HEZBOLLAH

  • Liban : Le CPL appelle à réexaminer l'entente de Mar Mikhaël avec le Hezbollah

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    Le bureau politique du Courant patriotique libre (CPL) du député Gebran Bassil a appelé samedi à "améliorer" l'entente de Mar Mikhaël,  à l'occasion du quinzième anniversaire de la signature de cet accord entre l'actuel chef de l'État Michel Aoun et le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, le 6 février 2006. L'accord avait scellé l'alliance politique entre le CPL et le parti chiite, une alliance toujours en vigueur mais qui connaît des tensions actuellement.

    Le bureau politique du CPL, qui a tenu sa réunion hebdomadaire par visioconférence, a vu dans l'anniversaire de cette alliance une occasion favorable de "l'examiner de près". Selon le parti aouniste, si cet accord a "évité au Liban les malheurs de la sédition et des divisions et l'a protégé des agressions extérieures en dissuadant Israël et le terrorisme, il n'a pas permis l'édification d'un État de droit". "Il faut améliorer cette entente pour ouvrir de nouveaux horizons et espoirs aux Libanais. C'est une condition pour la viabilité de l'entente. Ceux qui s'y engagent gagneront la bataille de l'édification de l'État et de la lutte contre les corrompus", a affirmé le CPL.

    Cet accord qui a permis à Michel Aoun de renforcer le poids politique de sa formation au Liban et qui a offert au Hezbollah une couverture chrétienne est de plus en plus contesté par la rue chrétienne et au sein même du CPL, notamment suite au soulèvement populaire du 17 octobre 2019 et à la double déflagration au port de Beyrouth le 4 août dernier. Gebran Bassil a déjà affirmé récemment que cette entente devait être réexaminée.

    Par ailleurs, le CPL a affirmé "rejeter la violence et les assassinats politiques utilisés comme moyen de faire taire toute opinion", en allusion à l'assassinat de l'intellectuel et activiste chiite Lokman Slim, dans la nuit de mercredi à jeudi. Toutefois, le CPL ne mentionne à aucun moment Lokman Slim nommément. "Nous mettons en garde contre toute exploitation de tout crime, en allant au-delà des enquêtes et en portant des accusations politiques", a averti le CPL, qui estime que cela "sert des intérêts politiques étrangers et l'incitation à la sédition". L'intellectuel et activiste politique libanais Lokman Slim a été retrouvé jeudi matin assassiné au Liban-Sud, le corps criblé de balles. Le meurtre de ce farouche opposant au Hezbollah, devenu un symbole de la liberté d'expression, a réveillé la crainte d'une reprise des assassinats politiques comme le Liban en a connu entre 2004 et 2013. Plusieurs voix se sont élevées pour attribuer ce crime au Hezbollah car il a eu lieu dans les régions contrôlés par le parti.

    Revenant en outre sur la formation du gouvernement et les appels à l'accélérer, notamment de la part de Paris et de Washington, le bureau politique du CPL a appelé le Premier ministre désigné Saad Hariri à "tirer les leçons et à revoir les fondements sur lesquels il doit procéder à la formation d'un cabinet équilibré, composé de ministres compétents et spécialistes". Le parti a également appelé au "respect de l'esprit du Pacte national et du texte de la Constitution quant au rôle du président de la République", exigeant que "cessent les tentatives d'empiéter sur les prérogatives du chef de l'État". 

    Le Liban est sans gouvernement depuis près de six mois suite à la démission du cabinet de Hassane Diab dans la foulée de la double explosion meurtrière au port de Beyrouth. Saad Hariri, désigné Premier ministre le 22 octobre dernier, n'est pas encore parvenu à former un gouvernement suite à des désaccords avec le président de la République, notamment sur la nomination des ministres chrétiens et sur l'interprétation de la Constitution quant au rôle du chef de l'État dans le processus de formation. Ce bras de fer politique ainsi que la question du tiers de blocage que le président libanais chercherait à s'assurer, selon plusieurs médias, contribue à bloquer la mise sur pied d'un nouveau cabinet, et ce en dépit des médiations du patriarche maronite Béchara Raï et de la relance de l'initiative française portée par le président Emmanuel Macron, pour un gouvernement "de mission" apte à engager des réformes.

  • Liban: Lokman Slim, un militant critique du Hezbollah tué par balles

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    Lokman Slim.jpegLe militant et intellectuel libanais Lokman Slim (photo), connu pour ses positions critiques envers le mouvement chiite Hezbollah, a été retrouvé mort jeudi dans sa voiture dans le sud du pays, tué par balles.

    Le chercheur et essayiste de confession chiite, engagé en faveur de la laïcité et de la démocratie et fervent opposant au confessionnalisme qui mine la politique libanaise, avait indiqué par le passé avoir reçu des menaces en raison de ses positions hostiles au Hezbollah.

    Son épouse Monika Borgmann et sa soeur Rasha al-Ameer avaient signalé sa disparition mercredi soir. Il était censé revenir à Beyrouth, où il habite, après avoir rendu visite à un ami dans le sud du Liban, bastion du mouvement chiite.

    Slim, 58 ans, a été retrouvé mort dans sa voiture dans la région d'Al-Adoussiyeh, a indiqué à l'AFP une source sécuritaire sous couvert d'anonymat.

    Le médecin légiste a établi qu'il avait reçu cinq balles dans la tête et une dans le dos, a-t-elle ajouté, évaluant l'heure du décès aux alentours de 02H00 (00H00 GMT) jeudi. Ses papiers d'identité n'ont pas été retrouvés.

    Avant l'annonce du décès, Rasha al-Ameer avait évoqué un kidnapping. "Il avait une position (politique). Pour quelle autre raison pourrait-il avoir été kidnappé?", avait-elle relevé, sans nommer le Hezbollah.

    - "Menaces" -
    Sur les réseaux sociaux, les hommages ont afflué tandis que les ambassades de France, de Suisse ou encore de l'Union européenne ont exprimé leur "choc" ou leur "profonde tristesse".

    L'organisation Human Rights Watch a qualifié Slim de "défenseur infatigable (...) pour un Liban juste et démocratique", appelant à une enquête indépendante pour "renverser la culture de l'impunité pour les crimes graves qui continuent depuis la guerre civile".

    Le chercheur, qui a notamment étudié la philosophie à Paris, a beaucoup travaillé sur les problématiques de la mémoire, de la réconciliation et sur la question des disparus après la guerre civile libanaise (1975-1990), à travers son organisation, Umam-DR.

    Son meurtre n'est pas sans rappeler l'assassinat de l'historien et intellectuel Samir Kassir, tué en 2005 à Beyrouth.

    Lokman Slim, qui rencontrait parfois de hauts responsables américains de passage à Beyrouth, a souvent été attaqué par la presse pro-Hezbollah pour des positions jugées favorables envers les Etats-Unis.

    Habitué des plateaux de télévision, il dénonçait également le monopole politique des deux poids lourds chiites au sein de la communauté, Hezbollah --seule faction à ne pas avoir démantelé son arsenal militaire après la guerre civile-- et Amal, le mouvement du président de la Chambre des députés, Nabih Berri..

    Slim avait fustigé en décembre 2019 les dirigeants de ces deux mouvements, après deux rassemblements pour le "menacer" devant son domicile dans la banlieue de Beyrouth.

    "Par précaution en cas d'atteinte, verbale ou physique, à venir, contre moi, mon épouse, ma maison ou mes proches, je fais porter l'entière responsabilité (...) de ce qui s'est passé, et de ce qu'il pourrait se passer à Hassan Nasrallah et Nabih Berri", avait-il écrit dans un communiqué, faisant référence au chef du Hezbollah et au chef du parti Amal.

    Il avait notamment évoqué des affiches collées sur sa maison l'accusant d'être un traître.

    - "Perte tragique" -
    A cette époque, peu après le soulèvement populaire d'octobre 2019 dénonçant l'incurie des dirigeants, Beyrouth était le théâtre de heurts réguliers entre partisans des partis chiites et manifestants anti-pouvoir.

    Un représentant de l'ONU au Liban, Jan Kubis, a déploré la "perte tragique" d'un homme représentant "la voix du courage, indépendant et honnête". Il a réclamé une enquête "rapide et transparente", espérant qu'elle ne suive pas l'exemple de celle sur l'explosion au port de Beyrouth il y a exactement six mois.

    Cette déflagration dévastatrice, due à une énorme quantité de nitrate d'ammonium stockée depuis plusieurs années, a fait plus de 200 morts et 6.500 blessés. Mais l'enquête n'a toujours pas abouti.

  • Liban : Le Hezbollah revendique la destruction d'un drone israélien

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    Le Hezbollah a déclaré lundi 1er février avoir abattu un drone israélien alors qu'il survolait l'espace aérien libanais.

    Le groupe chiite libanais a affirmé que le drone avait été abattu dans les environs de Blida, une ville située au sud du Liban, à l'ouest de la frontière et de la communauté israélienne de Yiftah. Le Hezbollah a ajouté être actuellement en possession de l'UAV. 

    Pour leur part, les Forces de défense israéliennes ont admis que leur propre drone s'était écrasé dans le sud du Liban, mais n'ont pas donné plus de détails sur les causes de sa chute. Selon ce qui a été rapporté par le porte-parole de l'armée israélienne, Avichay Adraee, le drone était utilisé pour une opération de repérage à la frontière qui sépare le Liban et Israël, la  "Ligne bleue". Le porte-parole a ajouté qu'il n'y avait aucun risque que des informations de renseignement puissent être extraites de l'appareil,

    Les incidents de ce type semblent être fréquents. Le Liban a dénoncé à plusieurs reprises les violations de son espace aérien par des avions, vraisemblablement israéliens, qui volent parfois à basse altitude, en particulier au-dessus des zones côtières, dans le sud et dans la vallée de la Bekaa. 

    L'armée israélienne, pour sa part, affirme que ces raids sont nécessaires, car ils visent à surveiller les activités "illégales" du Hezbollah, qui, normalement, devraient être contrôlées par le gouvernement de Beyrouth. 

    Face à ces viols répétés de la frontière libanaise, le président libanais, Michel Aoun, a demandé, le 12 janvier,  au ministre des Affaires étrangères par intérim, Charbel Wehbe, d'envoyer une lettre de protestation au Conseil de sécurité des Nations unies et au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres,

    Les incidents se sont multipliés en 2020, Israël cherchant à rendre impossible toute présence des forces iraniennes ou pro-iraniennes en  Syrie, et notamment dans le sud ouest de la Syrie, à proximité des frontières israéliennes. Au cours d'un de ces raids, un membre du Hezbollah libanais, Ali Kamel Mohsen, avait perdu la vie. Le Hezbollah a juré de venger la mort de son combattant. C'est pourquoi, le 23 juillet,  Israël a décidé d'envoyer des renforts à la frontière nord avec le Liban, augmentant sa militarisation. Bien que plusieurs mois se soient écoulés depuis l'incident, l'armée israélienne estime que le Hezbollah est toujours déterminé à venger la mort d'Ali Kamel Mohsen

    Le Hezbollah, dont le nom en arabe signifie "Parti de Dieu", a été créé en 1982 en tant que mouvement de résistance contre l'occupation israélienne du sud Liban mais, au fil du temps, il est devenu un parti politique local et une organisation paramilitaire. Il bénéficie du soutien de l'Iran. Certains pays, dont les États-Unis et Israël, le considèrent comme un groupe terroriste. Tel Aviv, en particulier, estime que le mouvement chiite armé est la plus grande menace pour son pays en dehors des frontières nationales. Le Hezbollah, en plus de représenter un acteur de premier plan de la politique libanaise, est également actif au-delà des frontières nationales, comme dans le conflit civil syrien dans lequel, avec Téhéran, il est un ardent défenseur du président Bashar al-Assad,

    En 2006, Israël et le Hezbollah se sont affrontés dans une bataille de 34 jours, au cours de laquelle environ 1 200 personnes sont mortes au Liban, pour la plupart des civils, et 158 ​​autres ont perdu la vie en Israël, principalement des soldats. Cela a conduit au renforcement de la mission de la FINUL, la force de paix de l'ONU créée en 1978 et renforcée en 2006, qui a pour mission de faire respecter le cessez-le-feu entre Beyrouth et Tel Aviv et de surveiller le retrait israélien d'une zone frontalière démilitarisée. La mission compte actuellement environ 10 500 personnels.

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  • Syrie : Frappes israéliennes contre Hama depuis le Liban, selon Damas

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    Tôt vendredi matin, 22 janvier, les forces de défense aérienne syriennes ont répondu à une attaque aérienne israélienne dans la région du gouvernorat de Hama, a rapporté l' agence d'Etat syrienne Sana . Le rapport indique que vers 4 heures du matin, des avions israéliens ont attaqué un certain nombre de cibles dans la région de Hama depuis l'espace aérien libanais (depuis la ville libanaise de Tripoli). Sana confirme que "certaines cibles" ont été touchées par l'armée de l'air israélienne, mais affirme que "la plupart des missiles" ont été interceptés par les défenses aériennes syriennes.
     
    L'Observatoire syrien des droits de l'homme ( OSDH ) rapporte que les frappes aériennes israéliennes ont touché cinq cibles dans la province de Hama. Il s'agit d'objectifs appartenant à des milices pro-iraniennes et au Hezbollah libanais et situés à proximité de positions de l'armée régulière syrienne. Les infrastructures bombardées auraient été complètement détruites. 
     
    L'OSDH rapporte également qu'à la suite de la chute d'un anti-missile lancé par la défense aérienne syrienne, une famille de résidents locaux est décédée dans la région de Kazu (banlieue ouest de la ville de Hama): un mari, une femme, leur enfant et un homme âgé. Un bébé a été grièvement blessé.
     
    Il est à noter que ces dernières semaines ont connu une intensification des raids israéliens contre des sites où des milices fidèles à l'Iran stationnées dans plusieurs régions du pays, en particulier à l'est.

    Mercredi 20 janvier, au moins 57 soldats et combattants réguliers avaient été tués au cours de raids israéliens contre des positions militaires en Syrie, l'attaque la plus meurtrière menée dans ce pays par Israël depuis le début du conflit, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). 
     
    Depuis le déclenchement en 2011 de la guerre chez son voisin syrien, l'État hébreu y a mené des centaines de frappes contre des cibles du régime syrien, des combattants iraniens et ceux du Hezbollah libanais. Plusieurs de ces frappes ont déjà été menées depuis l'espace aérien libanais qu'Israël survole quasi-quotidiennement. Ces dernières semaines, les bombardements imputés à l'État hébreu se sont intensifiés dans l'est de la Syrie, où des milices formées de combattants étrangers parrainées par l'Iran sont déployées dans la province de Deir ez-Zor, frontalière de l'Irak.
     
    Israël n'a de cesse de marteler qu'il ne permettrait pas à la Syrie voisine de devenir la tête de pont des forces iraniennes.

  • Syrie : Israël menace un officier supérieur de l'Armée syrienne en raison de ses liens avec le Hezbollah

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    L'armée israélienne a lancé des tracts sur la région sud de la Syrie contenant une menace directe contre un haut responsable de l'armée arabe syrienne (AAS) , ont rapporté des sources de l'opposition le 7 janvier.
     
    Dans les tracts, l'armée israélienne a mis en garde le commandant de la 112 e brigade du 1 er corps de l'Armée syrienne , le général de brigade Basil Abu Eid, de coopérer avec le Hezbollah libanais. Selon les tracts, il mettrait  sa vie et celle de son entourage en danger.
     
    «Le Hezbollah a apporté la destruction et l'instabilité dans la région [du sud], à cause de cela, vous et l'armée en général en payez le prix», peut-on lire dans l'un des dépliants. «Il est temps pour le Hezbollah de quitter la Syrie, il est temps pour le Hezbollah de quitter la 112 e brigade.»
     
    La veille, une série de frappes israéliennes avait frappé des cibles dans le sud de la Syrie, notamment une base de la 112 e Brigade. Des sources à Daraa ont déclaré qu'un bâtiment situé à côté du bureau du général Eid avait été frappé.
     
    En octobre dernier, l'armée israélienne a lancé des tracts similaires, menaçant des commandants du 1 er corps, y compris le général  Eid. Et le 18 novembre, des frappes aériennes israéliennes avaient  détruit  le bureau personnel du général de division Akram Hawija, commandant de la 7 e  division du 1 er  Corps . Hawija était l'un des officiers nommés dans les tracts.
     
    Le 25 novembre, d'autres tracts avec des menaces contre les commandants et les soldats du 1 er corps avaient été largués dans la région sud.
     
    Les menaces israéliennes visent à intimider les officiers syriens et à les éloigner du Hezbollah. 

  • Syrie : La défense antiaérienne activée contre une "attaque israélienne" dans le sud

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    Sana a fait état de fortes déflagrations dans le sud syrien. "À 23H10 (21H10 GMT), l'ennemi israélien a mené une attaque aérienne en lançant des rafales de missiles en provenance du Golan syrien occupé sur certaines cibles dans la région sud", a indiqué l'agence citant une source militaire. "Notre défense antiaérienne a répliqué, visant la plupart des missiles", a-t-elle ajouté. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les raids israéliens ont visé plusieurs positions au sud de Damas et interviennent 48 heures après la visite d'une délégation de la garde révolutionnaire iranienne dans cette zone.

    Un dépôt d'armes a été attaqué dans la région de Kiswah, au sud de Damas. La 1ère division de l'Armée Arabe Syrienne et des milices pro-iraniennes sont stationnées dans cette zone. Une tentative d'interception de missiles israéliens par les défenses aériennes syriennes a été observé dans la région de Jabl al-Mani où se trouve la 91e brigade. Les défenses aériennes syriennes sont également entré en action pour tenter d'intercepter des missiles israéliens à l'ouest de Soueida, .
     
    L'OSDH confirme les rapports des médias syriens d'État selon lesquels les défenses aériennes syriennes ont pu intercepter plusieurs missiles. Les pertes et les dommages sont en cours d'évaluation.
     
    Le bureau de presse des Forces de défense israéliennes a déclaré qu'il ne commentait pas les reportages des médias étrangers.
     
    Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

     

  • Syrie : Frappe israélienne à proximité de la frontière libanaise, près de Damas

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    Un soldat syrien a été tué et trois autres ont été blessés par une frappe israélienne qui a visé mercredi une position militaire près de Damas, selon l'agence de presse étatique syrienne Sana, citant une source militaire. Les avions israéliens ont mené leur attaque en survolant le territoire libanais à basse altitude.
     
    "Aujourd'hui (mercredi), à 1H30 (22H30 GMT), l'ennemi israélien a lancé une attaque aérienne, avec des salves de missiles provenant du nord de la Galilée et visant une unité de nos forces de défense aérienne dans la région de Nabi Habil" près de Damas, a déclaré la source militaire.  "Notre défense aérienne a neutralisé certains des missiles, qui ont fait un martyr et blessé trois soldats, et causé des pertes matérielles", a-t-elle ajouté.
     
    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la frappe aérienne israélienne a ciblé des positions du Hezbollah libanais et de la défense aérienne syrienne, près de la ville syrienne de Zabadani (sud-ouest), proche de la frontière libanaise. L'armée israélienne, qui confirme rarement les détails de ses opérations en Syrie, s'est refusée à confirmer ou infirmer cette information. "Nous ne faisons pas de commentaires sur les comptes-rendus des médias étrangers", a dit un porte-parole à l'AFP.
     
    Israël a mené des centaines de frappes en Syrie depuis le début de la guerre civile en 2011, ciblant les troupes gouvernementales, les forces alliées iraniennes et les combattants du mouvement chiite libanais Hezbollah. Le 25 décembre, au moins six combattants soutenus par l'Iran - des paramilitaires non syriens - avaient été tués par une frappe de missiles israéliens sur leurs positions dans la province occidentale de Hama, selon l'OSDH.

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