IGGÖ (organisation représentant les musulmans)

  • Autriche : Le gouvernement publie une "carte de l'islam" qui inquiète les musulmans

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    La présentation par le gouvernement autrichien d'une "carte de l'islam" sur internet a provoqué jeudi 27 mai 2021 un tollé chez les musulmans qui dénoncent une "stigmatisation" les "exposant, selon eux, massivement à l'insécurité".

    Cette carte interactive "témoigne d'une intention manifeste du gouvernement de stigmatiser tous les musulmans comme un danger potentiel", a réagi le Conseil représentatif des musulmans (IGGÖ) dans un communiqué transmis à l'AFP.

    Plus tôt dans la journée, la ministre conservatrice de l'intégration Susanne Raab avait annoncé un nouveau site internet nommé "carte nationale de l'islam".

    Le grand public peut désormais y trouver les noms de plus de 600 mosquées et associations, leurs adresses, l'identité de leurs responsables et leurs liens éventuels à l'étranger. Il ne s'agit pas de lancer un "soupçon généralisé sur les musulmans", avait assuré Mme Raab, mais de démasquer "dans les arrière-cours" des "idéologies" remettant en cause "les valeurs de la démocratie libérale".

    Cette carte est le fruit d'une collaboration entre l'Université de Vienne et le Centre de documentation sur l'islam politique, un organisme créé l'année dernière par la coalition entre les conservateurs et les Verts. Ceux-ci ont toutefois pris leurs distances à l'égard de cette initiative.

    Le sentiment de méfiance envers les Musulmans a beaucoup progressé depuis l'attaque jihadiste perpétrée sur le sol autrichien en novembre 2020. 

  • L'Autriche ordonne la fermeture des mosquées radicales

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    Le gouvernement autrichien a ordonné la fermeture de "mosquées radicales", quatre jours après l'attentat perpétré à Vienne par un sympathisant du groupe Etat islamique (EI), a-t-on appris vendredi auprès du ministère de l'Intérieur.
    Le gouvernement donnera plus de détails sous peu, lors d'une conférence de presse de la ministre des Cultes et de l'Intégration, Susanne Raab, et du ministre de l'Intérieur, Karl Nehammer.

    Dans un communiqué, l'IGGÖ, la principale organisation représentant les musulmans, qui gère 360 mosquées, a confirmé avoir procédé à la fermeture d'un lieu de culte qui "violait sa doctrine". "La liberté est un bien précieux dans notre pays, que nous devons protéger contre les abus, y compris quand ils émanent de nos rangs", a commenté son président Ümit Vural.

    Au lendemain de l'attentat qui a fait quatre morts en plein centre de la capitale, le chancelier conservateur Sebastian Kurz avait affiché sa détermination à lutter contre l'"islam politique", une "idéologie" qui représente un "danger" pour le "modèle de vie européen".

    Dans la foulée, la police avait procédé à l'interpellation de 16 hommes, dont certains déjà connus de la justice pour des infractions à caractère terroriste. Six de ces suspects ont été remis en liberté, a indiqué vendredi à l'AFP la porte-parole du parquet, Nina Bussek, les soupçons les concernant n'ayant pas été étayés.