Humera

  • Ethiopie : L'armée fédérale bloque une route empruntée par les réfugiés fuyant au Soudan

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    L'armée éthiopienne a bloqué une des principales routes menant au Soudan, empêchant des Ethiopiens fuyant la guerre au Tigray de rejoindre le pays voisin, selon des réfugiés parvenus jeudi au poste-frontière de Lugdi, dans l'est du Soudan.

    "L'armée éthiopienne a coupé la route menant à la frontière soudanaise au niveau de la localité de Humera (20 km de la frontière) et ceux qui cherchent à gagner le Soudan doivent éviter la route principale et passer à travers les champs sans se faire voir par les soldats", a expliqué à l'AFP Tesfai Burhano, qui venait d'arriver à Lugdi.

    Jeudi, ce poste-frontière était vide et aucun soldat éthiopien n'y était visible. Le journaliste de l'AFP a vu une dizaine de réfugiés traverser la frontière pendant qu'il se trouvait sur place. Le nombre d'arrivées de réfugiés éthiopiens au Soudan a nettement baissé depuis une semaine, selon les chiffres du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR). Mercredi, l'agence onusienne recensait 718 arrivées, contre 3.813 le 21 novembre. Un responsable soudanais de la sécurité a confirmé à l'AFP cette baisse, sans donner d'explication. Selon le HCR, 42.651 réfugiés sont arrivés au Soudan depuis le début du conflit meurtrier au Tigray, dont 70% via Hamdayit, dans la province soudanaise de Kassala, le reste via celle de Gedaref.

    La région du Tigray, dans la nord de l'Ethiopie, est le théâtre d'âpres combats depuis que le Premier ministre Abiy Ahmed y a lancé une opération militaire le 4 novembre, accusant les responsables du Front de libération du peuple du Tigré de chercher à déstabiliser le gouvernement fédéral et d'avoir attaqué deux bases militaires éthiopiennes dans la région, ce que nient les autorités tigréennes.

  • Ethiopie : L’armée fédérale prend le contrôle de l’aéroport de Humera dans la région du Tigray

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    Le ministère éthiopien de la Défense a annoncé, mardi 10 novembre, que l’armée avait pris le contrôle de l’aéroport de Humera dans la région du Tigray au nord du pays qui est en train de sombrer dans une guerre civile épouvantable..

    La prise de l'aéroport de Humera est intervenue cinq jours après le lancement de l’opération militaire contre le Front de libération du peuple du Tigray, qui s’est engagé à défendre la région.

    Le Front de libération du peuple du Tigray « avait l’intention d’exploiter l’aéroport de Humera pour lancer une attaque contre l’Etat », affirme une source.

    L’armée éthiopienne avait annoncé, auparavant, qu’elle dominait déjà les régions de Maidali, Dansha, Baker et Ligudi, ainsi que la route menant à Humera – Soudan, dans le cadre de l’opération lancée par l’Etat afin d’assurer le maintien de l’ordre dans le pays, a rapporté l’agence éthiopienne « Fana ».

    Le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, avait ordonné, mercredi dernier, à l’armée la mise en œuvre d’opérations militaires supplémentaires dans la région, comme riposte à l'attaque meurtrière lancée par le Front contre une base militaire dans la région du Tigray.

    Les affrontements se sont intensifiés entre les deux parties au cours des derniers jours, ce qui a entrainé des morts et des blessés.

    Les observateurs mettent en garde contre une guerre civile au sein du deuxième pays le plus peuplé du continent africain, qui inclut la région lourdement armée du Tigray, et qui pourrait perturber la stabilité de cette région africaine déjà en proie aux troubles.

    La région du Tigray avait joué un rôle dominant au sein du gouvernement et dans l’armée avant l’entrée d’Abiy Ahmed en fonction, en 2018.

    La région se considérant marginalisée, s’est séparée alors de la coalition au pouvoir et a défié Abiy Ahmed en organisant, en septembre dernier, des élections locales que le gouvernement d'Addis-Abeba juge illégales.