Hibatullah Akhunzada (chef des Talibans)

  • Afghanistan : Les talibans annoncent un nouveau gouvernement

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    Finalement, après 24 jours de délibération, les talibans ont annoncé leur gouvernement intérimaire composé de 33 membres. Le gouvernement est entièrement composé de talibans et de Pachtounes. Pas de femmes. Pas de technocrates. 

    Le porte-parole des talibans Zabihullah Mujahid a annoncé la composition du nouveau gouvernement afghan :
    - Le premier ministre par intérim de l'Afghanistan est le mollah Mohammad Hasan Akhundzada.
    - Le premier adjoint du nouveau chef du Cabinet des ministres est le mollah Abdul Ghani Baradar.
    - Le premier adjoint du nouveau chef du Cabinet des ministres est le mollah Abdul Salam Hanafi.
    - Le ministre de la Défense est Muhammad Yakub Mujahid le fils de Mollah Omar, le fondateur des talibans.
    - Vice-ministre de la défense : Mohammad Fazl
    - Le ministre du Renseignement est membre de l'aile politique des talibans, le mollah Abdul Haq Wasik.
    - Le chef du ministère de l'Intérieur est le fils du fondateur du « Réseau Haqqani » Sirajuddin Haqqani.
    - Le Ministre des Affaires étrangères - Mollah Amir Khan Mottaki.
    - Le Ministre de l'Éducation - Cheikh Mawlavi Nurullah Munir.
    - Le Ministre de la Culture et de l'Information - Zabihullah Mujahid.
    - Le Ministre de l'Economie - Mohammad Hanif.
    - Le ministre des finances : Mollah Hidayatullah Badri.
    - Le ministre par intérim des frontières et des affaires tribales : Noorullah Noori
    - Eau et électricité : Mollah Abdul Latif Mansoor
    - Télécoms : Najibullah Haqqani
    - Réfugiés : Khalil-ur-Rehman Haqqani
    - Le chef de la Banque centrale est le mollah Mohammad Idris.

    Le gouvernement promulgué par les talibans comprend des représentants des deux principales tribus pachtounes - les Durrani et les Ghilzai. Il n'y a pas de représentants d'autres ethnies et peuples dans le nouveau gouvernement.

    Le nouveau ministre de l'Intérieur, Haqqani, fait partie des terroristes les plus recherchés au monde par les États-Unis avec une récompense pouvant atteindre 5 millions de dollars. Il est recherché par le FBI pour son implication dans une attaque contre un hôtel en janvier 2008 qui a tué un citoyen américain. Il est également connu pour entretenir des liens étroits avec Al-Qaeda.
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    A noter également que 4 des 5 ex-détenus de Guantanamo échangés contre Bowe Bergdahl en 2014 occupent des postes de direction dans l'émirat islamique d'Afghanistan.

  • Pakistan L'émir des talibans pakistanais renouvelle son allégeance aux talibans afghans

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    Mehsud Nur Wali.jpegNoor Wali Mehsud (photo), l'émir du Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP), a renouvelé son serment d'allégeance à l'Émirat islamique d'Afghanistan des Taliban. M. Mehsud célèbre également la "victoire historique et bénie" des talibans dans une déclaration d'une page publiée sur les médias sociaux et le site Web du TTP.

    Mehsud décrit la vicoir des talibans face au gouvernement afghan soutenu par les États-Unis comme une "victoire" pour "l'ensemble de l'oumma musulmane" (ou communauté mondiale des musulmans), ajoutant que "l'avenir de l'ensemble de l'oumma islamique en dépend". Il "renouvelle" l'"allégeance" du TTP à l'émirat islamique" d'Afghanistan, promettant que ses hommes "n'épargneront aucun sacrifice pour la stabilité et le développement" de l'émirat restauré.

    Mehsud félicite spécifiquement l'"émir des fidèles" des talibans, Haibatullah Akhundzada, ainsi que ses adjoints, en nommant Sirajuddin Haqqani (émir adjoint de l'émirat islamique), Muhammad Yaqub Sahib (autre adjoint) et le chef du bureau politique, Mullah Baradar.

    L'émir du TTP cite la "grande et exemplaire persévérance" de l'Émirat islamique, affirmant que cela a conduit à une victoire. "En conséquence, pendant vingt ans, loué soit Allah, nous avons vaincu le grand tyran des temps modernes [les États-Unis] et ses esclaves et couronné toute la Oumma islamique et surtout le peuple afghan moudjahid et ghazi", écrit Mehsud.

    Le TTP est étroitement affilié à Al-Qaïda et dispose d'une importante empreinte en Afghanistan. Le groupe mène de fréquentes attaques terroristes au Pakistan.

    Rappelons qu'en début de semaine, le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, avait, à l'occasion de sa première conférence de presse, promis "à tous les pays du monde qu'aucune menace ne sera posée à aucun pays à partir de l'Afghanistan". Les talibans ont longtemps répété cette affirmation, alors même que le TTP et d'autres groupes terroristes internationaux continuent d'utiliser le sol afghan comme sanctuaire pour planifier leurs attaques dans leurs pays d'origine ou d'autres pays.

    Les talibans afghans ont libéré des milliers de prisonniers lorsqu'ils ont envahi le pays, parmi lesquels de nombreux membres du TTP. 

     

  • Afghanistan : Structure de la commission militaire des talibans

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    Le porte-parole des talibans a révélé la structure de la direction militaire qui supervise l'ensemble de la chaîne de commandement militaire jusqu'aux niveaux provincial et de district.

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  • Afghanistan : Les talibans veulent un accord "politique" en pleine offensive

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    PdT4VsrV.jpegLe chef des talibans a répété dimanche, dans un message à l'occasion de l'Aïd al-Adha, rester "résolument favorable à un règlement politique" en Afghanistan, au lendemain d'une reprise des discussions à Doha avec des représentants du gouvernement en pleine offensive des insurgés.

    Des délégations du gouvernement afghan et des talibans ont repris samedi 17 juillet 2021 à Doha, au Qatar, des pourparlers entamés en septembre qui n'ont abouti jusqu'ici à aucun accord. Les deux parties devaient se rencontrer à nouveau dimanche.

    "Au lieu de compter sur les étrangers, résolvons nos problèmes entre nous (Afghans) et sauvons notre patrie de la crise qui prévaut", a déclaré le chef des talibans Hibatullah Akhundzada (photo ci-contre), à l'occasion de la fête musulmane du Sacrifice qui dure trois jours à partir du 20 juillet. "Malgré l'avancée et les victoires militaires (...) nous restons résolument favorable à un règlement politique (...) Nous sommes, de notre côté, déterminés à trouver une solution via des discussions, mais le camp d'en face continue de perdre du temps", a-t-il ajouté dans son message.

    A Doha, les discussions ne semblent pourtant pas avoir été fructueuses. Le chef du conseil gouvernemental supervisant le processus de paix, Abdullah Abdullah, a éludé dimanche soir les questions des journalistes sur un éventuel accord.

    Lancée début mai, à la faveur du début du retrait définitif des forces étrangères du pays, l'offensive des insurgés n'a rencontré qu'une faible résistance de la part des forces afghanes et leur a permis de s'emparer de vastes territoires ruraux d'Afghanistan et d'importants postes-frontières avec l'Iran, le Turkménistan, le Tadjikistan et le Pakistan. Les combattants pro-gouvernementaux ont mené 244 opérations, tuant 967 combattants "ennemis", dont des commandants clés, selon le porte-parole des forces de sécurité afghanes Ajmal Omar Shinwari. "Nous avons repris 24 districts jusqu'à présent, notre objectif est de reprendre tous les territoires. Nous sommes prêts à défendre notre pays", a-t-il déclaré à la presse.

    "Inquiets de la violence" 
    Privées du crucial soutien aérien américain, les forces du gouvernement afghan ne contrôlent plus essentiellement que les axes majeurs et les capitales provinciales. Certaines sont encerclées par les insurgés mais ceux-ci n'ont pas lancé d'offensive majeure contre ces villes, à l'exception d'une brève incursion en juillet dans Qala-i-Naw, capitale de la province de Badghis, dont ils ont été chassés après plusieurs jours de combats.

    Le message du chef des talibans ne fait aucune mention d'un cessez-le-feu à l'occasion de la fête de l'Adha. Ces dernières années, les insurgés avaient parfois annoncé des trêves à l'occasion des fêtes musulmanes. 

    Dans son message, le chef des talibans déroule une série d'engagements d'un futur "Emirat islamique" au pouvoir à Kaboul.

    L'Emirat islamique était le nom du régime taliban qui dirigea l'Afghanistan entre 1996 et 2001 et en fut chassé par une coalition internationale menée par les Etats-Unis, après son refus de livrer le chef d'al-Qaïda, Oussama ben Laden, dans la foulée des attentats du 11-Septembre.

    "Bonnes relations diplomatiques" avec tous les pays du monde
    "Nous voulons de bonnes et fortes relations diplomatiques, économiques et politiques (...) avec tous les pays du monde, dont les Etats-Unis" et "nous assurons totalement les pays voisins, de la région et du monde, que l'Afghanistan ne permettra à personne de menacer la sécurité d'aucun autre pays depuis son sol", affirme Hibatullah Akhundzada. Il a également promis de promouvoir l'éducation des filles et de respecter la liberté de la presse.

    Depuis que Washington a annoncé l'an dernier le départ définitif des troupes étrangères d'Afghanistan, au terme d'un accord avec les talibans, ceux-ci tentent d'afficher une image plus moderne et modérée, notamment vis-à-vis de l'étranger.

    Les talibans semblent opérer depuis longtemps sous une chaîne de commandement unique et efficace. Mais la question de la capacité qu'auront les dirigeants talibans à faire respecter un potentiel accord de paix sur le terrain reste en suspens.

    Face à l'avancée des talibans, qui se sont récemment rapprochés de Kaboul, l'inquiétude grandit en Afghanistan, notamment dans la capitale et au sein de l'élite éduquée et des femmes, de leur possible retour au pouvoir.

  • Afghanistan : Les talibans décrètent un cessez-le-feu de trois jours pour la fête du Fitr

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    Les talibans ont annoncé lundi 10 mai 2021 un cessez-le-feu de trois jours pour la fête du Fitr, la fête musulmane qui marque cette semaine la fin du ramadan, deux jours après un attentat contre une école qui a fait 58  morts, en majorité des jeunes filles, et que le gouvernement leur a imputé. Un autre attentat a fait au moins onze morts lundi après l'explosion d'une bombe au passage d'un bus, dans la province de Zaboul, quelques heures avant l'annonce faite par les talibans, selon le ministère de l'intérieur.

    "Il est ordonné aux moudjahidines des émirats islamiques de cesser toutes les attaques contre l'ennemi dans tout le pays du premier au troisième jour du Fitr", fête dont la date est fixée par la position de la lune, selon un communiqué des insurgés. "Mais si l'ennemi conduit un assaut ou une attaque contre vous ces jours-là, tenez vous prêts à vous protéger et vous défendre vigoureusement ainsi que votre territoire", poursuit ce communiqué.

    L'annonce de ce cessez-le-feu pour le Fitr intervient après l'attentat le plus meurtrier depuis un an en Afghanistan, qui a visé samedi une école pour filles.

    Généralement, le gouvernement répond en décrétant lui aussi un cessez-le-feu. Fraidon Khawzon, porte-parole du négociateur en chef Abdullah Abdullah, a dit lundi : "Nous saluons cette annonce (...) la République islamique est aussi prête et va faire une annonce bientôt".

    Une série d'explosions s'est produite devant cet établissement scolaire d'un quartier surtout peuplé de chiites hazaras, souvent visés par les militants sunnites extrémistes, dans l'ouest de la capitale afghane, au moment où nombre de ses habitants faisaient leurs courses : 58 personnes, en majorité des lycéennes, ont été tuées et une centaine ont été blessées.

    "Un acte inhumain" 
    Les talibans ont nié toute implication dans cet attentat, intervenu sur fond de retrait des 2.500 derniers soldats américains encore présents dans ce pays déchiré par 20 ans de conflit et toujours en proie à la violence.

    Tout en décrétant une journée de deuil national pour mardi, le président afghan Ashraf Ghani a mis en cause les talibans dans un communiqué : "Ce groupe de sauvages n'a pas la capacité d'affronter les forces de sécurité sur le champ de bataille, alors il s'attaque à la place de façon barbare à des bâtiments publics et aux écoles de filles".

    Les insurgés, qui livrent tous les jours des combats contre les forces gouvernementales dans l'arrière-pays, ont quant à eux nié toute implication, affirmant ne pas avoir commis d'attentats à Kaboul depuis février 2020. C'est à cette date qu'ils avaient signé au Qatar un accord avec les Etats-Unis de Donald Trump ouvrant la voie aux pourparlers de paix et au départ, jusqu'au 1er mai, des derniers soldats américains. Mais Washington a ensuite repoussé cette échéance au 11 septembre, date du 20e anniversaire des attentats de 2001, ce qui a suscité la colère des talibans. Dans un message diffusé dimanche, Hibatullah Akhunzada, leur chef, a affirmé que tout retard dans ce retrait constituait une "violation" de l'accord conclu.

    Dans ce même quartier de Kaboul, en mai 2020, 25 personnes avaient été tuées, dont 16 mères et des nouveau-nés, quand des hommes armés avaient attaqué une maternité soutenue par Médecins Sans Frontières. Le 24 octobre, un kamikaze s'y était fait exploser dans un centre de cours particuliers. Bilan : 18 morts, dont des étudiants.

  • Afghanistan : Remaniement à la tête du mouvement taliban

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    Les Talibans ont confié au fils du fondateur du mouvement la responsabilité de leur branche militaire et ont ajouté plusieurs figures puissantes à leur équipe de négociation. Les changements à la tête de l'équipe dirigeante interviennent avant les pourparlers attendus avec Kaboul visant à mettre fin à des décennies de guerre en Afghanistan. Toutefois, les attaques meurtrières du groupe contre les forces de sécurité n'ont pas diminué, et le groupe s'est engagé à les poursuivre jusqu'à ce que tous ses prisonniers soient libérés, conformément à un accord signé avec les États-Unis en février.
    À la suite des changements de direction, le mollah Mohammad Yaqoob, 30 ans, a été nommé à la tête d'une nouvelle aile militaire unifiée. Tout aussi important est l'ajout de quatre membres du conseil de direction du groupe insurgé à l'équipe de négociation de 20 membres, ont déclaré des responsables talibans à l'Associated Press.
    Le remaniement, supervisé par le chef des talibans, le mollah Hibatullah Akhunzada, vise à renforcer son contrôle sur les branches militaires et politiques du mouvement, ont déclaré les responsables sous couvert d'anonymat car ils n'étaient pas autorisés à dévoiler les rouages internes des talibans.
    L'équipe de négociation nouvellement renforcée comprend Abdul Hakeem, le juge en chef des talibans et confident d'Akhunzada, ainsi que Maulvi Saqib, qui était juge en chef sous le régime des talibans.
    Les changements de direction ont également mis sur la touche le haut dirigeant des talibans, Amir Khan Muttaqi, en le retirant du comité de négociation. Considéré comme proche du Pakistan voisin, son retrait a été interprété comme une tentative de limiter l'influence du Pakistan et de renforcer leur position auprès de Kaboul, qui se méfie profondément d'Islamabad.