Hodeidah

  • Yémen : La coalition arabe affirme avoir détruit deux bateaux piégés des rebelles chiites houthis

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    La coalition dirigée par l'Arabie saoudite au Yémen a annoncé, dimanche 38 mars 2021, avoir détruit deux bateaux piégés appartenant aux forces du groupe «Ansar Allah», le bras armé des rebelles chiites houthis.. Vidéo.

    La coalition a déclaré que l'incident a eu lieu «avant la mise en œuvre d'une attaque imminente à Hodeidah», accusant les Houthis «d'utiliser l'Accord de Stockholm comme un parapluie pour lancer des attaques hostiles depuis le gouvernorat de Hodeidah» et de continuer à «menacer les routes maritimes et le commerce mondial. "
    Plusieurs heures auparavant la coalition avait annoncé avoir intercepté et détruit deux drones piégés lancés vers la région sud de l'Arabie saoudite.

    Samedi 27 mars, le groupe «Ansar Allah» avait juré d 'asséner «des coups plus forts et douloureux qu'elle (l'Arabie saoudite)  n'avait subis auparavant». 

  • Yémen : Cinq civils tués dans une attaque dans la ville de Hodeidah

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    Cinq civils dont un enfant ont été tués dimanche 28 février par le tir d'un obus à Hodeidah, ville stratégique de l'ouest du Yémen, les belligérants s'accusant mutuellement d'être responsable de cette attaque. L'obus a touché une maison près de l'aéroport dans l'extrême sud de la ville portuaire contrôlée par les rebelles Houthis.

    Dans la guerre au Yémen, les forces gouvernementales sont appuyées militairement par une coalition de pays emmenée par l'Arabie saoudite, et les houthis sont soutenus par l'Iran qui nie toutefois fournir des armes aux insurgés.

    "Cinq civils, dont une femme et un enfant, ont été tués chez eux dans un tir d'obus de mortier", a indiqué à l'AFP un responsable militaire loyaliste, en accusant les Houthis. Selon l'agence de presse Saba, tenue par les rebelles, les civils ont été tués par deux frappes aériennes de la coalition militaire.

    Les Nations unies se sont inquiétées le mois dernier d'une recrudescence des combats dans la région de Hodeidah, affirmant que des milliers de civils étaient en danger. L'essentiel des importations alimentaires du pays et de l'aide humanitaire transite par la région de Hodeida.

    L'attaque de dimanche intervient au moment où les rebelles mènent une bataille meurtrière pour le contrôle de la province pétrolière de Marib, dernier bastion loyaliste dans le nord du Yémen. Le conflit au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique, a été déclenché en 2014 par une vaste offensive des Houthis qui se sont emparés de larges pans du territoire, y compris de la capitale Sanaa qu'ils contrôlent toujours. La guerre a plongé le pays dans la pire crise humanitaire au monde, selon l'ONU, et fait des dizaines de milliers de morts, d'après des ONG internationales, sans oublier les millions de déplacés et une population au bord de la famine.

  • Yémen : Un troisième commandant des rebelles chiites houthis tué sur le front d'Hodeidah

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    Un troisième commandant de terrain des rebelles chiites houthis a été tué lors de l'offensive de la milice chiite contrecarrée par les forces conjointes dans la région de la ville portuaire de Hodeidah.
     
    Abou Harb est le troisième commandant  houthi tué au cours des 48 dernières heures sur la côte ouest, où le commandant de la Brigade d'intervention rapide de la milice, un dénommé Abu Taha Al-Murtada, et un autre commandant, Abdel Wahab Muhammad Ali Badr Al-Din Al-Houthi, ont été tués par les tirs des forces conjointes dans le secteur d'Al-Duraihimi.
     
    Les médias des forces conjointes ont confirmé que plus de 50 militants de la milice houthi avaient été tués ou blessés, lors d'attaques contre les positions des forces conjointes dans les districts d'Al-Duraimi et de Hais.

    Lien permanent Catégories : Al-Douraimi, Hodeidah, Houthis, YEMEN 0 commentaire
  • Yémen : 150 morts en une semaine de combats au sud de la ville portuaire de Hodeida

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    Quelque 150 rebelles houthis et soldats progouvernementaux ont été tués en une semaine de combats au sud de la ville stratégique de Hodeida au Yémen, selon un bilan recueilli lundi par l'AFP de sources militaires et médicales.
     
    Le conflit qui oppose depuis 2014 les houthis, soutenus par l'Iran, au gouvernement, appuyé par l'Arabie saoudite, a plongé ce pays pauvre de la péninsule arabique dans la pire crise humanitaire au monde selon l'ONU.
     
    Selon une source militaire pro-gouvernementale, ces combats ont été provoqués par des attaques des rebelles chiites houthis, qui tiennent la ville portuaire de Hodeida (sud-ouest) et cherchent à étendre leur contrôle plus au sud où sont positionnées les forces loyalistes. Les affrontements sont les plus violents depuis l'entrée en vigueur d'une trêve négociée par l'ONU en décembre 2018, ont rapporté des habitants, indiquant qu'ils n'avaient pas donné lieu à une avancée des rebelles. "Le bilan des pertes des deux parties a atteint en une semaine environ 150 morts et 260 blessés", a déclaré à l'AFP un responsable des forces loyales au gouvernement. Ce bilan a été confirmé du côté rebelle par l'un des chefs locaux des insurgés.
     
    Les combats, dont on ignore s'ils ont fait des victimes civiles, ont baissé d'intensité lundi, après des affrontements violents samedi et dimanche. Les forces pro-gouvernementales "ont contré plusieurs assauts des rebelles, tuant 44 d'entre eux au prix de 27 morts dans leurs propres rangs", ont précisé deux autres sources au sein du pouvoir.
     
    Des médecins et des secouristes ont avancé quant à eux un bilan de 70 morts et de dizaines de blessés des deux côtés pour les seules journées de samedi et dimanche. Médecins sans frontières a fait état sur Twitter d'un "regain des affrontements sur les lignes de front dans le sud de Hodeida". L'ONG a ajouté qu'elle travaillait à la mise en place d'un plan pour "répondre à l'afflux de blessés" dans les centres de santé.
     
    Début janvier, cinq femmes ont péri dans le tir d'un obus sur une salle de mariages proche de l'aéroport de Hodeida, situé sur la ligne de front. Avec des dizaines de milliers de morts, des millions de déplacés et une population au bord de la famine, la guerre a ravagé le Yémen. Et les prédictions de l'ONU pour 2021 restent pessimistes, évoquant notamment "16 millions de personnes qui vont souffrir de la faim".

    Les Emirats Arabes Unis déménagent leur base de la ville portuaire de Mokha
    Par ailleurs, selon des sources locale, les forces des Emirats Arabes Unis évacueraient leur base dans la ville de Mokha et retireraient toutes les armes, y compris les systèmes de défense aérienne et les véhicules.

    Il semble que les Émirats arabes unis ne soient plus intéressés à combattre contre les Houthis dans la région de Hodeidah. Il semble qu'ils aient plutôt décidé de concentrer leurs forces dans le sud, aux côtés de leurs alliés du Conseil de transition du Sud afin d'assurer leur contrôle au moins sur la partie sud de la côte yéménite. Si cette politique des Emirats Arabes Unis se confirment, cela aurait pour conséquences de réduire les chances des Saoudiens et du gouvernement basé à Aden de remporter d'une manière ou d'une autre la victoire sur les rebelles chiites houthis.
     

  • Yémen : La coalition arabe détruit deux bateaux Houthis piégés au sud de la mer Rouge

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    La coalition dirigée par l'Arabie saoudite combattant au Yémen a annoncé mercredi qu'elle avait intercepté et détruit deux bateaux piégés au sud de la mer Rouge lancés par les Houthis depuis le port de Hodeidah.

    Le porte-parole des forces de la coalition, Turki Al-Maliki, a déclaré que les forces navales de la coalition "avaient détecté, mercredi soir, une tentative de la milice terroriste houthi de mener une action hostile et terroriste dans le sud de la mer Rouge en utilisant deux bateaux piégés télécommandés lancés par la milice terroriste Houthi de la province de Hodeidah".

    Al-Maliki a ajouté que "les deux bateaux piégés qui représentaient une menace pour la sécurité régionale et internationale, les routes de navigation et le commerce mondial ont été détruits".

    Il a indiqué que "la milice terroriste Houthi utilisait la province de Hodeidah comme base de lancement des missiles balistiques, des drones et des bateaux kamikazes téléguidés, ainsi que pour déployer au hasard des mines marines, en violation claire et explicite du droit international humanitaire ainsi qu'en violation des dispositions de l'accord de cessez-le-feu (de Stockholm".

    Al-Maliki a souligné que "le commandement des forces conjointes de la coalition continuait de mettre en œuvre des mesures strictes et dissuasives contre cette milice terroriste et de neutraliser et détruire ces capacités qui menacent la sécurité régionale et internationale."

  • Yémen : Huit morts dans un bombardement sur le port stratégique de Hodeida

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    Au moins huit personnes ont été tuées dans le bombardement d'un complexe industriel sur le port stratégique de Hodeida, dans l'ouest du Yémen, a annoncé vendredi le gouvernement, accusant les rebelles chiites Houthis soutenus par l'Iran. Les combats se multiplient autour et dans la ville portuaire, où une trêve fragile négociée par les Nations unies a évité par le passé des violences entre le gouvernement yéménite, soutenu depuis 2015 par une coalition militaire emmenée par l'Arabie saoudite, et les rebelles Houthis.

    Le ministre yéménite de l'Information, Mouammar al-Iryani, a dénoncé une "attaque terroriste répugnante" jeudi sur le complexe industriel, selon l'agence de presse officielle Saba. Selon lui, huit travailleurs ont été tués et 13 autres blessés. Des sources médicales ont indiqué à l'AFP que le bilan s'élevait au moins à dix morts.

    La mission des Nations unies pour l'appui à l'accord de Hodeida a également condamné l'attaque visant le port, principal point d'entrée de l'aide humanitaire au Yémen. "Les meurtres de civils doivent cesser", a-t-elle indiqué jeudi, pressant toutes les parties en conflit à maintenir le cessez-le-feu.

    Selon l'ONU, 74 civils ont été tués ou blessés dans la province de Hodeida en octobre, en pleine recrudescence des violences. Fin novembre, huit civils parmi lesquels cinq enfants avaient trouvé la mort lors d'un bombardement dans cette région côtière. Depuis le début de la guerre au Yémen, des dizaines de milliers de personnes, en majorité des civils, ont été tuées et des millions d'autres déplacées. La guerre au Yémen dure depuis six ans et a engendré la pire crise humanitaire au monde, selon les Nations unies.

  • Yémen : Les rebelles chiites yéménites Houthis menacent l'Arabie saoudite d'une escalade

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    Les rebelles chiites yéménites Houthis ont menacé de nouvelles mesures d'escalade contre l'Arabie saoudite, appelant toutes les entreprises étrangères du royaume à rester à l'écart des installations militaires et économiques vitales.

    Le porte-parole des forces armées du groupe "Ansar Allah", bras armé des Houthis, le général de brigade Yahya Sari  (photo), a déclaré dans un communiqué sur "Twitter": "En réponse à l'agression injuste continue, au siège brutal, à l'escalade militaire en cours et à l'insistance pour continuer à fermer les aéroports et les ports de notre pays, les forces armées yéménites n'hésiteront pas à prendre des mesures d'escalade au cours des prochains jours,

    Yahya Sari a ajouté: "À la lumière de cela, nous avertissons toutes les entreprises étrangères opérant en Arabie saoudite, ainsi que nos frères du Hijaz, Najd et les résidents de toutes les régions, de rester à l'écart des installations militaires et économiques vitales, car elles seront une cible légitime de nos forces militaires."

    Des responsables alertent le Conseil de sécurité sur la crise humanitaire qui s'aggrave
    Le chef du Programme alimentaire mondial (PAM), prix Nobel de la paix 2020, David Beasley, et deux autres responsables de l'ONU ont averti mercredi le Conseil de sécurité que la crise s'aggravait au Yémen, où "la famine frappe à la porte" du pays.

    "La famine est vraiment une possibilité très dangereuse", a souligné David Beasley lors d'une visioconférence du Conseil de sécurité. "Les lumières d'alerte clignotent, et pas en jaune mais en rouge", a-t-il insisté. "Pour éviter la famine, nous avons besoin de 2,6 milliards de dollars pour l'année 2021" et "il nous faut bouger maintenant sinon les gens vont mourir", a mis en garde le patron du PAM. "Je demande au Conseil de sécurité de donner de l'espoir au peuple du Yémen. Ne leur tournez pas le dos (...), entendez le signal d'alarme avant qu'il ne soit trop tard", a-t-il ajouté.

    Après avoir décrit dans le détail aux ambassadeurs des 15 pays membres du Conseil les horribles souffrances que provoque la faim sur l'être humain jusqu'à son décès, avec hallucinations et convulsions, le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock, a laissé transparaître sa lassitude face à l'absence de perspective positive au Yémen. "Les Yéménites ne +souffrent pas de la faim+. Ils sont affamés" par d'autres, a-t-il lancé, en rappelant qu'une famine avait déjà été évitée il y a deux ans dans le pays. "Quand je pense à ce que signifierait la famine, je ne comprends vraiment pas pourquoi on ne fait pas plus pour l'empêcher", a-t-il dit.

    L'émissaire de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, n'a pas fait état de progrès vers une solution politique et un arrêt de la guerre. Selon lui, le dossier du pétrolier Safer ancré au large de Hodeida (ouest) et qui nécessite des réparations urgentes sauf à provoquer une vaste marée noire est toujours au point mort, les houthis refusant à l'ONU l'accès au navire.

    Selon une étude du PAM réalisée avant le déclenchement de la pandémie de Covid-19, aux conséquences inconnues au Yémen, le nombre de Yéménites confrontés à une insécurité alimentaire sévère dépassait en 2020 les 17 millions, sur une population totale de quelque 30 millions.

    Le conflit au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts, pour la plupart des civils, et entraîné, selon l'ONU, la pire crise humanitaire dans le monde. Il oppose le gouvernement soutenu depuis 2015 par une coalition dirigée par l'Arabie Saoudite aux rebelles houthis appuyés par l'Iran.