Jean-René Belliard analyse le Proche-Orient - Page 3

  • Israël : 15 agents du Mossad arrêtés en Turquie

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    Jeudi 21 octobre, les médias turcs ont annoncé l'arrestation de 15 agents du Mossad en Turquie.

    La première publication à ce sujet est parue dans le journal "Sabah" , qui publiait des photographies et les initiales de trois détenus. Le rapport indique que 15 agents du Mossad qui opéraient depuis plusieurs années dans différentes parties de la Turquie ont été arrêtés.

    Selon la source, des agents du Mossad surveillaient les ennemis d'Israël et transmettaient des informations. Apparemment, les cibles de la surveillance étaient des militants d'organisations terroristes (citoyens turcs et étrangers, immigrants de l'Autorité palestinienne et de la bande de Gaza), y compris des étudiants d'universités turques. Une attention particulière était accordée aux étudiants qui pourraient à l'avenir travailler dans leur spécialité dans l'industrie de la défense.

    Sabah écrit que des agents de renseignement israéliens ont été arrêtés le 7 octobre par des agents de contre-espionnage turcs (MIT), mais ils étaient surveillés depuis environ un an. Au total, environ 200 employés du MIT et d'autres départements ont été impliqués dans l'opération.

    Sabah déclare que tous les agents du Mossad détenus étaient d'origine arabe, bien que certains d'entre eux aient la nationalité turque. Ces agents ont agi par groupes de trois . Pour transmettre des informations à leurs officiers traitants du Mossad, ils se rendaient à l'étranger, notamment dans la capitale du Kenya - Nairobi. Au total, cinq de ces groupes ont été identifiés. Ils opèraient dans quatre provinces turques.

    Les motivations des agents n'étaient pas politiques, ils recevaient de l'argent pour leur travail. La monnaie virtuelle bitcoin a été utilisée pour payer les services. L'argent a également été versé en espèces de main en main et par l'intermédiaire d'entreprises commerciales ayant la capacité de recevoir des envois de fonds de l'étranger.

    Sabah a apporté une attention particulière  à l'agent du Mossad AB, qui, apparemment, supervisait le travail des autres agents, était le coordinateur entre eux et les officiers traitants du Mossad. Il était arrivé en Turquie en 2015. En juin 2020, il a été annoncé qu'il avait disparu dans le quartier de Maltepe (une banlieue d'Istanbul). Selon l'enquête de Sabah, A.B. a reçu cette année-là  10 000 $ de son officier traitant du Mossad aux États-Unis.

    Un autre agent, connu sous le nom de RAA, a rencontré les officiers du Mossad à Zagreb, en Croatie, où 1 000 et 1 200 dollars lui ont été payés en espèces, selon Sabah

    Le troisième agent mentionné, M.AS., s'est rendu à deux reprises à Zurich (Suisse) pour rencontrer les agents du Mossad, a déclaré Sabah.

    R.A.A. et M.A.C. ont également été déclarés « disparus ».
    Les informations sont en cours de spécification.

    L'article de Sabah est cité par de nombreux médias israéliens. Les autorités israéliennes ne commenteront pas ces publications.

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  • Israël : Six ONG palestiniennes qualifiées d'"organisations terroristes"

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    Le gouvernement israélien a annoncé, vendredi 22 octobre 2021, avoir placé sur sa liste des "organisations terroristes" six ONG palestiniennes liées selon lui au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), une décision aussitôt fustigée par des organisations de défense des droits humains.

    L'Etat hébreu, de même que l'Union européenne, considèrent depuis des années le FPLP, groupe armé palestinien d'obédience marxiste, comme une organisation terroriste. Et de nombreuses personnalités liées à ce mouvement, qui compte aussi une branche politique, ont été écrouées ces dernières années.

    Vendredi, le ministère israélien de la Défense a indiqué avoir placé six ONG palestiniennes, dont les organisations de défense des droits humains al-Haq et Addameer, sur sa liste noire, les accusant d'être liées au FPLP.

    "Ces organisations font partie d'un réseau d'organisations qui, sous couvert d'activités internationales, dépendent du FPLP pour soutenir ses objectifs et promouvoir ses activités", affirme un communiqué du bureau du ministre israélien de la Défense, Benny Gantz.

    "Sous couvert d'activités civiles, ces organisations sont liées à la direction du FPLP qui appelle à la destruction d'Israël par des actes terroristes", dénonce le ministre de la Défense.

    Selon M. Gantz, "ces organisations bénéficient d'aides d'Etats européens et d'organisations internationales obtenues de manière frauduleuse".

    "Cet argent a permis au FPLP de financer les familles des prisonniers (palestiniens en Israël) et des auteurs d'attentats, de payer des salaires à ses membres, de renforcer ses activités terroristes et de diffuser son idéologie", a-t-il affirmé, appelant la communauté internationale à "couper tous les contacts avec des associations et organisations qui offrent du soutien au terrorisme".

    "Il s'agit d'une décision politique, pas sécuritaire, qui s'inscrit dans une longue campagne menée par Israël contre les ONG palestiniennes afin de les faire taire", a commenté auprès de l'AFP Shawan Jarareen, directeur de l'ONG al-Haq.

    L'ONG israélienne anticolonisation B'Tselem a fustigé vendredi la décision des autorités israéliennes, la qualifiant de "digne des régimes totalitaires".

    Dans un communiqué conjoint, Amnesty International et Human Rights Watch ont dénoncé une décision "épouvantable", "injuste" et "alarmante" qui "menace" le travail de certaines des plus "importantes" ONG palestiniennes.

    Lundi, Israël avait déjà annoncé avoir révoqué le statut de résident de Jérusalem du franco-palestinien Salah Hamouri, un des principaux avocats de l'ONG Addameer, qui défend les prisonniers palestiniens en Israël.

    En octobre 2020, Israël avait aussi qualifié le "Pôle démocratique progressiste", bras étudiant du FPLP, d'organisation "illégale et terroriste".

     

  • Syrie : Cinq personnes tuées par des frappes de drones turcs sur la ville de Kobane (Aïn el-Arab)

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    Cinq personnes ont été tuées par les frappes de drones turcs menées le 20 octobre sur la ville de Kobané, dans le nord-est de la Syrie, qui est sous le contrôle des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une coalition de milices majoritairement kurdes, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) le jeudi 21 octobre.

    La frappe de drones a visé plusieurs voitures garées devant le bâtiment du Comité de justice sociale dans le centre de Kobané.

    Selon l'OSDH, au moins deux des victimes étaient des combattants des FDS, ce que le groupe a reconnu.

    La cible principale de la frappe était probablement Bakr Jaradah, coprésident du Comité de justice sociale supervisé par l'Administration autonome du Nord et de l'Est de la Syrie contrôlé par les FDS. Jaradah a survécu à la frappe avec seulement quelques blessures.

    « Le nombre de morts pourrait augmenter car de nombreux blessés sont toujours dans un état critique », lit-on dans le rapport de l'OSDH.

    La frappe de drones turcs sur Kobané est la première attaque de ce type contre des zones détenues par les FDS dans le nord-est de la Syrie depuis plus d'un mois.

    La frappe fait suite à des informations faisant état  d'une opération militaire menée par la Turquie contre les forces kurdes dans la province d'Alep, où se trouve Kobané. Les FDS devraient riposter très prochainement à la frappe.

    Nouveau survol d'un drone turc jeudi 21 octobre
    Des militants syriens ont partagé une photo d'un drone de combat qui menait apparemment une mission de reconnaissance armée au-dessus de la ville de Kobane.

    Le drone était armé d'au moins deux munitions de petit diamètre à guidage laser MAM-L, fabriquées par le géant turc de la défense ROKETSAN.

    L'Anka-S est la version la plus avancée de la famille de drones Anka. Cette version est équipée du terminal de communication mobile par satellite Ctech DEV-KU-18.
    Drone Anka S.jpeg

  • Yémen : Plus de 90 rebelles tués près de Ma'rib

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    La coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite au Yémen a affirmé, vendredi 22 octobre 2021, avoir tué plus de 90 rebelles houthis dans de nouveaux raids au sud de la ville stratégique de Marib, théâtre d'une bataille qui a redoublé d'intensité ces dernières semaines.

    "Seize véhicules militaires ont été détruits et plus de 92 terroristes éliminés" ces dernières 24 heures à Al-Jawba (50 km au sud de Marib) et à Al-Kassara (30 km au nord-ouest de Marib), a indiqué la coalition, citée par l'agence officielle saoudienne SPA.

    Ces chiffres n'ont pu être vérifiés de source indépendante et les houthis ne communiquent que très rarement sur les victimes dans leurs rangs.

    Dernier bastion du gouvernement dans le nord du Yémen, Marib est depuis février 2021 au coeur d'une bataille sanglante qui s'est intensifiée ces derniers jours avec les avancées des rebelles.

    La plupart des raids annoncés quasi-quotidiennement par la coalition la semaine dernière ont été effectués à Al-Abdiya, à 100 kilomètres au sud de Marib et ont tué plus d'un millier de houthis dans cette zone, assure la coalition.

    Les rebelles, soutenus par l'Iran, affrontent les forces du gouvernement depuis sept ans et se sont emparés de la majeure partie du nord du pays dont la capitale Sanaa en 2014. L'année suivante, la coalition dirigée par l'Arabie saoudite est intervenue pour appuyer les forces loyalistes en peine.

    Mercredi, le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé à la "désescalade" au Yémen afin de contrer "le risque croissant d'une famine à grande échelle" dans ce pays.

    La guerre au Yémen a plongé le pays le plus pauvre de la péninsule arabique dans la pire crise humanitaire au monde, selon l'ONU. Des dizaines de milliers de personnes, la plupart des civils, ont été tuées et des millions déplacées depuis le début du conflit.

  • Niger : Attaque de Bankilaré du mercredi 20 octobre 2021 - le bilan s'alourdit à 11 morts

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    Le nouveau bilan de l'attaque menée mercredi 20 octobre 2021 par des hommes armés non identifiés contre une escorte militaire dans le département de Bankilaré, à l'ouest du Niger, près de la frontière du Burkina Faso, s'établit à onze militaires tués, a rapporté l'agence officielle de presse nigérienne.

    "Une attaque à mains armées contre le convoi du préfet de Bankilaré, dans la région de Tillaberi, à l'ouest du Niger, a fait onze (11) morts dont neuf (9) gardes nationaux et deux gendarmes", a rapporté jeudi l'Agence nigérienne de presse (ANP).

    "L'attaque s'est produite le mercredi 20 octobre aux environs de 16 heures sur la route latérique Bankilaré-Téra, à 18 km au sud de Bankilaré, alors que le préfet et son convoi revenaient de Téra", a rappelé le media.

    Frontalier du Burkina Faso, le département de Bankilaré est situé dans la région de Tillaberi en proie, depuis 2017, à des attaques armées attribuées aux groupes terroristes opérant dans le nord du Mali.

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  • Ethiopie : Quatrième jour de frappe aérienne sur la capitale du Tigray

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    L'armée éthiopienne a mené, vendredi 22 octobre 2021, de nouvelles frappes aériennes sur la capitale de la région en guerre du Tigray, lors d'une quatrième journée d'opérations aériennes cette semaine, a déclaré à l'AFP une porte-parole du gouvernement.

    Les frappes de vendredi visaient un centre d'entraînement utilisé par le groupe rebelle du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF), a déclaré Billene Seyoum, ajoutant qu'il "servait également de plaque-tournante dans les combats" menés par le TPLF.

  • Irak : Les forces de sécurité irakiennes ont déjoué une attaque avec un missile vagabond de fabrication iranienne à Salahuddin

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    Jeudi 21 octobre, le Service National de Sécurité irakien (NSS) a annoncé avoir déjoué une attaque au missile dans la province nord irakienne de Salahuddin.

    Dans un communiqué, le NSS a indiqué que la cible de l'attaque était l'aéroport d'al-Heliwa, où est déployée la 52e brigade des unités de mobilisation populaire (Hashd al-Chaabi) irakiennes.

    « Après avoir reçu des renseignements, le Service National de Sécurité, le Renseignement intérieur et le Hashd al-Chaabi ont découvert un missile équipé pour cibler l'aéroport d'al-Heliwa près du village d'Albu Sabah, au nord de la ville de Tuz Khurmatu », indique le communiqué.
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    Le missile a été identifié comme la "munition 358" , qui serait fabriquée par l'Iran. L'an dernier, l'US Navy a saisi plusieurs missiles de ce type au large des côtes du Yémen.

    Le missile, qui est équipé d'un autodirecteur infrarouge, d'un fusible de proximité laser et d'un micro-turboréacteur, serait conçu pour engager des cibles aériennes à basse vitesse. On pense également que le missile est capable de viser des cibles au sol avec une haute précision.

    On ne sait pas comment un missile fabriqué par l'Iran s'est retrouvé en Irak dirigé contre le Hashd al-Chaabi, le principal allié de Téhéran en Irak.

    Le missile a peut-être été installé par des forces irakiennes soutenues par l'Iran près de l'aéroport d'al-Heliwa afin de cibler les drones américains qui espionnent régulièrement les positions du Hashd al-Chaabi. Ces forces ont averti à plusieurs reprises dans le passé qu'elles abattraient les drones s'approchant des positions du Hashd al-Chaabi.