HEZBOLLAH

  • Syrie : Tsahal menace un officier syrien subalterne travaillant pour le Hezbollah et l'Iran

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    Un officier de l'armée syrienne, en poste sur la partie syrienne du plateau du Golan à la frontière avec Israël, coopère en fait avec le Hezbollah, a affirmé, dans la soirée du 25 novembre, lieutenant-colonel Avichay Adraee, le chef du service de presse de l'armée.

    Selon Tsahal, le commandant d'une compagnie de reconnaissance du 90e bataillon de l'armée syrienne, Naqib Bashar Al-Hussein, 30 ans, a été observé surveillant ce qui se passait sur le territoire israélien depuis une zone où, conformément à l'Accord de désengagement de 1974 , la présence de l'armée syrienne est interdite.

    L'officier syrien, a accompagné de Haj Hashim, un commandant du Hezbollah en Syrie du sud et son fils Jawad Hashim, responsable du secteur 7 de l'armée syrienne.  Il aurait également demandé la réparation des tours d'observation de la milice libanaise chiite au détriment du budget de l'armée syrienne.

    Selon Tsahal, le Hezbollah a plus d'une fois utilisé des informations sur Israël obtenues des postes d'observation dont Naqib Bashar al-Hussein est responsable.

    "Nakib Bashar et la 90e brigade dans laquelle il sert travaillent pour l'organisation terroriste Hezbollah et l'Iran", a déclaré Avichay Adraee,

    Avichay Adraee,a également rappelé que le gouvernement syrien est responsable de toutes les actions contre Israël, menées depuis le territoire de la Syrie.

    Ce n'est pas la première fois que l'armée israélienne menace le capitaine al-Hussein. En octobre, Tsahal avait largué des tracts sur Quneitra, menaçant l'officier de l'armée syrienne.

    Les menaces israéliennes contre le capitaine al-Hussein ont pour but d'intimider des officiers et des responsables dans le sud de la Syrie. 

    Le 16 octobre 2021, l'armée israélienne avait tué Medhat al-Saleh, directeur du bureau des affaires du Golan au sein du gouvernement syrien et ancien membre du parlement. L'attaque avait eu lieu à Quneitra. Al-Saleh aurait été impliqué dans des opérations de renseignement syrien à l'intérieur d'Israël.

  • Syrie : Cinq tués, dont des miliciens syriens affiliés au Hezbollah, dans des frappes israéliennes

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    Cinq personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes qui ont visé mercredi à l'aube des zones où le Hezbollah pro-iranien est implanté dans le centre de la Syrie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    Selon l'OSDH, les bombardements israéliens visaient les environs de trois villages à l'ouest de Homs, où sont basés des combattants syriens fidèles au Hezbollah. 

    L'agence officielle syrienne Sana, citant une source militaire, a affirmé que deux civils avaient été tués et sept autres personnes blessées dans ces frappes. "L'agression (israélienne) a entraîné la mort de deux civils et a blessé six soldats ainsi qu'un civil", a dit cette source militaire.  En fait, selon l'OSDH, trois militaires syriens et deux miliciens syriens affiliés au Hezbollah qui combat aux côtés du régime de Damas ont été tués.

    Les frappes ont ciblé "certaines positions dans la région centrale" du pays, a ajouté Sana sans autre précision. Selon ce média d'Etat, la défense aérienne syrienne a "repoussé l'agression et a abattu la plupart" des missiles.

    Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, Israël a mené des centaines de frappes en territoire syrien, ciblant notamment des positions des forces iraniennes et du Hezbollah libanais, grands alliés du régime de Damas. Israël confirme très rarement ses attaques en Syrie voisine, mais affirme régulièrement que l'Etat hébreu ne permettra pas à ce pays de devenir la tête de pont des forces de la République islamique d'Iran, son ennemi juré.

    Interrogé mercredi matin par l'AFP, un porte-parole militaire israélien a déclaré : "Nous ne commentons pas les informations publiées dans les médias étrangers". Mais, selon des sources israéliennes, des civils ont été tués par la chute des fragments des missiles anti-missiles syriens, et non par les missiles de l'armée de l'air israélienne.

    Le 8 novembre, deux soldats syriens avaient été blessés dans des frappes israéliennes contre des objectifs dans le centre et l'ouest de la Syrie, selon Sana. Fin octobre, cinq combattants pro-iraniens en Syrie avaient été tués lors d'une frappe israélienne contre des objectifs dans les environs de Damas, selon l'OSDH. Selon cette ONG, une nouvelle frappe aérienne israélienne dans le centre de la Syrie avait fait neuf morts parmi des combattants alliés au gouvernement syrien, le 14 octobre.

  • Syrie : Un missile israélien frappe la banlieue sud de Damas

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    Au petit matin du mercredi 17 novembre 2021, une frappe de missiles israéliens a visé la périphérie sud de la capitale syrienne, Damas.

    Une source militaire syrienne a déclaré à l'Agence de presse arabe syrienne gérée par l'État que la cible était un « bâtiment vide », affirmant qu'aucune perte n'avait été subie.

    "A environ 00h45 aujourd'hui, l'ennemi israélien a lancé une agression avec deux missiles en direction du Golan syrien occupé, visant un bâtiment vide au sud de Damas", a déclaré la source. "L'un des missiles hostiles a été abattu et aucune perte n'a été subie."

    La source anonyme n'a pas précisé si les missiles avaient été tirés depuis une base terrestre israélienne ou par des avions de chasse de l'armée de l'air israélienne, comme lors des attaques les plus récentes.

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a affirmé que l'attaque avait visé une zone où se trouvent le siège et les casernes de militants pro-iraniens et du Hezbollah. Il est à noter que nous parlons de la 25e frappe de Tsahal sur des cibles en Syrie cette année.

    Il s'agissait de la 25e frappe de Tsahal depuis le début de 2021 et la troisième attaque israélienne contre la Syrie en novembre. La première attaque , qui a eu lieu le 3 novembre, a visé un centre de soutien logistique militaire dans la banlieue sud de la capitale, Damas. La deuxième attaque , qui a eu lieu le 8 novembre, a visé un centre de soutien logistique militaire au sud de la ville côtière de Tartous, ainsi qu'une base de défense aérienne au sud de la ville de Homs.

    Les attaques israéliennes contre la Syrie sont de plus en plus fréquentes. L'ampleur des attaques est également de plus en plus grande. Tel-Aviv espère apparemment que ces attaques répétées forceront l'Iran à quitter le pays déchiré par la guerre. Néanmoins, le contraire semble se produire.

  • Liban : Des habitants du quartier chrétien d'Aïn el-Remmaneh tiennent un sit-in pour réclamer la libération de leurs proches

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    Des dizaines d'habitants du quartier chrétien d'Aïn el-Remmaneh, dans le sud de Beyrouth, ont tenu jeudi matin 4 novembre 2021 un sit-in devant le tribunal militaire afin de réclamer la libération des personnes arrêtées dans le cadre de l'enquête sur les affrontements meurtriers de Tayouné. Ces accrochages avaient éclaté le 14 octobre dernier entre des habitants de ce quartier à prédominance chrétienne, où les Forces libanaises (FL) ont une forte présence, et des partisans du tandem chiite Amal-Hezbollah. 

    Rassemblés devant le tribunal militaire, les habitants d'Aïn el-Remmaneh ont réclamé que l'enquête sur les incidents soit à nouveau reprise, déplorant le fait que les personnes arrêtées aient été interrogées par les services de renseignements de l'armée libanaise en l'absence de leurs avocats. Un des avocats des personnes mises à l'arrêt a dans ce contexte a précisé avoir demandé au juge d’instruction près le tribunal militaire, Fadi Sawan, d'"annuler les enquêtes préliminaires". 

    Le magistrat devrait poursuivre aujourd’hui les interrogatoires de 18 personnes interpelées dans le cadre des combats de Tayouné qui ont fait 7 morts et une trentaine de blessés. Ces accrochages avaient éclaté en marge d'une mobilisation du tandem chiite contre le juge Tarek Bitar, en charge de l'instruction sur l'explosion du 4 août 2020 au port de Beyrouth. 

    Les habitants d'Aïn el-Remmaneh ont par ailleurs déploré que les procédures engagées par le tribunal militaire aient essentiellement visées des partisans FL, alors que peu de personnes affiliées au tandem chiite ont été arrêtées. Parmi les 18 individus retenus, seuls trois seraient affiliés au camp du tandem chiite, tandis que 15 sont des sympathisants des Forces libanaises ou des habitants d'Aïn el-Remmaneh. "Nous réclamons la poursuite en justice de l'agresseur et non de la personne agressée", pouvait-on lire sur une pancarte brandie par une des manifestantes, qui critique d'une manière à peine voilée, le mouvement Amal et le Hezbollah.

    Les habitants de Aïn el-Remmaneh ont enfin appelé le patriarche maronite Béchara Raï et le commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, de les soutenir

  • Syrie : Nouvelle frappe israélienne contre des cibles militaires

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    Une frappe israélienne à partir du Golan a visé, mercredi 3 novembre 2021, pour la deuxième fois en quatre jours, une zone des environs de Damas abritant des dépôts d'armes et de munitions de milices pro-iraniennes, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    A Damas, l'agence officielle Sana a confirmé une attaque aux missiles de "l'ennemi israélien" à 00h56 dans la région de Zakia (à l'ouest de Damas, à environ 50 km au nord-est de la frontière israélienne)ayant fait des dégâts, mais sans en préciser les objectifs exacts. Il est également fait état d'une frappe sur le quartier général de la 4e division de l'armée syrienne.  Damas n'a pas fait état de ripostes de la défense anti-aérienne syrienne. Selon l'OSDH, la région ciblée abrite des dépôts d'armes et de munitions de milices alliées à l'Iran ainsi que des positions de l'armée syrienne.

    Ennemis jurés de l'Etat hébreu, l'Iran et le Hezbollah pro-iranien appuient militairement le régime de Bachar el-Assad.

    Samedi 31 octobre 2021, cinq combattants pro-iraniens avaient été tués par des tirs de missiles israéliens sur les environs de Damas, selon l'OSDH. 

    Depuis le déclenchement en 2011 de la guerre en Syrie, l'Etat hébreu y a mené des centaines de frappes contre des positions du pouvoir syrien et de ses alliés pro-iraniens. Israël affirme chercher à éviter que l'Iran ne parvienne à s'implanter en Syrie. L'armée israélienne a rarement reconnu publiquement ces frappes. 

  • Syrie : Neuf combattants pro-gouvernementaux tués dans trois attaques de Daech dans le centre du pays

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    Les membres de l'Etat islamique ont mené trois attaques distinctes contre les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés dans le centre de la Syrie, a rapporté le journal Asharq al-Awsat le 31 octobre, citant des sources bien informées sur le sujet.

    Selon les sources, la première attaque a visé une position du Hezbollah irakien (Kata'ib Hezbollah ou Harakat Hezbollah al-Nujaba), située entre les villes d'Uqayribat et Hamadi Elomr dans l'est de la province de Hama. Quatre combattants irakiens ont été tués au cours de l'attaque.

    Les deuxième et troisième attaques ont visé plusieurs véhicules militaires du Hezbollah libanais et de la 4 e division de l'armée arabe syrienne près de l'antique ville de Palmyre dans l'est de la province de Homs. Cinq combattants libanais et syriens ont été tués. Trois véhicules ont également été détruits ou endommagés.

    Récemment, les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés ont intensifié leurs opérations aériennes et terrestres contre les groupes de l'Etat islamique dans la région centrale.

    Selon un récent rapport de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), au moins 31 jihadistes de l'Etat islamique ont été tués et plus de 50 autres blessés dans le centre de la Syrie en octobre, et ce, uniquement par les frappes aériennes russes.

    Malgré des pertes aussi lourdes, l'Etat islamique continue d'opérer dans la région centrale, comme le prouvent les récentes attaques à Hama et Homs.

  • Liban : Sit-in d'habitants du quartier chrétien d'Aïn el-Remmané pour réclamer la libération de détenus

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    Plusieurs dizaines de personnes, se disant originaires du quartier d'Aïn el-Remmaneh,  ont manifesté lundi matin devant le tribunal militaire afin de réclamer la libération des personnes détenues dans le cadre de l'enquête sur les affrontements ayant opposé, le 14 octobre, des habitants de ce quartier à prédominance chrétienne et où les Forces libanaises (FL) ont une forte présence, à des manifestants chiites. Ces violences avaient fait sept morts. Les personnes présentes sur les lieux ont dénoncé "l'inégalité de traitement" des personnes arrêtées dans cette affaire. 

    Antoine Saad, l'avocat des détenus présent à ce sit-in, a déploré le fait que ce sont "les personnes qui ont été attaquées qui sont actuellement en prison", effectuant un parallèle avec l'"affaire de Khaldé", en référence aux échanges de tirs meurtriers qui avaient eu lieu début août entre des membres de "tribus arabes" de cette localité au sud de Beyrouth et des partisans du Hezbollah. "Le juge ne traite pas de manière égale toutes les personnes impliquées dans cette affaire", a ajouté l'avocat, dénonçant une atmosphère de "règlements de compte". "Nous ne voulons pas qu'Aïn el-Remmaneh devienne un bouc émissaire ou un second +Notre-Dame de la délivrance+", a-t-il ajouté, en référence à un attentat à la bombe en 1994 dans une église du Kesrouan, que le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, avait été accusé d'avoir commandité et pour lequel il a fait onze ans de prison, de 1994 à 2005, à l'époque de la tutelle du régime syrien au Liban. Il a toutefois assuré avoir confiance dans le premier juge d'instruction par intérim près le tribunal militaire, Fady Sawan, désormais en charge de ce dossier. 

    Le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Fady Akiki, avait clôturé le dossier la semaine dernière, sans avoir interrogé le chef des FL comme il l'avait souhaité. Au moment du transfert du dossier au juge Sawan, il lui a demandé d'entendre comme témoin M. Geagea. Ce dernier avait déclaré, après une première annonce de sa convocation, qu'il était prêt à comparaître devant la justice si le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, le faisait également. 

    Les accrochages de Tayouné s'étaient produits le 14 octobre en marge d'une mobilisation du tandem chiite Amal-Hezbollah contre le juge Tarek Bitar, en charge de l'instruction sur l'explosion du 4 août 2020 au port de Beyrouth.