Jean-René Belliard analyse le Proche-Orient - Page 2

  • Ethiopie : Le premier ministre Abiy ordonne l'offensive finale contre les autorités du Tigray à Mekele

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    Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a ordonné jeudi à l'armée de lancer l'offensive finale contre les autorités dissidentes du Tigray à Mekele, capitale de cette région du Nord de l'Ethiopie.

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    L'armée a reçu l'ordre de "mener la (...) dernière phase" de l'opération lancée le 4 novembre contre les dirigeants du Front de libération du Peuple du Tigray (TPLF), a indiqué M. Abiy sur son compte Facebook, promettant que "tout serait mis en œuvre pour que la ville de Mekele (...) ne subisse pas de graves dégâts" et "pour protéger les civils". "La dernière porte de sortie pacifique de la junte du TPLF a été refermée par l'arrogance de la junte", a expliqué M. Abiy, à l'expiration d'un ultimatum de 72 heures donné aux autorités tigréennes et aux membres de leurs forces pour se rendre. "Si la clique criminelle du TPLF avait choisi de se rendre pacifiquement, la campagne (militaire) aurait pris fin avec le minimum de dégâts", a-t-il souligné, rappelant avoir donné aux dirigeants du Tigray "de multiples opportunités de se rendre pacifiquement ces dernières semaines".

    Enu1KI2XYAEfRKH.jpegLe Premier ministre Abiy (photo ci-contre) appelle "les habitants de Mekele et ses environs à déposer les armes, à se tenir à l'écart des cibles militaires et à prendre toutes les précautions nécessaires". "Tout sera fait pour éviter de cibler les vestiges historiques, les lieux de culte, les institutions publiques et de développement, les domiciles privés", a-t-il assuré.

    Fer de lance durant 15 ans de la lutte armée contre le régime militaro-marxiste du Derg, finalement renversé en 1991, le TPLF a ensuite contrôlé l'appareil politique et sécuritaire de l'Ethiopie durant presque 30 ans.

    Devenu Premier ministre en 2018, sur fond de violente contestation antigouvernementale, M. Abiy a progressivement écarté le TPLF du pouvoir à Addis Abeba. Les tensions n'ont cessé ensuite de croître entre le TPLF, retranché dans son fief du Tigray, et le gouvernement fédéral, jusqu'à l'organisation au Tigray d'un scrutin qualifié "d'illégitime" par Addis Abeba. M. Abiy a justifié l'envoi de l'armée au Tigray en accusant le TPLF d'avoir attaqué deux bases de l'armée fédérale dans la région, ce que nient les autorités tigréennes.

  • Nigéria : 23 terroristes islamistes de Boko Haram tués

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    23 éléments armés du groupe terroriste islamiste Boko Haram ont été tués lors d'une opération militaire dans le nord-est du Nigéria.

    Selon le porte-parole adjoint du ministère de la Défense, 23 terroristes de Boko Haram ont été tués et plusieurs autres ont été blessés, lors d'une opération militaire à Borno.

    La même source a indiqué que 5 soldats ont été blessés et qu'un grand nombre d'otages ont été libérés.

    Depuis 2009, plus de 20 000 personnes ont été tuées au cours d'incidents impliquant Boko Haram qui a vu le jour fin 2000, au Nigéria.

    Le groupe mène, depuis 2015, des attaques dans des pays voisins tels que le Cameroun, le Tchad et le Niger.

    Au moins deux mille personnes ont été exterminées par le groupe terroriste, dans le bassin du lac Tchad.

    Il est également à rappeler que des centaines de milliers de personnes ont du fuir en raison des attaques terroristes et des conflits dans le pays.

    Lien permanent Catégories : Boko Haram, Etat de Borno, NIGERIA 0 commentaire
  • Mali : Double attaque dans le cercle de Bankass au centre du pays

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    Une double attaque a été menée, lundi et mardi contre la localité de Minima Kanda, dans le cercle de Bankass, au centre du Mali, ont rapporté des médias maliens et internationaux.

    "Les groupes terroristes se sont, à nouveau, signalés dans le cercle de Bankass, en attaquant, lundi dans l'après-midi, la localité de Minima Kanda, dans la commune de Koulongo", a rapporté le quotidien malien "L'Indépendant".

    Même si aucun bilan officiel n'est disponible, le média indique que "des sources locales évoquent la mort de plusieurs civils, la disparition de plusieurs autres et des dégâts matériels importants, suite à l'incendie provoqué par les assaillants".

    D'autres médias ont rapporté que la même localité de Minima Kanda a été de nouveau attaquée mardi, sans donner de précisions sur le bilan de l'attaque. Aucune partie n'a revendiqué la double attaque et aucune déclaration officielle n'a encore été enregistrée.

    Le Mali fait face depuis 2012 à une situation sécuritaire pour le moins instable, à cause des attaques menées par des groupes terroristes.

    Au départ installés dans le nord du pays, ces groupes se sont dispersés dans le sud et le centre du Mali, du fait de la pression des forces armées maliennes et étrangères.

  • Somalie : Cinq policiers tués lors d’une explosion près de Mogadiscio et 7 membres d'une même famille tués dans le sud-ouest

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    La police somalienne a annoncé, mercredi 26 novembre, que 5 agents de police ont été tués tandis que d’autres ont été blessés lors de l’explosion d’une bombe ciblant leur véhicule près de la capitale Mogadiscio.

    L’explosion d'une bombe posée en bord de route est survenue près du village d’Elasha Biyaha à 16 km au sud-ouest de Mogadiscio. Elle visait les policiers sur le chemin amenant au village d’Elasha Biyaha.

    Le mouvement jihadiste Al-Shebab est soupçonné d'être responsable de l’attentat.

    Les routes menant de Mogadiscio à Afgooye ont été bloquées pour poursuivre les assaillants.

    7 membres d'une même familles tués dans une attaque d'Al Shabab
    Sept membres d'une même famille ont été tuées suite à une attaque perpétrée par le mouvement islamiste Al-Shabab, à Wajed, au sud-ouest du pays.

    S'exprimant aux médias locaux, Taher Ahmed Ali, responsable sécuritaire de la ville de Wajed, dans la province de Bakool (sud-ouest), a déclaré que des hommes armés du mouvement Al-Shabab ont visé la maison d'un soldat de l'armée somalienne, tard dans la nuit.

    "Le soldat somalien se trouvait avec sa famille à la maison au moment de l'attaque. Elle a été criblée de balles", a-t-il dit.

    D'après la même source, les victimes ont été toutes tuées dont, le soldat et 6 membres de sa famille, qui parmi lesquels, trois enfants de moins de cinq ans.
    Les autorités de sécurité de la ville ont lancé une opération de ratissage pour traquer les auteurs de l'attaque.

    La Somalie mène, depuis des années, une guerre contre le mouvement islamiste Al Shabab, formé en 2004, affilié à Al Qaida.

    Les opérations sécuritaires se sont multipliées ces derniers temps, dans une tentative du gouvernement de chasser les miliciens des villages et des villes du sud du pays.

  • Burkina Faso : 5 morts dans un accrochage avec des présumés terroristes dans le Sahel

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    Au moins cinq personnes ont été tuées et trois autres portées disparues dans un accrochage mardi 25 novembre , avec des terroristes présumés sur le site d’or artisanal d’Arra dans la commune de Arbinda dans la province du Soum dans le Sahel burkinabè.

    "Un accrochage entre volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et hommes armés non identifiés a eu lieu le 24 novembre sur le site d'or d'Arra, dans la commune d'Arbinda (province du Soum, région du Sahel)", a annoncé la Radio Oméga citant des sources sécuritaires.

    La même source fait état de cinq morts et trois disparus du côté des volontaires pour la défense de la patrie (VDP), des civils armés par les autorités pour épauler l’armée dans la lutte contre le terrorisme.

    Un élu local joint au téléphone a conformité l’attaque et le bilan, ajoutant que les orpailleurs ont fui le site après l’attaque.

    Aucune partie n’a revendiqué cette attaque mercredi jusqu’à 16H00 heure locale, les autorités aussi n’ont pas encore réagi.

    Confronté à des attaques terroristes depuis 2015, le Burkina Faso a adopté en janvier 2020, une loi instituant le concept de "volontariat pour la défense de la patrie" consistant à doter certains citoyens d'armes, pour contribuer à défendre la patrie contre les attaques terroristes, au besoin, par la force de celles-ci.

    Bénéficiant d’un encadrement et d’un appui financier de l'Etat pour leur fonctionnement, ces "volontaires" doivent aider les forces de défense et de sécurité sur le terrain.

    Cependant elles sont régulièrement accusées d’exactions par des organisations telles que le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés, le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) et l’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ).

    Depuis 2015, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 parmi les forces de défense et de sécurité ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays, selon un décompte du conseil économique et social (CES) du Burkina Faso fait en août dernier.

    Ces attaques ont contraint également plus d'un million de personnes à fuir leurs villages, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

  • Singapour expulse des travailleurs bangladais en raison de commentaires sur les attentats islamistes en France

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    Le ministère de l'intérieur a révélé aujourd'hui qu'il avait expulsé 15 ressortissants du Bangladesh en raison de messages sur les médias sociaux en réponse aux attentats terroristes français du mois dernier et a inculpé l'un d'entre eux en vertu de la loi sur la sécurité intérieure.

    Bien que les autorités de Singapour n'aient pas donné plus de détails sur le contenu de ces messages, publiés à la suite de la réédition controversée de caricatures du prophète Mahomet par un magazine français et à la décapitation de Samuel Paty, elles ont déclaré qu'ils avaient "incité à la violence ou attisé les troubles communautaires".

    "Il y a également eu des attaques contre des intérêts français/occidentaux ailleurs, comme à Djeddah, en Arabie Saoudite et à Vienne, en Autriche. En outre, un climat antifrançais palpable s'est développé dans plusieurs pays, comme en témoignent les grandes manifestations et les appels au boycott, ainsi qu'une montée de la rhétorique terroriste en ligne", a déclaré le ministère aujourd'hui.


    Grâce à une surveillance accrue, les autorités ont déclaré avoir trouvé un Malaisien ayant l'intention de se livrer à des violences armées en Syrie ou en Palestine, et un autre Bangladais, Ahmed Faysal, 26 ans, qui avait donné des fonds à un groupe militant islamique en Syrie et possédait des couteaux destinés à des attaques contre des hindous dans son pays d'origine. Le Malaisien a été rapatrié et Ahmed a été arrêté en vertu de la loi sur la sécurité intérieure, qui permet la détention sans procès.

    Les Bangladais déportés travaillaient principalement dans le secteur de la construction et ont été identifiés grâce à une surveillance accrue des médias sociaux à la suite des attentats terroristes du mois dernier en France et du tollé qui s'est propagé à d'autres pays à cause de la défense de la liberté d'expression et aux caricatures par le président français Emmanuel Macron.

    "Compte tenu de la détérioration de la situation en matière de sécurité, le ministère de l'intérieur de Singapour est en état d'alerte depuis début septembre et a également intensifié ses activités de sécurité afin d'éviter des attentats à Singapour", a-t-il ajouté.

    21 autres personnes font l'objet d'une enquête, dont 14 sont singapouriennes. Certaines d'entre elles ont laissé des commentaires dans les mêmes fils de discussion en ligne.

    "Ces personnes ont attiré l'attention des services de sécurité parce qu'elles sont soupçonnées d'avoir des tendances islamistes radicales, ou parce qu'elles ont fait des commentaires qui incitent à la violence ou qui attisent les troubles communautaires", poursuit la déclaration, ajoutant que la plupart d'entre elles ont soutenu, sous une forme ou une autre, la décapitation du professeur français Samuel Paty le 16 octobre ou la violence contre Macron ou les Français en général, suite à la réédition par le magazine Charlie Hebdo d'images considérées comme profondément offensantes pour de nombreux musulmans. Il a laissé entendre que d'autres faisaient l'objet d'une enquête pour avoir exprimé des opinions islamophobes.

    En septembre, le magazine satirique français Charlie Hebdo a republié des caricatures du prophète Mahomet alors que s'ouvrait le procès des personnes accusées du meurtre de douze personnes dans sa salle de rédaction du magazine satirique.

    Macron a défendu la décision du magazine au nom de la liberté d'expression, provoquant l'indignation dans les pays islamiques, dont l'Arabie Saoudite, et invitant au boycott des produits français.

  • Ethiopie : Le gouvernement éthiopien appelle la communauté internationale à ne pas intervenir dans le conflit du Tigray

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    L'Éthiopie a décrit les combats dans la région du Tigray comme une affaire interne visant les forces tigréennes, une position confirmée par le Premier ministre Abiy Ahmed dans un communiqué mercredi, dans lequel il a déclaré: "Nous rejetons toute ingérence dans nos affaires intérieures".

Dans la déclaration, Abiy Ahmed a déclaré que l'ingérence étrangère dans la guerre au Tigray est "indésirable et illégale".

Il a poursuivi: «Nous appelons respectueusement la communauté internationale à s'abstenir de toute ingérence indésirable et illégale», notant la nécessité pour cette communauté de rester préparée jusqu'à ce que le gouvernement éthiopien déclare son besoin d'assistance.

Mercredi soir s'achève le délai de 72 heures décidé par le gouvernement pour que les Tigréens se rendent.

    Le Front populaire de libération du Tigray (TPLF) a refusé cet ultimatum.

 Signe de l’imminence de la reprise des combats, on a appris que les chars de l'armée éthiopienne avaient encerclé la ville de Mekele.

    Rappelons que le gouvernement éthiopien a appelé le demi-million d'habitants de Mekele à rester à l'écart des dirigeants du Front de libération du peuple du Tigray, faute de quoi il n'y aurait pas de "pitié".

    Tentative de médiation de l'Union africaine
    Deux sources diplomatiques ont indiqué que trois envoyés de l'Union africaine devraient arriver mercredi à Addis-Abeba pour discuter de la question des combats dans la région du Tigray dans le nord du pays, à un moment où le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a rejeté ce qu'il a qualifié d '"intervention étrangère". Les trois envoyés de l'Union africaine sont l'ancien président mozambicain Joachim Chissano, l'ancien président libérien Ellen Johnson Sirleaf et l'ancien président sud-africain Kjalema Motlanthe. Les diplomates ont déclaré qu'une anxiété mondiale croissante, les pays européens ont évoqué le conflit lors d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité des Nations Unies mardi.

    Les diplomates ont déclaré qu'au regard de l’anxiété mondiale croissante, les pays européens ont évoqué le conflit lors d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité des Nations Unies mardi.

    Les diplomates ont déclaré que les membres du conseil avaient exprimé leur inquiétude, mais l'Afrique du Sud, le Niger et la Tunisie ont demandé que plus de temps soit accordé aux efforts de médiation régionale avant que le conseil ne considère les mesures à prendre.
    


    Le conflit déstabilise la Corne de l'Afrique affirme l'Union Européenne
    Outre les critiques africaines, le responsable de la politique étrangère de l'Union européenne a déclaré que les combats en cours entre l'armée éthiopienne et les forces de la région du Tigray déstabilisaient sérieusement l'Afrique de l'Est et la corne de l'Afrique, soulignant la nécessité d'arrêter les hostilités.

    Des centaines de personnes ont été tuées depuis le début des combats. Le 4 novembre, plus de 41 000 réfugiés ont fui vers le Soudan, tandis que des informations faisaient état de groupes armés ciblant des civils.

    Tard mardi, Josep Borrell a déclaré après s'être entretenu avec le ministre éthiopien des Affaires étrangères: "J'ai exprimé ma grave préoccupation face à la violence croissante sur une base ethnique, le grand nombre de victimes et les violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire".

    Le conflit en Éthiopie affecte une région déjà troublée. Les Tigréens ont tiré des roquettes sur l'Érythrée voisine, tandis que l'Éthiopie a retiré ses troupes des missions de maintien de la paix en Somalie et au Soudan du Sud.

    En Somalie, l'Éthiopie a désarmé plusieurs centaines de Tigréens dans le cadre de la mission de maintien de la paix de l'Union africaine combattant les jihadistes al-Shabab liés à Al-Qaida.

    Un diplomate et une source de sécurité ont déclaré à Reuters aujourd'hui, mercredi, que trois soldats du Tigray avaient été retirés de la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Soudan du Sud.

    La Mission des Nations Unies au Soudan du Sud a déclaré qu'elle était au courant du retrait des trois soldats, ajoutant que le département des droits de l'homme suivait l'affaire.

    Dans sa déclaration, elle a déclaré que, bien que l’Éthiopie soit en dernier ressort responsable du comportement et des mouvements d’environ deux mille de ses forces au Sud-Soudan, la discrimination fondée sur des motifs ethniques peut constituer une violation du droit international.

    "À la lumière de cela, la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud a demandé à communiquer avec tout soldat qui pourrait avoir besoin d'une protection en vertu du droit international", a ajouté le communiqué.

    Pelin Seyoum, porte-parole du bureau du Premier ministre éthiopien, a déclaré à Reuters que la situation dans le sud du Soudan serait «similaire» à ce qui s'est passé en Somalie, ce qui signifie que les soldats qui ont été retirés de la mission de paix font l'objet d'une enquête pour leurs liens avec le Front de libération du peuple du Tigray.

    Des images satellite, datées du 23 novembre, et obtenues par Reuters auprès de Maxar Technologies, ont révélé le déploiement des forces éthiopiennes dans la ville historique d'Aksoum et des tranchées creusées autour de la piste d'atterrissage de l'aéroport local.