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  • Liban : Corruption et Hezbollah ... deux obstacles entre le Liban et ses donateurs

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    Alors que plusieurs pays ont convenu de la nécessité de soutenir le Liban pour le relever de la catastrophe causée par la récente explosion du port de Beyrouth, ces pays craignent que le soutien fourni n'atteigne pas son dû, c'est-à-dire le peuple libanais, et qu'il soit perdu au milieu de la corruption qui a englouti le pays et poussé la rue à se soulever depuis des mois, ou pire qu'il soit confisqué par la milice chiite. Hezbollah.

    Une catastrophe due à la négligence et la corruption
    L'agence "Reuters" a cité une source proche des enquêtes préliminaires sur la tragédie, affirmant qu'elle avait été causée par "la négligence et la corruption" du gouvernement, ce qui a conduit au maintien de ce gigantesque stock de nitrate d'ammonium pendant des années dans le port de Beyrouth avant qu'il n'explose et ne provoque la catastrophe.
    Dimanche, le bureau du président français a déclaré qu’une conférence de donateurs d’urgence pour soutenir le Liban après la double explosion de Beyrouth avait reçu des promesses d’environ 253 millions d’euros (298 millions de dollars) d’aide humanitaire immédiate.
    Le bureau a ajouté que ces promesses ne seraient pas conditionnelles à des réformes politiques ou institutionnelles, mais l'Elysée a indiqué que d'autres promesses de soutien à long terme dépendront des changements mis en œuvre par les autorités libanaises.
    Lors de la conférence de dimanche, les puissances mondiales se sont engagées à mobiliser «d'importantes ressources» pour aider Beyrouth à se remettre de l'explosion massive qui a détruit de vastes zones de la ville, et ont promis qu'elle «ne décevra pas le peuple libanais».
    Cependant, les pays étrangers ont exigé la transparence concernant l'utilisation de l'aide, craignant d'écrire des "chèques en blanc" à un gouvernement dont les gens le décrivent comme corrompu.
    Les pays participants à la conférence des donateurs, non seulement exigent de la classe politique libanaise qu'elle mette de côté ses divergences et se mette au service du peuple libanais, ils demandent également la mise en place d'une enquête crédible et indépendante sur l'explosion du port de Beyrouth.

    Une catastrophe d'ampleur inégalée
    L’explosion a détruit des quartiers entiers, déplacé environ 300 000 personnes, détruit des entreprises et mis fin aux approvisionnements en céréales de base.
    Le coût de la reconstruction de Beyrouth atteindra probablement des milliards de dollars, tandis que les économistes s'attendent à ce que l'explosion engloutisse jusqu'à 25% du produit intérieur brut du pays.
    Même avant la conférence de dimanche, des offres ont afflué pour un soutien humanitaire immédiat, y compris des équipes de secours et des fournitures médicales.
    Mais en signe de méfiance entre Beyrouth et les bailleurs de fonds , les pourparlers entre le gouvernement libanais et le Fonds monétaire international avaient déjà échoué avant l'explosion en l'absence de réformes.

    L'influence néfaste de l'Iran à travers le Hezbollah
    Certains pays sont préoccupés par l'influence que l'Iran exerce à travers le Hezbollah.
    Dans le discours de clôture de la conférence, il est déclaré que l'aide devrait être «rapide, suffisante et proportionnée aux besoins du peuple libanais. Elle doit être fournie directement au peuple libanais, avec le plus haut degré d'efficacité et de transparence». Pour ces pays, il est hors de question que l'aide arrive d'une manière ou d'une autre dans les caisses du Hezbollah asséchées depuis que l'Iran a du réduire son assistance financière à la milice chiite en conséquences du boycott américain contre Téhéran. 

    Des mois de manifestations contre la corruption et les ingérences étrangères
    Le Liban a vécu pendant des mois sous l'impact des manifestations qui exigeaient la fin de la corruption et la fin de l'ingérence étrangère dans le pays. Les protestations populaires visent surtout l'Iran qui paralyse l'Etat libanais à travers son autorité sur les milices du Hezbollah.
    La colère populaire suscitée par l'explosion a incité certains Libanais à appeler à un soulèvement pour renverser leurs dirigeants politiques. Au cours des derniers jours, les manifestants ont envahi les rues du centre de Beyrouth pour demander des comptes au gouvernement de Hassan Diab, qu'ils considèrent comme criminel pour n'avoir rien fait pour écarter les grandes quantités de matières hautement dangereuses stockées de manière non sécurisée dans le port de la capitale.

  • Liban : Les reporters de Sky News rapportent la découverte de "tunnels" sous le port de Beyrouth

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    Les journalistes de l'édition australienne de Sky News ont rapporté dimanche 9 août que les sauveteurs déblayant les décombres sont tombés sur un tunnel.dans le port de Beyrouth, non loin du site de l'explosion.
    Les médias libanais et israéliens ont attiré l'attention sur cette nouvelle. Le site internet libanais Sawt Beirut écrit que la découverte des tunnels sous le port offre l'espoir de retrouver ceux qui sont toujours portés disparus. Cette publication parle d'un "réseau de tunnels souterrains" sous le port.
    Le site israélien HAMAL écrit que le tunnel découvert appartiendrait au Hezbollah.
    Les experts s'interrogent sur l'utilisation de cette infrastructure souterraine située sous les silos à blé et à proximité du hangar, où le nitrate d'ammonium était stocké.

  • Liban : De hypothèses et des questions après la double explosion du port de Beyrouth

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    La double explosion survenue sur le port de Beyrouth n'a pas manqué de soulever de multiples questions et de remettre à nouveau en cause l'autorité de l'Etat. Le climat de suspicion, de rivalité et de contradictions internes est revenu, cette fois, à un rythme sans précédent. Les citoyens libanais n'ont simplement plus confiance dans leurs dirigeants. Cette désaffection du public envers la classe politique touche tous les politiciens. Car lorsqu'il y a de nombreux morts, les gens ne font plus de distinction religieuse ou politique en ce qui concerne les responsables.

    Les divisions confessionnelles entretenues par la classe politique hors de propos
    Parmi les leçons les plus importantes figurent également celles qui découlent de la large solidarité avec le peuple libanais, aux niveaux régional et international, de telle sorte qu'elles rendent hors de propos les divisions confessionnelles qu'entretient toujours la classe politique libanaise.

    La question de l'attribution des emplois publics
    L'incurie autour de la question du stockage des 2750 tonnes de nitrate d'ammonium a naturellement posé la question de la distribution des emplois publics sur des critères politiques ou confessionnels. Comment les autorités chargées du stockage de matières chimiques aussi dangereuses que le nitrate d'ammonium ont elles pu les conservers pendant plusieurs années dans le quartier n ° 12 du port. On sait que le directeur général des douanes libanaises s'était adressé à la justice pour demander le transfert ou le retour du stock de nitrate d'ammonium. Ré-exportez ces grandes quantités de nitrate d'ammonium ou éliminez-le de n'importe quelle manière, avait-il demandé. La question posée tout naturellement par le directeur des douanes s'est elle perdue dans les méandres procéduraux, toujours est il qu'aujourd'hui l'absence de réponse adéquate suscite les soupçons et les accusations, dans un climat politique particulièrement tourmenté dû à l'absence totale de confiance dans les dirigeants, les sectes et les élites politiques.

    Un contexte particulièrement lourd des relations entre Israël et le Liban qui suscite les suspicions
    A cela s'ajoute une situation particulièrement tendue entre le Hezbollah et Israël, qui a naturellement soulevé la question de l'éventuelle responsabilité de l'Etat hébreu. Ce à quoi, Israël n'a pas tardé à nier son implication dans la double explosion. Mais cela ne suffira pas à écarter les soupçons, notamment en raison des déclarations israéliennes précédentes, du regain de tension récent suite à la mort d'un responsable du Hezbollah près de Damas et les menaces de représailles de la milice chiite libanaise. A cela s'ajoute la multiplication des explosions mystérieuses qui secoue l'Iran et qui serait due, selon de nombreux observateurs, à une cyber-guerre menée par Israël contre l'Iran, grâce à l'utilisation de moyens de haute technologie, capables de détruire à distance les dépôts d'armement du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran, les sites nucléaires et autres installations stratégiques.
    Le climat de tension entre le Liban et le Hezbollah d'un côté, Israël de l'autre entretient , l'état de polarisation politique au sein de l'État libanais et contribue à paralyser la capacité du gouvernement libanais, quel qu'il soit, d'appliquer la loi et de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les citoyens et sauvegarder leurs intérêts, quand il faudrait rétablir l'autorité de l'Etat face au Hezbollah et à ses alliés.

    Le Hezbollah
    Laisser 2750 tonnes de nitrate d'ammonium dans un simple hangar sur le port de Beyrouth, était faire prendre un risque énorme pour tout le Liban. Mais c'était également un risque énorme pour le Hezbollah.
    Ce parti a commis une erreur en s'insérant profondément dans les équations gouvernementales et en mélangeant sa légitimité constitutionnelle en tant que parti représentant la communauté chiite libanaise avec la recherche d'une légitimité révolutionnaire, se déclarant champion de la lutte contre Israël, entraînant du même coup le Liban dans une spirale d'affrontements avec l'Etat hébreu.
    Et c'est précisément en justifiant la nécessité de se protéger contre ses ennemis, que le Hezbollah s'est mis à mettre progressivement en place une politique de favoritisme et de corruption à tous les niveaux, éliminant des postes clés tous ceux qui pouvaient éventuellement lui être hostiles.
    Et aujourd'hui, certains se demandent si le Hezbollah n'a pas directement ou indirectement tout fait pour laisser sur place ce stock de nitrate d'ammonium, au risque de laisser des adversaires profiter de l'opportunité pour créer une catastrophe et jeter le discrédit sur le Hezbollah.

    Soutien de la France au peuple libanais - pas à la classe politique
    Pendant sa visite au Liban, Jeudi 6 août, le président français a pris bien soin de faire la différence entre la solidarité de la France avec le peuple libanais et les relations avec les représentants de l'Etat, la présidence et le gouvernement. Il a mis en garde: le Liban continuera de souffrir si les réformes ne sont pas mises en œuvre.
    On sait que c'est la France qui a créé l'entité libanaise au lendemain de la Première Guerre mondiale, en la séparant des terres syriennes pour des raisons connues de tous. La France, un siècle après la création du Liban, se considère toujours comme la «mère gracieuse» du Liban, ou le «pays frère», comme l'a dit le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, après le désastre de la double explosion du port. Mais pourquoi la France s'implique-t-elle autant, sept décennies après avoir quitté le Liban en tant que puissance mandataire ?
    Parce que les Français viennent de découvrir qu'il faut s'attendre à ce que l'Etat libanais va tout faire pour protéger les suspects si l'hypothèse d'un acte criminel derrière la double explosion se trouve confirmée. Paris ne peut accepter qu'on brouille les cartes, ne serait-ce que par amitié pour le peuple libanais. C'est pourquoi il demande un changement de comportement de la classe dirigeante.

    Le Pacte de 1943 en question
    Mais tout changement suppose la remise question du Pacte de 1943, qui a assuré, depuis l'indépendance du Liban de la France, une cohabitation des sectes grâce à une division constitutionnelle des pouvoirs. Mais le Pacte de 1943 a également empêché la classe politique d'évoluer, de se moderniser, les dirigeants au sein de chacune des communautés confessionnelles étant plus enclins à conserver leur prérogatives, leurs clientèles plutôt que de s'intéresser à l'avenir du Liban en tant que nation.

  • Israêl/Syrie : Attaque avortée à la frontière avec la Syrie - quatre assaillants neutralisés

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    Dans la nuit du 2 au 3 août, le service de presse de Tsahal a rapporté qu'une attaque avait été évitée à la frontière avec la Syrie.
    Selon le service de presse de l'armée, des soldats des forces spéciales de Tsahal, qui se trouvaient en embuscade dans le sud du plateau du Golan, ont repéré un groupe de combattants plantant des engins explosifs près de la barrière frontalière.
    L'armée a ouvert le feu en direction du groupe composé de quatre membres, depuis le sol et à l'aide de drones. Les quatre membres du groupe ont été neutralisés.
    Le porte-parole de Tsahal, le général de brigade Hedi Zilberman, a indiqué que les quatre militants qui se sont approchés de la barrière frontalière ont agi "sous le couvert de bergers". Ces militants étaient proches de la frontière israélienne depuis longtemps et n’avaient commis aucune action suspecte. Mais vers 20 heures le 2 août, à la tombée de la nuit, ils se sont dirigés vers le 116e poste frontière. Leurs mouvements ont été remarqués par des observateurs de la 474e brigade («Ha-Golan»). Vers 23 heures, les quatre hommes, dont certains étaient armés, ont placé un engin explosif près de la barrière frontalière. Tsahal a alors ouvert le feu tuant les saboteurs.
    Le service de presse de l'armée a rapporté qu'aucun des soldats israéliens n'avait été blessé dans l'incident.
    Le 4 août, en Israël, à environ 25 mètres de la clôture frontalière, des soldats des FDI ont retrouvé une arme et un sac contenant plusieurs engins explosifs.

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    Tsahal déclare que Damas officiel est responsable de toute action hostile depuis le territoire syrien.
    Damas n'a pas encore commenté ces informations.
    La tentative d'attaque s'est produite quelques heures après que l'armée israélienne ait annoncé qu'un "plan de sabotage" dans la région de Jabal Ross à la frontière avec le Liban avait été contrecarré. Israël accuse une cellule appartenant au Hezbollah libanais d'être responsable de cette tentative de sabotage.

  • Israël/Liban : bref échange de tirs à la frontière

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    L'armée israélienne affirme avoir déjoué "une tentative d'infiltration d'une cellule terroriste" à la frontière nord avec le Liban, après avoir rapporté des combats dans ce secteur.
    "Nous avons pu déjouer avec succès une tentative d'infiltration d'une cellule terroriste en Israël", a déclaré à des journalistes le porte-parole de l'armée israélienne Jonathan Conricus, précisant avoir "une confirmation visuelle selon laquelle les terroristes sont retournés au Liban".
    Dans un communiqué en hébreu rendu public lundi 27 juillet à 15H31, l'armée israélienne a indiqué que "des terroristes ont pénétré de quelques mètres au-delà de la Ligne bleue (séparant Israël du Liban, NDLR) et que "les forces de sécurité ont ouvert le feu". L'armée a dit ne pas savoir dans quelles "conditions physiques" les "terroristes" étaient retournés au Liban et précisé qu'il n'y avait pas eu de blessés côté israélien. "Les forces de l'armée sont en état d'alerte et prêtes à réagir en fonction de la situation", est-il précisé dans le communiqué.
    M. Conricus avait auparavant indiqué sur Twitter que des "combats" étaient "en cours dans la région du Mont Dov", en référence à un versant du Mont Hermon revendiqué de longue date par le Liban qui nomme le secteur "fermes de Chebaa". L'ONU considère ce secteur comme faisant partie du plateau du Golan syrien, occupé par Israël depuis 1967. Des correspondants de l'AFP de chaque côté de la frontière ont rapporté des explosions.
    Du côté libanais, Les chaînes de télévision libanaises Al-Mayadin et Al-Manar, associées au Hezbollah, confirment qu'au moins quatre miliciens du Hezbollah ont tenté de pénétrer en territoire israélien dans le secteur du Mont Dov mais ont été stoppé par le tir d'un char Merkava IV de l'armée israélienne. Les combattants chiites libanais ont alors tiré un missile antichar Kornet en direction du char avant de retourner vers le Liban. Les forces israéliennes ont riposté par des tirs d'artillerie. Selon l'armée israélienne, il y avait deux groupes de deux combattants. Un groupe a essayé de pénétrer en territoire israélien tandis que le deuxième groupe servait un lance-missile antichar.
    Les médias libanais proches du Hezbollah rapportent que l'armée israélienne a tiré sur des cibles près du village de Kafr Shuba (à environ 6 kilomètres au nord-est de Rajar) et qu'un obus tiré par les FDI a touché un immeuble résidentiel dans le village d'Al-Khabariya.
    Dans le cadre de cet incident, le commandement de Tsahal a donné des ordres aux résidents des colonies proches de la frontière avec le Liban (de Rosh HaNikra à l'ouest au mont Hermon à l'est): 1) de rester dans leurs maisons ou hôtels, 2) d'interrompre les activités dans un espace ouvert y compris le travail agricole et le tourisme, 3) d'éviter les déplacements inutiles. Les autoroutes près de la frontière nord sont bloquées par l'armée.
    Toutes ces restrictions de mouvement ont été levées à 16H45, le calme étant revenu à la frontière.
    Ces incidents surviennent au lendemain de la chute d'un drone israélien au Liban et après le renforcement de la présence des forces israéliennes à la frontière, sur fond de tensions avec le mouvement armé libanais Hezbollah, très présent dans le sud du Liban et ennemi juré de l'Etat hébreu. L'armée israélienne a indiqué la semaine dernière avoir "élevé son niveau de préparation contre diverses actions ennemies potentielles". Israël est techniquement en état de guerre avec ses voisins syrien et libanais. Le Hezbollah et l'Iran, autre bête noire d'Israël, appuient militairement le régime dans la Syrie en guerre.
    Le Hezbollah nie toute participation dans l'échange de tirs
    Dans une déclaration, le Hezbollah a nié avoir mené une action militaire à la frontière israélo-libanaise. Selon la milice chiite libanaise, l'armée israélienne a ouvert le feu sans provocation sur le territoire libanais. La direction du Hezbollah a réitéré ses menaces de venger la mort de son combattant en Syrie, tué au cours du dernier raid israélien en date.  "Les sionistes seront punis pour leurs crimes", indique le communiqué.

  • Liban : "Le Hezbollah ne va pas annoncer où et quand il répondra à Israël," déclare le N°2 de la milice chiite, Naim Qassem

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    Naim_Kassim_(01).jpgLe secrétaire général adjoint du Hezbollah, Sheikh Naim Qassem (photo), a déclaré, s'exprimant sur les ondes de la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadin, qu'il avait été décidé de maintenir une politique de nébulosité concernant la réponse à la mort d'un responsable de la milice chiite lors d'une frappe israélienne sur le territoire syrien.
    Naim Qassem a déclaré que le groupe avait l'intention de garder le silence, laissant Tsahal dans l'incertitude de la réponse du Hezbollah. Qassem a également déclaré qu'il n'allait pas répondre au message envoyé par Israël via l'ONU, selon lequel Israël avait prévenu à l'avance qu'il allait frapper le site où se trouvait le responsable du Hezbollah et que c'était à lui d'évacuer les lieux.
    Le chef adjoint du Hezbollah a déclaré qu'il ne voyait aucun signe d'une confrontation militaire imminente avec Israël. 
    "J’écarte la possibilité de guerre dans les mois à venir", a déclaré le cheikh Naïm Kassem, tout en assurant que "l'axe de la résistance était et reste toujours sur la défensive". Selon lui, "rien ne présage d’une prochaine guerre". Il a expliqué cela en se basant sur "la situation interne en Israël et le recul de Donald Trump aux États-Unis". "Quoi qu’il en soit, a-t-il ajouté, les menaces israéliennes ne nous entraîneront pas sur une voie que nous ne voulons pas". "Si Israël décidait de provoquer une guerre, nous ferons face et réagirons, et la guerre de juillet 2006 sera un excellent exemple de réponse", a assuré le numéro 2 du Hezbollah."Nous sommes habitués aux menaces israéliennes, elles ne révèlent pas une nouvelle vision politique", a-t-il encore dit. 
    Auparavant, le ministre de la Défense Benny Gantz avait visité le quartier général du district militaire du Nord et tenu une réunion avec l'état-major du commandement. Il a souligné à cette occasion qu'Israël continuera à défendre ses intérêts stratégiques. "Nous ne cherchons pas à aggraver le conflit, mais ceux qui décident d'y aller recevront une réponse puissante", a-t-il déclaré.
    Ajoutons que dimanche 26 juillet, un petit véhicule aérien sans pilote de l'armée israélienne est tombé en territoire libanais. Le service de presse de Tsahal certifie qu'il n'y a pas de risque de fuite d'informations classifiées.

    Lien permanent Catégories : Gantz Benny, HEZBOLLAH, Qassem Naïm 0 commentaire
  • Iran: Exécution de l'homme accusé d'avoir transféré des données à la CIA et au Mossad sur les mouvements de Qassem Suleimani

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    Lundi 20 juillet, les autorités iraniennes ont annoncé avoir exécuté Mahmoud Mousavi Majd (photo), accusé d'espionnage pour le compte de la CIA et du Mossad et de transmission d'informations sur les mouvements du général Qassem Soleimani, chef de la Force al-Qods, l'unité d'élite du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran (CGRI), rapporte l'agence de presse iranienne Tasnim.
    La sentence a été exécutée ce matin.
    A noter que Majd avait été accusé avant même l'élimination de Suleimani.
    Rappelons que dans la nuit du 3 janvier 2020, vers 00h30 heure locale, Qassem Suleimani était arrivé par avion de Syrie à l'aéroport international de Bagdad. Il avait été accueilli par des représentants du commandement de la coalition de millices chiites pro-iraniennes, Al-Hashd al-Shaabi. Alors qu'un convoi de plusieurs véhicules transportant Soleimani sortait de l'aéroport et passait près du terminal de fret, un drone d'attaque américain tirait quatre missiles sur les véhicules.
    Selon le commandement d'Al-Hashd al-Shaabi, 12 personnes ont été tuées, dont le commandant des forces iraniennes al-Qods, Qassem Soleimani, le commandant adjoint d'Al-Hashd al-Shaabi Abu Mahdi al-Muhandis, le chargé des relations extérieures du Hashd al-Shaabi, Muhammad al-Jabiri, et plusieurs autres responsables chiites.
    Biographie du Général Qassem Suleimani: héros national pour les uns - chef terroriste. pour d'autres
    Qassem Suleimani est né le 11 mars 1957 à Kanat-e Malek (sud-est de l'Iran), dans une famille paysanne pauvre. Après avoir terminé l'école primaire, il est allé travailler à Kerman, sur un chantier de construction, à l'âge de 13 ans.
    Peu de temps après la révolution islamique de 1979, il a rejoint le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), une organisation militarisée subordonnée personnellement au chef suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei. Mais après une formation militaire initiale, Soleimani a été envoyé pour s'occuper de l'approvisionnement en eau dans son pays natal, dans la province de Kerman.
    En 1980, il a pris part aux opérations militaires du CGRI contre les Kurdes. Ce fut sa première expérience militaire. Il fut nommé lieutenant à cette occasion.
    La carrière de Soleimani a profité de la guerre irako-iranienne, qui a débuté à l'automne 1980. Après la guerre, ayant atteint le grade de général de brigade, il devient en 1987 le commandant de la 41e division d'infanterie de Tarallah.
    Dans les années 1990, il commandait les unités du CGRI dans le sud-est de l'Iran, dans la ville de Kerman. Sa principale mission était de lutter contre le trafic de drogue.
    En 2000, il a été nommé commandant des forces spéciales du CGRI - "la force al-Qods". Il était alors en contact étroit avec le Hezbollah libanais. En 2008, il dirigeait un groupe d'enquêteurs iraniens censés découvrir les circonstances du décès à Damas du chef des services spéciaux du Hezbollah Imad Mougniyeh.
    Après le déclenchement de la guerre civile en Syrie en 2011, Qassem Soleimani a mis sur pied une milice pro-iranienne dans ce pays et en Irak. Cette milice pro-iranienne avait plusieurs tâches: protéger le régime de Bachar al-Assad, lutter contre les groupes armés sunnites non gouvernementaux (y compris l'État islamique, "Al-Nusroi" et autres), préparer une action militaire contre Israël. Il a également organisé la fourniture d'armes et notamment de missiles au Hezbollah libanais.
    En Iran, Qassem Suleimani était considéré comme un héros national. Il était subordonné exclusivement au chef suprême Ali Khamenei et était considéré comme plus influent que le président iranien. Dans le même temps, il y avait des politiciens à Téhéran qui craignaient l'influence croissante de Suleimani.
    Le nom de Qassem Soleimani a été inscrit sur la "liste noire" de l'ONU de 15 dirigeants militaires et politiques de haut rang de l'Iran, soupçonnés d'être impliqués dans le développement des programmes nucléaires et de missiles de l'Iran.