Harakat al-Nujabaa

  • Irak : Des combattants de la milice chiite Al-Nujaba tuent le gouverneur et le grand mufti de l'Etat islamique à al-Tarmiya (Nord de Bagdad)

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    Des  combattants du Mouvement chiite al-Nujaba, formant la 12e brigade du Hashd al-Chaabi (une coalition de groupes paramilitaires chiites et pro-iraniens), ont mené une attaque surprise contre un repaire  de l'Etat islamique dans le nord de Bagdad, tuant le gouverneur et le grand mufti de Daech et arrêtant plusieurs terroristes.

    Selon le Centre de communication et des affaires médiatiques d'al-Nujaba en Iran, des combattants irakiens ont attaqué un repaire de Daech dans la région d'al-Tarmiyah au nord de Bagdad lors d'une opération surprise, dimanche 21 février, tuant le gouverneur et le grand mufti de Daech. dans la région et arrêté certains membres clés de ce groupe terroriste.

    La 12e brigade des forces du Hashd al-Chaabi, auxquelles appartient  le mouvement al-Nujaba, est entrée dans la zone samedi matin, a commencé à identifier et à poursuivre les restes de Daech et a détruit un nombre important de caches terroristes au cours d'une offensive nocturne.

    Les affrontements de samedi soir et dimanche matin ont conduit à un échange de tirs à grande échelle entre les deux parties, avec un grand nombre d'attaques à la roquette.

    Selon le rapport, al-Tarmiyah est désormais sous le contrôle des forces spéciales d'al-Nujaba, et l'opération de déblocage des pièges à explosifs, ainsi que la poursuite des terroristes fuyant vers les zones résidentielles et les fermes, se poursuivent.

    La prise de contrôle de la localité d'al-Tarmiya est importante car c'est de cette région que les jihadistes de l'Etat islamique menaçaient la capitale irakienne.
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  • Irak : Attaque à la roquette visant l'ambassade américaine à Bagdad

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    Au moins trois roquettes Katyusha ont atterri dans la zone verte fortement fortifiée de Bagdad dans ce qui semble être une attaque contre l'ambassade américaine. L'ambassade U.S. a confirmé l'attaque, ajoutant que des dégâts mineurs avaient été occasionnés au bâtiment.  Le site de lancement des roquettes, qui a été découvert par les forcees de sécurité, semble très basique et de faible technicité. 

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    Des sirènes ont retenti depuis l'enceinte de l'ambassade à l'intérieur de la zone, qui comprend des bâtiments gouvernementaux et des missions étrangères.
     
    Un responsable de la sécurité dont le bureau est situé à l'intérieur de la zone verte a déclaré que le système anti-missile américain C-Ram, construit pour défendre l'ambassade des États-Unis, a pu abattre l'un des missiles.

    Vidéo des tirs de C-Ram
     
    L'armée irakienne a déclaré qu'un groupe "hors-la-loi" était à l'origine du tir des roquettes.
     
    L'armée a ajouté dans un communiqué que les missiles ont touché un complexe résidentiel à l'intérieur de la zone verte, causant des dommages aux bâtiments et aux voitures, mais n'ont fait aucune victime.
     
    Cette attaque intervient quelques heures après qu'un engin explosif a explosé, dimanche, dans une colonne de camions transportant du matériel logistique pour les forces de la coalition internationale dans le sud de l'Irak, blessant une personne et endommageant deux camions.
     
    Aucune partie n'a immédiatement revendiqué la responsabilité de l'incident et il n'a pas été possible d'obtenir des commentaires immédiats des autorités irakiennes et de l'ambassade américaine à ce sujet. Mais le timing de l'attaque à la roquette sur l'ambassade américaine en Irak est particulièrement provocateur car elle survient juste après que le commandant du CENTCOM Kenneth McKenzie se soit rendu en Irak pour des réunions. 
     
    Depuis la fin de l'année dernière, la zone verte (qui comprend le siège du gouvernement et les missions des ambassades étrangères) à Bagdad, ainsi que les bases militaires hébergeant les forces de la coalition internationale et les convois transportant du matériel logistique, ont été victimes de frappes de missiles et d'attaques.
     
    Les attaques avaient fortement diminué et étaient devenues rares depuis octobre dernier, lorsque les factions de la «Résistance irakienne» ont annoncé la cessation de leurs opérations contre les forces et intérêts étrangers, notamment américains, en Irak, pour leur permettre de se retirer du pays.
     
    Washington accuse les factions irakiennes proches de l'Iran, dirigées par «Kataeb Hezbollah», d'être derrière les attaques. Mais le Kataeb Hezbollah a publié une déclaration, quelques minutes après l'attaque, dans laquelle il affirme : "Le bombardement de l'Ambassade du Mal en ce moment est considéré comme un comportement incontrôlé. Les autorités compétentes doivent poursuivre les auteurs et les arrêter". Le fait qu'une milice autre que le Kataïb Hezbollah puisse être derrière les attaques à la roquette de ce soir, malgré les directives de l'Iran d'éviter les provocations avant l'entrée en fonction de Joe Biden, montre les limites d'Ismail Qaani, le successeur de Soleimani à la tête des forces al-Qods, dans le contrôle des milices. La condamnation du Kataeb Hezbollah peut également signifier qu'il y a actuellement des fissures parmi les milices soutenues par l'Iran. Le Kataeb Hezbollah avait déjà  nié toute responsabilité dans une attaque à la roquette le mois dernier.
     
    De son côté, le leader d'Asaib Ahl Al-Haq, a rappelé que  la "Résistance irakienne" ne visait pas l'ambassade américaine. Pourtant, en avril dernier, huit factions, qui se sont identifiées comme la «résistance irakienne», avaient annoncé dans un communiqué qu'elles viseraient les forces américaines sur le sol irakien après les avoir considérées comme des «forces d'occupation». Les huit factions proches de l'Iran sont: le Mouvement Asaib Ahl al-Haq, le Mouvement Al-Wafa, le Mouvement Jund Al-Imam, le Mouvement Al-Nujaba, les Brigades Sayyid Al-Shuhada, les Brigades Imam Ali, les Brigades Ashura et les Brigades Khorasan.

    A noter que l'ambassade américaine vient d'obtenir de nouveaux protecteurs ... Après le récent tweet du flamboyant leader chiite, Muqtada al-Sadr, dans lequel il a annoncé qu'il était prêt à aider le gouvernement à protéger l'ambassade américaine, apparemment certains de ses partisans de la brigade Saraya as-Salam se sont désormais à l'entrée de la Zone verte de Bagdad, prétendument pour protéger l'ambassade américaine.
    Vidéo des membres de Saraya as-Salam
  • Syrie : Les forces iraniennes se retirent du point de passage de Boukamal, fuyant Daech et les raids israéliens

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    Des sources syriennes ont affirmé que les forces iraniennes et leurs milices affiliées soutenant les forces du président Bashar Al-Assad se sont retirées de Boukamal, à la frontière irako-syrienne.

    Selon ces sources,  les frappes américaines presque quotidiennes sur les forces iraniennes qui se trouvent à cet endroit sont à l'origine du retrait. Les avions américains et israéliens ont lancé des raids et des frappes quotidiennement sur les positions iraniennes. Par ailleurs,  il semble que le danger ait augmenté avec l'accélération du rythme des attaques menées  par les membres de l'Etat islamique dans le désert syrien. Les forces iraniennes ont donc décidé d'évacuer la zone. 

    Téhéran s'attend à ce que la fréquence des raids américains augmente encore après la victoire de Joe Biden, tout le monde s'attendant à ce que le nouveau président américain adopte un nouveau style et de nouvelles méthodes différents de la politique menée par Donald Trump dans le traitement du dossier syrien. On peut ajouter que Téhéran souhaite également présenter une image de «bonne volonté» vis)-à-vis du nouveau président américain.

    De son côté, le président américain Joe Biden aurait l'intention de revenir à l'accord nucléaire avec l'Iran, mais avec de nouvelles conditions concernant le dossier des missiles iraniens et la présence iranienne dans certains pays, dont la Syrie et l'Irak.

    L'Iran a eu du mal à faire pression sur Damas et Bagdad pour qu'ils ouvrent le poste frontière de Boukamal et c'est la raison pour laquelle il s'était empressé de prendre le contrôle de cette région frontalière pour faire passer son personnel et ses armes. 

    Comme on l'a déjà indiqué précédemment, les forces russes ont remplacé les forces iraniennes, tandis que le cinquième corps, soutenu par la Russie, a commencé à se déployer en plusieurs endroits sur la frontière syro-irakienne près de la ville de Boukamal.

    Les forces du Cinquième Corps ont pris le contrôle de plusieurs positions occupées jusqu'ici par les milices pro-iraniennes, telles que «Harakat Hezbollah al-Nujaba, le Hezbollah irakien et al-Abd», suite à  un accord russo-iranien dont les caractéristiques n'ont pas été clairement annoncées et dont la mise en oeuvre a commencé il y a une semaine avec l'ouverture d'un QG des forces russes dans la ville de Boukamal. Les forces russes occupent le bâtiment de l'hôtel touristique au centre de la ville de Boukamal, après plusieurs tentatives qui avaient été repoussées par les milices iraniennes qui contrôlent la ville.

  • Syrie : Le 5ème Corps d'assaut (une unité pro-russe) a créé un réseau de positions le long de la frontière irako-syrienne

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    Le 5 e corps d'assaut de l' Armée arabe syrienne (AAS),  soutenu par la Russie, a été déployé pour la première fois à la frontière sirako-syrienne, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) le 17 décembre.

    Selon l'OSDH, les troupes du 5 e corps d'assaut ont été déployées dans un certain nombre de postes frontières situés près de la ville de Boukamal.

    «Plusieurs milices soutenues par l'Iran, y compris le Mouvement Hezbollah al-Nujabaa, le Hezbollah irakien et Harakat al-Abdal, ont cédé plusieurs postes au 5 e Corps, conformément à un accord russo-iranien dont les termes n'ont pas encore été divulgués». affirme l'OSDH.

    La semaine dernière, la police militaire russe a établi un quartier général à Boukamal. Le poste frontière de Qa'im avec l'Irak est situé à moins de 7 km du centre de la ville.

    Les forces russes opèrent dans le sud de la province de Deir Ezzor depuis près de trois ans. Leur présence dans la région vise à contrer l'Etat islamique  et à faire rempart à la coalition dirigée par les États-Unis, qui maintiennent une force importante sur la rive est de l'Euphrate.

    Des sources pro-israéliennes affirment que la présence russe croissante dans le sud de Deir Ezzor et le long de la frontière avec l'Irak pourrait être le signe d'un retrait iranien proche de la région.

    Les forces soutenues par l'Iran ont été initialement déployées dans la région parce que l'AAS était occupée sur de nombreux fronts dans le sud et le centre de la Syrie. La plupart de ces fronts ont été traités au cours des deux dernières années et ne nécessitent plus des contingents importants de l'AAS..

     

  • Irak : Des militants kurdes syriens attaquent des Peshmergas (Kurdes irakiens) à partir du nord-est syrien 

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    Le ministère des Affaires Peshmergas du gouvernement régional du Kurdistan irakien (KRG) a annoncé le 16 décembre que ses forces avaient été attaquées par les Unités de protection du peuple (YPG).

    Le vice-ministre des Peshmergas, Sarbast Lazgin, a déclaré aux journalistes qu'un groupe de huit combattants des YPG avait tenté de se faufiler du nord-est de la Syrie vers le territoire du KRG tôt le matin. Les Peshmergas ont averti le groupe de Kurdes syriens de rebrousser chemin. Cependant, cinq des combattants syriens ont ignoré les avertissements des Kurdes irakiens

    Un peu plus tard, une position frontalière peshmerga dans la région, où la tentative d'infiltration a eu lieu, a été attaquée par 50 à 60 hommes armés venant du nord-est de la Syrie.

    Le nord-est de la Syrie est contrôlé par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), soutenues par les États-Unis. Les YPG  (Kurdes syriens) constituent l'essentiel des Forces Démocratiques Syriennes.

    L'attaque contre les Peshmergas a été condamnée par le Premier ministre du KRG Masrour Barzani, qui l'a qualifiée d '«attaque non provoquée des YPG».

    «Il s'agit d'une violation claire et illégale du territoire de la région du Kurdistan et de l'autorité du gouvernement régional du Kurdistan», a déclaré Barzani. «Les YPG ne sont pas  autorisés à utiliser l'aide étrangère pour lancer des attaques sur notre territoire. Toute répétition porterait gravement atteinte à la sécurité régionale. »

    Barzani a appelé la coalition dirigée par les États-Unis à veiller à ce que les YPG ne lancent aucune nouvelle attaque contre les Peshmergas depuis la région du nord-est de la Syrie.

    Le commandant en chef des FDS, Mazloum Abdi, a qualifié l'attaque contre les Peshmergas de «honteuse», affirmant sur Twitter que toutes les attaques contre le KRG et les Peshmergas devaient cesser.

    Ce n'est pas le premier incident de ce genre. Deux jours plus tôt, un peshmerga avait été tué dans des affrontements avec des combattants du PKK,  dans la région d'Amedi, dans la province de Duhok.

     

  • Irak : Sept civils tués par une roquette qui visait l'aéroport de Bagdad

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    Sept personnes ont été tuées lundi par des frappes de missiles sur le secteur de l'aéroport de Bagdad où sont stationnés des soldats américains. Parmi les sept personnes, on déplore la mort de trois enfants et de deux femmes d'une même famille tués lorsqu'une roquette tirée en direction de l'aéroport de Bagdad est tombée sur un immeuble résidentiel se trouvant à proximité.

    Le chef de la milice chiite pro-iranienne Hezbollah al-Nujaba, Akram al-Kaabi, avait déclaré, dimanche 27 septembre, dans un message menaçant à l'ambassade américaine à Bagdad, que son organisation détenait désormais des armes de précision.

    Le député irakien Dhafer Al-Ani s'est moqué de ces armes de précision auxquelles Akram al-Kaabi faisait allusion. Ils les ont dirigées aujourd'hui contre l'aéroport de Bagdad pour tuer une famille et des enfants.

    Cette nouvelle attaque contre des intérêts américains, la dernière d'une série d'une quarantaine depuis début août, intervient alors que Washington a menacé de fermer son ambassade et de retirer ses 3.000 soldats d'Irak si les tirs de roquette ne cessaient pas.

    Le retrait total des troupes américaines d'Irak, s'il se concrétise, pourrait inaugurer une période plus tendue entre les milices chiites pro-iraniennes et l'armée américaine stationnée sur des bases proches de l'Irak et qui auraient les mains libres pour frapper à l'aide de drones comme elle le fait sur d'autres zones de conflit.

  • Au lendemain de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l'Etat hébreu pr Donald Trump

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    Israël-Cisjordanie-Gaza 
    Trump
    Les principaux extraits de l'annonce du président américain sur Jérusalem
    Donald Trump pendant son annonce
        
    Voici les principaux points de l'allocution du président américain Donald Trump, mercredi 6 décembre, confirmant la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël. 
    "Les vieux défis nécessitent une nouvelle approche", a prévenu le président américain avant de faire cette annonce historique: "Il est temps d'officiellement reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël". 
    "Ce n'est rien de moins qu'une reconnaissance de la réalité", a-t-il ajouté. 
    "Après plus de deux décennies de dérogations" à une loi américaine de 1995 imposant le déplacement de l'ambassade, "nous ne sommes pas plus près d'un accord de paix entre Israël et les Palestiniens", a-t-il argumenté, en référence à une loi américaine de 1995 imposant le déplacement de l'ambassade. 
    Une clause permet cependant aux présidents de repousser son application pour six mois. Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama l'ont systématiquement actionnée. 
    "Ce serait une folie de penser que répéter la même formule permettrait maintenant de produire un résultat meilleur ou différent", a-t-il martelé, alors qu'il devait cependant lui aussi signer la dérogation, la nouvelle ambassade n'étant pas encore construite.
    Déménagement de l'ambassade
    "J'ordonne au département d'État de préparer le départ de l'ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem", a annoncé le président républicain debout à son pupitre, devant un portrait du premier président américain George Washington. 
    "Cela va lancer un processus de recrutement d'architectes, d'ingénieurs et d'urbanistes pour que la nouvelle ambassade, lorsqu'elle sera finie, soit un magnifique hommage à la paix", a-t-il développé en évoquant sa construction dans la ville sainte.
    Il a également indiqué qu'il enverrait le vice-président Mike Pence dans la région dans les jours à venir. 
    Capitale du peule juif
    "Il y a 70 ans les Etats-Unis, sous le président Truman, ont reconnu l'Etat d'Israël. Depuis, Israël a établi sa capitale dans la ville de Jérusalem - la capitale choisie par le peuple juif dans les temps anciens. De nos jours, Jérusalem est le siège du gouvernement israélien moderne. C'est le siège du Parlement israélien, la Knesset, et de la Cour suprême israélienne", a expliqué le président américain. 
    "Jérusalem est aujourd'hui, et doit le rester, un endroit où les Juifs vont prier au mur des Lamentations, où les chrétiens suivent le Chemin de croix, et où les musulmans vont prier à la mosquée al-Aqsa", sur l'esplanade des Mosquées, a-t-il ajouté.
    "J'ai jugé que l'heure était venue de reconnaître officiellement Jérusalem comme étant la capitale d'Israël. (...) Alors que les présidents précédents avaient fait cette promesse de campagne, ils ont échoué à l'honorer. Aujourd'hui, je l'honore", a-t-il également dit. 
     Solution à deux Etats
    "Les Etats-Unis restent déterminés à aider à faciliter un accord de paix acceptable pour les deux parties", a-t-il ajouté. "J'ai l'intention de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider à sceller un tel accord", a martelé le milliardaire républicain. Il a notamment assuré que, si les deux parties se mettaient d'accord sur cette question, les Etats-Unis soutiendraient une "solution à deux Etats". 
    Le président américain a également assuré que les Etats-Unis soutenaient une "solution à deux Etats", si les deux parties "se mettaient d'accord" sur cette question. 
    "En attendant, j'appelle toutes les parties à maintenir le statu quo sur les lieux sacrés de Jérusalem, dont le mont du Temple, aussi connu comme Haram Al-Sharif", une autre appellation donnée à l'esplanade des Mosquées, a-t-il conclu.   
    Il a également appelé les différentes parties au calme "Aujourd'hui nous appelons au calme, à la modération, et à ce que les voix de la tolérance l'emportent sur les pourvoyeurs de haine". 
    Donald Trump présente la loi signée pour le déplacement de l'ambassade U.S. à Jérusalem 

    Vidéo de l'annonce faite par le président américain sur Jérusalem : 
    Cliquer sur ce lien pour voir la vidéo 
       
    Jerusalem 
    Les réactions à la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l'Etat juif
    Les réactions n'ont pas tardé. Plusieurs pays, comme les Philippines, la Tchéquie et la Hongrie ont annoncé qu'ils allaient suivre l'exemple des Etats-Unis et déplacer leur ambassade à Jérusalem, répondant ainsi à l'appel du premier ministre israélien de suivre l'exemple des Etats-Unis en reconnaissant Jérusalem comme capitale d'Israël et en y transférant leurs ambassades. Aucun pays n'a pour l'instant son ambassade en Israël à Jérusalem. 
    Le premier ministre israélien salue un "jour historique" après l'annonce de Trump sur Jérusalem
    "Ceci est un jour historique", a dit M. Netanyahu. Jérusalem "est la capitale du peuple juif depuis 3.000 ans, c'est la capitale d'Israël depuis presque 70 ans".
    "Le peuple juif et l'Etat juif seront à jamais reconnaissants", a-t-il dit dans un enregistrement vidéo diffusé immédiatement après la déclaration de M. Trump.
    Cette décision "est un important pas vers la paix", a ajouté le Premier ministre.
    M. Netanyahu a aussi affirmé que la décision du président américain ne changerait rien en ce qui concerne les lieux saints des trois grandes religions monothéistes à Jérusalem, affirmant l'engagement israélien à maintenir le "statu quo".
    "Je veux aussi qu'il soit bien clair: il n'y aura aucun changement d'aucune sorte au statu quo sur les lieux saints", a-t-il assuré. "Israël veillera à toujours faire respecter la liberté de culte des juifs, des chrétiens et des musulmans".  
    M. Netanyahu tentait ainsi de dissiper les inquiétudes, notamment des musulmans, de voir Israël exercer son contrôle sur les lieux saints à la faveur de l'annonce de M. Trump.
    Jérusalem abrite des lieux sacrés pour les juifs, les chrétiens et les musulmans, dont le troisième lieu saint de l'islam, l'esplanade des Mosquées.
     "Je partage l'engagement du président Trump d'oeuvrer à la paix entre Israël et tous ses voisins, y compris les Palestiniens", a-t-il dit.  
    Réaction très négative de  l'Autorité Palestinienne
    Le président palestinien Mahmoud Abbas a réagi en affirmant que les Etats-Unis ne pouvaient plus jouer leur rôle historique de médiateur de paix avec les Israéliens, après l'annonce par le président Donald Trump de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël.
    "Par ces décisions déplorables, les Etats-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu'ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu'ils ont joué au cours des dernières décennies", a dit M. Abbas à la télévision palestinienne.
    Selon lui, l'annonce de M. Trump "ne changera rien à la situation de la ville de Jérusalem, la capitale éternelle de l'Etat de Palestine".
    Les dirigeants palestiniens revendiquent Jérusalem-Est, occupée puis annexée par Israël en 1967, comme la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.
    La communauté internationale n'a jamais reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël et considère Jérusalem-Est comme un territoire occupé. Israël proclame tout Jérusalem, Ouest et Est, comme sa capitale "éternelle et indivisible".
    Le processus de paix israélo-palestinien est au point mort depuis plus de trois ans et la question de Jérusalem est l'une des principales pierres d'achoppement.
    De son côté, le secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erakat, a déclaré que M. Trump avait "détruit" la solution dite à deux Etats en annonçant la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël.
    "Malheureusement, le président Trump vient tout juste de détruire la perspective de deux Etats", palestinien et israélien, a-t-il dit à des journalistes. M. Trump a aussi "disqualifié les Etats-Unis d'Amérique de tout rôle dans un quelconque processus de paix".
    La décision de Donald Trump "ouvre les portes de l'enfer", affirme le Hamas 
    Dans la bande de Gaza, le mouvement islamiste palestinien Hamas, considéré par Israël et les Etats-Unis comme une organisation "terroriste", a affirmé que la décision de M. Trump ouvrait "les portes de l'enfer pour les intérêts américains dans la région".
    Ismaïl Radouane, un haut responsable du Hamas s'exprimant devant des journalistes, a appelé les pays arabes et musulmans à "couper les liens économiques et politiques" avec les ambassades américaines, et à expulser les ambassadeurs américains.    
    Le Jihad islamique décrète la fin des "accords d'Oslo" 
    L'Attaché de presse du « Jihad islamique » dans la bande de Gaza, Shahad Daoud, a exhorté l'ONU à annuler les accords d'Oslo et tous les accords qui régissaient jusqu'à présent les relations entre Israël et l'Autorité palestinienne.   
    La décision US aura des "répercussions catastrophiques", prévient le Hezbollah
    Le bloc parlementaire du Hezbollah a mis en garde jeudi contre des "répercussions catastrophiques" après la reconnaissance officielle de Jérusalem comme capitale d'Israël par le président Donald Trump.
    "La décision américaine aura des répercussions catastrophiques qui menaceront la stabilité et la sécurité", a mis en garde le bloc, à l'issue de sa réunion hebdomadaire.
    Al-Akhbar, quotidien libanais proche du Hezbollah, avait donné le ton dès jeudi matin en titrant "Mort à l'Amérique".  
    "Aujourd'hui en Palestine, il y a une résistance capable, autonome, qui possède des milliers de roquettes qui peuvent frapper Tel Aviv", avertit le journal. 
    Nasrallah, le chef du Hezbollah, dénonce une "nouvelle déclaration Balfour"
    Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a dénoncé jeudi 7 décembre la reconnaissance officielle de Jérusalem comme capitale d'Israël par le président Donald Trump, estimant qu'il s'agit d'une seconde "nouvelle déclaration Balfour".
    "Nous sommes en présence d'une nouvelle déclaration Balfour, alors que nous avons commémoré le centenaire de la déclaration en question, il y a moins d'un an", a dénoncé le leader chiite, lors d'un discours télévisé retransmis en direct.
    La déclaration Balfour avait préfiguré la création de l'État d'Israël. Pour les Palestiniens, cette déclaration a porté en germe la nakba (catastrophe) que représente pour eux la proclamation de l'État hébreu en 1948, marquée par la fuite ou l'expulsion de 750 000 d'entre eux et suivie par 70 ans de conflit israélo-palestinien.
    "Une fois que nous aurons réalisé les dangers des répercussions de la décision (de Trump), nous allons agir et ne pas écouter les voix qui diront que ce qui s'est passé est insignifiant", a affirmé le chef du Hezbollah. Pour lui, les Etats-Unis "ne respectent ni les lois internationales, ni les conventions, ni les textes qu'ils ont eux-mêmes signés. Ils font fi de ce que les Etats arabes, européens, la Russie, le Canada, ou les autres pays leur disent." "Il n'y a plus d'obstacles devant le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu", a-t-il regretté.
    Sans Jérusalem, il n'y a plus de cause palestinienne, avertit Hassan Nasrallah :
    "Jérusalem est au cœur de la cause palestinienne. Si on exclut Jérusalem de cette cause, il n'en restera plus rien", a prévenu le leader chiite. "Aujourd'hui, Trump dit à la nation arabe : +Il n'y a plus de cause palestinienne+. Il dit qu'il n'y a que des individus palestiniens à qui il faut trouver un lieu de résidence", a dénoncé le chef du Hezbollah. "Quelle est la place de Jérusalem pour les Américains dans le processus de paix ? Aujourd'hui, ils ont rayé Jérusalem de l'équation", a-t-il ajouté.  
    Pour Nasrallah, la déclaration de Trump représente une insulte contre les musulmans et les chrétiens du monde.
    "La plupart des Etats refusent la décision de Trump. (...) Ils estiment qu'elle est une insulte à plus d'un milliard de musulmans de par le monde et à des centaines de millions de chrétiens. Ces derniers estiment que leur ville sacrée a été bradée, au profit d'un Etat sioniste artificiel, hypothéquant ainsi leur histoire et leur passé". "Nous sommes en présence d'un Etat (américain) qui ne respecte pas les lois internationales, mais qui fait la guerre à des peuples en les accusant de violer le droit international. Nous sommes en présence d'une administration américaine qui ne respecte pas ses engagements", a également dénoncé Hassan Nasrallah.
     
    Intifada 
    Le Hamas appelle à une nouvelle intifada
    Le mouvement islamiste Hamas a appelé jeudi 7 décembre à un nouveau soulèvement populaire palestinien après la décision du président américain.
    "On ne peut faire face à la politique sioniste soutenue par les Etats-Unis qu'en lançant une nouvelle intifada", a déclaré le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, dans un discours prononcé depuis la bande de Gaza.
    Incidents à la frontière entre Israël et Gaza : 2 Palestiniens blessés
    Deux Palestiniens ont été blessés, jeudi 7 décembre, dont l'un grièvement, lors d'affrontements entre des dizaines de jeunes palestiniens et l'armée israélienne, aux frontières de la Bande de Gaza.
    Achraf al-Qodra, porte-parole du ministère palestinien de la Santé, a déclaré, dans un communiqué qu'un jeune Palestinien avait été gravement blessé au ventre.
    Il a également relevé qu'un deuxième palestinien avait été atteint de blessures moyennement graves au niveau du pied, par les balles réelles tirées par l'armée israélienne contre les manifestants, à l'est de la ville de Khan Younes dans le sud de la Bande de Gaza.
    Des accrochages se sont déclenchés aux frontières est de la ville de Khan Younès, lors d'une manifestation contre la décision du président américain Donald Trump relative à la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël et le transfert de l'ambassade américaine de Tel Aviv vers Jérusalem.
    Les différents acteurs et factions palestiniens avaient appelé, mercredi 6 décembre, dans un communiqué conjoint, à manifester massivement dans les différentes villes de la Cisjordanie, contre la décision américaine.
    "Jour de la colère" à Jérusalem, Ramallah, Hébron, Bethléhem et de nombreuses autres localités palestiniennes  
    (De notre correspondant en Israël, Nathan R.)
    Jeudi 7 décembre, des manifestations ont eu lieu à Hébron, à Jérusalem, à Naplouse et dans d'autres localités de l'Autorité palestinienne (AP).
    Des sources palestiniennes rapportent que les affrontements avec les forces de sécurité israéliennes ont fait plus d'une centaine de victimes. 
    Plusieurs centaines de jeunes Palestiniens se sont rassemblés près de la porte de Naplouse à Jérusalem. Ils ont lancé des pierres et des bouteilles d'eau sur les soldats et la policiers israéliens et ont scandé des slogans anti-israéliens et anti-américains. Le service de presse de la police a signalé l'interpellation de trois personnes.
    À 17h00, la station de radio "Kan Bet" a rapporté que la situation près de la vieille ville était sous contrôle. 
    Des affrontements avec des soldats israéliens ont eu lieu à Shuaffat. Les forces de sécurité ont été forcées d'utiliser des moyens spéciaux pour disperser les manifestations.
    Selon des sources palestiniennes, un enfant de cinq ans a été blessé à la tête par une balle en caoutchouc. 
    Sur la place Shahid à Naplouse, un rassemblement a eu lieu, au cours duquel le gouverneur de la ville Akram Rajub a pris la parole pour demander à la population de
    protéger Jérusalem et la mosquée Al-Aqsa. 
    Selon Safa, à Hébron, les militaires ont utilisé des balles en caoutchouc, des grenades paralysantes et du gaz lacrymogène contre les manifestants qui leur jetaient des pierres.
    Plusieurs manifestants ont du recevoir une assistance médicale dans le cadre d'un «empoisonnement au gaz lacrymogène», ou des abrasions diverses obtenues lors d'une bagarre avec des gardes-frontières et des soldats. 
    Des affrontements entre militaires et Palestiniens ont également eu lieu dans la région d'Hébron, dans le district de Bab-az-Zavia. 
    À Ramallah, les participants à la marche de protestation ont condamné l'Égypte et l'Arabie saoudite, qui, à leur avis, ne défendaient pas suffisamment les intérêts du peuple palestinien face à la Maison-Blanche. Lors du rassemblement on a même entendu des slogans selon lesquels "la déclaration de Trump sur Jérusalem" était le résultat de "la collusion des Américains avec les responsables arabes."
    Près du village d'Al Bira, les Palestiniens ont brûlé des pneus, jeté des pierres sur les voitures et bloqué les routes. 
    Pour faire face à l'extension des émeutes dans les localités palestiniennes, les Forces de Défense Israéliennes (FDI) ont décidé, jeudi 7 décembre, d'augmenter leurs effectifs de plusieurs bataillons Cisjordanie. De plus, le nombre de policiers et de gardes-frontières à Jérusalem a été fortement renforcé à la veille de la prière du vendredi sur l'esplanade des Mosquées.
    Fermeture du checkpoint israélien Gilboa
    (De notre correspondant en Israël, Nathan R.)
    Le service de presse du ministère de la Défense a signalé que, en raison des émeutes qui ont éclaté dans la zone du poste de contrôle de Gilboa, l'activité du point de contrôle a été suspendue. 
    La décision de rouvrir le poste de contrôle sera prise par les forces de sécurité, en fonction de la situation. 
    Selon le ministère de la Défense, plusieurs dizaines d'Arabes ont jeté des pierres sur les militaires assurant le travail du checkpoint.  
    Témoin de la tension ambiante, les habitants d'Ashdod et Ashkelon inquiétés par le passage du mur du son d'un avion militaire  
    (De notre correspondant en Israël, Nathan R.
    Jeudi 7 décembre, les habitants d'Ashdod et d'Ashkelon ont rapporté un bruit similaire à une explosion alors que les sirènes d'alarme pour prévenir des attaques de missiles n'avaient pas retenti.   Le service de presse de Tsahal a indiqué que l'armée n'avait pas d'informations sur des incidents sécuritaires dans la région.
    La police n'a pas noté d'incidents dans le sud d'Israël non plus. 
    Il pourrait en fait s'agir du passage du mur du son par un avion militaire, mais compte-tenu de la tension ambiante qui règne dans le pays, les nerfs sont à fleur de peau.  
    Les sirènes d'alarme "Tzeva Adom" retentissent pour de bon près de la frontière avec Gaza
    Entre 18H13 et 18H14 les sirènes d'alarme "Enfer de Tzeva" ont retenti dans les colonies situées près de la frontière de la bande de Gaza pour mettre en garde contre un éventuel bombardement de missiles ou de mortiers. 
    L'alarme a retenti sur le territoire des conseils locaux Hof Ashkelon et Shaar HaNegev. 
    Les résidents locaux ont indiqué avoir entendu une ou deux explosions sans pouvoir préciser si les explosions ont eu lieu dans la bande de Gaza ou le territoire israélien. Le service de presse de Tsahal a confirmé avoir enregistré le lancement de deux missiles depuis le territoire de Gaza en direction d'Israël. Les soldats et la police  passaient en début de soirée le territoire au peigne fin à la recherche de l'endroit où ont pu tomber les missiles. 
     
    puissancesregionales 
    Les puissances régionales vont en profiter pour se poser en champion de la lutte pour la libération de la Palestine
    Turquie 
    Pour la Turquie, "la décision de Donald Trump est irresponsable".  
    "Nous condamnons la déclaration irresponsable de l'administration américaine (...) cette décision est contraire au droit international et aux résolutions de l'ONU", a réagi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu sur Twitter.
    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé jeudi 7 décembre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par son homologue américain, estimant que cette décision plongeait la région "dans un cercle de feu".
    "Prendre une telle décision met le monde, et spécialement la région, dans un cercle de feu", a déclaré M. Erdogan à la presse à Ankara avant de s'envoler pour la Grèce où il doit effectuer une visite officielle.
    "Ô Trump, que fais-tu ? Quelle est cette approche ? Les responsables politiques doivent œuvrer pour la réconciliation et non pas pour le chaos", a-t-il ajouté.
    M. Erdogan avait averti mercredi que lareconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par Washington "ferait le jeu des groupes terroristes".
    "J'adresse d'ici un appel au monde entier: gardez-vous de prendre toute mesure qui viserait à modifier le statut juridique" de Jérusalem, avait aussi déclaré M. Erdogan à l'issue d'un entretien à Ankara avec le roi Abdallah II de Jordanie.
    "Personne n'a le droit de jouer avec le destin de milliards de personnes pour satisfaire ses envies personnelles", avait mis en garde le dirigeant turc, affirmant que Jérusalem était"la prunelle des yeux de tous les musulmans".
    La présidence turque avait annoncé plus tôt que M. Erdogan avait invité les dirigeants des pays musulmans pour un sommet à Istanbul le 13 décembre axé sur la question de Jérusalem. Le sommet doit réunir des dirigeants des 57 pays membres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) dont la Turquie est la présidente en exercice.
    Dans un communiqué, le ministère turc des Affaires étrangères a averti que la décision américaine aurait "des conséquences négatives sur la paix et la stabilité de la région" et risquait de "détruire complètement les bases pour la paix".
    "Nous appelons l'administration américaine a reconsidérer sa décision erronée, qui pourrait aboutir à des résultats très négatifs", a-t-il ajouté.
    A noter que la Turquie et Israël avaient normalisé leurs relations en 2016, après une crise diplomatique déclenchée en 2010 par un raid israélien contre un navire d'une ONG en direction de la bande de Gaza, qui avait fait dix morts parmi les activistes turcs.
    Les deux parties ont intensifié leur coopération depuis, notamment dans le domaine de l'énergie, mais M. Erdogan, défenseur de la cause palestinienne, a continué à critiquer régulièrement la politique israélienne.
    Pakistan
    Le ministère pakistanais des Affaires étrangères a exprimé sa "forte opposition et condamnation" de la décision de Donald Trump concernant la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l'Etat hébreu.
    "Le Pakistan partage la condamnation  internationale et est profondément inquiet des implications de cette décision sur la paix et la sécurité internationale, particulièrement au Moyen orient. Le Pakistan demande au Conseil de Sécurité de l'ONU de prendre conscience de cette situation et de prendre les mesures conformes à la Charte des Nations Unies."   
    Iran :
    L'Iran a condamné la décision du président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.
    Le ministère des Affaires étrangères a dénoncé dans un communiqué une "provocation et une décision insensée de la part des Etats-Unis (...) qui va provoquer une nouvelle Intifada et pousser à des comportements plus radicaux et à davantage de colère et de violence".
    La décision de M. Trump est une "violation claire des résolutions internationales", a-t-il ajouté en estimant que Jérusalem était "une partie intégrante de la Palestine".
    "L'Iran condamne cette démarche avec force et exhorte la communauté internationale, les pays influents et en particulier les pays musulmans à empêcher l'application de cette décision des Etats-Unis, qui ne bénéficie qu'au régime sioniste, afin de préserver la stabilité de la région", a poursuivi le ministère.
    Egypte
    Le ministère égyptien des Affaires étrangères a condamné la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme la capitale d'Israël et le déplacement de son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem. 
    Dans une déclaration publiée peu de temps après le discours du président américain à Washington, le ministère égyptien des Affaires étrangères a déclaré que de telles décisions unilatérales violaient les résolutions internationales. 
    "L'Egypte est extrêmement préoccupée par l'impact éventuel de la décision de Trump sur la stabilité de la région", a ajouté le ministère, ajoutant que la décision américaine enflamme le monde arabe et musulman considérant le statut spirituel, culturel et historique de Jérusalem. 
    La déclaration indique que la décision de Trump ne changera pas le statut légal de Jérusalem en tant que ville occupée, se référant à un certain nombre de résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU concernant cette question, notamment la résolution No.242 / 1967 exigeant qu'Israël se retire des territoires occupés.
    en 1967, y compris Jérusalem. 
    Le ministère a également fait référence à la résolution n ° 478/1980 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui rejette la décision du gouvernement israélien d'annexer Jérusalem et de déclarer la ville comme capitale officielle. 
    La déclaration mentionne également la résolution No.2334 / 2016, qui stipule que le Conseil ne reconnaît pas les changements apportés aux frontières d'Israël après 1967, autres que ceux convenus par les deux parties à travers des négociations. 
    La déclaration indique que la décision des Etats-Unis aura un impact "hautement négatif" sur le processus de paix israélo-palestinien, étant donné que le statut de Jérusalem est une question à traiter dans les dernières étapes du processus de paix, avec son destin à
    être déterminé par les parties concernées. 
    Le ministère a également mis en garde contre le danger que représente le mouvement de Trump pour les efforts actuels visant à reprendre les pourparlers de paix entre les Israéliens et les Palestiniens afin de créer un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale. 
    Arabie saoudite
    La position de l'Arabie saoudite est la plus délicate. Riyad n'a rien pu faire moins que de regretter la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël. Le Palais royai la juge "injustifiée et irresponsable" dans un communiqué du cité par les médias d'Etat.
    "Le royaume exprime de profonds regrets après la décision du président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël. Il a déjà mis en garde contre les graves conséquences que peut avoir cette décision injustifiée et irresponsable", a souligné le communiqué.
    Le roi Salmane d'Arabie saoudite avait déjà mis en garde mercredi 6 décembre contre les conséquences d'une telle décision parlant d'un "pas dangereux" susceptible de provoquer la colère des musulmans à travers le monde.
    Avant l'annonce du président américain, les relations entre l'Arabie saoudite et les Etats-Unis s'étaient nettement réchauffées depuis l'élection de M. Trump qui a effectué son premier déplacement à l'étranger à Riyad en mai dernier. En dépit des relations traditionnellement solides entre les pays, Riyad voyait d'un mauvais œil la politique moyen-orientale de l'ancien président Barack Obama perçue comme favorable à l'Iran, le rival chiite de l'Arabie saoudite. Israël et l'Arabie saoudite n'ont pas de relations diplomatiques.
     
    PaysMusulmans 
    Condamnation des autres pays musulmans
    Le sultanat d'Oman
    Le Sultanat d'Oman a réagi à la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem en tant que capitale d'Israël. Le ministère des Affaires étrangères a publié la déclaration suivante :
    Le Sultanat exprime son profond regret devant la décision du président américain Donald Trump à propos de Jérusalem et souligne qu'une telle décision est inutile et que ces questions devraient être laissées aux parties palestiniennes et israéliennes pour négocier dans le cadre des négociations sur le statut final.
    "Le Sultanat appelle la communauté internationale à respecter les dispositions du droit international et à ne prendre aucune décision ou mesure contraire aux résolutions de la légitimité internationale, notamment la résolution 242 du Conseil de sécurité, qui affirme que les territoires occupés par Israël après juin 5, 1967 sont des territoires occupés. " 
    Malaisie
    Le Premier ministre malaisien Najib Razak a appelé jeudi 7 décembre les musulmans du monde entier à s'opposer à la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël.
    "J'appelle tous les musulmans du monde à faire entendre leur voix, à dire clairement que nous nous opposons fortement à toute reconnaissance de Jérusalem comme étant la capitale de toute éternité d'Israël", a-t-il dit au lendemain de l'annonce de Donald Trump.
    Irak  
    L'Irak demande aux USA de faire marche arrière sur Jérusalem.
    Le gouvernement irakien a demandé jeudi 7 décembre aux Etats-Unis de revenir sur leur décision de reconnaître Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël.
    "Nous mettons en garde contre les dangereuses répercussions de cette décision sur la stabilité de la région et du monde", déclare le gouvernement irakien dans un communiqué.
    "L'administration américaine doit revenir sur sa décision pour stopper toute escalade dangereuse susceptible d'alimenter l'extrémisme et de créer les conditions favorables au terrorisme", ajoute-t-il.
    Menaces des miliciens chiites irakiens contre les soldats US en Irak et de la CIA contre les milices iraniennes et pro-iraniennes 
    (De notre correspondant en Irak
    Les miliciens chiites irakiens promettent de se venger sur les soldats américains présents en Irak.
    La milice chiite pro-iranienne Harakat Al-Hezbollah alNujaba a déclaré qu'elle considérait comme légitime de mener une opération contre les soldats américains en Irak.
    La milice est forte d'environ 10.000 combattants.  
    « L'imbécile de Trump a déclaré Jérusalem capitale de l'entité sioniste. Cela nous donnera la motivation pour effacer l'entité sioniste de la face du Moyen-Orient, » a déclaré le chef de la milice, Akram al-Kaabi. 
    Quelques jours avant la déclaration de Donald Trump, le directeur de la CIA Mike Pompeo avait émis un avertissement aux dirigeants iraniens, et en particulier au commandant de la division « Al-Qods » , l'unité d'élite du Corps des gardiens de la révolution islamique (DGRI), le général Qassem Soleimani. 
    « Nous lui avons dit que nous considérerons l'Iran responsable des attentats contre des intérêts américains en Irak par les forces iraniennes et pro-iraniennes. Nous voulons que tout soit clair. »,  a dit le chef de la CIA. 
    Emirats Arabes Unis 
    Les Emirats arabes unis ont également exprimé leur désaccord par la voix de leur ministère des Affaires étrangères.
    "Le ministère a exprimé sa vive préoccupation concernant les répercussions de cette décision sur la stabilité de la région car elle attise l'émotion des peuples arabes et musulmans compte tenu du statut de Jérusalem dans l'esprit des Arabes et des musulmans", ajoute le communiqué.
    Algérie
    L'Algérie a condamné "avec force" la reconnaissance officielle de Jérusalem comme capitale d'Israël par le président Donald Trump mercredi, selon l'agence d'Etat algérienne APS, citant un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères.
    Cette "grave décision (...) constitue une violation flagrante des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité (de l'ONU) et de la légalité internationale", indique le ministère des Affaires étrangères.
    "C'est avec une très grande préoccupation que l'Algérie a pris connaissance de la décision de l'administration américaine de reconnaître El-Qods Echarif (Jérusalem la bénie) comme capitale d'Israël", poursuit-il dans son communiqué.
     
    peureux 
    Les pays qui réprouvent par crainte des conséquences sécuritaires ou commerciales   
    La décision de Donald Trump s'est attirée la réprobation, voire la condamnation, d'un grand nombre de pays, dont de nombreux membres de l'Union européenne. Les raisons invoquées sont les plus diverses mais la plupart de ces pays sont apeurés par les risques de déflagration au sein de la communauté musulmane, très importante dans chacun d'eux et aussi par crainte des conséquences sur le plan des relations commerciales avec les riches pays pétroliers.  
    Sur le plan diplomatique, les chancelleries vont devoir faire preuve de prouesses diplomatiques pour se sortir du bras de fer qui va désormais se jouer entre Israël qui choisira ses amis selon qu'ils déplacent leur ambassade ou non et les pays musulmans qui feront exactement de même mais dans l'autre sens. 
    Huit pays demandent une réunion d'urgence du Conseil de sécurité
    Huit pays, dont quatre européens, deux sud-américains et deux africains, ont demandé mercredi 6 décembre une réunion d'urgence du Conseil de sécurité après la décision de Donald Trump de reconnaître unilatéralement Jérusalem comme capitale d'Israël, selon des diplomates.
    "Les missions de Bolivie, d'Egypte, de France, d'Italie, du Sénégal, de Suède, du Royaume-Uni et d'Uruguay demandent à la présidence" japonaise du Conseil de sécurité "d'organiser une réunion d'urgence du Conseil, avec un exposé du secrétaire général, avant la fin de la semaine", indique un communiqué de la mission suédoise. Le Conseil de sécurité compte 15 membres.   
     
    manifestations 
    Premières manifestations à travers le monde 
    Turquie
    Des centaines de personnes ont manifesté mercredi 6 décembre, bruyamment mais pacifiquement, devant le consulat américain à Istanbul contre la décision du président Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.
    Environ 1.500 personnes se sont rassemblées près du Bosphore, à l'extérieur de l'enceinte diplomatique américaine très protégée. La police a bouclé la zone à l'aide de barricades, a indiqué un correspondant de l'AFP.
    Le slogan "Palestine libre" a été peint au mur du consulat et des manifestants ont jeté des bouteilles en plastique vers le bâtiment. Un bout de papier avec une représentation du drapeau d'Israël a également été brûlé.
    Agitant des drapeaux palestiniens et allumant des fusées éclairantes, les manifestants ont scandé "Américains assassins, partez du Moyen-Orient", "à bas l'Amérique!" et ont exhorté le groupe palestinien Hamas à "frapper Israël".
    Un regroupement similaire a eu lieu devant l'ambassade des Etats-Unis à Ankara, la capitale turque, où les manifestants ont brandi des photos du président turc Recep Tayyip Erdogan.
    Maroc
    L'ambassade américaine à Rabat a appelé ses ressortissants au Maroc à la vigilance après la décision de Trump relative à la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël et au transfert de son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem.
    Un communiqué de l'ambassade, publié sur son site électronique, souligne que « la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d'Israël et la décision de transfert de son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem, pourrait aboutir à des protestations susceptibles de passer à la violence ».
    L'ambassade américaine a appelé ses ressortissants, dans ce contexte, à la nécessité d'être vigilants et de préserver leur sécurité en suivant les instructions des autorités locales ».
    Elle les a également appelés à éviter de se rendre aux zones où ont lieu des manifestations et de s'approcher des rassemblements de protestation.
    Liban
    Une journée de grève a été observée dans les camps palestiniens d'Aïn el-Héloué et de Miyé-Miyé, au Liban-sud en signe de protestation contre la décision du président américain Donald Trump de reconnaître la ville de Jérusalem comme capitale d'Israël, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).  Les institutions et les écoles du camp ont fermé leurs portes.
    Manifestations également en Tunisie 
    Des milliers de personnes ont manifesté jeudi 7 décembre en Tunisie contre la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, et les parlementaires ont appelé à une mobilisation nationale vendredi.
    Dans le centre de Tunis, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées, à l'appel de partis de gauche et groupes islamistes, aux cris de "Nous sommes tous Palestiniens", et "Trump soit maudit".
    Entre 100 et 200 manifestants, qui avaient tenté de se diriger vers l'ambassade américaine, en ont été empêchés par la police, selon un journaliste de l'AFP sur place. Plusieurs dizaines de minibus de police étaient déployés et toutes les routes alentours coupées.
    A Sfax (centre-est), deuxième ville de Tunisie, environ un millier de manifestants sont descendus dans la rue. "Avec notre âme, avec notre sang, nous nous sacrifions pour la Palestine", ont-ils scandé.
    Au Parlement, les députés ont voté un texte demandant aux "pouvoirs arabes et musulmans d'assumer leur responsabilité historique afin que la décision (américaine) ne soit pas mise à exécution".
    Ils ont appelé "tout le peuple à participer largement à la manifestation nationale" vendredi en Tunisie.
    La puissante centrale syndicale UGTT et le parti islamiste Ennahda, qui fait partie de la coalition gouvernementale, ont appelé à participer à cette manifestation.
    Les taxis ont prévu d'arborer un signe de solidarité tandis que le syndicat des journalistes a décidé de relancer "l'initiative de boycott des produits américains et sionistes".
    et en Jordanie 
    En Jordanie, des centaines de manifestants ont brûlé des photos du président Donald Trump et le drapeau américain près de l'ambassade des Etats-Unis à Amman. "Pas d'ambassade américaine sur le sol jordanien", ont-ils crié en scandant également "Mort à Israël". Des protestations sont également prévues vendredi dans le royaume après la prière musulmane hebdomadaire.