Hayat Tahrir ash-Sham (HTS)

  • Syrie : Les avions russes mènent une nouvelle série de frappes aériennes contre les rebelles islamistes dans le sud de la province d'Edleb

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    Le 29 novembre au matin, une nouvelle vague de frappes aériennes russes a ciblé les positions des rebelles sur le jabal al-Zawiya, dans le sud de la province d'Edleb

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) les avions de guerre des forces aérospatiales russes ont frappé deux positions près de la ville de Mshun. Aucune victime n'a été rapportée.

    L'artillerie de l'armée arabe syrienne a également bombardé un certain nombre de villes et de villages dans le jabal al-Zawiya.

    La région montagneuse est un bastion du groupe islamiste Hay'at Tahrir al-Sham d'Al-Qaïda et de ses alliés, dont le Front National de Libération soutenu par la Turquie. Au début de cette année, des rapports ont révélé que les forces gouvernementales syriennes avaient planifié une opération de grande envergure pour s'emparer de la région.

    Le jabal al-Zawiya est la principale porte d'entrée de l'autoroute stratégique M4, qui relie la ville portuaire de Lattaquié à la ville d'Alep, le centre industriel syrien.

    Au cours des derniers mois, les forces russes ont intensifié leurs opérations contre les rebelles du Grand Edleb. Au début de cette semaine, une série de frappes aériennes russes a ciblé les positions des militants dans le nord de la province de Lattaquié. Ces bombardements répétés pourraient être le signe avant-coureur d'une prochaine opération dans la région.

  • Syrie : Le groupe Jeich al-Ezza affirme avoir tué des militaires russes dans la province d'Edleb

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    Vendredi 20 novembre. Jeich al-Ezza a affirmé avoir tué un certain nombre de membres des services russes qui opéraient près de Kafr Roma, dans le sud de la province d'Edleb.

    Fajir Ismail, chef du bureau des médias de la faction, a déclaré à Enab Baladi que les membres des services russes avaient été visés par un missile antichar TOW de fabrication américaine.

    "Après avoir observé et surveillé les forces du régime, le régiment anti-tank a ciblé un groupe de personnel russe qui essayait de construire des fortifications sur l'axe séparant les zones de l'opposition de celles du régime", a déclaré Ismail, ajoutant que le groupe entier avait été "tué".

    Dans une brève déclaration, Jeich al-Ezza a déclaré que l'attaque était une réponse aux frappes continues du régime et de la Russie sur les "civils" dans le Grand Edleb.

    Jeich al-Ezza, qui a perdu la plupart de ses équipements et de ses combattants au cours des deux dernières années, tente de faire son retour depuis quelques mois. Le groupe reçoit le soutien de son allié, le groupe jihadiste Hay'at Tahrir al-Sham, anciennement affilié à Al-Qaïda, qui règne sur le Grand Edleb.

    Au début de ce mois, le groupe a été la cible d'un tir de missile guidé de l'armée arabe syrienne qui a tué et blessé huit de ses militants.

    La revendication de Jeich al-Ezza est probablement un coup de propagande pour obtenir le soutien de bailleurs de fonds locaux et peut-être étrangers.

  • Syrie : Un tir de missile et des frappes aériennes menés par les forces aérospatiales russes prennent pour cibles la périphérie ouest de la ville d'Edleb

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    Vendredi 13 novembre, dans l'après-midi, un missile a frappé la périphérie ouest de la ville d'Edleb, au nord-ouest de la Syrie, qui est occupée par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS), une organisation anciennement affiliée à Al-Qaïda.

    Des sources locales ont confirmé que le missile avait été lancé depuis la base aérienne russe de Hmeimim, située au sud de Lattaquié.

    Le missile a probablement été lancé depuis le complexe de missiles Iskander, dont on sait qu'il est déployé sur la base aérienne de Hmeimim. Le complexe peut lancer une variété de missiles balistiques et de croisière.

    Fin octobre, deux missiles Iskander présumés avaient été lancés depuis la base aérienne de Hmeimim contre des installations de stockage de carburant exploitées par des trafiquants illégaux dans la partie nord d'Alep occupée par la Turquie. La frappe du missile avait infligé de lourdes pertes humaines et matérielles.

    Suite au tir du missile, les avions de guerre des forces aérospatiales russes ont effectué une série de frappes aériennes sur la même zone à l'ouest d'Edleb.

    On ne dispose toujours pas d'informations sur la nature exacte de la cible ni sur les pertes infligées par les frappes russes. Les prochaines heures pourraient révéler de nouveaux détails.

    Le groupe jihadiste HTS, qui est allié à un certain nombre d'autres groupes affiliés à Al-Qaïda et à des factions soutenues par la Turquie, maintient une mainmise étroite sur le Grand Edleb.



  • Syrie : Une unité d'élite de jihadistes ouzbeks appartenant au groupe jihadiste Hayat Tahrir al-sham éliminée par un drone dans la province d'Edleb

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    Samedi 7 novembre, sept djihadistes ouzbeks du groupe Hay'at Tahrir al-Sham (HTS), , ont été tués lors d'une frappe dans la région du Grand Edleb, au nord-ouest de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    Les djihadistes étaient rassemblés près de la ville de Sarjah dans le mont al-Zawiya, dans le sud de la province d'Edleb, lorsqu'ils ont été frappés par une "munition errante" ( loitering munition.).

    L'OSDH a affirmé que les jihadistes étrangers tués appartenaient à une unité d'élite du HTS connue sous le nom de "al-Majmu'a al-Istshhadiyah" [l'Escadron du Suicide].

    "Il n'y a aucune information sur l'identité du drone, qu'il soit russe, iranien ou appartenant aux forces du régime", peut-on lire dans l'article de l'OSDH.

    La semaine dernière, des "munitions errantes" non identifiées ont frappé plusieurs positions de militants dans le Grand Edleb. Un obusier a été détruit et trois rebelles syriens pro-turcs ont été tués .

    Le cessez-le-feu dans le Grand Edleb, qui a été négocié par la Russie et la Turquie au début de cette année, semble être sur le point de s'effondrer. Le HTS et d'autres groupes islamistes intensifient leurs attaques et déploient des renforts le long des lignes de front avec l'armée arabe syrienne.

    Plus tôt dans la journée, des avions de guerre russes ont effectué 13 frappes aériennes sur des positions du mont al-Zawiya. Les forces gouvernementales pourraient bientôt lancer une opération terrestre de grande envergure dans cette région montagneuse.

  • Syrie : Sept civils tués dans des tirs d'artillerie du régime sur Idleb

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    Au moins sept civils, dont quatre enfants, ont été tués mercredi 4 novembre par des tirs d'artillerie du régime syrien sur la province d'Edleb, ultime grand bastion jihadiste et rebelle dans le nord-ouest de la Syrie en guerre, a rapporté une ONG.

    Combats sporadiques, raids aériens et tirs d'artillerie continuent de secouer la province d'Edleb et les territoires adjacents, en dépit d'un cessez-le-feu précaire adopté en mars pour cette région qui compte près de trois millions d'habitants.

    "Des frappes d'artillerie et des tirs de roquettes intensifs menés mercredi matin par les forces du régime contre plusieurs secteurs d'Edleb ont tué sept civils dont quatre enfants", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) dans un communiqué.

    L'OSDH fait également état de 20 blessés dans ces frappes, dont certains dans un état critique.

    Les bombardements les plus meurtriers ont visé la localité d'Ariha, où quatre civils, dont deux enfants, ont péri, selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

    La trêve, décrétée en mars et négociée par Moscou, allié du régime de Bachar al-Assad, et la Turquie, parrain de certains groupes rebelles et jihadistes, avait stoppé une énième offensive de Damas lancée fin 2019.

    Accompagnée de frappes quasi quotidiennes des aviations syrienne et russe, cette opération avait coûté la vie à plus de 500 civils, selon l'OSDH.

    L'ONG Human Rights Watch a de son côté récemment dénoncé des bombardements contre des cibles civiles durant cette offensive, estimant que les attaques --visant notamment des hôpitaux, des écoles et des marchés-- "s'apparentent à des crimes de guerre et peuvent constituer des crimes contre l'humanité".

    La moitié de la province d'Edleb ainsi que des segments des provinces voisines de Hama, Alep et Lattaquié échappent toujours au contrôle de Damas, qui a maintes fois réitéré sa détermination à reconquérir l'ensemble du territoire.

    La région est dominée par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, mais abrite également des groupes rebelles plus faibles.

    Fin octobre, près de 80 rebelles syriens soutenus par Ankara avaient été tués dans des frappes visant leur camp d'entraînement et imputées à la Russie, selon l'OSDH.

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  • Syrie : Tirs de représailles des groupes pro-Ankara contre les forces du régime

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    Des groupes rebelles pro-Ankara ont lancé des centaines d'obus sur des positions du régime syrien dans la province d'Idleb, en représailles à la mort la veille d'environ 80 combattants pro-turcs dans des raids russes, a indiqué mardi une ONG.

    Lundi, l'aviation russe a visé un camp d'entraînement de "Faylaq al-Cham", un groupe allié de la Turquie, dans le nord-ouest d'Idleb, tuant 78 de ses combattants et blessant plus de 90 autres.

    Le Front de libération nationale (FNL), coalition de groupes rebelles affiliés à Ankara dont fait partie Faylaq al-Cham, a juré vengeance dans la foulée.

    "Depuis lundi soir, les factions du FNL ont lancé des centaines de roquettes et de tirs d'artillerie sur plusieurs zones contrôlées par les forces du régime dans le sud et l'est d'Idleb", ainsi que dans les provinces adjacentes de Hama, Alep et Lattaquié, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    Le porte-parole du FNL, Naji Moustafa, a qualifié ces frappes de "réponse immédiate et directe au crime" de la veille, précisant à l'AFP que les tirs de représailles avaient ciblé des forces du régime notamment dans le sud d'Idleb et le nord de Hama.
    "La réponse se poursuivra et elle sera dure et forte", a-t-il martelé, accusant la Russie d'essayer de "saboter" la trêve en vigueur à Idleb depuis mars dernier.
    Selon l'OSDH, les forces du régime ont également bombardé des zones contrôlées par les groupes rebelles à Idleb et dans le nord de Hama.

    La moitié de la province d'Idleb ainsi que des segments des provinces voisines de Hama, Alep et Lattaquié échappent toujours au contrôle de Damas, qui a maintes fois réitéré sa détermination à reconquérir l'ensemble du territoire. La région, qui abrite trois millions d'habitants, est dominée par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham mais abrite également des groupes rebelles moins influents, y compris ceux du FNL.

    La trêve décrétée en mars avait stoppé une énième offensive du régime qui, accompagnée de frappes quasi quotidiennes des aviations syrienne et russe, avait coûté la vie à plus de 500 civils, selon l'OSDH.

  • Syrie : près de 80 rebelles pro-turcs tués dans des raids "russes" à Edleb

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    Près de 80 combattants rebelles syriens affiliés à Ankara ont été tués lundi dans des raids aériens "russes" menés contre un camp d'entraînement dans la province d'Edleb, dans le Jebel Al-Duwailah, nord-ouest de la Syrie,  à 10km de la frontière turque, selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    "Le plus lourd bilan"
    "Ce bilan est le plus lourd depuis l'entrée en vigueur de la trêve" dans la province d'Idleb, a indiqué M. Abdel Rahmane. Des dizaines de combattants se trouvaient dans le camp au moment des frappes.

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    Vidéo d'un avion russe dans le ciel de la province d'Edleb

    La Russie aide militairement le régime de Bachar al-Assad dans la guerre en Syrie tandis que la Turquie soutient certains groupes insurgés d'Edleb, ultime grand bastion jihadiste et rebelle.

    Les deux puissances extérieures ont négocié à plusieurs reprises des cessez-le-feu précaires pour le nord-ouest syrien et une trêve fragile reste en vigueur depuis mars dans le secteur, malgré des combats sporadiques.

    Les frappes de lundi imputées par les rebelles à Moscou ont tué près de combattants, selon un nouveau bilan fourni par Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH, qui avait fait état dans un premier temps de 34 morts.

    Le bilan pourrait encore être revu à la hausse car il y a aussi une centaine de blessés, "dont certains dans un état critique", a-t-il averti.

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    Les raids aériens ont visé une position tenue par la brigade Faylaq al-Cham, faction de supplétifs syriens soutenue par Ankara, selon l'OSDH.

    Cette position, dans le nord-ouest de la province d'Idleb, avait récemment été transformée en camp d'entraînement et des dizaines de combattants s'y trouvaient réunis, selon M. Abdel Rahmane.

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    Seif al-Raad, un porte-parole du Front national de libération --coalition de groupes rebelles affiliés à Ankara dont Faylaq al-Cham est l'une des principales composantes -- a confirmé à l'AFP un raid aérien russe qui a fait "des morts et des blessés", sans fournir de bilan précis.

    Il a également dénoncé les "violations" par l'aviation de Moscou et par les forces du régime de la trêve négociée par la Turquie et par la Russie, avec "des positions militaires, des villages et des localités continuellement pris pour cibles".

    Il est clair que le bombardement du camp d'entraînement de la brigade Faylaq al-sham à proximité de la frontière turque est un message clair de Moscou à Ankara.

    Les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) contrôlent près de la moitié de la province d'Idleb mais aussi des pans de territoires dans les régions voisines de Lattaquié, Hama et Alep.

    Vidéo de combattants de Faylaq al-Sham prise la veille du bombardement dans le camp d'entraînement.