Hiesha

  • Syrie : Des centaines de jihadistes ont fui la prison de Ghweyran, dont deux "émirs" de Daech

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    L'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH) a publié de nouvelles informations sur le nombre des prisonniers de l'Etat islamique qui ont réussi à fuir la prison de Ghweyran lors de l'attaque de la prison par les jihadistes de Daech. Ce nombre est estimé à des centaines. Certains d'entre eux ont fui vers la Turquie et d'autres vers des zones contrôlées par les groupes rebelles syriens pro-turcs après l'opération de l'armée turque « Bouclier de l'Euphrate » dans l'est et le nord-est de la province d'Alep. D'autres encore sont cachés dans des zones contrôlées par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), c'est-à-dire dans les régions de Hasaké, Raqqa, Deir Ezzor et Manbij. Les FDS mènent toujours des opérations de ratissage dans les régions qu'elles contrôlent à la recherche des fugitifs.

    L'OSDH affirme que deux émirs de l'Etat islamique, qui étaient détenus à la prison de Ghweyran, auraient trouvé refuge à Jarablus, une localité sous le contrôle de factions syriennes pro-turques dans la province d'Alep. Cela soulève la question de savoir comment ils ont réussi à fuir Hasaké vers Raqqa puis Manbij pour arriver à Jarablus !

    Selon l'OSDH, les forces de sécurité des FDS ont réussi à arrêter, le 3 février,  un passeur et trois évadés de l'Etat islamique dans le village de Hiesha à Ain Issa, au nord de Raqqa. Les trois fugitifs se trouvaient chez le passeur qui devait les emmener en Turquie pour 4000 USD par personne. Ces trois fugitifs de l'Etat islamique avaient été en contact avec les deux émirs arrivés à Jarablus dans la province d'Alep.

    Les forces de sécurité ont également arrêté deux femmes alors qu'elles tentaient de fuir vers la Turquie pour rejoindre leurs maris évadés de la prison de Ghweyran.

    La détention des deux femmes a duré moins de 24 heures. Elles ont été libérées grâce à une médiation d'anciens et de dignitaires tribaux du nord-est de la Syrie.