Rohani Hassan

  • Iran : Israël a assassiné le scientifique nucléaire iranien Fakhrizadeh avec un "robot tueur"

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    Un article du journal américain The New York Times a indiqué que l'opération israélienne visant à assassiner le scientifique nucléaire iranien Mohsen Fakhrizadeh, à la fin de l2020, s'était déroulée sans aucun agent sur le terrain, car elle a été menée par un robot tueur capable de tirer 600 coups à la minute (une nouvelle arme de haute technologie commandée par l'intelligence artificielle (AI) et de plusieurs caméras fonctionnant par satellite.

    FN_MAG.jpeg

    sentinel20.pngUn responsable du renseignement familier avec l'opération a expliqué qu’« Israël avait choisi un modèle avancé de la mitraillette FN MAG (photo de gauche) de fabrication belge, liée à un robot intelligent avancé ».

    "Le système n'était pas différent de son homologue Sentinel 20, (système d'arme télécommandé gyrostabilisé pour canons de 20 mm et 25 mm) (photo de droite) fabriqué par la société espagnole Escribano", a-t-il ajouté.

    Le robot a été construit pour s'adapter à la taille d'une camionnette Zamyad, couramment utilisée en Iran, et des caméras ont été installées sur la camionnette dans plusieurs directions pour donner au système de commande une image complète non seulement de la cible et ses détails de sécurité, mais de l'environnement environnant."

    De plus, le camion a été piégé afin qu'il puisse exploser à distance et être transformé en petits morceaux une fois le tir terminé, afin de détruire toutes les preuves, selon le New York Times.

    Afin de déterminer avec précision la cible, une voiture a été placée au bord de la route empruntée par Fakhrizadeh, équipée d'une caméra satellitaire qui envoyait des images directement au siège de l'opération.

    Le rapport a confirmé que "l'ensemble du processus a pris moins d'une minute, au cours de laquelle seulement 15 balles ont été tirées. Les enquêteurs iraniens ont indiqué que les balles n'avaient pas touché la femme de Fakhrizadeh, qui était assise à quelques centimètres".

    Concernant les détails de l'opération, l'agence de presse semi-officielle Fars avait révélé, à l'époque, qu'"elle n'avait duré qu'environ 3 minutes, et il n'y avait aucun facteur humain sur le lieu de l'assassinat, et le tir n'a été effectué qu'avec une arme automatique télécommandée.

    Elle a expliqué que le jour de l'attaque, Fakhri Zadeh et son épouse voyageaient dans une voiture blindée, escortés par 3 voitures de gardes du corps, en route vers la zone de Damavand près de Téhéran.

    Elle a ajouté qu'une des voitures de gardes du corps s'était séparée du convoi, à des kilomètres du lieu de l'accident, dans le but de vérifier et de surveiller tout mouvement suspect.

    Pendant ce temps, a-t-elle noté, le bruit de quelques balles visant la voiture a attiré l'attention de Fakhri Zadeh qui a arrêté la voiture.

    Elle a ajouté que Fakhri Zadeh est sorti de la voiture, estimant que le bruit était causé par une collision avec un obstacle extérieur ou un problème avec le moteur de la voiture.

    Après être sorti de la voiture, une mitrailleuse automatique télécommandée montée sur une camionnette garée à 150 mètres lui a tiré une pluie de balles, le touchant de 3 balles, dont une lui a coupé la moelle épinière.

    Quelques instants plus tard, le camion garé a explosé.

    Le 27 novembre 2020, l'Iran a annoncé l'assassinat de Fakhrizadeh, 63 ans, "parrain de l'accord nucléaire", la voiture dans laquelle il voyageait près de la capitale, Téhéran ayant été pris pour cible.

    L'ancien président iranien Hassan Rouhani avait aussitôt accusé Israël d'avoir orchestré l'assassinat du scientifique et promis une réponse.

     

  • Iran : Qui est Mohammad Eslami, le nouveau responsable de l'énergie atomique iranienne ?

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    Eslami Mohammad.jpegUne décision surprenante et étrange du président iranien, Ebrahim Raisi, de nommer l'ancien ministre des Routes et du Développement urbain, Mohammad Eslami (photo ci-contre), comme son adjoint et chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, à la place d'Ali Akbar Salehi, le plus éminent scientifique nucléaire dans le pays, et l'un des architectes de l'accord nucléaire de 2015.

    Le nouveau chef de l'organisation iranienne de l'énergie atomique n'a aucune expérience nucléaire
    La décision majeure de nommer un islamiste de 65 ans pour gérer les installations nucléaires est intervenue quelques jours après l'obtention de la confiance parlementaire du gouvernement. Ali Akbar Saleh a été ministre des Affaires étrangères à la fin du gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad, avant d'être nommé par l'ancien président Hassan Rohani à la tête de l'Organisation de l'énergie atomique en 2013.

    Qui est Muhammad Islami ?
    Quant à Islami, originaire de la ville d'Ispahan, il a occupé de nombreux postes, dont le ministère de la Défense et des Industries de défense et l'Organisation de l'aviation iranienne depuis 1987, et il a été agent des industries aérospatiales pendant une période d'un an, à la fin de la présidence de Mohammad Khatami. Pendant un certain temps, il a été gouverneur de la province septentrionale de Mazandaran et il est membre de la cellule de crise iranienne depuis des années.
    Contrairement à Ali Akbar Salehi, physicien nucléaire, le nouveau responsable n'a aucune formation en matière nucléaire.

    Aucune position stricte n'est connue sur Muhammad Islami, proche des réformistes et du courant "modéré" auquel appartenait l'ancien président Hassan Rohani, bien qu'il ait un passé dans les Gardiens de la Révolution.

    La nomination de Muhammad Eslami à ce poste est porteur de certains messages . A l'heure où le dossier nucléaire iranien reste l'un des grands sujet des tensions entre Téhéran et les capitales occidentales, notamment Washington, la nomination d'Eslami vise certainement à forcer la partie américaine à annuler les sanctions.

    Depuis avril dernier, l'Iran et les Etats-Unis se sont engagés dans six rounds des pourparlers de Vienne, indirectement, via les parties à l'accord (Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne). Les négociations se sont arrêtées en juin 2021 à la demande de Téhéran, sous prétexte de la période de transition du pouvoir exécutif iranien. Aucune date n'a été fixée pour un septième tour.

    Les négociations visent à relancer l'accord nucléaire en renvoyant Washington et Téhéran à leurs engagements.

  • Iran : Nouveau mort lors de manifestations dans l'ouest

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    Une personne a été tuée et deux autres ont été blessées par balle dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 juillet 2021  lors d'"émeutes" dans la province occidentale de Lorestan (ou Lurstan), a annoncé Iribnews, site internet de la télévision d'Etat. Vidéo.

    "Hier soir, des émeutes ont éclaté dans certaines rues d'Aligoudarz [dans la province de Lorestan] pendant plusieurs heures", a indiqué l'audiovisuel public. Iribnews précise qu'elles ont été déclenchées "sous prétexte des problèmes d'eau au Khouzestan", dans le Sud-Ouest où au moins trois cinq ont été tuées depuis la semaine dernière sur fond de tensions provoquées par une pénurie d'eau. "Des tirs suspects ont été déclenchés par des éléments inconnus", a écrit Iribnews, selon qui "les forces de sécurité sont descendues dans les rues d'Aligoudarz pour faire face aux émeutiers". La source ne précise pas si les heurts avaient opposé habitants et forces de l'ordre, mais affirme que la situation s'est "calmée".

    C'est la première fois que des médias iraniens parlent de protestations ou de victimes hors du Khouzestan, depuis le début des tensions dans cette province.

    Situé au sud de Lorestan, le Khouzestan, qui abrite les principaux gisements de pétrole iraniens, est frappé depuis fin mars par une sécheresse à l'origine de manifestations dans plusieurs villes lors de la semaine écoulée. Ces derniers jours, des médias émettant en persan depuis l'étranger ont fait état de manifestations réprimées par les forces de l'ordre, alors que les médias locaux se montraient dans un premier temps plutôt silencieux sur le sujet. Des vidéos publiées par des médias à l'étranger et sur les réseaux sociaux, dont l'AFP n'a pas pu vérifier l'authenticité, montrent des centaines de personnes en train de manifester, encadrées par la police anti-émeute.

    Le président iranien, Hassan Rohani, a jugé jeudi 22 juillet que les habitants du Khouzestan avaient "le droit" de "s'exprimer", et "même de descendre dans la rue dans le cadre de la réglementation". Le Khouzestan abrite une importante minorité arabe. La population se plaint régulièrement d'être laissée pour compte par les autorités. La province avait été l'un des points chauds de la vague de contestation -- violemment réprimée -- contre le pouvoir en novembre 2019.

  • Iran : Les Européens abandonnent leur projet de résolution à l'AIEA

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    Les Européens ont finalement décidé de ne pas soumettre la résolution contre l'Iran qu'ils avaient annoncé au Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a-t-on appris jeudi de sources diplomatiques.

    Appuyé par les Etats-Unis, ce texte de l'Allemagne, de la France et de la Grande-Bretagne condamnait la décision de Téhéran de suspendre certaines inspections de son programme nucléaire. Il ne sera pas soumis au vote, ont indiqué à l'AFP plusieurs diplomates basés à Vienne, tandis que l'AIEA annonçait une conférence de presse de son directeur général, Rafael Grossi, à 12H00 heure locale (11H00 GMT).

    "Nous laissons du temps à la diplomatie. Des initiatives ont été lancées par M.Grossi" et l'Iran a fait preuve d'"un peu" de bonne volonté, a expliqué une de ces sources, sans souhaiter donner plus de détails à ce stade.

    Le journal iranian ultraconservateur Vatan-é Emrouz a écrit mardi, sans citer de source, que le président Hassan Rohani avait donné l'ordre de suspendre la production d'uranium métal dans l'usine d'Ispahan (centre). Le gouvernement n'a pas démenti ces informations.

    L'Iran avait annoncé en février avoir débuté la production d'uranium métal pour alimenter son réacteur de recherche à Téhéran, dépassant ainsi les limites fixées par l'accord nucléaire de 2015. Le sujet est sensible car cette matière peut être utilisée dans la fabrication d'armes nucléaires, même si la République islamique a toujours nié vouloir se doter de la bombe.

    Le "plan d'action global commun" (PAGC), communément désigné par son acronyme anglophone JCPOA, ne tient plus qu'à un fil depuis le retrait américain en 2018 à l'initiative de Donald Trump, et le rétablissement des sanctions. Le nouvel hôte de la Maison Blanche, Joe Biden, a promis de revenir dans son giron "si" l'Iran respectait à nouveau le contrat. Mais à l'inverse Téhéran, qui exige au préalable une levée des mesures punitives qui asphyxient son économie, a franchi ces dernières semaines un nouveau cran dans son désengagement du JCPOA (passage à un niveau d'enrichissement d'uranium de 20%, production d'uranium métal et limitation des inspections).

    Saïd Khatibzadeh.jpgTéhéran salue une avancée diplomatique
    L'Iran a salué jeudi la décision des Européens d'abandonner un projet de résolution à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui critiquait la République islamique pour son programme nucléaire.

    "L'évolution d'aujourd'hui peut maintenir ouverte la voie de la diplomatie amorcée par l'Iran et l'AIEA", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Saïd Khatibzadeh (photo), dans un communiqué.

  • Iran : Le programme de missiles de l'Iran n'est pas négociable, redit Rohani

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    Le programme de missiles balistiques de l'Iran n'est pas négociable et le président élu des Etats-Unis, Joe Biden, "en a bien conscience", a déclaré lundi le président iranien Hassan Rohani. Joe Biden semblerait enclin à réintégrer les Etats-Unis au sein de l'accord de 2015 sur les activités nucléaires iraniennes (JCPoA) en prélude à de nouvelles discussions plus larges sur le programme nucléaire de la République islamique, mais aussi son programme de missiles et sa politique régionale. Donald Trump a retiré les Etats-Unis de l'accord de Vienne et imposé en mai 2018 de lourdes sanctions contre Téhéran dans l'espoir de contraindre l'Iran à renégocier sur ces trois points. Cette politique de "pression maximale" est restée sans effet.

  • Iran: Le soutien de Macron aux caricatures du prophète est un "acte stupide", dit Khamenei

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    Le guide suprême de la République islamique d'Iran, Ali Khamenei, a qualifié mercredi d'"acte stupide" le soutien du président français Emmanuel Macron aux caricatures du prophète de l'islam Mahomet.

    "Posez cette question à votre président: pourquoi il soutient l'offense au Prophète de Dieu, tout en la considérant comme la liberté d'expression? (...) Cet acte stupide n'est-il pas une offense à la conscience d'une nation qui l'a élu comme son président?!" a-t-il dit dans un message sur son site internet adressé aux "Jeunes de France".

    Lors de la cérémonie d'hommage à Samuel Paty, professeur d'histoire décapité près de Paris le 16 octobre dans un attentat commis par un islamiste pour avoir montré à ses élèves des caricatures du Prophète, M. Macron a promis que la France ne renoncerait pas à ces dessins.

    Ses déclarations ont déclenché des manifestations dans plusieurs pays à majorité musulmane ainsi que des appels au boycott des produits français. "La question suivante est: pourquoi alors douter au sujet de l'holocauste est considéré comme un crime?", a ajouté l'ayatollah Khamenei. "Et pourquoi celui qui écrit sur ce sujet doit être condamné à la prison, tandis que l'offense au Prophète est un acte permis?!" Avant M. Khamenei, le président iranien Hassan Rohani avait averti qu'insulter le prophète encourageait "violence et effusion de sang".

    L'Iran a convoqué mardi le numéro deux de l'ambassade de France à Téhéran pour protester contre "le comportement inacceptable des autorités françaises".

  • Iran : Le président Rohani prévient qu'insulter Mahomet peut inciter à la "violence"

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    Le président iranien Hassan Rohani a prévenu mercredi qu'insulter Mahomet pourrait susciter la "violence", une mise en garde qui intervient après la défense par son homologue français Emmanuel Macron de la liberté de caricaturer le Prophète.

    "Insulter le Prophète ne relève pas de l'exploit. C'est immoral. Cela encourage la violence", a déclaré M. Rohani dans un discours télévisé au cours de la réunion hebdomadaire du gouvernement iranien. "C'est une surprise que cela vienne de ceux qui se targuent de culture et de démocratie, que d'une certaine façon ils, même si ce n'était pas intentionnel, encouragent violence et effusion de sang", a-t-il poursuivi.

    Lors de la cérémonie d'hommage à Samuel Paty, professeur d'histoire décapité près de Paris le 16 octobre dans un attentat islamiste pour avoir montré à ses élèves des caricatures du Prophète, M. Macron a promis que la France ne renoncerait pas à ces dessins.

    "Samuel Paty fut tué parce que les islamistes veulent notre futur et ils savent qu'avec des héros tranquilles tels que lui ils ne l'auront jamais", avait insisté M. Macron. Des déclarations qui ont déclenché des manifestations dans de nombreux pays à majorité musulmane ainsi que des appels au boycott des produits français.

    "L'Occident devrait comprendre que (...) insulter le Prophète revient à insulter tous les musulmans, tous les prophètes, toutes les valeurs humaines et piétiner l'éthique", a relevé M. Rohani. Selon lui, "chaque Européen a une dette envers le Prophète, car il était le professeur de l'humanité". Le président iranien a également demandé à l'Occident d'"arrêter de s'immiscer dans les affaires internes des musulmans" s'il "souhaite réellement parvenir à la paix, à l'égalité, au calme et à la sécurité dans nos sociétés actuelles".

    Téhéran a convoqué le numéro deux de l'ambassade de France en Iran pour protester contre l'"insistance" de Paris à soutenir les caricatures du prophète Mahomet, a annoncé le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué mardi.