures.
    Aucun des spectateurs n'a été blessé à la suite de cet incident.
    Tsahal riposte sur Gaza
    Trois heures après le tir de roquettes sur Sderot depuis la bande de Gaza, des sources palestiniennes ont rapporté que l'armée israélienne avait frappé des cibles dans le secteur de Gaza.
    Selon ces informations, des cibles ont été attaquées dans la région de Dir al-Balah, dans la partie centrale du secteur et dans la région de Rafah et Khan Younis au sud.
    Le centre d'information palestinien du Hamas rapporte que des avions de l'armée de l'air israélienne ont attaqué des cibles dans le sud de la bande de Gaza: dans la région de Karara (à l'est de Khan Younis) et à Rafah. Au même moment, la marine israélienne a tiré sur une cible sur la côte de Khan Younis. Il n'y avait aucune information sur les victimes, des dégâts importants ont été causés. L' agence Safa précise: une cible a été attaquée dans la zone d'Abu Haddaf (banlieue est de Karara). Selon Maan , le drone israélien a d'abord tiré deux missiles sur une cible, puis un F-16 israélien a tiré deux missiles sur une autre cible. Après l'explosion des missiles, note Maan, il y a eu des incendies.

  • Afghanistan : Attaque d'envergure contre une prison dans l'Est - 29 morts

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    (Photo des assaillants)

    Dimanche 2 août, des hommes armés ont pris d'assaut une prison dans l'est de l'Afghanistan, tuant et blessant d'autres personnes. Trois bombes ont explosé à l'extérieur d'un complexe pénitentiaire dans la ville de Jalalabad, dans l'État de Nangarhar.
    Selon des sources bien informées, 29 personnes ont été tuées, 50 autres blessées et une centaine de personnes ont pris la fuite. Les forces afghanes ont réussi à arrêter la moitié d'entre elles et les ont renvoyées en prison.
    Cette attaque, dans laquelle les insurgés talibans ont nié toute responsabilité, vient briser un calme relatif à travers le pays, où aucun heurt n'avait été constaté depuis le début vendredi d'une trêve de trois jours décrétée par le gouvernement et les talibans à l'occasion des festivités musulmanes de la fête de l'Adha.
    "Cette attaque n'est pas de notre fait. Nos moudjahidines ne sont pas encore autorisés à mener des attaques", a assuré à l'AFP Zabihullah Mujahid, un porte-parole des insurgés.

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    Sohrab Qadri, membre du conseil régional de Jalalabad, a déclaré qu'une voiture piégée avait explosé et avait été suivie par l'explosion d'au moins deux petites bombes devant la prison.
    Des assaillants, déguisés en membres des forces de sécurité, étaient postés dans un marché et des localités proches de la prison. Ils sont entrés dans la prison à l'issue de violents affrontements,
    Le respect, ces dernières 72 heures, de la trêve entre talibans et autorités afghanes, la troisième pause officielle seulement dans les combats en deux décennies de conflit, laissait espérer une avancée dans le timide processus de paix récemment entamé.
    Le président Ashraf Ghani et les insurgés ont laissé entendre que des pourparlers entre gouvernement et talibans pourraient débuter après l'Adha.
    Dernières informations concernant l'attaque de Jalalabad
    Non seulement la prison, mais la base aérienne de Jalalabad est également attaquée. La base aurait reçu une dizaine de roquettes et l'attaque serait toujours en cours.
    Combats difficiles
    U commandant des forces spéciales afghanes impliquées dans l'opération indique : "Nous luttons contre un certain nombre d'agresseurs. Il fait nuit. Ils (les agresseurs) sont à l'intérieur d'un bâtiment qui se trouve dans une zone résidentielle. C'est une opération difficile."
    Des étrangers parmi les assaillants
    Des prisonniers à l'intérieur de la prison ont affirmé qu'il y a eu entre 30 et 35 agresseurs armés de fusil d'assaut AK47, et de M4. Certains des attaquants ne parlaient pas ni pachtou ni le dari, mais une langue étrangère. Les assaillants voulaient brûler la prison..." a dit le membre du PC Qaderi.
    Bilan après 18 heures de combat
    29 morts ~ 50 blessés, 8 jihadistes tués et +275 prisonniers dans la nature

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    L'Etat islamique Khorassan a revendiqué la responsabilité de l'attaque de Jalalabad

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    Une vengeance de l'Etat Islamique Khorassan/Pakistan (ISKP)
    L'attaque de Jalalabad pourrait être une vengeance de l'ISKP pour l'assassinat extrajudiciaire du chef des services de renseignement de l'Etat islamique, Assadullah Orakzai, par les services de renseignement afghans (NDS).
    Les jihadistes de l'Etat islamique-Khorassan auraient pu obtenir les plans de la prison de Jalalabad sur Twitter lorsque ces plans sont apparus en arrière plan lors de la présentation du nouveau directeur de la prison :

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  • Irak : L'armée de l'air turque frappe des positions Kurdes dans le nord de l'Irak - quatre morts

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    Dimanche 2 août, le ministère turc de la Défense a annoncé que les forces armées turques avaient à nouveau attaqué les positions du "Parti pour la vie libre du Kurdistan" (PJAK) dans le nord de l'Irak, rapporte Anadolu .
    Le rapport indique que quatre militants kurdes ont été tués au cours de la une aérienne dans la région de Zap.
    Bagdad a fermement condamné les actions de la Turquie. Cependant, Ankara déclare que «les opérations des forces armées turques (en Irak) se poursuivront jusqu'à ce que le dernier terroriste soit tué».
    PJAK
    Le PJAK a été créé au printemps 2004. Il revendique lutter pour une société fonctionnant sur les principes du confédéralisme démocratique, autogestionnaire, anticapitaliste, féministe et écologique.
    Depuis 2007, le PJAK fait partie de la structure faîtière organisationnelle de la Koma Civakên Kurdistan (Union des communautés du Kurdistan), au même titre que le Parti des travailleurs du Kurdistan turc (PKK), le Parti de l'union démocratique syrien ou le Parti de la solution démocratique du Kurdistan irakien, ainsi que de nombreuses autres organisations de la société civile kurde.
    Forces armées du PJAK
    Le PJAK dispose d'une branche armée de quelque 3 000 combattants mais ne privilégie pas l'option militaire. Les combats avec les militaires iraniens sont très rares depuis 2011.
    Les unités armées du PJAK portent le nom de HRK, Forces de l'Est du Kurdistan (Hêzên Rojhilatê Kurdistan)
    L'organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis8.

     

  • Emirats Arabes Unis : Les EAU ont lancé la première unité de la première centrale nucléaire du monde arabe

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    Samedi 1er août, les Emirats arabes unis ont annoncé l'entrée en service de leur centrale nucléaire civile de Barakah, la première du monde arabe.
    "Nous annonçons aujourd'hui que les Emirats arabes unis ont procédé, avec succès, à la mise en service du premier réacteur de la centrale de Barakah (photo), la première du monde arabe", a tweeté cheikh Mohammed ben Rached al-Maktoum, Premier ministre des Emirats et souverain de Dubaï. "C'est un moment historique pour les Emirats dans leur objectif de fournir une nouvelle forme d'énergie propre à la nation", a indiqué pour sa part Hamad Alkaabi, le représentant des Emirats auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
    Les autorités émiratis avaient donné en février 2020 leur feu vert à l'exploitation de la centrale nucléaire située dans le nord-ouest du pays, sans pour autant donner de date pour sa mise en service. Fondée en 2016, Nawah Energy Company doit exploiter et entretenir à terme les quatre réacteurs qui doivent y être installés, selon le site internet de l'entreprise.
    La construction est effectuée par un consortium mené par Emirates Nuclear Energy Corporation (ENEC) et par le sud-coréen Korea Electric Power Corporation (KEPCO), pour un coût estimé à 24,4 milliards de dollars. Le premier des quatre réacteurs devait être mis en service fin 2017 mais la date de démarrage a été reportée à plusieurs reprises pour satisfaire, d'après les responsables, aux conditions légales de sécurité. Quatre unités de puissance sont envisagées, chacune d'une capacité de 1 400 mégawatts. Leur durée de vie est de 60 ans.
    Lorsqu'ils seront pleinement opérationnels, les quatre réacteurs auront la capacité de produire 5.600 mégawatts d'électricité, soit environ 25% des besoins des Emirats arabes unis, pays riche en pétrole. L'Etat fédéral composé de sept émirats compte une population de 9,3 millions d'habitants, dont environ 80% d'expatriés.
    Les Houthis ont annoncé à plusieurs reprises avoir visé le chantier de construction de la centrale nucléaire à l'aide de leurs missiles. Selon eux, les bombardements effectués en décembre 2017 ont été couronnés de succès. Les Émirats arabes unis ont nié ces allégations. Les médias d'État ont rapporté que la construction se déroulait comme prévu.

  • Iran : Arrestation du chef de l'organisation Tondar, une organisation d'opposition au régime des Ayatollahs

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    EeX8bZQWoAEJkBN.jpegSamedi 1er août, les autorités iraniennes ont annoncé l'arrestation de Jamshid Sharmahd (photo de son arrestation ci-contre), le chef de l'Assemblée royale iranienne (Tondar). Sharmahd réside habituellement en Californie, selon Arab News .
    On ignore la manière exacte l'opération a été menée pour l'arrêter. On sait seulement que le ministère iranien du renseignement a annoncé l'arrestation de Jamshd Sharmahd dans ce qu'il a décrit comme un «processus compliqué de leurre et d'arrestation. On sait également que les services spéciaux iraniens avaient déjà tenté d'attirer Sharmahd des États-Unis vers l'Iran ou vers des pays arabes amis de l'Iran.
    Les autorités iraniennes affirment que l'organisation Tondar est basée à Los Angeles et planifie des attaques terroristes dans des villes iraniennes. Ainsi, Selon le communiqué du ministère, M. Sharmahd avait "conçu et organisé" un attentat meurtrier contre une mosquée à Chiraz (sud) qui avait fait 14 morts et quelque 200 blessés en 2008. Il prévoyait en outre de mener plusieurs "grandes opérations", comme faire exploser le barrage de Sivand à Shiraz ou le sanctuaire du fondateur de la République islamique, l'imam Khomeiny, lors d'une cérémonie publique à Téhéran, selon la même source. Tondar ("tonnerre" en persan), connu aussi sous le nom d'Association monarchiste d'Iran, est un groupe visant à renverser la République islamique.
    Selon son site internet (Tondar.org), M. Sharmahd, né à Téhéran en 1955, a grandi dans une famille irano-allemande avant d'aller vivre en 2003 aux Etats-Unis où il s'est illustré par ses déclarations hostiles à la République islamique et à l'islam, sur des chaînes satellitaires en persan.
    Le groupe critique ouvertement le Coran et s'oppose au prince Réza Pahlavi, fils aîné du dernier Shah d'Iran, qui veut devenir roi.
    En 2009, l'Iran avait pendu trois hommes reconnus coupables de l'attentat de Chiraz, affirmant qu'ils avaient des liens avec un groupe monarchiste de l'opposition basé à l'étranger et prenait leurs ordres d'un agent iranien de la CIA installé aux Etats-Unis dénommé "Jamshid". L'Iran avait également pendu en 2010 deux autres membres présumés du groupe, qui avaient "avoué avoir obtenu des explosifs et projeté d'assassiner des responsables".
    En octobre, les autorités iraniennes avaient annoncé avoir mis en détention un autre opposant autrefois exilé en France, Rouhollah Zam, là encore sans donner de détails. Cet homme, accusé d'avoir joué un rôle actif dans les manifestations contre le pouvoir en 2017-2018, a été condamné à mort fin juin pour "corruption sur terre".
    Le groupe Tondar est inconnu de l'opposition iranienne et est principalement actif sur Internet. On ne sait pas qui ils sont, ni leur nombre, ni un discours politique connu ni des visages proéminents.
    Jamshid Shahramid qui vit aux États-Unis, semble avoir été enlevé lors d'une récente visite en Turquie, ou peut-être Ankara l'a extradé vers Téhéran, selon des militants iranien

  • Nigeria : 4 morts dans une attaque des terroristes islamistes à Maiduguri

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    Quatre personnes ont trouvé la mort et trois autres ont été blessées dans une attaque perpétrée, jeudi soir, par des terroristes à Maiduguri dans le nord-est du Nigeria, alors que les habitants préparaient les célébrations de la fête du sacrifice Eid al-Aldha, ont rapporté des médias africains.
    Selon les services d'urgence 3 roquettes ont été tirées depuis la périphérie de la ville, faisant 4 morts et 3 blessés, précise la chaîne d'information Africanews.
    Aucune partie n'a encore revendiqué l'attaque vendredi à 14h00 GMT.
    La ville de Maiduguri dans la province de Borno est constamment visée par les attaques terroristes attribuées au groupe islamiste Boko Haram, actif dans tout le nord-est nigérian.
    Moins de 24 heures avant ce dernier attentat, c'est le convoi du gouverneur de l'Etat Babagana Zulum, qui a été touché par des tirs de mitrailleuses, rappelle Africanews.