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  • Liban : Coups de feu contre une manifestation organisée par Hezbollah et Amal contre le juge Bitar : 7 morts et 33 blessés

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    Secteur de Tayyouneh
    Jeudi 14 octobre, des partisans du groupe chiite Hezbollah et de son allié, le mouvement Amal, sont descendus dans la rue pour exiger la destitution du juge Bitar, le juge chargé d'enquêter sur l'explosion du port de Beyrouth qui a fait plus de 200 morts le 4 août 2020..

    Mohammad Al-Sayyed.jpegLes manifestants se dirigeaient vers le Palais de justice lorsqu'on a ouvert le feu sur eux à partir du quartier chrétien d'Aïn er-Remmané. Il y aurait sept morts et 33 blessés selon un dernier bilan. Parmi les victimes figurent un homme tué par une balle à la tête, un deuxième atteint à la poitrine et une femme de 24 ans tuée par une balle perdue alors qu'elle se trouvait chez elle. L'une des personnes tuées a été identifiée. Il s'agit d'un militant d'Amal dénommé Rami Zaytar. Une autre personne a été identifiée. Il s'agit de l'homme qui tentait de tirer une roquette RPG avant d'être abattu par un tir de sniper du camp d'en face. Il s'agit de Mohammad Al-Sayyed (photos ci-contre et ci-dessous), un combattant du Hezbollah qui a combattu en Syrie.
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    Les miliciens chiites, qui manifestaient armés, ont immédiatement riposté contre les tireurs soupçonnés d'être des membres des Forces libanaises. Les rafales de fusils d'assaut, de mitrailleuses se sont fait entendre pendant près de quatre heures. Des lance-grenades ont également été utilisés dans les échanges de tirs, provoquant des incendies dans des immeubles d'habitation.

    Un ou plusieurs hommes armés ont ouvert le feu contre une  manifestation organisée devant le palais de justice par le Hezbollah et le parti Amal pour exiger la destitution de Bitar, le juge chargé d'enquêter sur l'explosion du port de Beyrouth qui a fait plus de 200 morts le 4 août 2020. Les tirs ont provoqué la mort d'au moins une personne et fait 8 blessés. Des témoins affirment que des membres du Hezbollah vêtus de noir se cachant derrière des poubelles ont riposté avec leurs propres armes. Des tirs de roquettes RPG ont également été entendus.

    A noter que les échanges de tirs ont eu lieu dans le secteur du rond-point Tayyouné, situé à la frontière des quartiers chrétiens et chiites. Pendant la guerre civile libanaise, cette zone était en fait la ligne de front.

    Photos des victimes
    Parmi les sept morts, on trouve trois membres de la milice chiite Amal, trois membres du Hezbollah et une mère de cinq enfants, fervente partisane du Hezbollah. Elle a été atteinte d'une balle perdue en pleine tête.FBvNit4WQAQczJ4.jpeg

    Le Premier ministre Najib Mikati a exhorté les citoyens à rester calmes, mais a souligné la nécessité d'arrêter les meneurs. Il a ajouté qu'il était en contact permanent avec le commandement de l'armée. Il s'agit en effet d'une escalade très dangereuse. C'est pourquoi l'armée s'est massivement déployée dans les deux zones de Tayouneh et Adliya. L'armée a annoncé dans la soirée avoir interpellé neuf personnes, dont une syrienne.
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    Le Hezbollah et Amal ont également publié une déclaration exhortant leurs partisans à faire preuve de retenue. Dans le même temps, les deux partis chiites ont accusé les Forces Libanaises, des forces chrétiennes maronites dirigées par Samir Geagea, de tenter d'entraîner le Liban dans une nouvelle guerre civile, l'accusant de "s'être déployé dans les quartiers voisins et sur les toits et d'avoir pratiqué des opérations de tir direct pour tuer délibérément, causant ce nombre de martyrs et de blessés".

    Les "Forces libanaises" (Chrétiens) condamnent les événements
    Le chef du parti « Forces libanaises », Samir Geagea, a dénoncé les événements qui se sont déroulés dans la zone de Tayouneh à l'occasion des manifestations convoquées par le « Hezbollah », estimant que la raison principale de ces événements sont les armes incontrôlées et généralisées qui menacent à tout moment les citoyens et des endroits..

    Dans un communiqué, Geagea a appelé le président de la République, le Premier ministre et les ministres de la Défense et de l'Intérieur à « mener des enquêtes complètes et précises pour déterminer les responsabilités de ce qui s'est passé dans la capitale aujourd'hui », soulignant que « la paix civile est la seule richesse qui nous reste au Liban, ce que nous devons préserver, mais cela nécessite que nous coopérions tous pour y arriver."

    Quartier de Khandaq al-Ghamiq
    Dans un autre secteur de Beyrouth, le quartier de Khandaq al-Ghamiq, les partisans du Hezbollah et du mouvement Amal se sont rassemblés pour de grandes manifestations réclamant la démission du juge Bitar. Ces deux partis chiites ont lancé des campagnes et des critiques répétées contre le juge Bitar, l'accusant de discrétion et d'impartialité, remettant en cause sa crédibilité.

    De même, le Hezbollah a menacé de se retirer du gouvernement alors que la tension monte dans le pays sur cette enquête et que les conditions économiques et de vie de la population se détériorent dramatiquement.

    La Cour de cassation a refusé d'arrêter la main du juge
    Par ailleurs, la manifestation des fidèles du parti et de son allié a coïncidé avec le rejet par la Cour civile de cassation d' un procès intenté par l'ancien ministre des Finances Ali Hassan Khalil et le ministre des Travaux publics Ghazi Zuaiter (affilié au mouvement Amal dirigé par Nabih Berri) demandant que le juge Bitar soit dessaisi de  l'affaire du port de Beyrouth. Le Hezbollah et le Amal accusent le juge Tariq Bitar de politiser l'enquête sur l'explosion dans le port de Beyrouth. De nombreux hommes politiques appelés à témoigner devant le tribunal sont des militants du Hezbollah. 

    Cependant, les tentatives du groupe pour retirer le juge de l'enquête par des moyens légaux ont échoué. Une source judiciaire a indiqué à l'AFP que la cour de cassation civile avait rejeté l'affaire au motif qu'elle ne relevait pas de sa compétence, car Bitar "n'est pas juge à la Cour de cassation".

    L'explosion de l'énorme stock de nitrate d'ammonium au port de Beyrouth le 4 août 2020 a été l'une des explosions conventionnelles les plus puissantes de l'histoire. 

    "Nous demanderons aux politiques de prendre les mesures nécessaires pour contrôler la situation", déclare le ministre de l'Intérieur
    "Le clash a commencé par des tirs de sniper qui ont blessé une première personne à la tête. C'est inacceptable. Tirer sur les têtes est très dangereux", a souligné le responsable. "La situation délétère n'est dans l'intérêt de personne. Tous les services doivent accomplir leur rôle et passer aux arrestations afin que la loi soit appliquée", a insisté le ministre. "Les organisateurs de la manifestation (Amal et le Hezbollah, NDLR) nous ont assuré qu'elle était pacifique. Le crime qui a été commis, ce sont les tirs de sniper. Nous avons été surpris de cela", a ajouté M. Maoulaoui. "Nous allons demander aux responsables politiques de prendre les mesures nécessaires, en politique et sur d'autres plans, afin de contrôler la situation (...)", a-t-il conclu.

    Le Conseil supérieur de défense doit également se réunir aujourd'hui afin de plancher sur les incidents armés dans la capitale.

    Sur le plan judiciaire, les services de renseignement de l'armée ont débuté leur enquête sur le terrain à Tayyouné, sur ordre du commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Fadi Akiki. L'enquête "vise à déterminer l'identité des tireurs qui ont pris part aux combats et qui ont causé des morts et des blessés", selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).




    Situation jeudi soir 14 octobre 2021
    Un calme prudent règne en soirée au rond-point Tayyouneh, dans les rues du quartier chiite de Chyah (au sud) et dans les quartiers chrétiens d'Aïn er-Remmaneh et Badaro (au nord).

  • Liban : Décès d'un membre du Hezbollah recherché pour son rôle dans le détournement du vol TWA 847 en 1985

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    Ali Atwa, un haut responsable du Hezbollah qui figurait sur la liste des personnes les plus recherchées par le FBI pour son rôle dans l'un des détournements d'avion les plus notoires de l'histoire de l'aviation, est décédé, a annoncé samedi le Hezbollah.

    Atwa, qui aurait la soixantaine, est décédé des suites d'un cancer, a déclaré le Hezbollah .

    Atwa a été placé sur la liste des dix terroristes les plus recherchés du FBI en 2001 avec deux autres participants présumés au détournement du vol TWA 847 en 1985. Le détournement, qui a commencé à Athènes, en Grèce, le 14 juin, a duré 16 jours et a couté la vie à un plongeur de la marine américaine qui se trouvait à bord.

    Les pirates de l'air avaient exigé la libération des prisonniers libanais et palestiniens détenus dans les prisons israéliennes.

    Le FBI avait offert une récompense de 5 millions de dollars pour des informations menant à l'arrestation d'Atwa. Il a été accusé d'avoir comploté pour prendre des otages, d'avoir commis une piraterie aérienne qui a conduit au meurtre d'un Américain et d'avoir placé des explosifs à bord de l'avion.

    Le vol TWA 847, avec 153 passagers et membres d'équipage à bord, dont 85 Américains, a été détourné par les pirates de l'air après avoir décollé d'Athènes à destination de Rome.

    L'avion a été autorisé à atterrir à Beyrouth, où les pirates de l'air ont libéré 19 femmes et enfants américains. Ils se sont ensuite envolés pour l'Algérie, où d'autres otages ont été libérés, avant de retourner à Beyrouth.

    Les pirates de l'air ont aors abattu le plongeur de la marine américaine Robert Stethem, 23 ans, après l'avoir frappé jusqu'à ce qu'il perde connaissance. Ils sont de nouveau retournés en Algérie, ont libéré d'autres passagers et ont été rejoints par Atwa, qui n'avait pas réussi à obtenir de place dans le vol et avait été arrêté à l'aéroport d'Athènes.

    Les autorités grecques l'ont laissé partir après que ses co-complices eurent menacé de tuer d'autres otages. Atwa a été filmé lors de sa libération à Athènes, se couvrant le visage avec un sac.

    Parmi les passagers se trouvait le chanteur grec Demis Roussos, qui a été libéré à Beyrouth. Le 30 juin, les 39 derniers passagers ont été libérés à Damas, en Syrie.

    Quelques jours plus tard, des centaines de prisonniers libanais étaient libérés des prisons israéliennes.

    L'un des pirates de l'air, Mohammed Ali Hammadi, a été arrêté à Francfort, alors en Allemagne de l'Ouest, en 1987. Il a été reconnu coupable du détournement d'avion et du meurtre de Stethem. Hammadi et a été condamné à la prison à vie mais a été libéré sur parole en 2005 et est retourné au Liban.

    Des funérailles du Hezbollah ont été organisées pour Atwa samedi 9 octobre à Beyrouth.

  • Liban : Le Hezbollah revendique avoir abattu un drone israélien dans le sud du Liban

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    Liban : Le Hezbollah revendique avoir abattu un drone israélien dans le sud du Liban
    La chaîne de télévision Al-Manar, affiliée au Hezbollah, a rapporté qu'un drone de Tsahal tombé dans le sud du Liban avait été abattu par des combattants du Hezbollah.

    La "Résistance islamique", branche du Hezbollah chargée des opérations contre Israël, a annoncé jeudi avoir abattu un drone israélien au Liban-Sud.

    Le site Internet de la chaîne de télévision fournit une déclaration du Hezbollah : "Des combattants de la Résistance islamique ont réussi, jeudi 30 septembre 2021, à 13h55, à abattre un drone appartenant à l'armée de l'ennemi israélien, à Wadi Mraymin, près du village de Yater, au Liban-Sud". 

    Quelques minutes plus tôt, le service de presse de Tsahal avait annoncé la perte d'un drone au Liban : "Lors d'une activité régulière, un drone militaire est tombé à l'intérieur du territoire libanais. L'incident fait l'objet d'une enquête". 

     

    Lien permanent Catégories : HEZBOLLAH, LIBAN, Yater 0 commentaire
  • Liban : Washington alloue 7 millions de dollars pour des informations sur un responsable du Hezbollah

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    Les États-Unis offre une récompense pouvant aller jusqu'à sept millions de dollars pour toute information sur un responsable du Hezbollah libanais, l'accusant d'être à l'origine des attentats perpétrés par les cellules du parti dans le monde entier.

    Selon le « Programme de récompenses pour la justice » du département d'État américain, le responsable en question est Talal Hamiyah, qui a été identifié comme « le chef de l'organisation de sécurité extérieure du Hezbollah libanais ».

    Hamiyah utilise des pseudonymes en plus de ses noms Talal Hosni Hamiyah et Ismat Mizarani.

    Hamiyah est un citoyen libanais, dont la naissance n'a pas été déterminée avec précision, car les informations disponibles indiquent qu'il est né en mars 1958 ou 1960, ou en décembre 1958.

    Le programme fournit également 5 millions de dollars pour des informations sur Fouad Shukr, un haut responsable du Hezbollah.

    Il a joué un rôle dans la planification et l'exécution de l'attentat contre la caserne des Marines américains à Beyrouth en octobre 1983, qui ont tué 241 soldats américains.

    Et le ministère des Affaires étrangères a annoncé en août dernier qu'il offrait une récompense de cinq millions de dollars pour toute information conduisant à l'arrestation d'un éminent dirigeant du Hezbollah, Khalil Youssef Harb, accusé d'avoir supervisé les opérations du parti dans plusieurs pays de la région.  

     

  • Liban : Des camions citernes chargés de pétrole iranien traversent l'Irak et la Syrie jusqu'au Liban, sous la protection des gardiens de la révolution

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    Une quarantaine de camions citernes chargés de pétrole iranien ont traversé la frontière irako-syrienne sous la protection du corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran (CGRI) et des milices qui lui sont fidèles, se dirigeant vers le territoire libanais, tandis que deux pétroliers sont arrivés dans les ports syriens transportant du pétrole brut à transporter vers le Liban. 

    Des sources locales dans la région orientale ont confirmé qu'environ 39 camions citernes sont entrés par les points de passage sous le contrôle des milices affiliées à l'Iran à Mayadin et Bukamal dans la province orientale de Deir Ezzor et se sont dirigés vers le territoire libanais.

    Elles ont expliqué que les camions citernes étaient accompagnés de véhicules militaires de la milice "Abu al-Fadl al-Abbas" affiliée à Qais al-Khazali, qui combat en Syrie sous prétexte de protéger des sanctuaires chiites. Les camions citernes ont pris la route allant de Deir ezZor vers Homs et de là vers le Liban.

    Il est à noter que ce convoi de camions citernes constitue le deuxième envoi de dérivés de carburant à destination du Liban, qui souffre d'une crise pétrolière aiguë.

    Pendant ce temps, le service Tanker Trackers, qui suit le mouvement des pétroliers, a déclaré que deux pétroliers étaient arrivés, lundi 6 septembre, d'Iran vers la Syrie, et que les deux pétroliers transportaient du pétrole brut vers la Syrie, et non pas du carburant vers le Liban.

    Le service Tanker Trackers a déclaré via "Twitter": "Les pétroliers DARAN et GOLROO sont arrivés à Baniyas en Syrie aujourd'hui, comme prévu. Ils transportent du pétrole brut vers la Syrie, pas de carburant pour le Liban.

    Tanker Tracks avait précédemment signalé que ces deux pétroliers, battant pavillon iranien et transportant du pétrole brut, avaient récemment traversé le canal de Suez et se dirigeaient vers la Syrie et non le Liban. 

    Le pétrolier, a rapporté le journal Guardian, devrait arriver au port syrien de Banias au début de la semaine prochaine, au mépris des sanctions américaines qui empêchent les exportations de pétrole d'Iran et les importations vers la Syrie, qui sont tous deux soumis à de strictes restrictions américaines sur le commerce. .

    La dernière étape du voyage est un test critique de la détermination des États-Unis à maintenir l'embargo.

    Selon le journal, les États-Unis n'ont pas révélé ce qu'ils ont l'intention de faire une fois que le cargo franchira le canal de Suez et se dirigera vers le nord en direction de la Syrie. Il devrait être déchargé au port syrien de Banias, et le carburant acheminé par camion de l'autre côté de la frontière vers le Liban.

    Le secrétaire général du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, a annoncé le départ des premiers navires iraniens chargés de dérivés du pétrole vers le Liban, ajoutant qu'ils les considérait comme "territoire libanais" dès l'instant où ils quittaient le port iranien.  

    Le Liban souffre d'une pénurie de carburant nécessaire au fonctionnement des centrales de production d'électricité, et de diesel utilisé pour faire fonctionner les générateurs privés, alors que l'épuisement des réserves en dollars de la Banque centrale du Liban l'empêche de financer les importations.

     

  • Syrie : Des frappes israéliennes nocturnes visent des milices pro-iraniennes

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    Des missiles israéliens ont visé dans la nuit du jeudi 2 au  vendredi 3 septembre 2021 des milices pro-iraniennes alliées du régime syrien près de Damas, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) vendredi.

    Les frappes ont ciblé "des positions militaires des forces du régime, utilisées par des groupes pro-iraniens pour développer des armes dans le Centre de recherche scientifique à Barzeh et à Jamraya près de Damas", selon l'OSDH.  L'objectif était situé dans le quartier de Jomrayah, au nord de Damas. Il s'agissait d'une usine utilisée par le Hezbollah pour la production de missiles de précision.

    "Nos défenses aériennes ont intercepté les missiles (...) en abattant la plupart d'entre eux", a rapporté l'agence de presse officielle Sana, citant une source militaire qui a précisé que l'attaque n'avait causé que des dégâts matériels. Les frappes ont visé "certains points à proximité de la ville de Damas", selon la source citée par Sana.

    Restes d'un missile syrien près de Tel Aviv
    Les restes et les éclats d'un missile syrien tombé près de Tel-Aviv lors de la réponse antiaérienne syrienne à une agression israélienne ont été retrouvés à l'aube ce vendredi.

    Depuis le début de la guerre civile syrienne en 2011, Israël a régulièrement mené des raids en Syrie, visant principalement les forces iraniennes, celles du Hezbollah et les troupes gouvernementales syriennes. Le mois dernier, des frappes aériennes israéliennes ont tué quatre combattants du Hezbollah près de la capitale syrienne, selon l'OSDH.

    Israël affirme régulièrement qu'il ne permettra pas à la Syrie de devenir la tête de pont des forces de la République islamique d'Iran, pays ennemi de l'Etat hébreu. La guerre en Syrie s'est complexifiée au fil des ans avec la multiplication des belligérants. Elle a fait près de 500.000 morts, selon l'OSDH.

  • Liban : Combats devant une station service

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    Des affrontements sanglants avec des armes légères ont éclaté entre un certain nombre de personnes et des propriétaires d'une station-service dans la ville d'Abbasiyé (près de Tyr - Sud Liban). Les affrontements, dus à la pénurie de carburant, ont fait au moins 7 blessés. Les affrontements ont fait six blessés . 

    Des témoins oculaires ont rapporté que les affrontements sont passés de combats à mains nues à l'utilisation de couteaux et de tirs, à la suite desquels 7 personnes ont été blessées. Les forces de sécurité ont intensifié leur présence dans la ville pour mettre fin aux affrontements et empêcher leur répétition.

    Depuis des mois, le Liban connaît une pénurie de carburant, ce qui a entraîné la fermeture de certaines stations, tandis que d'autres connaissent une forte surpopulation, parfois rythmée par des affrontements violents et sanglants.

    Malgré l'annonce par le chef du Hezbollah du départ d'un troisième navire d'Ayrat transportant du carburant iranien pour contribuer à la résolution de la crise. La rue libanaise, tient le Hezbollah pour responsable de la crise, n'a vu aucune amélioration et la rumeur veut que le Hezbollah a acquis ces expéditions pour lui-même