Jean-René Belliard analyse le Proche-Orient - Page 2

  • Soudan : Des milliers de manifestants devant le palais présidentiel pour “récupérer la révolution“

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    Des milliers de manifestants se sont rassemblés, samedi, 16 octobre 2021, devant le palais présidentiel à Khartoum, pour réclamer "la récupération de la révolution et l'amélioration des conditions de vie".

    Les manifestants ont scandé des slogans appelant à “renverser le gouvernement de transition“, “récupérer la révolution“ et “améliorer les conditions de vie“.

    Les manifestants ont également porté des drapeaux nationaux et brandi des banderoles portant des slogans, dont notamment "Le peuple patient est affamé", "Un peuple, une armée".

    Le mouvement “Charte nationale“ des Forces de la Déclaration de la liberté et du changement (la coalition au pouvoir au Soudan) a appelé, dans la journée du jeudi, à organiser des rassemblements de protestation pour exiger « la récupération de la révolution“.

    Le mouvement avait déclaré dans le communiqué à l'époque : "nous vous retrouverons (les Soudanais) dans les rues samedi, dans des cortèges pour récupérer la révolution, pour réanimer la vie politique au Soudan".

    Depuis quelques jours, la tension s'est intensifiée entre les composantes militaire et civile de l'autorité de transition au Soudan, en raison des critiques formulées par les chefs militaires à l’encontre des forces politiques, sur fond d'une tentative de coup d'État, déjouée le 21 septembre dernier.

  • Syrie : La Turquie se prépare à lancer une nouvelle opération militaire dans le nord de la Syrie

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    Des sources bien informées sur le terrain ont confirmé que les forces turques se préparaient à une nouvelle opération militaire dans le nord de la Syrie, après une série d'opérations des combattants kurdes dans le gouvernorat d'Edleb, qui ont entraîné la mort de soldats turcs.

    Les sources ont indiqué que les forces turques attendaient de recevoir le feu vert de la Russie et des États-Unis pour commencer leurs opérations militaires.

    Vendredi soir 14 octobre 2021, deux soldats turcs ont été tués et 5 autres blessés par une explosion visant un convoi militaire turc sur l'autoroute Maaret Mesrin dans le gouvernorat d'Edleb, dans le nord-est de la Syrie.

    Plusieurs unités turques ont été ciblées par des éléments kurdes. L'organisation "Brigades Baqer" est particulièrement active dans le gouvernorat d'Edleb. Elles ont tué et blessé en octobre un certain nombre de soldats turcs, dont deux membres de la police turque, dans la zone du "Bouclier de l'Euphrate" dans le nord syrien. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé à cette occasion que c'était la « dernière goutte », promettant une réponse appropriée.

    Rappelons que les forces turques ont mené trois offensives majeures au cours des cinq dernières années, capturant une bande du territoire syrien, tout le long de la frontière turque, sur des centaines de kilomètres de long et 30 kilomètres de profondeur.

     

  • Yémen : Cent-soixante rebelles tués dans leur progression vers Marib

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    La coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite au Yémen a affirmé samedi avoir tué 160 rebelles houthis dans de nouveaux raids au sud de la ville stratégique de Marib, où les combats ont fait des centaines de morts ces derniers jours.
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    "Nous avons mené 32 frappes à al-Abdiya (à quelque 100 km au sud de Marib) au cours des 24 dernières heures (...) 11 véhicules militaires ont été détruits et plus de 160 éléments terroristes éliminés", a indiqué la coalition, citée par l'agence officielle saoudienne SPA.

    Les rebelles progressent et sont désormais "au centre du secteur d'al-Abdiya après un siège qui a duré quatre semaines", a affirmé samedi 15 octobre 2021 à l'AFP une source loyaliste.

    Dernier bastion du gouvernement dans le nord du Yémen largement dominé par les houthis, Marib, chef-lieu de la province qui porte le même nom, est au coeur d'une violente bataille.

    Les houthis ont lancé en février une campagne pour prendre la ville et ont récemment intensifié leur offensive. La coalition a répondu depuis lundi par une salve de frappes aériennes qui ont tué selon elle plus de 700 insurgés. Ces chiffres n'ont pas pu être vérifiés de source indépendante. Et les houthis ne communiquent que très rarement sur les victimes dans leurs rangs.

    Selon la source pro-gouvernementale, les rebelles ont "kidnappé, emprisonné et maltraité" des membres de tribus ayant appuyé les forces loyalistes. Près de 20 membres des forces loyalistes et de ces tribus ont été tués ces dernières 24 heures et 47 ont été blessés, a-t-il déclaré. 

    Les deux camps se livrent une guerre dévastatrice depuis 2014, date à laquelle les houthis, proches de l'Iran, se sont emparés de la capitale Sanaa (nord). Depuis 2015, la coalition dirigée par les Saoudiens intervient pour appuyer les forces loyalistes. 

    La guerre au Yémen a plongé le pays le plus pauvre de la péninsule arabique dans la pire crise humanitaire au monde, selon l'ONU, poussant la population au bord de la famine. Des dizaines de milliers de personnes, la plupart des civils, ont été tuées et des millions déplacées depuis le début du conflit. Près de 10.000 personnes ont été déplacées pour le seul mois de septembre dans la province de Ma'rib, selon l'Organisation internationale pour les migrations.

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  • Russie : le FSB arrête plusieurs partisans du groupe jihadiste Hayat Tahrir ash-Sham

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    Les services de sécurité russes, FSB, ont arrêté plusieurs partisans du groupe jihadiste Hayat Tahrir ash-Sham (HTS ) dans diverses régions de Russie. Le groupe Hayat Tahrir ash-Sham est l'ancienne branche d'al-Qaïda en Syrie avant de s'en écarter pour des raisons de respectabilité internationale. De nombreux jihadistes russes et des anciennes républiques de l'ex-URSS d'Asie mineure combattent dans les rangs de HTS.

    Les agents du FSB ont récupéré lors des perquisitions une carabine modèle AK-105, une carabine à air comprimé, un fusil de chasse et un pistolet Makarov PM avec leurs munitions.
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  • Grande Bretagne : Un député britannique tué dans une attaque au couteau dans une église - la police parle d'un acte terroriste

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    David Amess.jpegUn député britannique est décédé après une attaque au couteau dans une église de sa circonscription de Leigh-on-Sea. 

    David Amess (photo), 69 ans, a été poignardé à plusieurs reprises par un homme qui est entré lors d'une consultation citoyenne à l'église. Le député conservateur s'y était rendu pour parler aux gens du quartier. 

    L'assassin, Ali Harbi Al, âgé de 25 ans a été arrêté. Un couteau a également été retrouvé sur les lieux du crime. 

    L'homme est entré dans l'église et a poignardé Amess, 69 ans, à plusieurs reprises. Les soins sur place et l'arrivée d'une ambulance aérienne n'ont servi à rien. Le mobile de l'agresseur n'est pas clair. 

    « Un homme a été arrêté pour meurtre après que nous ayons reçu un rapport faisant état d'un coup de couteau à Leigh-on-Sea. Nous avons été appelés à une adresse à Eastwood Road Nort peu après 12h05 aujourd'hui. Nous sommes allés directement là-bas et avons trouvé un homme blessé. Les services d'urgence ont essayé de l'aider, mais il est malheureusement décédé sur le coup", a indiqué la police dans un communiqué.  Plus tard, la confirmation est venue que la victime est le député Sir David Amess. 

    Le suspect est un musulman d'origine somalienne. 
    La police métropolitaine a qualifié le meurtre d'acte terroriste et indiqué que les premiers éléments de l'enquête "ont révélé une motivation potentielle liée à l'extrémisme islamiste". L'enquête est confiée à la direction antiterroriste. Selon des médias britanniques, Ali Harbi Al serait un ressortissant d'origine somalienne. Il partage les mêmes données qu'une personne récemment signalée au programme de lutte contre la "radicalisation Prevent", selon The Guardian. Il était curieusement inconnu du MI5. La police pense que l'attaquant a agi seul. Des perquisitions sont en cours dans deux logements de Londres.

    A noter que l'assassin avait auparavant été enregistré dans un programme de lutte contre la radicalisation.

     

     

  • France : Un islamiste appelle à décapiter Marine Le Pen et Eric Zemmour

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    Dans une vidéo qui a abondamment circulé sur le réseau social TikTok, un homme menace ouvertement de «couper la tête» du polémiste Eric Zemmour ainsi que celle de la candidate du Rassemblement national (RN) à la présidentielle Marine Le Pen.

    S'adressant sans doute à un autre homme qu'il surnomme «mon frère», l'individu, se définissant comme un «Marocain», évoque tout d'abord à sa manière la colonisation française au Maghreb.

    Puis, son harangue achevée, il fustige vraisemblablement les Français qui, lance-t-il à son interlocuteur, «te disent aujourd'hui comment tu dois vivre et comment tu dois agir». 

    Et de poursuivre : «Marine Le Pen, elle passera pas, ni (Eric) Zemmour (...)», tient-il à prévenir.

    «On va tous se réunir et on va leur couper la tête»
    La menace se fait ensuite très claire. «On va tous se réunir inch'allah et on va leur couper la tête comme à l'époque du prophète», dit-il tout de suite toujours en référence au polémiste Eric Zemmour, potentiel candidat à l'élection présidentielle, et à Marine Le Pen, candidate déclarée du RN. 

    «Il y a des têtes qui vont tomber, ça va leur faire tout drôle», a conclu l'individu. Le compte de ce dernier a depuis été supprimé.

    Vidéo

     

  • Syrie : 8 soldats syriens tués au cours d'une attaque de Daech contre une ville clé au sud de Raqqa

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    Vendredi 15 octobre 2021, les combattants de l'Etat islamique ont lancé une opération à grande échelle contre des positions de l'Armée Arabe Syrienne (AAS) situées autour de la ville de Resafa, au sud de la province de Raqqa.

    L'armée arabe syrienne (AAS) et ses alliés ont réussi à repousser l'attaque après avoir affronté les terroristes pendant plusieurs heures. 

    Les avions de guerre des forces aérospatiales russes (VKS) ont fourni à l'armée un soutien aérien rapproché.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), huit soldats de l'AAS et des combattants syriens pro-gouvernementaux ont été tués au cours de l'attaque.

    Resafa est située sur la route principale reliant Raqqa à Hama. La ville est également reliée par des routes à Deir Ezzor dans l'est de la Syrie et à Alep dans la région nord du pays.

    Des militants pro-gouvernementaux ont déclaré que les djihadistes de l'Etat islamique avaient lancé l'attaque depuis leurs repaires sur le mont al-Bishri qui s'étend le long de la frontière administrative entre les provinces de Raqqa et Deir Ezzor. 

    L'attaque a été l'une des plus grandes offensives de l'Etat islamique dans le centre de la Syrie cette année. 

    Les cellules de l'Etat islamique s'efforcent d'étendre leur influence dans le centre de la Syrie depuis plus d'un an maintenant, mais en vain. Les opérations de ratissage répétées de l'AAS et les frappes aériennes intenses du VKS russe ont infligé de lourdes pertes au groupe islamique.