Hodeidah

  • Yémen : Attaque contre un port stratégique, les rebelles chiites houthis accusés

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    Une attaque aux missiles a ciblé, samedi 11 septembre 2021, le port stratégique de Mokha au Yémen, qui reçoit une partie de l'aide humanitaire dont dépend la population de ce pays ravagé par la guerre, a indiqué un responsable militaire gouvernemental en accusant les rebelles houthis. L'attaque, qui n'a pas été revendiquée dans l'immédiat, n'a pas fait de victime, a précisé le responsable.

    "Trois missiles et des drones des houthis ont visé le port de Mokha, près de Bab al-Mandeb", dans le sud-ouest du pays, sur la mer Rouge, a-t-il dit à l'AFP, en soulignant que le port de Mokha était sous contrôle de Tariq Saleh et des troupes soutenues par les Émirats arabes unis. Tariq Saleh est le neveu de l'ancien président Ali Abdallah Saleh. Après des travaux de reconstruction et rénovation, le port avait rouvert il y a un mois, a-t-il ajouté.

    L'épave et les images de l'attaque suggèrent que les Houthis ont mené l'attaque avec des roquettes d'artillerie à guidage de précision Bader-1P, d'une portée de 150 km, et des drones suicides Samad-3, d'une portée de 1 000 km. Les deux armes peuvent atteindre leurs cibles avec une précision extrême, comme cela a été démontré lors de l'attaque de Mokah.
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    Les ports du sud-ouest du Yémen sont essentiels pour les importations et l'acheminement de l'aide humanitaire. Ils sont rarement le théâtre de telles attaques depuis la signature en 2018 d'un accord sur la démilitarisation de la ville portuaire de Hodeida, au nord de Mokha. 

    Le conflit oppose depuis 2014 les rebelles, soutenus par l'Iran chiite, aux forces du gouvernement, appuyées par une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite sunnite. La guerre qui a ravagé les infrastructures du pays le plus pauvre de la péninsule arabique n'a pas épargné les ports alors qu'il importe 90% de sa nourriture pour subvenir aux besoins de ses quelque 30 millions d'habitants. Les deux tiers dépendent des aides internationales. L'ONU met régulièrement en garde contre une famine qui pourrait devenir catastrophique au Yémen en 2021, l'organisation n'ayant réussi à récolter que 1,7 milliard de dollars auprès des donateurs internationaux, contre les 3,85 milliards nécessaires selon elle.

  • Yémen : L'armée progresse dans la province de  Marib

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    L'armée gouvernementale affirme avoir pris le contrôle du district de Rahba, au sud de la province de Marib, à environ 120 kilomètres à l'est de Sanaa.

    Les forces pro-gouvernementales, aidées par des groupes de combattants locaux et les avions de la coalition dirigée par les Saoudiens, ont pris le contrôle de Rahba, ainsi que plusieurs positions et collines "stratégiques" environnantes, à l’issue d'un assaut mené à l'aube du 14 juillet. Cette zone était aux mains des rebelles chiites Houthis depuis environ un an. Il s’agit d’un succès significatif des forces pro-gouvernementales.

    Les forces pro-gouvernementales continuent actuellement sur leur lancée, forçant les rebelles houthis à se retirer vers la province d'al-Bayda.

    Les combats se poursuivent sur les fronts d'al-Kassara et d'al-Mashjah, à l'ouest de la province de Marib, où les forces pro-gouvernementales ont lancé une attaque contre les positions houthies, prenant le contrôle de plusieurs.

    Rappelons que les rebelles chiites houthis avaient lancé une vaste offensive en février 2021 afin de s’emparer de la province de Marib, riche en ressources pétrolières et gazières. La prise de cette province aurait été un "atout" pour les houthis dans le cas d’éventuelles négociations de paix. La province de Marib était restée à l'écart du conflit jusqu’à l’offensive des rebelles chiites houthis.

    Extension de la mission de l’ONU à Hodeidah
    Mercredi 14 juillet, le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé à l'unanimité l'extension de la mission de surveillance des Nations Unies sur le port de Hodeidah, seul port d’entrée de l’aide humanitaire dans ce pays ravagé par la guerre. Elle devrait rester en place jusqu'au 5 juillet 2022. L’objectif de la mission est d’assurer le respect du cessez-le-feu dans la région occidentale d'Hodeidah. Elle a débuté en décembre 2018 suite à un accord entre.

    Hodeidah est un port essentiel pour venir en aide à la population yéménite, car c'est ici que l'essentiel de l'aide humanitaire à destination de la population yéménite victime de la pire crise humanitaire au monde, selon l’ONU, conséquence de la guerre civile. La mission de l’ONU sur le port de Hodeidah résulte de l' « Accord de Stockholm » signé le 13 décembre 2018, et qui est l'un des rares accords ayant vu le gouvernement de Rabbo Mansour Hadi et les rebelles houthis s'asseoir à la table des négociations. En vertu de cet accord, les rebelles chiites acceptaient de se retirer des trois principaux ports du Yémen, Hodeidah, Salif et Ras Isa, pour laisser le suivi et la gestion nécessaires de ces zones à une délégation de l'ONU. Le répit relatif a permis à la Mission des Nations Unies d'établir des points de contrôle et des postes de surveillance dans le gouvernorat de Hodeidah à partir du 19 octobre 2019, dans le but de faire respecter le cessez-le-feu. En contrepartie, les Houthis se voyaient confier le contrôle de la ville de Hodeidah, le centre du gouvernorat et le port, défini comme stratégique, tandis que les forces gouvernementales restaient positionnées aux entrées sud et est.

    La mission UNMHA compte 55 employés, dont 35 observateurs militaires et de police et 20 employés civils. Malgré l'accord de Stockholm, ces dernières années, la trêve a été violée à plusieurs reprises et les Houthis ont été accusés d'avoir mené des attaques et des bombardements au moyen de drones, d'artillerie lourde, de mines et d'engins explosifs improvisés, même dans des zones résidentielles, faisant des victimes civiles. L'une des escalades les plus récentes s'est produite en janvier. Au cours des trois derniers mois de 2020, on a déploré 153 victimes civiles, ce qui est le nombre le plus élevé jamais enregistré dans la province.

    Actuellement, la nomination d'un nouvel envoyé spécial de l'ONU au Yémen est en attente après que Martin Griffiths ait donné son dernier briefing le 15 juin. Le 14 juillet, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a fait une première proposition. Il s'agit de Hans Grundberg, un diplomate suédois déjà envoyé au Yémen par l'Union européenne depuis le 1er septembre 2019. Avant de recevoir le mandat de cinquième envoyé spécial, Grundberg devra recevoir l'aval des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, les États-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France et Chine.

  • Yémen : Les forces pro-gouvernementales poursuivent leur offensive dans le centre du pays

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    Les forces pro-gouvernementales, fidèles au président Rabbo Mansour Hadi, continue de progresser dans la région centre-sud d' al-Bayda. Parmi les derniers zones libérées se trouve celle d'al-Zahir , conquise à la suite de violents combats avec les milices rebelles chiites houthies.

    Depuis le 2 juillet, les forces pro-gouvernementales, assistées par les  "forces de résistance" locales et la coalition dirigée par les Saoudiens, sont engagées dans une opération militaire, appelée "L'étoile perçante", visant à conquérir le gouvernorat d'al -Bayda, considéré comme le "cœur battant" du Yémen. Après avoir libéré des « hauteurs stratégiques » et de vastes zones dans les quartiers est et ouest de la ville d'al-Bayda, la capitale du gouvernorat du même nom, les affrontements du 5 juillet ont permis aux forces pro - gouvernementales de prendre le contrôle d'al-Zahir. .

    La nouvelle a également été confirmée par le ministre yéménite de l'Information, Moammar al-Eryani, qui a précisé que la conquête d'al-Zahir est intervenue après celles d'al-Jamajim et al-Ghilama. Des sources médiatiques de l'armée yéménite ont alors déclaré, tard dans la soirée du 5 juillet, que les forces pro-gouvernementales étaient en mesure de sécuriser le "triangle stratégique", constitué des montagnes al-Jamajim, al-'Ali et al-Salam d'où les rebelles Houthis ont été contraints de fuir, laissant derrière eux des armes et des munitions. En attendant, a-t-on précisé, les combats se poursuivent, tandis que le groupe rebelle chiite continue d'enregistrer des pertes tant matérielles qu'humaines et a évacué de nombreux civils à Sanaa et Dhamar.

    L'importance d'al-Bayda' est principalement due à sa position stratégique, étant donné que la province est située au sud-est de la capitale Sanaa, toujours sous le contrôle des rebelles chiites houthis. La région se trouve au centre de huit gouvernorats, Ma'rib, Shabwa, Abyan, Lahj, Al-Dhale', Ibb, Dhamar et Sana'a. Parmi ceux-ci, cinq ont déjà été libérés par l'armée yéménite, tandis que pour conquérir les trois autres, les forces pro-gouvernementales visent d'abord à occuper al-Bayda, afin de pouvoir continuer plus facilement vers Sanaa et Dhamar. La province d'al-Bayda est composée de 19 districts et, depuis 2015, des groupes de résistance locaux s'opposent à la présence de rebelles houthis.

    Tel que rapporté par le journal Asharq al-Awsat, les victoires enregistrées par les forces yéménites et les brigades locales à al-Bayda « ont ravivé l'espoir de la population locale, qui espère que la région pourra bientôt être libérée de l'emprise des rebelles chiites. Selon des sources militaires yéménites, les "forces des Géants", qui ont participé à l'opération, ont joué un rôle important, soutenant les forces de résistance populaire dans la reconquête des villages et des zones contrôlés par les Houthis depuis près de sept ans. Pour sa part, le gouvernement yéménite affirme que les récentes victoires démontrent la fragilité des milices chiites houthies. Face à cela, il est encore plus nécessaire d'unir nos forces. Certains analystes ont souligné que le véritable objectif des forces pro-gouvernementales, en réalité, n'est pas al-Bayda', mais Sanaa.

    Ces développements s'inscrivent dans le cadre plus large de la crise yéménite, qui a éclaté à la suite du coup d'État des Houthis le 21 septembre 2014. Celle-ci voit s'affronter les rebelles chiites, soutenus par Téhéran, et les forces liées au gouvernement yéménite internationalement reconnu. Depuis le 26 mars 2015, l'armée pro-gouvernementale est assistée d'une coalition internationale dirigée par l'Arabie saoudite, également formée par les Émirats arabes unis, l'Égypte, le Soudan, la Jordanie, le Koweït et Bahreïn. 

    Depuis janvier 2020, les tensions sont particulièrement vives sur les fronts nord et nord-ouest, dont Ma'rib. Depuis la première semaine de février 2021, les rebelles ont lancé une violente offensive, toujours en cours, visant à conquérir la région de Marib, une région riche en ressources pétrolières et qui leur permettrait d'achever leurs plans d'expansion dans le nord du Yémen. À ce jour, cependant, les Houthis n'ont obtenu aucun résultat significatif.

    Plusieurs acteurs internationaux tentent depuis quelques mois à promouvoir la paix. Il s'agit notamment de l'envoyé spécial sortant des Nations Unies, Martin Griffiths, et de l'envoyé spécial des États-Unis, Timothy Lenderking. Le Sultanat d'Oman a également tenté d'ouvrir des canaux de dialogue entre les parties belligérantes. Quatre points ont fait l'objet d'une tentative de consensus entre les deux belligérants, à savoir un cessez-le-feu, une réouverture de l'aéroport de Sanaa, l'assouplissement du blocus du port de Hodeidah et la reprise du processus politique. Cependant, aucun progrès tangible n'a encore été accompli.

  • Yémen : La coalition arabe affirme avoir détruit deux bateaux piégés des rebelles chiites houthis

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    La coalition dirigée par l'Arabie saoudite au Yémen a annoncé, dimanche 38 mars 2021, avoir détruit deux bateaux piégés appartenant aux forces du groupe «Ansar Allah», le bras armé des rebelles chiites houthis.. Vidéo.

    La coalition a déclaré que l'incident a eu lieu «avant la mise en œuvre d'une attaque imminente à Hodeidah», accusant les Houthis «d'utiliser l'Accord de Stockholm comme un parapluie pour lancer des attaques hostiles depuis le gouvernorat de Hodeidah» et de continuer à «menacer les routes maritimes et le commerce mondial. "
    Plusieurs heures auparavant la coalition avait annoncé avoir intercepté et détruit deux drones piégés lancés vers la région sud de l'Arabie saoudite.

    Samedi 27 mars, le groupe «Ansar Allah» avait juré d 'asséner «des coups plus forts et douloureux qu'elle (l'Arabie saoudite)  n'avait subis auparavant». 

  • Yémen : Cinq civils tués dans une attaque dans la ville de Hodeidah

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    Cinq civils dont un enfant ont été tués dimanche 28 février par le tir d'un obus à Hodeidah, ville stratégique de l'ouest du Yémen, les belligérants s'accusant mutuellement d'être responsable de cette attaque. L'obus a touché une maison près de l'aéroport dans l'extrême sud de la ville portuaire contrôlée par les rebelles Houthis.

    Dans la guerre au Yémen, les forces gouvernementales sont appuyées militairement par une coalition de pays emmenée par l'Arabie saoudite, et les houthis sont soutenus par l'Iran qui nie toutefois fournir des armes aux insurgés.

    "Cinq civils, dont une femme et un enfant, ont été tués chez eux dans un tir d'obus de mortier", a indiqué à l'AFP un responsable militaire loyaliste, en accusant les Houthis. Selon l'agence de presse Saba, tenue par les rebelles, les civils ont été tués par deux frappes aériennes de la coalition militaire.

    Les Nations unies se sont inquiétées le mois dernier d'une recrudescence des combats dans la région de Hodeidah, affirmant que des milliers de civils étaient en danger. L'essentiel des importations alimentaires du pays et de l'aide humanitaire transite par la région de Hodeida.

    L'attaque de dimanche intervient au moment où les rebelles mènent une bataille meurtrière pour le contrôle de la province pétrolière de Marib, dernier bastion loyaliste dans le nord du Yémen. Le conflit au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique, a été déclenché en 2014 par une vaste offensive des Houthis qui se sont emparés de larges pans du territoire, y compris de la capitale Sanaa qu'ils contrôlent toujours. La guerre a plongé le pays dans la pire crise humanitaire au monde, selon l'ONU, et fait des dizaines de milliers de morts, d'après des ONG internationales, sans oublier les millions de déplacés et une population au bord de la famine.

  • Yémen : Un troisième commandant des rebelles chiites houthis tué sur le front d'Hodeidah

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    Un troisième commandant de terrain des rebelles chiites houthis a été tué lors de l'offensive de la milice chiite contrecarrée par les forces conjointes dans la région de la ville portuaire de Hodeidah.
     
    Abou Harb est le troisième commandant  houthi tué au cours des 48 dernières heures sur la côte ouest, où le commandant de la Brigade d'intervention rapide de la milice, un dénommé Abu Taha Al-Murtada, et un autre commandant, Abdel Wahab Muhammad Ali Badr Al-Din Al-Houthi, ont été tués par les tirs des forces conjointes dans le secteur d'Al-Duraihimi.
     
    Les médias des forces conjointes ont confirmé que plus de 50 militants de la milice houthi avaient été tués ou blessés, lors d'attaques contre les positions des forces conjointes dans les districts d'Al-Duraimi et de Hais.

    Lien permanent Catégories : Al-Douraimi, Hodeidah, Houthis, YEMEN 0 commentaire
  • Yémen : 150 morts en une semaine de combats au sud de la ville portuaire de Hodeida

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    Quelque 150 rebelles houthis et soldats progouvernementaux ont été tués en une semaine de combats au sud de la ville stratégique de Hodeida au Yémen, selon un bilan recueilli lundi par l'AFP de sources militaires et médicales.
     
    Le conflit qui oppose depuis 2014 les houthis, soutenus par l'Iran, au gouvernement, appuyé par l'Arabie saoudite, a plongé ce pays pauvre de la péninsule arabique dans la pire crise humanitaire au monde selon l'ONU.
     
    Selon une source militaire pro-gouvernementale, ces combats ont été provoqués par des attaques des rebelles chiites houthis, qui tiennent la ville portuaire de Hodeida (sud-ouest) et cherchent à étendre leur contrôle plus au sud où sont positionnées les forces loyalistes. Les affrontements sont les plus violents depuis l'entrée en vigueur d'une trêve négociée par l'ONU en décembre 2018, ont rapporté des habitants, indiquant qu'ils n'avaient pas donné lieu à une avancée des rebelles. "Le bilan des pertes des deux parties a atteint en une semaine environ 150 morts et 260 blessés", a déclaré à l'AFP un responsable des forces loyales au gouvernement. Ce bilan a été confirmé du côté rebelle par l'un des chefs locaux des insurgés.
     
    Les combats, dont on ignore s'ils ont fait des victimes civiles, ont baissé d'intensité lundi, après des affrontements violents samedi et dimanche. Les forces pro-gouvernementales "ont contré plusieurs assauts des rebelles, tuant 44 d'entre eux au prix de 27 morts dans leurs propres rangs", ont précisé deux autres sources au sein du pouvoir.
     
    Des médecins et des secouristes ont avancé quant à eux un bilan de 70 morts et de dizaines de blessés des deux côtés pour les seules journées de samedi et dimanche. Médecins sans frontières a fait état sur Twitter d'un "regain des affrontements sur les lignes de front dans le sud de Hodeida". L'ONG a ajouté qu'elle travaillait à la mise en place d'un plan pour "répondre à l'afflux de blessés" dans les centres de santé.
     
    Début janvier, cinq femmes ont péri dans le tir d'un obus sur une salle de mariages proche de l'aéroport de Hodeida, situé sur la ligne de front. Avec des dizaines de milliers de morts, des millions de déplacés et une population au bord de la famine, la guerre a ravagé le Yémen. Et les prédictions de l'ONU pour 2021 restent pessimistes, évoquant notamment "16 millions de personnes qui vont souffrir de la faim".

    Les Emirats Arabes Unis déménagent leur base de la ville portuaire de Mokha
    Par ailleurs, selon des sources locale, les forces des Emirats Arabes Unis évacueraient leur base dans la ville de Mokha et retireraient toutes les armes, y compris les systèmes de défense aérienne et les véhicules.

    Il semble que les Émirats arabes unis ne soient plus intéressés à combattre contre les Houthis dans la région de Hodeidah. Il semble qu'ils aient plutôt décidé de concentrer leurs forces dans le sud, aux côtés de leurs alliés du Conseil de transition du Sud afin d'assurer leur contrôle au moins sur la partie sud de la côte yéménite. Si cette politique des Emirats Arabes Unis se confirment, cela aurait pour conséquences de réduire les chances des Saoudiens et du gouvernement basé à Aden de remporter d'une manière ou d'une autre la victoire sur les rebelles chiites houthis.