Hombori

  • Mali : La force française "Barkhane" tue un chef d'"Ansar al-Islam

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    Jeudi 7 octobre 2021, une unité des forces spéciales françaises dans la région du Sahel africain a tué un leader islamiste militant qui, avec son groupe, s'était fait une spécialité dans la plantation de mines artisanales.

    La force anti-jihadiste française "Barkhane" au Sahel a déclaré avoir réussi à "neutraliser" Umaru Mobo Modi, qu'elle a décrit comme "le chef d'un réseau de planteurs d'EEI" (Engins Explosifs Improvisés), dans la région de Hombori (près du Burkina Faso). Le chef djihadiste a été mis hors de combat au cours de une opération « en coordination » avec les forces armées américaines et maliennes. L'armée américaine a apporté un soutien logistique et de renseignement aux forces françaises.

    Elle a souligné que "Modi était un leader important du groupe Ansar al-Islam, directement lié à Jaafar Deko, l'émir du groupe, et travaillait dans la zone de la RN 16 (route nationale 16) entre Gossi et Gao et supervisait surtout la pose d'engins explosifs improvisés."

    Elle a révélé que "ce commandant respecté commandait une centaine d'hommes capables de mener des attaques massives".

    Le groupe « Ansar al-Islam » a été créé en 2016 au Burkina Faso à la frontière avec le Mali, par un prédicateur burkinabé, Ibrahim Malam Dekou. 

    Al-Qaïda est actif dans le centre du Mali. Il a également revendiqué de nombreux attentats dans le nord du Burkina Faso au cours des premières années de son activité. Le nombre d'opérations revendiquées par Ansar al-Islam a considérablement diminué après la mort d'Ibrahim Malam Deko. Celui-ci  a été remplacé par son frère Jaafar Deco.

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  • Mali : Un soldat français tué au combat

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    Le caporal-chef Maxime Blasco, du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces, est mort  lors d'un échange de tirs avec un groupe terroriste, vendredi 24 septembre 2021 dans la zone connue sous le nom de Liptako, Gourma.au Mali. 

    Ce tireur d'élite opérait au sein du 7e BCA. Il a été déployé avec ses camarades du groupement Falco3 après une détection d'un groupe armé terroriste dans le Gourma, au sud-est de Gossi, dans la forêt de N'Daki. Ce groupe évoluait avec plusieurs motos.
    C'est un drone Reaper de la 33e ESRA qui a effectué la détection de ce GAT dans une zone boisée, situé à 50 km à l'est d'Hombori. 
    L'alerte du drone a fait décoller deux Tigre de Gao, ainsi que trois Caïman chargés avec les personnels de Falco. Le Tigre a engagé les GAT, et les commandos montagne ont commencé à investiguer la zone boisée, très dense. C'est sur le début de cette reconnaissance par nature très risquée qu'un GAT a ouvert le feu à très courte distance sur le caporal-chef Blasco. Grièvement blessé à la tête, il est décédé au bout de quelques minutes. Le combattant adverse a été neutralisé dans la foulée.
    Après mise en sécurité des combattants français, le drone et une patrouille de Mirage 2000 ont frappé la zone à plusieurs reprises.

    Le caporal-chef Maxime Blasco, membre du GCM (Commando de montagne) qui avait sauvé un équipage de Gazelle lors d'Aconit, en juin 2019. Le caporal-chef Maxime Blasco avait réalisé seul la mise en sécurité d'un équipage de pilote de Gazelle qui s'était écrasé lors de l'opération Aconit, en juin 2019. Il était lui-même à bord de l'hélicoptère, comme tireur d'élite. Il avait porté les deux membres de l'équipage blessés jusqu'à un Tigre, les avait arrimés au Tigre, permettant leur évacuation dans des conditions extrêmes et inédites.

    Titulaire de trois citations, il avait reçu sa médaille militaire des mains du président français le 18 août 2021, au mont Valérien.

    Un court passage du livre « du Courage » de Gérard Guerrier pour comprendre qui était le caporal-chef Maxime Blasco du 7e bataillon de chasseurs alpins.
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  • Mali : Un Mirage 2000 s'écrase - l'équipage a pu s'éjecter et a été récupéré

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    Un mirage 2000 D français, victime d'une avarie, s'est écrasé mardi 20 juillet 2021 dans les environs d'Hombori, dans le centre du Mali, mais ses deux occupants se sont éjectés et ont été récupérés, a annoncé l'armée française.

    L'un des membres de l'équipage, composé d'un pilote et d'un officier navigateur système d'armes, a été légèrement blessé et conduit à la base de Gao, a précisé le service de presse des Armées.

    Tous les deux se sont éjectés au-dessus d'une zone inhabitée et l'avion s'est également écrasé dans une zone inhabitée, selon la même source. L'épave a été localisée par la force Barkhane.

    L'accident s'est produit au cours d'une mission d'appui aérien au profit d'un Groupement tactique désert (GTD) français et d'une unité des forces armées maliennes, en reconnaissance le long de la route nationale 16 au sud d'Hombori. La zone d'Hombori, et plus largement toute la région de Mopti, est une zone d'opérations particulièrement ciblée par les forces de Barkhane ces derniers mois.

    Un groupe de recherche et de sauvetage au combat a immédiatement été engagé, à bord de deux hélicoptères Caïman, appuyés par deux hélicoptères Tigre, pour établir un dispositif de sécurité et récupérer l'équipage. Une enquête doit être ouverte pour déterminer l'origine de cet accident.

    La France mène au Sahel avec des armées alliées l'opération militaire antijihadiste Barkhane mais s'apprête à engager une réduction de son dispositif militaire dans la région pour y maintenir à terme entre 2.500 à 3.000 hommes contre 5.100 aujourd'hui.

    Le processus de fermeture de bases de Barkhane dans le nord du Mali doit débuter au "second semestre de l'année 2021".

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  • Mali: 16 civils tués par une mine dans le Nord

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    Seize civils ont été tués mercredi 19 mai dans le nord du Mali, quand leur véhicule a sauté sur une mine, a-t-on appris jeudi de source hospitalière à Gao, la plus grande ville du nord du Mali.

    ”Trois autres blessés sont à l’hôpital de Gao”, a dit la source selon laquelle les 16 tués ont été inhumés jeudi à Gao. Les blessés  ont précisé que le véhicule (qui a heurté la mine) allait à une foire dans la localité de Ntillit “, située à 80 km de Gao.

    Deux civils avaient été tués près de Tessalit (Nord) le 8 mai par une mine artisanale, au lendemain de la mort de trois soldats maliens, également tués par un engin explosif au passage de leur convoi dans le secteur de Hombori (centre).

    Le Mali est en proie depuis 2012 à une crise sécuritaire et une poussée jihadiste qui se sont propagées du nord au centre du pays, puis au Burkina Faso et au Niger voisins.

    Les violences jihadistes, intercommunautaires ou autres ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, malgré l’intervention de forces onusiennes, africaines et françaises.

    Aucune sortie de crise n’est en vue. Les mines et les engins explosifs improvisés ont fait 76 morts et 287 blessés en 2020 au Mali, dont presque la moitié étaient des civils, selon un document daté de janvier du service d’action contre les mines des Nations unies (Unmas).L’usage des engins explosifs improvisés a considérablement augmenté depuis fin 2017, surtout dans le centre, un des foyers de la violence qui ensanglante le Sahel, souligne l’Unmas.

    Les engins explosifs improvisés ont continué à causer de nombreuses pertes en 2021 dans les rangs des forces maliennes et étrangères et parmi les civils.

  • Mali : un militaire malien tué dans une attaque au centre

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    Un militaire malien a été tué, jeudi 13 mai, dans une attaque dans la localité de Tominian, au centre du Mali, ont annoncé les Forces armées maliennes (FAMa).

    "Le chef d'État-major général des armées informe l'opinion nationale et internationale que ce jour jeudi 13 mai aux environs de 2h45, les forces armées maliennes ont vigoureusement repoussé une attaque terroriste contre le camp du pôle de sécurité de développement et de gouvernance (PSDG) de Tominian", précise un communiqué publié jeudi soir par la direction de l'information et des relations publiques de l'armée.

    "Les assaillants à bord de deux véhicules et de plusieurs motos ont été mis en déroute ", a ajouté la même source, précisant qu'un militaire a été tué lors des affrontements.

    L'armée affirme, en outre, avoir neutralisé trois assaillants et capturé trois autres.

    La localité de Tominian est située dans le cercle de Ségou, au centre du Mali.

    Cette attaque est la troisième du genre qui vise les forces de défense et de sécurité maliennes en moins d'une semaine.

    Vendredi dernier, trois militaires avaient été tués et cinq autres blessés dans l'explosion d'un engin explosif improvisé près de la localité de Hombori située dans la région de Gao ( nord ).

    Dans la nuit de jeudi à vendredi, trois gardes forestiers avaient été tués dans une attaque à Nana Kenieba, une localité de la région de Koulikoro, dans le centre du Mali.

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  • Mali: trois soldats maliens tués par l’explosion d’un engin artisanal

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    Trois soldats maliens ont été tués vendredi 7 mai 2021 par l’explosion d’un engin explosif artisanal au passage de leur convoi de véhicules dans le secteur de Hombori (Centre), a-t-on appris de sources militaires et de sécurité.

    Six autres ont été gravement blessés quand le véhicule de tête de la colonne qui revenait au camp après avoir effectué une sortie de ravitaillement à Hombori a sauté sur cet engin, a indiqué sous le couvert de l’anonymat un responsable de la police à Mopti, la capitale de la région.

    L’armée malienne a fait état dans un communiqué de trois morts et cinq blessés, évacués à Gao (Nord) avec l’aide de la force française Barkhane.

    Le centre du Mali est l’un des foyers de la violence polymorphe qui ensanglante cette partie du Sahel depuis des années.

  • Mali : Bombardements de Bounti : L’armée malienne sort de son silence et confirme la « neutralisation de plusieurs dizaines de terroristes.»

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    Les autorités maliennes sont sorties de leur mutisme sur la mort d'une vingtaine de personnes , dimanche 3 janvier 2021, suite à des bombardements dans le village de Bounti, cercle de Douentza. L’armée malienne affirme que les frappes aériennes ont permis la neutralisation de plusieurs dizaines de terroristes.
     
    La mort d’une vingtaine de personnes, le dimanche 3 janvier 2021, suite à une frappe aérienne dans le village de Bounti, cercle de Douentza, continue de faire couler de l’encre et des salives. Pour l’association peule Tabital Pulaaku, les victimes sont des civiles qui célébraient un mariage. L’armée française, qui reconnaît avoir mené l’attaque, indique plutôt la neutralisation des djihadistes préalablement repérés après une opération de renseignement de plusieurs jours.
     
    Le Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) a dénoncé « le silence du Gouvernement alors que des versions contradictoires circulent sur cet événement ». La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a aussi exprimé sa très vive préoccupation face aux allégations de violations et d’abus des droits de l’Homme relatives à l’attaque. Elle a recommandé l’ouverture d’enquêtes crédibles, indépendantes, impartiales et diligentes en vue d’identifier les auteurs et complices des violations et abus dénoncés.
     
    Les autorités maliennes, après plusieurs jours d’omerta sur le sujet, ont confirmé la version de l’état-major français. Dans un communiqué rendu public, hier jeudi 7 janvier 2021, le ministère de la Défense a indiqué qu'une opération conjointe FAMa-Barkhane - FC G5 Sahel, "Éclipse" est en cours afin de neutraliser les Groupes Armés Terroristes (GAT), dans la zone des trois frontières. Selon le ministère de la défense, c’est au cours d'une mission de surveillance de cette zone que des mouvements individuels suivis de regroupement d'une cinquantaine d'individus ont été observés, le dimanche 03 janvier 2021, vers onze heures. « Ce regroupement ne comprend ni femmes ni enfants. Par la suite, un motocycliste armé s'ajouta au regroupement, pour un véhicule pickup. » Le ministère de la défense précise que c’est aux environs de treize heure que ces éléments de la Katiba Serma, vêtus de la même façon, ont formé trois groupes. « Ce regroupement de combattants, principaux auteurs d'attaques et de poses d'Engins Explosifs Improvisés (IED) sur la RN 16, principalement entre Douentza et Hombori, ont été qualifiés d'objectif militaire et l’intervention aérienne sollicitée par le Poste de Commandement Conjoint », indique, dans son communiqué, le ministère de la défense.  Le ministère de la défense confirmera que « les frappes aériennes effectuées par un mirage 2000 sur ledit objectif ont fait un bilan d'une trentaine de GAT neutralisés selon les images de la mission d'Observation et de Surveillance. »
     
    Vers dix-sept heures, ajoute le ministère de la défense, un groupe de villageois et d'hommes armés en véhicule pickup et motos, sont arrivés sur le site et ont procédé à l'inhumation des morts. « Les motocyclistes et les véhicules pickup ont récupéré les blessés avant de partir dans des directions différentes. Les rescapés ont occupé les hauteurs avec jumelles et postes talkie-Walkie. L'environnement observé n'a montré ni scène de mariage, ni enfants ou femmes. Tous les renseignements recueillis en direct justifiaient que les cibles neutralisées étaient des objectifs militaires confirmés.»
     
    Pour le ministère de la défense, la zone comprise entre Hombori et Douentza est bien connue comme zone d'influence active de la Katiba Serma du Groupement de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM) qui y dispose de plusieurs Merkaz (Q.G.), centres d'entrainements, ateliers de confection d'IED, principalement à l'intérieur du triangle Dalla, Nokara et Kerena qui est l'épicentre de l'idéologie salafiste terroriste dans la zone.