Jean-René Belliard analyse le Proche-Orient - Page 2

  • Somalie : deux soldats blessés par l'explosion d'une mine dans le centre de Mogadiscio

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    Deux soldats somaliens ont été blessés par l'explosion d'une mine antipersonnel visant un véhicule militaire dans le quartier d'Hadhen, dans le centre de la capitale, Mogadiscio, selon une source sécuritaire.

    Une source policière a déclaré que l'explosion avait été causée par une mine terrestre télécommandée, qui a visé un véhicule militaire appartenant aux forces de l'administration pénitentiaire alors qu'il passait à proximité du croisement 4, dans le centre de la capitale, Mogadiscio. .

    La source a ajouté que l'explosion a blessé deux soldats, qui ont été transportés dans un hôpital de la capitale, quant au véhicule, il n'a subi que des dommages mineurs.

    Aucune revendication de l’attentat n'a été émise, mais les autorités gouvernementales accusent généralement le mouvement islamiste « Al-Shabab » d’être à l’origine de ces attentats terroristes.

    Depuis des années, la Somalie mène une guerre contre Al-Shabab, un mouvement armé créé au début de 2004 et affilié idéologiquement à Al-Qaïda. Le mouvement a mené de nombreuses attaques terroristes qui ont coûté la vie à des centaines d'éléments des forces militaires et policières ainsi qu'à des civils.

  • Yémen : Cinq civils tués dans une attaque dans la ville de Hodeidah

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    Cinq civils dont un enfant ont été tués dimanche 28 février par le tir d'un obus à Hodeidah, ville stratégique de l'ouest du Yémen, les belligérants s'accusant mutuellement d'être responsable de cette attaque. L'obus a touché une maison près de l'aéroport dans l'extrême sud de la ville portuaire contrôlée par les rebelles Houthis.

    Dans la guerre au Yémen, les forces gouvernementales sont appuyées militairement par une coalition de pays emmenée par l'Arabie saoudite, et les houthis sont soutenus par l'Iran qui nie toutefois fournir des armes aux insurgés.

    "Cinq civils, dont une femme et un enfant, ont été tués chez eux dans un tir d'obus de mortier", a indiqué à l'AFP un responsable militaire loyaliste, en accusant les Houthis. Selon l'agence de presse Saba, tenue par les rebelles, les civils ont été tués par deux frappes aériennes de la coalition militaire.

    Les Nations unies se sont inquiétées le mois dernier d'une recrudescence des combats dans la région de Hodeidah, affirmant que des milliers de civils étaient en danger. L'essentiel des importations alimentaires du pays et de l'aide humanitaire transite par la région de Hodeida.

    L'attaque de dimanche intervient au moment où les rebelles mènent une bataille meurtrière pour le contrôle de la province pétrolière de Marib, dernier bastion loyaliste dans le nord du Yémen. Le conflit au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique, a été déclenché en 2014 par une vaste offensive des Houthis qui se sont emparés de larges pans du territoire, y compris de la capitale Sanaa qu'ils contrôlent toujours. La guerre a plongé le pays dans la pire crise humanitaire au monde, selon l'ONU, et fait des dizaines de milliers de morts, d'après des ONG internationales, sans oublier les millions de déplacés et une population au bord de la famine.

  • Arabie saoudite : La défense anti-aérienne détruit des missiles balistiques et des drones yéménites sur Riyad

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    Plusieurs explosions ont secoué Riyad samedi 27 février 2021, la télévision d'Etat saoudienne rapportant la mise en échec d'une attaque aux missiles balistiques lancée par les rebelles yéménites. Les rebelles houthis, soutenus par l'Iran dans le conflit au Yémen, ont multiplié les attaques contre l'Arabie saoudite à la tête d'une coalition militaire appuyant le gouvernement yéménite.

    Les forces de défense aérienne saoudiennes ont déjoué "une attaque de missiles balistiques menée par les houthis" contre la capitale saoudienne Riyad, a indiqué la coalition militaire, citée par la télévision Al-Ekhbariya, sans préciser le nombre de missiles interceptés. Des correspondants de l'AFP et des habitants à Riyad ont entendu plusieurs fortes explosions. Quatre drones lancés par les houthis contre le sud du royaume saoudien ont également été interceptés, selon la coalition.
    Ces attaques n'ont pas été revendiquées dans l'immédiat.

    Elles interviennent au moment où l'Arabie saoudite accueille le championnat de Formule E en banlieue de Riyad, auquel le prince héritier Mohammad ben Salmane a assisté selon les médias d'Etat.

    Les houthis ont intensifié les attaques contre le royaume saoudien, malgré l'approche de la nouvelle administration américaine de Joe Biden qui a décidé de retirer ces rebelles de sa liste des "organisations terroristes".

  • Yémen : Les combats continuent de faire rage dans la province centrale de Marib

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     Brigadier Abdulghani Shaalan (tué).jpegLes combats entre rebelles et forces gouvernementales ont continué de faire rage samedi 27 février 2021 dans la province de Ma'rib au Yémen, où au moins 50 combattants ont été tués. On a mentionné (Blog du 26 février) que le commandant des forces spéciales pro-gouvernementales (photo ci-contre) avait perdu la vie la veille au cours des affrontements.

    Les rebelles houthis, qui tentent de s'emparer depuis plus d'un an de Ma'rib, ont repris le 8 février leur offensive contre ce dernier bastion sous contrôle du pouvoir dans le nord du pays en guerre. D'après l'une des sources militaires, "22 membres des forces gouvernementales et plus de 28 rebelles ont péri ces dernières 24 heures dans les combats qui se poursuivent sans arrêt sur les fronts de la province de Ma'rib".

    Dans la guerre au Yémen, une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite aide militairement les forces gouvernementales face aux rebelles houthis.

    Selon la chaîne des rebelles Al-Massirah, cette coalition a mené plus de 12 raids aériens en appui aux forces gouvernementales au sol. Vendredi, plus de 60 combattants ont été tués à Ma'rib, la journée la plus sanglante depuis le début de cette bataille le 8 février.

    La province de Ma'rib, à 120 km à l'est de la capitale Sanaa, est située près de champs pétroliers. Après une forte baisse des combats pendant plusieurs mois, les rebelles ont repris le 8 février leur offensive contre Ma'rib. Depuis, les affrontements ont fait des centaines de morts parmi les combattants des deux camps, selon des sources gouvernementales, et ont forcé des centaines de familles à fuir. Les houthis ne divulguent généralement pas leurs pertes.

  • République centrafricaine : L'armée capture la forteresse des rebelles

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    L'armée nationale centrafricaine, connue sous son acronyme français FACA, soutenue par des mercenaires russes et rwandais, a repris le village de Kambakota situé non loin de Benzambe aux forces de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

    La reprise de Kambakota aux rebelles du CPC fait suite à la reprise de Bossangoa, Benzambe et Bozoum par des soldats des FACA assistés de mercenaires rwandais et russes.

    Kambakota est le fief du PCC, et c'est là que les six groupes armés qui composent la coalition s'étaient réunis le 15 décembre 2020 et ont conclu leur alliance.

    C'est là que la déclaration officielle de la formation de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) a été faite.

    La formation de l'alliance du CPC a également été suivie d'une déclaration dénonçant l'accord de paix de Khartoum du 6 février 2019, signé entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes rebelles armés.

    Dans les 48 heures qui ont suivi la reprise du village, la plupart des habitants ont fui dans la brousse et même les combattants du PCC sont introuvables.

    Depuis la reprise de Bossangoa et de Bozoum, la vie est revenue lentement à la normale et les activités commerciales reprennent.

    D'un autre côté, une grande partie de la population de Benzambe et de Kambakota est restée dans la brousse et n'a pas encore repris ses activités quotidiennes de peur d'être malmenée par les rebelles du PCC.

    Benzambe et Kambakota sont de petites localités de l'Ouham, situées au nord-ouest de la République centrafricaine. Les populations locales qui se sont réfugiées dans la brousse voient la présence des forces des FACA dans leurs localités comme symbolique et à court terme.

    «Ils craignent de retourner dans leurs villages pour le moment car ils savent que les soldats des FACA vont bientôt partir et que les combattants du CPC reviendraient pour se venger de toute personne qui collaborerait avec les combattants des FACA», a déclaré un habitant local qui s'est échappé de Kambakota. .

  • Syrie : Des hommes armés attaquent les postes de contrôle du régime à Al-Sanamayn, province de Daraa

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    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a fait état de plusieurs attaques menées par des inconnus armés aux premières heures de samedi matin 27 février. Les attaques ont visé des postes  militaires des forces du régime et des services de sécurité dans la ville d'Al-Sanamayn dans le nord de la province de Daraa . On ignore s'il y a eu des victimes. 

    D'autres hommes armés ont ouvert le feu sur un civil, travaillant comme chauffeur entre la Syrie et le Liban, dans la ville de Ghasam, dans l'est de la province de Daraa. Le chauffeur a survécu.

    Chaos sécuritaire dans la province de Daraa
    Depuis le début du chaos sécuritaire à Daraa, début juin 2019,  l'OSDH a documenté plus de 937 attaques et tentatives d'assassinat par balles ou mines en bords de route, ou encore par l'explosion de motos et  voitures piégées. Ces attaques et assassinats ont coûté la vie à 606 personnes :
    - 172 civils, dont 12 femmes et 16 enfants
    - 270 soldats du régime, loyalistes et collaborateurs des services de sécurité du régime
    - 114 rebelles ralliés au régime et servant dans les rangs des services de sécurité du régime, y compris d'anciens commandants rebelles
    - 23 miliciens syriens affiliés au Hezbollah libanais et aux forces iraniennes
    - 25 membres du  5e Corps d'assaut créé par la Russie.

  • Syrie : Des rebelles syriens pro-turcs prétendent ramener la sécurité dans les zones contrôlées par la Turquie

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    Le ministère de la Défense du soi-disant gouvernement intérimaire syrien a lancé le 27 février une vaste opération de sécurité contre les «terroristes» et les «criminels» dans les zones occupées par la Turquie dans le nord et le nord-est de la Syrie.فصائل-الجيش-الوطني-السوري-750x430.jpgDans un communiqué, le ministère a déclaré que l'Armée nationale syrienne (ANS)(photo ci-dessus) ciblerait «les cellules terroristes, les gangs criminels et les restes de groupes terroristes» pendant l'opération.

    «Le slogan de l'ANS dans cette opération est d'éradiquer le terrorisme, d'étendre la sécurité et la stabilité, de préserver les droits de l'homme et d'adhérer aux dispositions du droit international», indique le communiqué.

    Le ministère de la Défense a affirmé que l'opération avait été lancée à la suite d'une réunion entre le gouvernement intérimaire et les commandants de l'ANS.

    Cependant, des problèmes sont rapidement apparus en raison du manque de réelle coordination. Le Jabhat al-Shamiya (Front du Levant)(photo ci-dessous), l'une des factions les plus importantes de l'ANS, a empêché toute force participant à l'opération d'entrer dans ses zones. Une autre faction de l'ANS, Ahrar al-Sharqiyah, a pris une position similaire.
    فصائل-موالية-لتركيا-الجبهة-الشامية.jpgL'opération, qui semble être un échec complet, a été vivement critiquée par les militants de l'opposition. L'ANS a mené plusieurs opérations similaires au cours des dernières années, qui ont toutes échoué.

    Les zones occupées par la Turquie dans le nord et le nord-est de la Syrie ont subi une série d'attentats à la bombe au cours des trois dernières années. Des centaines de personnes ont été tuées ou blessées.

    La nouvelle opération est davantage un coup de propagande. Selon certains militants, les membres de l'ANS  faciliteraient eux-mêmes les attentats à la bombe et les activités criminelles dans les zones occupées par la Turquie en échange de pots-de-vin.photo_2021-02-27_11-45-14-2-768x580.jpg