Hayat Tahrir ash-Sham (HTS)

  • Syrie : Les avions de guerre russes pilonnent des camps d'entraînement des jihadistes près d'Edleb

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    Le 15 septembre, les avions de guerre des forces aérospatiales russes ont mené une nouvelle série de frappes aériennes sur les positions des groupes jihadistes soutenus par la Turquie dans la province d'Edleb.

    Selon les rapports, les frappes ont touché des positions de Hayat Tahrir al-Sham (anciennement la branche syrienne d'Al-Qaida) près des villages de Sheikh Bahr et de Shaykh Dawud.

  • Syrie : Un chef jihadiste tunisien tué par un drone à Edleb

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    Un chef jihadiste tunisien, installé en Syrie et impliqué dans la mort de 20 druzes en 2015, a été tué par un tir de drone dans le Nord-Ouest du pays, a rapporté mardi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    L'attaque de drone contre Sayyaf al-Tounsi a eu lieu lundi dans la ville d'Edleb, selon l'Observatoire, qui pointe du doigt la possible responsabilité dans ce raid des forces américaines intervenant en Syrie contre les jihadistes. "Le drone armé a pris pour cible la voiture d'un commandant de Houras al-Din, qui a été tué", a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

    Le jihadiste tunisien était autrefois affilié à Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l'ex-branche d'el-Qaëda qui domine des pans entiers de la province d'Edleb, avant de rallier Houras al-Din, groupuscule lié à el-Qaëda, a-t-il souligné. Le Tunisien avait été radié de HTS pour son implication en juin 2015 dans le meurtre de 20 membres de la minorité druze de Syrie, dans le petit village de Qalb Laouza, dans la province d'Edleb, selon l'OSDH.

    Les troupes américaines, intervenant en Syrie en soutien à des forces kurdes locales dans le cadre d'une coalition internationale, ont déjà mené ces derniers mois des raids similaires dans le Nord-Ouest syrien, rapportés par l'OSDH mais rarement confirmés par Washington. En juin, deux commandants de Houras al-Din avaient été tués dans une attaque de drone. L'OSDH avait estimé que cette attaque avait probablement été menée par les Etats-Unis. En octobre 2019, le chef du groupe Etat islamique Abou Bakr al-Baghdadi était mort dans une opération américaine dans le Nord-Ouest syrien.

    Kurdes
    La communauté druze, minorité musulmane hétérodoxe, représente environ 3% de la population syrienne et vit majoritairement dans la province méridionale de Soueida. Cette communauté est divisée, certains de ses membres combattant du côté du régime, tandis que d'autres ont exprimé leur sympathie pour l'opposition.

  • Syrie : Les avions de guerre russes mènent une série de frappes aériennes sur la région du "Grand Edleb

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    Le 11 septembre, les avions de guerre des forces aérospatiales russes (VKS) ont effectué une nouvelle série de frappes aériennes sur la région du Grand Edleb, au nord-ouest de la Syrie.

    Le Grand Edleb est contrôlé par plusieurs groupes rebelles dirigés par le groupe jihadiste Hay'at Tahrir al-Sham, affilié à Al-Qaida. L'armée turque maintient également une présence assez importante dans la région.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les nouvelles frappes aériennes russes ont visé les environs de la ville de Sheikh Yusuf, à l'ouest de la ville d'Edleb. Aucune information n'a encore été communiquée sur des pertes éventuelles.

    Il y a deux jours, le VKS a effectué des frappes aériennes similaires sur la ville de Kabani, au nord de la Lattaquié, ainsi qu'à la périphérie ouest de la ville d'Edleb.

    Les récentes frappes aériennes russes semblent être une réponse aux violations répétées par les rebelles de l'accord de cessez-le-feu dans le Grand Edleb. Le président russe Vladimir Poutine et le président turc Recep Tayyip Erdogan avaient signé cet accord le 5 mars dernier.

    La Turquie s'est engagée à neutraliser les derniers islamistes radicaux du Grand Edleb dans le cadre de l'accord. Cependant, les forces d'Ankara n'ont pris aucune mesure jusqu'à présent. Cela pourrait bientôt obliger les forces du gouvernement syrien et leurs alliés russes et iraniens à lancer une offensive dans la région.


  • Syrie : Le jihadiste français Oumar Diaby détenu par le groupe jihadiste Hayat Tahrir ash-Sham

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    Oumar Diaby.jpgLe jihadiste français Oumar Diaby (photo), alias Omar Omsen, émir du groupe Firqatul Ghuraba, a été arrêté en Syrie par le groupe Hayat Tahrir ash-Sham lié à el-Qaëda.

    Dans un communiqué authentifié lundi par plusieurs experts du jihadisme contactés par l'AFP, le groupe Firqatul Ghuraba indique que "Omar Omsen, ainsi que trois autres jihadistes français, ont été arrêtés à Atmeh après avoir répondu à la convocation d'un tribunal" du groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS). Le communiqué précise ne pas avoir d'explications claires quant aux motifs de cette arrestation.

    L'expert Aymenn Jawad Tamimi a confirmé à l'AFP l'authenticité du document, ajoutant avoir obtenu directement de HTS l'information sur l'arrestation des quatre hommes. A Paris, une source proche du dossier a pour sa part indiqué qu'Omsen avait bien été arrêté par le HTS, ajoutant que son sort exact restait incertain.

    Ancien délinquant franco-sénégalais devenu prêcheur notamment via internet, Diaby travaillait en 2012 dans un snack hallal à Nice (sud-est de la France) avant de rejoindre la Syrie en 2013 où il a pris la tête d'une brigade jihadiste composée de Français, pour la plupart originaires comme lui de la région niçoise. Auteur de vidéos de propagande pour recruter de nombreux Français, il s'était auto-proclamé imam. En septembre 2016, les Etats-Unis l'avaient qualifié de "terroriste international". Donné pour mort, il était réapparu dans un tournage diffusé par France 2 en 2016.

    S'il n'est pas directement soupçonné d'avoir organisé des attentats, Omar Omsen avait approuvé l'attaque contre le journal Charlie Hebdo en janvier 2015 à Paris, dont le procès s'ouvre à Paris mercredi. "Ceux qui ont insulté le prophète ont été exécutés. Il fallait faire ce que les frères Kouachi ont fait. J'aurais voulu être choisi pour faire cela", avait-il déclaré à France 2.

    "Aujourd'hui, on estime que près de 70 personnes appartiennent à sa brigade, localisée au nord-ouest de la Syrie, à la frontière avec la Turquie", estime Jean-Charles Brisard, directeur du Centre d'analyse du terrorisme (CAT), cité lundi dans le quotidien Nice-Matin. "C'est quelqu'un dont la longévité repose sur des équilibres fragiles avec des alliances de circonstances qu'il noue avec des groupes", ajoute-t-il. "Il se maintient d'une façon assez précaire, ces alliances faisant qu'il est arrêté de temps en temps au gré de dissensions internes".

    En l'occurrence, le communiqué annonçant son arrestation, annoncé dès dimanche par le journaliste de France 24 et expert du jihadisme Wassim Nasr, évoque un différent avec le Parti islamique du Turkestan (TIP), un groupe jihadiste rival dont les membres appartiennent majoritairement à la minorité musulmane ouïghoure de Chine.

  • Syrie : Une voiture piégée a explosé près d'un poste d'observation turc à Jisr al-Shoughour

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    Vendredi 28 août au soir, une voiture piégée a explosé près d'un poste d'observation turc situé à proximité de la ville de Jisr al-Shoughour, tenue par les rebelles, dans le sud de la province d'Edleb

    Selon les rapports, la voiture piégée a explosé après que les forces turques déployées sur place aient ouvert le feu sur elle, empêchant la voiture piégée d'atteindre sa cible. Malgré cela, au moins un rebelle soutenu par la Turquie a été tué par l'explosion.

    Il y a également des rapports selon lesquels plusieurs soldats turcs auraient été blessés. Cependant, cela reste à confirmer.

    Par ailleurs des sources pro-rébellion affirment que l'armée syrienne a bombardé des positions de Hayat Tahrir al-Sham (anciennement la branche syrienne d'Al-Qaida) près de la ville de Kinsafa dans la région de Jabal Zaouiyah.

    Quelques jours auparavant, les islamistes radicaux d'Edleb avaient attaqué une patrouille turco-russe sur l'autoroute M4 dans le sud d'Edleb, endommageant un véhicule russe. C'était la deuxième attaque contre une patrouille turco-russe en une semaine environ.

  • Syrie : Le président Vladimir Poutine apprécie peu la présence iranienne dans le sud de la Syrie

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    Jeudi 27 août, l'analyste militaire israélien Yoni Ben Menachem a déclaré que le président russe Vladimir Poutine n'était pas satisfait de la présence militaire de l'Iran en Syrie et des efforts iraniens pour contrôler les ressources naturelles de ce pays.

    Selon l'article de Menahem, Poutine considère l'activité iranienne, qui vise, entre autres, à ouvrir un nouveau front contre Israël sur les hauteurs du Golan syrien, comme une menace majeure pour la stabilité que la Russie travaille à établir en Syrie.

    La Russie cherche à récolter les fruits de son investissement en Syrie , et notamment en participant à la reconstruction du pays, affirme Menahem.

    Le sud de la Syrie est considéré comme l'un des fronts qui inquiète le président Poutine, en particulier le Golan, dans lequel le Hezbollah, avec l'aide militaire de la Syrie et de l'Iran, a mis en place une infrastructure opérationnelle et de renseignement pour attaquer Israël.

    Cette zone pourrait conduire à un affrontement militaire majeur avec Israël.

    C'est pour résoudre ce problème que "Moscou a mis en place une force militaire qui lui est fidèle dans le sud de la Syrie", explique Yoni Ben Menachem.

    Il a ajouté: "Il y a quelques jours, un cours de formation militaire s'est achevé avec la participation de plusieurs centaines de combattants de la 8e brigade dans la ville de Busra al-Sham dans la région de Daraa au sud de la Syrie."

    Il a souligné que "ceux qui ont participé au stage ont scandé des slogans contre le régime de Bachar al-Assad, et ont brandi une banderole sur laquelle on pouvait lire : la Syrie appartient à son peuple".

    La huitième brigade est dirigée par Ahmed al-Awda, un haut commandant du cinquième corps d'assaut, qui a annoncé la création de «l'armée unie», ou encore «l'armée de Houran».

    Ahmed al-Awda est né à Busra al-Sham, province de Daraa. Il a d'abord combattu dans les rangs du groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Sham (anciennement Jabhat al-Nusra, la fiiale d'al-Qaïda en Syrie), mais il a ensuite fait défection.

    En 2013, la force militaire mise en place par Al-Awda était soutenue par les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Jordanie et une partie des États du Golfe.

    En 2017, «il s'est rapproché des Russes, et en 2018 il a rejoint le Cinquième Corps qui est directement placé sous le commandement de l'armée russe. Il a alors été nommé commandant de la région sud», écrit Menachem.

    Le 23 juillet, Ahmed al-Awda a annoncé que l'armée de Houran "deviendrait une seule unité militaire qui sera assez forte, non seulement pour défendre le Houran, mais aussi pour défendre toutes les parties de la Syrie".

    Selon des sources syriennes, al-Awda «tente depuis longtemps de recruter les jeunes hommes de la région qui refusent de rejoindre l’armée de Bachar al-Assad et se rebellent contre son régime», ajoute Menachem.

    Il a expliqué que "l'armée unifiée" que les Russes sont en train de mettre en place sera constituée "de rebelles contre le régime syrien, qui ont intérêt à maintenir le calme et la stabilité dans le Golan syrien sans affrontements avec Israël".

    Il y a un dialogue politique et militaire entre Israël et la Russie, et les deux pays veulent maintenir le calme dans le sud de la Syrie et ne pas provoquer d'escalade militaire.

    Si l '«armée de Houran» voyait effectivement le jour, elle pourrait constituer une force qui serait utilisée pour contrecarrer les intentions de l'Iran et du Hezbollah d'ouvrir un nouveau front contre Israël depuis le plateau du Golan, selon des estimations stratégiques à Tel Aviv.

    Néanmoins, l'analyste militaire israélien Yoni Ben Menachem soutient dans son article qu'Israël ne devrait pas interférer par le biais de ses unités de renseignement dans ce qui se passe dans la région.

    "Il devrait laisser les Russes faire le travail", a-t-il ajouté. L'objectif des Russes est de parvenir au calme et à la stabilité dans la région, et cela constitue également un intérêt israélien », selon Ben Menachem.

  • Syrie : Les rebelles tirent un missile sur une position de l'armée syrienne dans le grand Edleb et tuent cinq soldats

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    Le 23 août, cinq membres de l'armée arabe syrienne (AAS) auraient été tués lorsque des rebelles ont pris pour cible leur poste près de la ville de Hizarin, dans le sud d'Idlib.

    La salle des opérations d'al-Fateh al-Mubin a revendiqué l'attaque qui a été menée à l'aide d'un missile guidé antichar. La salle des opérations, qui comprend des groupes soutenus par la Turquie et un certain nombre de factions d'Al-Qaida, est dirigée par le groupe jihadiste Hay'at Tahrir al-Sham, l'ancienne branche d'al-Qaïda en Syrie.

    Alors que des sources de l'opposition ont affirmé que cinq membres de l'armée syrienne ont été tués dans l'attaque, les sources pro-gouvernementales ont rapporté un seul décès, un lieutenant.

    L'attaque est une violation de l'accord du 5 mars entre la Russie et la Turquie. Un cessez-le-feu avait été mis en place dans le Grand Edleb dans le cadre de cet accord.

    L'armée syrienne et ses alliés répondent généralement à de telles violations dans le Grand Edleb par des frappes d'artillerie ou des frappes aériennes après quelques jours, voire quelques heures.

    La Turquie a des milliers de soldats dans le Grand Edleb. Cependant, elle ne fait rien pour mettre fin aux violations répétées des rebelles. En fait, Ankara fournit un soutien militaire aux rebelles, y compris ceux qui sont liés aux salles d'opérations d'al-Fateh al-Mubin.