Hazaras (chiites)

  • Afghanistan : Au moins 55 morts dans un attentat suicide contre une mosquée chiite de Kunduz

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    rlvrhx3c.jpegAu moins 55 personnes ont été tuées et au moins 143 autres blessées dans un attentat suicide ayant frappé, lors de la grande prière du vendredi, une mosquée chiite de Kunduz, dans le nord-est de l'Afghanistan, cinq jours après un attentat à Kaboul revendiqué par l'organisation Etat islamique. Selon d'autres sources, l'attentat aurait fait une centaine de victimes et plus de 200 blessés.
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    L'explosion dans une mosquée chiite Grand Sayedabad du quartier de Khan Abad Bandar de Kunduz a été causée par un kamikaze, a annoncé à l'AFP Matiullah Rohani, responsable régional du gouvernement taliban en charge de la Culture et de l'Information. Elle a eu lieu à 13H30 lors de la prière du vendredi.

    A l'hôpital central de Kunduz, un docteur ayant requis l'anonymat a déclaré à l'AFP que "jusqu'ici, nous avons reçu 35 corps et plus de 50 blessés".

    FBMGeI6X0AI1f5y.jpegL'Etat islamique-Khorasan revendique l'attentat
    L'Etat islamique-Khorasan a publié la photo du kamikaze qui a perpétré un attentat contre la mosquée chiite Grand Sayedabad. Selon le communiqué du groupe islamiste, le kamikaze serait un Ouighour (Chinois). Il faut rappeler que les talibans se sont engagés à expulser les islamistes ouighours à la demande de la Chine.

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    En Afghanistan, les chiites sont régulièrement la cible d'attentats, souvent menés par la branche locale du groupe État islamique (Daech). Cette explosion survient cinq jours après un attentat à la bombe contre une mosquée de Kaboul, qui avait fait au moins cinq morts et avait été revendiqué par l'EI.

    Cet attentat avait ciblé la mosquée Id Gah, où se tenait une cérémonie funéraire en hommage à la mère de Zabihullah Mujahid, le porte-parole du gouvernement taliban et figure du mouvement, décédée la semaine passée. Il avait illustré la rivalité et la haine tenace et réciproque qui opposent l'Etat islamique et les talibans, deux groupes sunnites radicaux.

    L'Etat islamique au Khorasan (EI-K) a revendiqué certaines des attaques les plus meurtrières commises ces dernières années en Afghanistan et au Pakistan. Notamment des attentats suicide dans des mosquées, des hôpitaux et dans d'autres lieux publics.

    Le groupe a, en particulier, ciblé des musulmans qu'il considère comme hérétiques, notamment les chiites de la minorité hazara. En août 2019, il a ainsi revendiqué un attentat contre des chiites à un mariage à Kaboul, où 91 personnes avaient été tuées. Il a aussi été fortement soupçonné d'avoir été derrière une attaque en mai 2020 contre une maternité d'un quartier majoritairement chiite de la capitale qui a coûté la vie à 25 personnes, dont 16 mères et des nouveaux-nés.

    La prise de contrôle du pays par les talibans à la mi-août n'a pas mis fin à la menace terroriste, comme l'avait déjà montré l'attentat commis le 26 août aux abords de l'aéroport de Kaboul, qui avait fait plus d'une centaine de morts, dont 13 soldats américains, et a été revendiqué par l'EI-K.

    Des morts et des blessés dans une explosion dans une école religieuse (madrasa)
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    Par ailleurs, on a appris qu'une explosion dans une école religieuse dans la province de Khost, dans l'est de l'Afghanistan, avait fait 7 morts et plus de 15 blessés selon un dernier bilan.

    Selon le ministère de l'Intérieur du gouvernement intérimaire afghan, une grenade à main a explosé mercredi 6 octobre 2021 dans le bâtiment de l'école.
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    la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan a exprimé sa préoccupation face à cette série d'attentats, notant que l'attaque de Kunduz est la troisième attaque meurtrière contre une institution religieuse en Afghanistan depuis le début de la semaine, après un incident devant une mosquée à Kaboul lundi dernier, revendiquée par l'Etat islamique, et une attaque contre une madrasa dans la province de Khost mercredi. 

  • Afghanistan : 13 Hazaras (chiites) tués par des talibans dans la province de Daykundi

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    Les talibans ont tué arbitrairement 13 Hazaras, dont une jeune fille de 17 ans, dans la province afghane de Daykundi après la reddition de membres des forces de sécurité de l'ancien gouvernement, a révélé une nouvelle enquête d'Amnesty International.

    Les meurtres ont eu lieu dans le village de Kahor du district de Khidir le 30 août. Onze des victimes étaient d'anciens membres des Forces de sécurité de la défense nationale afghane (ANDSF) et deux étaient des civils.

    Selon des témoins oculaires recueillis par Amnesty International, les talibans ont exécuté de manière extrajudiciaire neuf des membres de l'ANDSF après leur reddition, des meurtres qui semblent être des crimes de guerre. Deux civils ont été tués alors qu'ils tentaient de s'enfuir, dont une jeune fille de 17 ans abattue lorsque les talibans ont ouvert le feu sur une foule.

    Amnesty International a vérifié des photographies et des preuves vidéo prises à la suite des meurtres et a identifié l'emplacement du village de Kahor, où ils se sont produits.

    « Ces exécutions de sang-froid sont une preuve supplémentaire que les talibans commettent les mêmes exactions horribles pour lesquelles ils étaient connus sous leur précédent régime en Afghanistan, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d'Amnesty International.

    « Ils violent à plusieurs reprises les droits de ceux qu'ils perçoivent comme leurs adversaires, tuant même ceux qui se sont déjà rendus. Les talibans disent qu'ils ne visent pas d'anciens employés du gouvernement précédent, mais ces meurtres contredisent ces affirmations.

    « Les talibans doivent cesser immédiatement ces actes cruels de vengeance et veiller à ce que les employés de l'ancien gouvernement et leurs familles puissent vivre en sécurité en Afghanistan. Le nouveau gouvernement doit indiquer clairement que de telles violations graves ne seront pas tolérées et que les responsables seront poursuivis. »

    Vérifier les violations des droits humains commises par les talibans depuis qu'ils ont pris le contrôle de l'Afghanistan en août 2021 s'est avéré difficile, car le groupe a coupé le service de téléphonie mobile dans de nombreuses régions. Peu de temps après la chute de Kaboul, Amnesty International a documenté comment des combattants talibans ont massacré neuf hommes de l'ethnie hazara après avoir pris le contrôle de la province de Ghazni.

    Meurtres dans le village de Kahor
    Les talibans ont pris le contrôle de la province de Daykundi le 14 août. On estime que 34 anciens membres de l'ANDSF ont d'abord cherché la sécurité dans le district de Khidir et avaient avec eux du matériel militaire et des armes du gouvernement. Ils ont ensuite accepté de se rendre aux talibans alors que le groupe établissait son autorité sur de vastes étendues de la région.

    Mohammad Azim Sedaqat, qui dirigeait la reddition, s'est arrangé pour mettre hors service les armes du groupe en présence des talibans. Le 29 août, les hommes ont négocié pour se rendre entièrement aux talibans.

    Le 30 août, environ 300 combattants talibans sont arrivés en convoi près du village de Dahani Qul, où se trouvaient les membres de l'ANDSF, certains avec des membres de leur famille. Alors que les membres de l'ANDSF tentaient de quitter la zone avec leurs familles, un véhicule est resté bloqué près du village de Kahor.

    Lorsque les combattants talibans les ont rattrapés, ils ont ouvert le feu sur la foule et tué la jeune fille de 17 ans, appelée Masuma. L'un des membres de l'ANDSF a alors riposté, tuant un combattant taliban et en blessant un autre.

    Les talibans ont continué à tirer alors que les familles s'enfuyaient, tuant deux membres de l'ANDSF pris entre deux feux alors qu'ils fuyaient les lieux. Après la reddition de neuf autres membres de l'ANDSF, les talibans les ont rapidement emmenés dans un bassin fluvial voisin et les ont exécutés.
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    Des vidéos et des photographies examinées par Amnesty International montrent les cadavres de 11 hommes alignés, dont beaucoup montrent des blessures par balle à la tête. Une vidéo montre un corps transporté sur une pente, qui se trouverait probablement dans le bassin fluvial près de Kahor. Amnesty International n'a pas été en mesure de géolocaliser cette vidéo de manière indépendante, mais son contenu est cohérent avec le témoignage d'un témoin oculaire décrivant l'emplacement comme étant proche de Kahor.

    Le 31 août, le lendemain des tueries, les villageois ont emmené les corps à Dahani Qul, où ils ont ensuite été emmenés dans les parcelles familiales pour être enterrés. Amnesty International a examiné et vérifié les informations confirmant l'emplacement de deux des tombes et l'identité des personnes qui y sont enterrées.

    Les talibans ont alors dit aux membres de la famille restants que toute personne ayant fui devrait revenir et se rendre dans les trois jours. Des personnes interrogées ont déclaré à Amnesty International qu'un haut responsable taliban avait mis en garde : « J'ai tué des gens au cours des 20 dernières années. Tuer est facile pour moi. Je peux tuer à nouveau.

    Le 1er septembre, Sadiqullah Abed, le chef de la police nommé par les talibans pour la province de Daykundi, a nié que des meurtres aient eu lieu et s'est contenté de confirmer qu'un membre des talibans avait été blessé lors d'une attaque à Daykundi.

    Nombreuses exactions
    Les talibans ont pris le pouvoir en Afghanistan après la chute du gouvernement à la mi-août 2021. Amnesty International a appelé à la protection de milliers d'Afghans gravement menacés de représailles par les talibans, des universitaires et journalistes aux militantes de la société civile et aux femmes défenseures des droits humains.

    Dans un récent briefing sur la chute de l'Afghanistan aux mains des talibans, Amnesty International a détaillé une litanie d'atteintes aux droits humains commises par les talibans, notamment des assassinats ciblés de civils et de soldats rendus, et le blocage des fournitures humanitaires, qui constituent des crimes au regard du droit international. .

  • Afghanistan : Dernières informations (mises à jour au fur et à mesure)

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    Zabiullah Mujahid.jpegZabihullah Mujahid : La défaite américaine en Afghanistan est une grande leçon pour les autres envahisseurs
    Le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid (photo ci-contre), a considéré le départ du dernier soldat américain d'Afghanistan après 20 ans de guerre comme une victoire pour tous les Afghans.
    Mujahid a souligné la volonté du mouvement de maintenir de "bonnes relations diplomatiques" avec les États-Unis.
    "Nous félicitons l'Afghanistan (...) C'est une victoire pour nous tous", a déclaré Zabihullah Mujahid sur la piste de l'aéroport de Kaboul dans la capitale afghane. "Nous voulons de bonnes relations avec les Etats-Unis et le monde", a-t-il ajouté.
    Mujahid a affirmé que la défaite des États-Unis constituait « une grande leçon pour les autres envahisseurs et pour notre future génération ».
    "C'est aussi une leçon pour le monde", a déclaré le porte-parole.
    Les talibans ont célébré le départ des dernières troupes américaines de Kaboul, mettant fin aux évacuations dirigées par les États-Unis à l'aéroport et à la guerre menée par les États-Unis en Afghanistan il y a 20 ans.

    Les talibans exécutent 14 personnes dans la province de Daikundi
    Ces trois hommes Hazara faisaient partie des 14 personnes abattues aujourd'hui par les talibans dans la province de Daikundi

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    Les Afghans fuient vers l'Iran
    Un clip vidéo sur les réseaux sociaux montre des centaines de réfugiés afghans tentant d'entrer en Iran à travers des zones accidentées. Ces Afghans ne croient pas au nouveau visage que tentent d'imposer le porte-parole des talibans.
    Les agences iraniennes ont signalé que 1 000 réfugiés afghans sont entrés en Iran par le point de passage d'Herat, et 2 000 autres ont soumis des demandes d'entrée.

    Ahmad Massoud pose ses conditions pour déposer les armes
    Ahmad Massoud s'est déclaré prêt à déposer les armes et à se retirer de la politique si les talibans établissent un gouvernement qui garantit la liberté et l'égalité entre les citoyens, partagent le pouvoir avec tous, établissent la justice et accordant l'égalité et la liberté à tous en Afghanistan. 
    Dans une déclaration à Foreign Policy, Massoud a qualifié "toutes les autres options d'inacceptables pour les représentants de la résistance".

    Le Front National de Résistance (Panjshir) affirme avoir repoussé des attaques des talibans
    La front National de Résistance (FNR) contre les talibans affirme avoir repoussé des attaques lancées par les talibans lundi soir.
    Fahim Dashti, qui s'est identifié comme membre du Second Front de Résistance, a déclaré aux médias que huit combattants talibans avaient été tués.

  • Afghanistan : Derniers développements sécuritaires

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    Les talibans accusés de s'en prendre aux Afghans ayant aidé les forces étrangères
    La crainte grandit vendredi que les promesses des talibans de se montrer cléments et tolérants ne soient sans lendemain, après la publication d'un document confidentiel de l'ONU démontrant qu'ils ont intensifié leur traque des Afghans ayant travaillé avec les forces étrangères.

    Le groupe d'experts d'évaluation des risques pour les Nations unies qui a rédigé le rapport affirme que les talibans possèdent des "listes prioritaires" de personnes qu'ils souhaitent arrêter. Les plus à risque sont ceux qui occupaient des postes à responsabilité au sein des forces armées afghanes, de la police et des unités de renseignement, selon le document.

    Depuis qu'ils ont pris le pouvoir dimanche, après une campagne militaire fulgurante, les talibans ont tenté de convaincre le monde et les Afghans qu'ils ne chercheraient pas à se venger de leurs anciens ennemis. Ils ont promis qu'il y aurait de "nombreuses différences" dans leur manière de gouverner par rapport à leur précédent règne, entre 1996 et 2001, quand ils avaient imposé une version ultra-rigoriste de la loi islamique qui empêchait les femmes de travailler ou étudier et punissait de terribles châtiments les voleurs et les meurtriers. Mais le rapport de l'ONU montre qu'ils effectuent des "visites ciblées porte-à-porte" chez les individus qu'ils veulent arrêter ainsi que chez les membres de leur famille. Ils filtrent aussi les personnes souhaitant accéder à l'aéroport de Kaboul et ont mis en place des points de contrôle dans les plus grandes villes.

    "Nous nous attendons à ce que les individus ayant travaillé pour les forces américaines et de l'Otan et leurs alliés, ainsi que les membres de leurs familles, soient menacés de tortures et d'exécutions", a déclaré à l'AFP Christian Nellemann, le directeur de ce groupe d'experts, le Centre norvégien d'analyses globales.

    "Ils pourchassent activement pour se venger, particulièrement les officiers de sécurité et du renseignement national, c'est ce que j'entends dire", a affirmé l'ex-ministre afghan de l'Intérieur Masoud Andarabi à la radio britannique Times.

    "Ils ont étendu et accentué leurs recherches ces dernières 24 heures", a ajouté M. Andarabi, qui s'exprimait d'un lieu non spécifié. Il a expliqué que son propre domicile avait été fouillé trois fois ces quatre derniers jours.

    Les talibans n'ont cessé de répéter que leurs hommes n'étaient pas autorisés à entrer dans les maisons des gens sans en avoir reçu l'ordre. Un de leurs hauts responsables, Nazar Mohammad Mutmaeen, a assuré que ces consignes restaient d'actualité. "Certaines personnes le font encore, peut-être par ignorance (...) Nous avons honte", a-t-il écrit sur Twitter. Les talibans ont dit vouloir établir de "bonnes relations diplomatiques" avec tous les pays, mais prévenu qu'ils ne feraient aucun compromis sur leurs principes religieux. La Chine, la Russie, la Turquie et l'Iran ont émis des signaux d'ouverture, les pays occidentaux jugeront quant à eux "sur les actes".

    Un proche d'un journaliste de Deutsche Welle tué par les talibans
    Des talibans à la recherche d'un journaliste travaillant pour Deutsche Welle (DW) ont tué par balle un membre de sa famille et en ont blessé gravement un autre en Afghanistan, a indiqué vendredi matin cette radio allemande sur son site internet.

    L'identité du journaliste visé, qui est désormais installé en Allemagne, n'a pas été précisée. Plusieurs autres membres de sa famille ont été en mesure de prendre la fuite in extremis tandis que les talibans faisaient du porte-à-porte pour lui mettre la main dessus.

    "L'assassinat d'un proche de l'un de nos éditeurs par les talibans hier (jeudi) est incroyablement tragique et illustre le vif danger dans lequel tous nos employés et leurs familles en Afghanistan se trouvent", a commenté Peter Limbourg, directeur général de DW, dans un communiqué. "Il est évident que les talibans effectuent d'ores et déjà des opérations organisées à la recherche de journalistes, à la fois à Kaboul et dans les provinces", a-t-il ajouté. "Le temps nous est compté!"

    Selon le site de DW, les talibans ont mené des raids dans les domiciles d'au moins trois de ses journalistes. Il souligne également que Nematullah Hemat, de la chaîne privée de télévision Ghargasht TV, aurait été enlevé par les talibans et, faisant référence à des sources gouvernementales, que le patron de la station de radio Paktia Ghag avait été abattu.

    Amnesty International accuse les talibans de crimes ethniques
    Amnesty International a accusé des militants talibans afghans d'avoir commis des crimes ethniques après avoir tué neuf hommes Hazaras lors de la prise de contrôle de la province de Ghazni, le mois dernier.

    L'organisation a appelé à une enquête internationale sur ces crimes.

    Des témoins oculaires ont fait des récits horribles des meurtres qui ont eu lieu entre le 4 et le 6 juillet dans le village de Mandracht dans le district de Malistan, où des militants talibans ont abattu six des hommes et torturé trois à mort, dont un homme qui a été étranglé avec son écharpe après avoir eu le bras coupé.

    Elle a souligné que « ces meurtres brutaux représentent probablement une petite partie du nombre total de morts causées par les talibans jusqu'à présent, car le mouvement a coupé le service de téléphonie mobile dans de nombreuses zones qu'ils ont récemment capturées et contrôle les images et les vidéos qui sont ensuite mises en ligne à partir de ces zones.

    L'organisation a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à "adopter une résolution d'urgence exigeant que les talibans respectent le droit international des droits humains et assurent la sécurité de tous les Afghans, quelles que soient leur origine ethnique ou leurs croyances religieuses".

    « Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU doit lancer une enquête pour documenter, collecter et conserver les preuves des crimes et des violations des droits humains en cours en Afghanistan », a-t-elle déclaré, notant que « cela est essentiel pour lutter contre l'impunité qui continue d'alimenter les crimes graves dans le pays. ." 

    De nombreux afghans coincés à l'aéroport
    Depuis que les talibans ont pris le contrôle de la capitale afghane dimanche 15 août, plus de 18 000 personnes ont été évacuées de l'aéroport de Kaboul. Le ministre turc de la Défense a précisé, mercredi 18 août, qu'au cours des dernières 48 heures (mercredi 18 et jeudi 19 août), plus de 62 vols avaient été opérés depuis l'aéroport international Hamid Karzai de Kaboul.

    Malgré ce nombre, ils sont encore très nombreux coincés entre les postes de contrôle talibans et les barbelés posés par l'armée américaine, dans l'attente désespérée d'un vol. De nombreux Afghans se trouvent aussi près des ambassades dans l'espoir d'être évacués, mais ils ne peuvent y entrer.

    Le G7 et plusieurs agences de l'ONU ont appelé les talibans à laisser passer en toute sécurité les Afghans et les étrangers voulant partir. Le département d'État américain a relayé le même message, mais le Pentagone a laissé entendre que la situation s'améliorait. Les États-Unis ont déployé 6.000 militaires pour sécuriser l'aéroport de la capitale afghane et exfiltrer quelque 30.000 Américains et Afghans. Ils ont évacué plus de 7.000 personnes depuis samedi, selon le Pentagone. De nombreux autres pays, dont beaucoup d'européens (Espagne, France, Royaume-Uni...), procèdent aussi à des évacuations.

    De leur côté, les talibans ont assuré de tout faire pour faciliter un passage sûr vers l'aéroport, non seulement pour les étrangers, mais aussi pour les Afghans.

    "Nous facilitons le passage sûr non seulement des étrangers, mais aussi des Afghans, a affirmé un responsable taliban. Nous évitons toute forme d'affrontements verbaux violents et de violence à l'aéroport entre Afghans, étrangers et membres des talibans".

    Vidéo prise à la porte nord de l'aéroport de Kaboul, à hkia. La foule essaye d'entrer dans l'enceinte de l'aéroport.

    La résistance aux talibans s'organise mais rien n'est encore joué
    Quelques signes isolés de résistance aux talibans ont commencé à émerger. A Asadabad (est) et dans plusieurs endroits de la capitale, des manifestants ont défilé jeudi dans les rues en brandissant le drapeau national, plutôt que le drapeau blanc des islamistes, le jour du 102e anniversaire de l'indépendance. "Ma demande à la communauté internationale (...), c'est qu'elle tourne son attention vers l'Afghanistan et ne permette pas que ce qui a été accompli ces 20 dernières années l'ait été en vain", a déclaré un manifestant.

    Ahmad Massoud, dont le père, le commandant Ahmed Shah Massoud - assassiné le 9 septembre 2001 par el-Qaëda -, était le plus célèbre adversaire des talibans et des Soviétiques, a appelé avec l'ancien vice-président Amrullah Saleh à la résistance, de la vallée du Panchir au nord-est de Kaboul, la dernière région à ne pas être contrôlée par les talibans.

    Malgré la montée en puissance de l'opposition armée aux talibans dans la province de Panjshir, il n'est pas encore certain qu'on se dirige vers une résistance armée.

    Anas Haqqani a rencontré des érudits religieux du Panjshir et des responsables militaires à Kaboul. Il leur a demandé de livrer pacifiquement le Panjshir aux talibans. Anas Haqqani est le frère cadet de Sirajuddin Haqqani, le chef du réseau éponyme, qualifié de terroriste par Washington, qui a aussi le statut de numéro deux au sein des talibans. L'information a été donnée par le parti Hizb-i-islami, le parti dirigé par Gulbuddin Hekmatyar.

    L'information a été indirectement confirmée lors d'une intéressante Interview de l'oncle de Ahmad Massoud aux médias pakistanais. L'oncle de Ahmad Massoud est actuellement au Pakistan. Il a pris bien soin, au cours de l'interview, de se dissocier d'Amrullah Saleh, l'ancien vice-président afghan qui s'et déclaré "président" depuis le départ d'Ashraf Ghani. Amrullah Saleh a rejoint Ahmad Massoud pour continuer la lutte contre les talibans. Mais, a déclaré l'oncle de Massoud, "Nous attendons de voir ce qui sortira des conversations de Kaboul et si cela nous convient." Vidéo de l'interview.

    Insécurité alimentaire
    L'économie afghane, sinistrée, dépend pour beaucoup de l'aide internationale et les talibans sont contraints d'en tenir compte. "Une personne sur trois" est ainsi en situation d'insécurité alimentaire dans le pays, confronté à un second épisode de sécheresse sévère en trois ans, selon le Programme alimentaire mondial (PAM). "La situation est désastreuse. Les dernières analyses indiquent que 14 millions de personnes sont déjà confrontées à un risque de faim sévère ou aigüe, c'est une personne sur trois. Et deux millions d'enfants sont confrontés à un risque de malnutrition", s'est alarmée Mary-Ellen McGroarty, la représentante du PAM en Afghanistan, dans un entretien téléphonique, de Kaboul, avec l'AFP vendredi.

    "La démocratie a échoué en Afghanistan. Il faudra attendre de voir si (les talibans) peuvent nourrir les gens et leur amener le calme et la paix. S'ils le font, les gens commenceront à les aimer, sinon ils échoueront eux aussi", a estimé Reza, un habitant de la capitale afghane. Les talibans avaient demandé aux imams de prêcher l'unité et d'appeler les personnes éduquées à ne pas quitter l'Afghanistan dans leur sermon à la prière du vendredi, la première depuis que les islamistes ont accédé au pouvoir. "Ceux dont la foi est faible courent après ou s'accrochent aux avions américains. Ce ne sont pas de bonnes personnes, elles devraient rester et bâtir leur pays", a déclaré un imam dans une mosquée du centre de Kaboul.

  • Afghanistan : Derniers développements sécuritaires (mis à jour au fur et à mesure des évènements)

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    forward_2.gifA part la zone de l'aéroport de Kaboul, il est très difficile de savoir avec certitude ce qui se passe dans le reste de la capitale, et à fortiori, dans le reste du pays. De nombreuses informations sont fausses, que ce soit volontairement ou involontairement ou n'émanent pas de sources sûres. Les forces hostiles aux talibans à travers le monde ont bien l'intention de ternir l'image du mouvement islamiste afghan. Les talibans, de leur côté, ont tendance à se présenter plus respectables et soucieux des droits de l'homme qu'ils ne le sont.
    Nous ne donnerons que les informations pour lesquelles nous avons un degré de confiance suffisant.

    Le fils du commandant Massoud réclame des armes à Washington
    Ahmad Massoud.jpegLe drapeau de l"Alliance du Nord" (photo ci-dessus) du commandant Massoud flotte à nouveau dans la vallée du Panjshir.
    Ahmad Massoud (photo ci-contre), fils du commandant Ahmed Shah Massoud assassiné en 2001 par el-Qaëda, réclame un soutien américain en armes et munitions pour sa milice en Afghanistan afin de résister aux talibans qui ont repris le pouvoir à Kaboul, dans une tribune publiée mercredi par le quotidien Washington Post. "L'Amérique peut encore être un grand arsenal pour la démocratie" en soutenant ses combattants moujahidines "qui sont à nouveau prêts à affronter les talibans", assure-t-il.

    Son père était un héros de la résistance antisoviétique qui lutta ensuite contre les talibans. Il a été élevé en 2019 au rang de héros national en Afghanistan par décret présidentiel, même si les troupes du "Lion du Panjshir" ont aussi laissé des souvenirs mitigés aux habitants de Kaboul, piégés au début des années 1990 dans les combats entre moudjahidines rivaux.

    Ahmad Massoud, qui dirige une formation politique baptisée "Front pour la résistance", avait déjà publié lundi une tribune dans la revue française La Règle du jeu fondée par l'écrivain Bernard-Henri Lévy, affirmant vouloir faire "sien" le combat de son père et appelant les Afghans à le rejoindre "dans notre bastion du Panjshir, qui est la dernière région libre de notre pays à l'agonie". Dans sa tribune publiée par le Washington Post, il assure avoir été rejoint dans le Panjshir par des soldats de l'armée afghane "dégoûtés de la reddition de leurs commandants" ainsi que par d'anciens membres des forces spéciales afghanes.
    Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent l'ancien vice-président Amrullah Saleh et Ahmad Massoud ensemble dans la vallée du Panjshir, semblant poser la première pierre de ce qui serait une rébellion contre le nouveau régime en place.

    Cette vallée, difficile d'accès, n'est jamais tombée aux mains des talibans pendant la guerre civile des années 1990, ni une décennie plus tôt durant l'occupation du pays par les Soviétiques. 
    "Mais nous avons besoin de plus d'armes, plus de munitions, plus d'équipements", insiste Ahmad Massoud, assurant que les talibans constituent une menace également à l'extérieur du pays. "Sous le contrôle des talibans, l'Afghanistan deviendra sans nul doute une base du terrorisme radical islamiste; des complots contre les démocraties seront à nouveau ourdis ici".

    Depuis leur retour au pouvoir dimanche, vingt ans après en avoir été chassés en 2001 par une coalition internationale menée par les Etats-Unis suite aux attentats du 11 septembre, les talibans ont fait étalage de stocks d'armements et d'équipements saisis auprès des forces afghanes, la plupart fournis par les Etats-Unis. Ahmad Massoud estime que durant ces vingt années, Américains et Afghans ont partagé "des idéaux et des combats". Il demande à Washington de continuer à soutenir "la cause de la liberté" et de ne pas abandonner l'Afghanistan aux talibans. "Vous êtes notre dernier espoir", assure-t-il.

    Des soldats de l'ancienne armée afghane auraient rejoint le Panjshir 
    Des soldats afghans, qui avaient réussi à se cacher des troupes talibanes, arriveraient au Panjshir à l'appel d'Ahmad Massoud.
    Selon les informations, des soldats de l'armée afghane, des unités des forces spéciales et des combattants armés fidèles au maréchal Abdul Rashid Dostum, au nombre d'environ 10.000, ont gagné la province du Panjshir pour rejoindre la résistance.

    Des morts suite à des tirs de talibans et une bousculade à Assadabad
    Plusieurs personnes ont été tuées jeudi 19 août à Assadabad, dans le Nord-Est de l'Afghanistan, lorsque des talibans ont tiré sur des manifestants brandissant le drapeau national lors d'un rassemblement à l'occasion de la fête nationale célébrant l'indépendance du pays, a déclaré un témoin sur place.

    Selon ce témoin, Mohammed Salim, habitant d'Assadabad, capitale de la province de Kunar frontalière du Pakistan, il n'était pas clair dans l'immédiat si les victimes étaient tombées sous les tirs ou lors de la bousculade qu'ils ont déclenchée.

    Des informations sur des manifestations similaires dans d'autres villes du pays nous sont parvenues mais nous n'avons pu encore certifier leur authenticité.

    Arrestation de Salima Mazari, l'une des 3 femmes gouverneurs de district
    Les talibans ont placé en détention Salima Mazari, l'une des trois femmes gouverneurs de district en Afghanistan. Mazari, qui appartient à la communauté hazara de confession chiite, était connue pour avoir parlé contre les talibans et rallié les habitants pour les combattre. Vidéo.

    Les combattantes kurdes de Syrie soutiennent leurs soeurs d'Afghanistan
    Les femmes des Unités de protection du peuple kurde - section féminine (YPJ ) ont lancé un message de solidarité à la résistance des femmes d'Afghanistan : « Les femmes afghanes organisées peuvent jouer un rôle de premier plan dans la lutte pour la liberté. Les femmes afghanes doivent être déterminées à faire partie de l'avenir du pays » (ANHA)
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  • Afghanistan : Une nouvelle milice pro-iranienne en Afghanistan

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    La presse iranienne a annoncé la formation d'une milice, appelée « Hashd Al-Shi'i », qui en arabe signifie « mobilisation chiite », en soutien au gouvernement afghan contre les talibans. 

    La nouvelle a commencé à se répandre à partir du 19 juillet, lorsque le journal iranien "République islamique" a révélé que le groupe avait annoncé sa présence en Afghanistan. L'article en question portait les mots de Saeed Hassan Al-Haidari, le commandant du groupe, qui a déclaré : « Je commanderai des groupes populaires qui combattront aux côtés des forces gouvernementales pour défendre notre patrie de la même manière que j'ai défendu le sanctuaire de mon ancêtre Imam Ali », en référence au premier des 12 imams chiites. Le même journal a rapporté que certains des membres du nouveau groupe sont d'anciens membres de la brigade Fatemiyoun. Cette organisation est principalement composée de citoyens afghans qui ont été recrutés par la force spéciale al-Qods du Corps des gardiens de la révolution Islamique d'Iran. La milice était à la pointe des opérations militaires de Téhéran en Syrie, en soutien au président Bachar al-Assad. 

    Déjà le 21 décembre 2020, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, était apparu à la télévision afghane suggérant que le gouvernement de Kaboul pourrait utiliser la brigade Fatemiyoun pour "combattre le terrorisme et protéger la sécurité de l'Afghanistan". Zarif a ensuite ajouté que la milice était en Syrie "volontairement" et que celle-ci comptait un peu moins de 5 000 combattants. Seuls 2 000 d'entre eux se trouvaient encore en Syrie. Certains politiciens afghans et représentants de la société civile ont  réagi avec scepticisme et indignation  à la proposition iranienne de rapatrier les combattants afghans. D'après  certains témoignages, nombre de ces militants ne sont rien de plus que des réfugiés afghans en Iran qui ont été contraints de rejoindre la milice iranienne. C'est aussi la reconstruction du  département du Trésor américain , qui a placé la Brigade sur la liste noire des sanctions américaines le 24 janvier 2019. Cependant, l'Iran soutient qu'il s'agit de volontaires qui sont régulièrement payés pour leurs services. 

    Face à la formation d'une nouvelle milice iranienne opérant sur le sol afghan, certains représentants de Kaboul ont prévenu l'Iran des risques à cet égard. Qasem Vafaizadah, chef du ministère afghan de l'Information et de la Culture, a déclaré : "Avec ce genre de complot, l'Iran complique la guerre en Afghanistan en provoquant la population et en créant des menaces pour la sécurité, mais cet incendie les brûlera aussi". Par ailleurs, Vafaizadah a souligné qu'il n'y a pas de place dans le pays "pour ces groupes de mercenaires qui agissent comme des marionnettes de puissances étrangères".L'Iran entretient de bonnes relations avec le gouvernement de Kaboul, malgré le fait qu'il soit le principal allié des États-Unis dans la région. Même en temps de crise économique, l'Iran a officiellement subventionné l'Afghanistan. Cependant, Téhéran a été accusé d'avoir maintenu des contacts avec certaines cellules du soulèvement taliban, malgré le fait qu'elles étaient responsables de graves discriminations et violences contre la minorité chiite afghane, les Hazaras. 

    Parallèlement, le 26 juillet, Mohammad Ebrahim Taherian, le représentant spécial du ministère iranien des Affaires étrangères pour l'Afghanistan a rencontré le ministre afghan des Affaires étrangères, Mohammad Hanif Atmar, à Kaboul et a réitéré le soutien de son pays. Selon des sources iraniennes, Atmar aurait apprécié "les positions raisonnables de l'Iran" en soutenant les efforts de paix visant à mettre fin à la violence continue et aux violations des droits humains perpétrées par les talibans. Le représentant de Kaboul a également déclaré que cette escalade conduirait à une propagation de l'extrémisme et à un renforcement des groupes terroristes internationaux, tels que l'État islamique. Dans ce contexte, selon Atmar, la coopération politique, économique, culturelle et commerciale entre Kaboul et Téhéran représenterait un besoin urgent, soulignant la nécessité pour l'Iran d'agir en tant que médiateur pour la paix afghane. 

    Le 22 juin, Deborah Lyons, la représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU pour l'Afghanistan, a averti que les talibans ont pris le contrôle de plus de 50 des 370 districts afghans depuis mai, notant que les zones conquises entourent les capitales provinciales. La crainte est que les talibans préparent le terrain pour lancer les derniers assauts une fois que les forces étrangères se seront complètement retirées. Le 24 juillet, le gouvernement afghan a imposé un couvre-feu d'un mois dans la majeure partie du pays pour tenter d'empêcher les talibans d'envahir les villes. Tous les déplacements sont interdits, de 22 heures à 4 heures du matin, sur tout le territoire national, à l'exception de la capitale Kaboul et de deux autres provinces, celles du Panjshir et de Nangarhar. 

    Alors que le pays est en proie à la violence dans la province d'Herat, à la frontière avec l'Iran,  le gouvernement afghan a eu la satisfaction de voir que les forces armées avaient pu résister aux talibans. 

    Dans la soirée du 28 juillet, une attaque des talibans contre la ville d'Herat et le district de Karukh a été repoussée avec succès, éliminant au moins 40 talibans, selon les autorités afghanes locales. De leur côté, les talibans n'ont pas confirmé ces pertes et la situation dans la zone reste instable, avec des informations faisant état de nouveaux combats dans d'autres zones. "Nous avons des chars et du matériel militaire et nous nous battrons avec acharnement contre les talibans", a déclaré Akram Khan, un commandant à Herat. « Nous défendons notre sol. Nous n'avançons pas pour le moment pour éviter des pertes civiles », a ajouté Abdul Rahim, un membre du commando. Mohammad Ismail Khan, un ancien chef moudjahidine qui dirige également les forces d'insurrection publiques, composées de citoyens armés qui soutiennent l'armée contre les talibans.
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  • Afghanistan : Derniers incidents sécuritaires

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    Rayhana (15 ans).jpegKaboul : Explosion devant une école dans un quartier chiite - au moins 58 morts et 150 blessés
    Une explosion devant l'école de filles Sayyid al-Shuhada, samedi 8 mai 2021 à Kamel, 13 ans.jpegKaboul, a fait moins 58 morts et 150 blessés, a annoncé le ministère afghan de l'Intérieur. De nombreux blessés sont dans un état critique. La plupart des victimes sont des écolières à part 7 ou 8 personnes.

    L'explosion s'est produite dans le quartier de Dasht-e-Barchi (13e arrondissement), dans l'ouest de la capitale afghane, au moment où les habitants faisaient leurs courses à l'approche de la fête musulmane de l'Aïd el-Fitr qui va marquer la semaine prochaine la fin du mois de jeûne du ramadan. Il s'agit d'un quartier peuplé majoritairement par des chiites hazaras, souvent pris pour cible par des militants islamistes sunnites.

    Ci-contre : Rayhana (15 ans - à gauche), et Kamel (13 ans - à droite), deux des jeunes victimes. 

    Une enquête pour "attaque terroriste" a été ouverte, a déclaré à l'AFP le porte-parole adjoint du ministère de l'Intérieur Hamid Roshan. "Les gens sur place sont furieux et s'en sont pris aux ambulanciers", a déploré de son côté le porte-parole du ministère de la Santé, Dastagir Nazari.

    La cible et le modus operandi laisse plutôt penser à un attentat de l'Etat islamique.
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    Province de Logar
    Les forces de sécurité afghanies ont tué le mollah Qati Kulangari, un chef d'équipe des talibans et ses trois compagnons dans la région de Sarsang de la ville de Pul-e-Alam, la capitale de la province de Logar. Trois autres talibans ont été blessés lors d'un affrontement vendredi 7 mai.

    Province de Nangarhar : Arrestation d'un membre des services de renseignement taliban

    Un membre des renseignements taliban et une autre personne soupçonnée de collaborer avec le groupe ont été arrêtés à Nangarhar.

    Sharif, connu sous le nom de "Qari," a été arrêté par les forces de sécurité afghanes vendredi soir dans le district de Behsud.

    Le mollah Sharif collectait des informations en vue de mener une attaque contre plusieurs points de contrôle dans la province  lorsqu'il a été identifié et arrêté, a rapporté le bureau des médias de Nangarhar.