Hazara

  • Afghanistan : Au moins 12 morts dans un attentat de l'Etat islamique contre une mosquée chiite

    Imprimer

    Au moins 12 personnes ont été tuées et 58 autres blessées, jeudi 21 avril, dans un attentat de l'Etat Islamique contre une mosquée chiite de Mazar-i-Sharif, dans le nord de l'Afghanistan, deux jours après une attaque contre une école d'un quartier chiite de Kaboul. .

    "Onze personnes sont décédées sur place et une autre sur la route de l'hôpital, ce qui fait 12 morts jusqu'ici", a déclaré à l'AFP Ahmad Zia Zindani, porte-parole du service de Santé de la province de Balkh, dont Mazar-i-Sharif est la capitale. Au total, 58 personnes ont été blessées, dont 32 grièvement, a-t-il précisé. Cette attaque a été revendiquée par l'Etat islamique.  Le groupe sunnite ultra-radical a affirmé avoir placé "un colis piégé" à l'intérieur de la mosquée et l'avoir activé à distance au milieu des fidèles rassemblés.

    Des images diffusées sur les réseaux sociaux montraient des victimes emmenées vers les hôpitaux depuis la mosquée Seh Dokan, où le sol était jonché de morceaux de verre. "Des parents de victimes cherchant leurs proches sont arrivés dans les hôpitaux de la ville. Plusieurs habitants sont aussi venus donner leur sang", a souligné M. Zindani, selon qui l'explosion s'est produite au moment de la prière.

    Par ailleurs, au moins quatre personnes ont été tuées et 18 blessées à Kunduz (nord-est) dans l'explosion d'une bombe placée sur un vélo, au passage d'un véhicule transportant des civils mécaniciens travaillant pour une unité militaire talibane, a indiqué à l'AFP le porte-parole de la police provinciale, Obaidullah Abedi.
    FQ23nUdXMAIdQum.jpeg

    'Hostilité religieuse et ethnique'
    La sécurité s'était améliorée en Afghanistan depuis la prise du pouvoir par les talibans en août et le retrait des troupes américaines, après 20 ans d'une guerre d'usure contre leur présence militaire.

    Des attaques, essentiellement revendiquées par l'Etat islamique-Khorasan (EI-K), la branche régionale de l'Etat islamique, surviennent toutefois encore régulièrement.

    Mardi, au moins six personnes ont été tuées et 24 blessées dans deux explosions ayant frappé une école pour garçons d'un quartier de Kaboul largement peuplé par des membres de la minorité chiite hazara. Cette attaque n'a pas encore été revendiquée.

    La communauté chiite, qui est essentiellement Hazara et représente entre 10 et 20% de la population afghane (environ 40 millions d'habitants), est persécutée de longue date dans ce pays à majorité sunnite. Elle a souvent été visée par l'Etat islamique, qui la considère comme hérétique, avant et depuis le retour au pouvoir des talibans, qui s'en étaient eux-mêmes pris à elle par le passé. "Il y a une hostilité religieuse et ethnique envers les chiites et en particulier les Hazaras", dont les traits physiques sont caractéristiques des populations d'Asie centrale, a déclaré à l'AFP le dirigeant chiite Mohammad Mohaqqiq. "Tous les groupes extrémistes en Afghanistan, que ce soit l'Etat islamique ou les talibans, ont montré cette hostilité."

    Lutte sans pitié
    Les talibans tentent de minimiser la menace de l'Etat islamique-Khorasan et mènent une lutte sans pitié contre le groupe, qu'ils combattent depuis des années. Ils ont multiplié les raids, notamment dans la province orientale de Nangharar, et arrêté des centaines d'hommes accusés d'en faire partie. Ils assurent maintenant avoir vaincu l'Etat islamique-Khorasan, mais les analystes estiment que le groupe extrémiste constitue toujours le principal défi sécuritaire pour le nouveau pouvoir afghan. Ce groupe est accusé d'avoir mené ou a revendiqué quelques-uns des attentats les plus meurtriers survenus ces dernières années en Afghanistan.

    En mai 2021, une série d'explosions s'était produite devant un établissement scolaire pour filles du même quartier chiite de Kaboul visé mardi, faisant 85 morts, en majorité des lycéennes, et plus de 300 blessés.

    Une voiture piégée avait d'abord explosé devant l'école, puis deux autres bombes avaient suivi au moment où les élèves se précipitaient dehors. L'Etat islamique, qui avait revendiqué un attentat en octobre 2020 contre un centre éducatif (24 morts) dans la même zone, est fortement soupçonné d'avoir mené cette attaque.

    Dans ce même quartier, en mai 2020, un groupe d'hommes armés avait attaqué une maternité soutenue par Médecins Sans Frontières, tuant 25 personnes, dont 16 mères, certaines sur le point d'accoucher. Cet attentat n'avait pas été revendiqué, mais les Etats-Unis avaient accusé l'Etat islamique d'en être responsable.
    FQ3MKU7X0AE9lIY.jpeg

  • Afghanistan : Explosions dans une école à Kaboul, il y a des victimes

    Imprimer

    Trois explosions ont secoué l'école de garçons Abdul Rahim Shahid dans l'ouest de Kaboul. Selon la police, au moins six personnes ont été tuées et au moins 11  blessées.  Les explosions se sont produites lorsque les élèves ont terminé leurs cours du matin..

    L'école est située dans le quartier de Dasht-e Barchi, à l'ouest de la capitale, dont la plupart des habitants sont membres de la minorité chiite hazara, et qui a déjà été ciblée à plusieurs reprises par l'État islamique..
    FQscQS-WYAIZkxy.jpeg

    Les informations sont en cours de spécification.

  • Afghanistan : Dernières nouvelles (mardi soir 21H)

    Imprimer

    Le Pakistan ne reconnaîtra pas le gouvernement taliban
    Le Pakistan a décidé de ne pas reconnaître le gouvernement taliban afghan, affirmant que le pays ne prendra pas de décision unilatérale sur la question, et quelle que soit la décision prise, elle devra être en consultation avec les puissances régionales et internationales.

    Amis et ennemis des talibans
    Les Frères musulmans de Jordanie félicitent « le peuple afghan » pour « avoir vaincu l'occupation américaine grâce aux moudjahidin talibans et à tous les Afghans ».
    E9Afr7uXsAEUqUh.jpeg

    Les talibans dynamitent la statue d'un leader chiite hazara
    Une statue du leader Hazara Abdul Ali Mazari à été dynamité par les talibans à Bamiyan ce mardi soir 17 août 2021 (photo de titre). L'information a été rapportée par des sources locales. L'information contredit les assurances données par les leaders talibans à la communauté chiite hazara qu'elle n'avait rien à craindre d'un gouvernement taliban.
    Abdul Ali Mazari a été tué par les talibans en 1995 alors qu'il les rencontrait pour des pourparlers de paix. Les talibans l'ont capturé et jeté d'un hélicoptère.

    Saleh.jpegLe vice président afghan Amrullah Saleh (photo ci-contre) se déclare ce mardi soir président d'Afghanistan et ne reconnait pas le régime taliban
    Il justifie ses prétentions en affirmant que selon la Constitution de la République islamique d'Afghanistan, en cas d'absence, d'évasion ou de décès du Président, le Premier Vice-Président sera le Président par intérim. "Je suis à l'intérieur du pays (réfugié au panjshir)  et je suis légalement et légitimement en charge de ce poste présidentiel. Je consulte tous les dirigeants du pays pour renforcer cette position.