Hassaké

  • Syrie : Nouvelle offensive turque contre les Kurdes

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    L'armée turque a repris son offensive contre les positions des unités d'autodéfense kurdes (YPG) dans la province de Hasakeh au nord de la Syrie. Le ministère turc de la Défense rapporte 14 militants kurdes "neutralisés".

    L'agence de presse syrienne SANA rapporte que l'armée turque et ses "mercenaires terroristes" se sont emparés de terres agricoles dans la zone de la ville de Ras al-Ain dans la province de Hasakeh. La ville, habitée principalement par des Kurdes, est également connue sous le nom kurde de Serekaniye et est située à proximité de la frontière turque.

    Le 13 novembre, deux soldats turcs avaient été tués près de la ville d'al-Tamr dans la province de Hasakeh. Selon des informations en provenance de Syrie, ils ont été tués par l'explosion d'une mine placée sous la route.

    A noter que l'intensification des hostilités initiée par les Turcs en Syrie coïncide dans le temps avec la réalisation d'un armistice au Haut-Karabakh. La Turquie a activement soutenu l'Azerbaïdjan dans son offensive contre l'Arménie.

  • Syrie: L'armée américaine est intervenue pour contrer une tentative d'expansion de l'armée russe

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    Un groupe de manifestants a empêché un détachement de l'armée russe d'installer un poste militaire dans la province de Hassaké, dans le nord-est du pays. L'épisode, survenu le 11 octobre, a provoqué l'intervention des forces américaines dans le secteur où les soldats de Moscou tentaient de se déployer.

    Un militant local, Ahmed Al-Khalil, a déclaré au journal Al-Araby Al-Jadeed que les habitants du village d'Ain Dewar, situé dans la zone rurale d'Al-Malikiyah, une ville située à la frontière entre la Syrie et la Turquie, après avoir intercepté le convoi russe composé de 11 véhicules militaires, ont obstrué les accès à la zone où l'armée russe avait l'intention d'établir un nouveau poste militaire. Un hélicoptère russe, volant à basse altitude, a survolé le convoi, probablement dans l'intentin de faire céder les civils. Les militaires russes ont tenté de convaincre les habitants d'Aïn Dewar en leur assurant qu'ils ne resteraient dans la zone que pendant une période de deux semaines pour former les forces locales. Cependant, la population d'Ain Dewar n'a pas accepté l'entrée du convoi russe qui, grâce également à l'intervention des forces américaines, a été contraint de se retirer.

    Selon al-Araby al-Jadeed, des avions américains sont intervenus pour pourchasser les hélicoptères russes alors qu'ils survolaient Hassaké, tandis que les soldats américains fermaient les voies d'accès pour empêcher les patrouilles de l'armée russe de tenter de rentrer dans la zone. Ni le ministère russe de la Défense ni les forces de Moscou stationnées sur la base de Hmeimim n'ont commenté l'incident.

    Selon le journal Asharq al-Awsat, ce qui s'est passé le 11 octobre fait partie des frictions entre la Russie et les États-Unis, tous deux souhaitant établir une présence militaire dans les régions à l'est de l'Euphrate. Cependant, il apparaît que la population civile est de plus en plus opposée à la présence de l'armée russe dans le nord-est de la Syrie. Les forces américaines, même dans le passé, ont intercepté et entravé à plusieurs reprises les patrouilles russes à Qamishli ou d'autres régions à l'ouest de la province de Hassaké. Moscou, pour sa part, se base sur ses accords avec la Turquie, pour renforcer sa présence militaire autour des zones appartenant aux Forces Démocratiques Syriennes (FDS), près des frontières turco-syriennes, provoquant une réaction des forces américaines.

    Dans ce contexte, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait précédemment mis en garde contre le comportement de Washington et l'approche adoptée à l'égard des Kurdes syriens, qualifiée de dangereuse, ou de « catastrophique» pour toute la région. Il a accusé les forces américaines de favoriser les tendances séparatistes des kurdes, les incitant à s’opposer au gouvernement syrien et empêchant ainsi l'ouverture de canaux de dialogue avec Damas. Par conséquent, selon Lavrov, les actions des États-Unis pourraient conduire à une situation "explosive", ainsi qu'à un chaos généralisé, qui pourrait avoir des répercussions dans les pays voisins.

    Parallèlement, on assiste également à un renforcement de la présence de l’armée américaine dans le nord-est de la Syrie. Des sources locales ont déclaré qu’un convoi militaire américain, composé d’environ 25 véhicules, était entré dans la ville de Tal Kujer par le poste frontière d’al-Walid ces derniers jours. Les médias moscovites accusent les Etats Unis de « voler » le pétrole syrien de la région. Ainsi, le 10 octobre, un convoi de 20 camions citernes a été observé quittant la province de Hassaké pour se diriger vers les territoires irakiens. Des sources russes ont également observé 54 chars américains sur la route M4 entre Qamishli et Hassaké, dans le nord-est de la Syrie.

    Les accusations russes sont reprises par Damas qui accuse Washington de voler les ressources pétrolières syriennes et de maintenir à cet effet 500 membres des forces spéciales américaines dans la région contrôlée par les kurdes des Forces Démocratiques Syriennes.

    Depuis leur formation le 10 octobre 2015, les Forces Démocratiques Syrienns (FDS) ont joué un rôle fondamental dans la lutte contre l'État islamique en Syrie, contribuant à la libération progressive des bastions occupés par les jihadistes. Leurs opérations militaires ont été largement soutenues par les États-Unis, qui fournissaient des armes et une couverture aérienne. En octobre 2019, Washington avait annoncé qu'il retirerait la plupart de ses troupes du nord-ouest de la Syrie, tout en laissant un «petit nombre» pour protéger les champs pétrolifères.

    Le conflit syrien a commencé le 15 mars 2011 et se poursuit toujours. Les forces du régime, affiliées au président syrien, Bashar al-Assad affrontent les groupes rebelles, qui souhaitent renverser le gouvernement. Les combats actuels sont principalement concentrés dans la province d’Edleb, le dernier bastion encore contrôlé par des groupes d'opposition, où un cessez-le-feu conclu entre la Russie et la Turquie le 5 mars 2020 est actuellement en vigueur. Mais ce cessez-le-feu reste très fragile et on s’attend à une reprise des affrontements à grande échelle.

    La Russie est intervenue dans le conflit le 30 septembre 2015, bombardant les régions de Homs et Hama, alors contrôlées par la rébellion. Selon certaines sources, Ankara et Moscou ont décidé de préserver le statu quo actuel à Edleb et à Hassaké. Selon certains observateurs, la Russie cherche à empêcher une nouvelle offensive turque contre les Kurdes des Forces Démocratiques Syriennes et autres groupes armés kurde, afin d'éviter une plus grande intervention de Washington qui les soutient.

  • Syrie : Un convoi de la police militaire russe passe en force à travers un barrage de l'armée US dans l'est syrien et établit un check point

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    Mardi 29 septembre, les troupes russes ont franchi un barrage américain dans l'est syrien et ont érigé un poste de contrôle le long d'une route à Hassaé.

    Le convoi militaire russe a réussi à entrer dans la partie orientale du nord syrien malgré l'opposition des Américains .

    L'armée américaine avait soumis les troupes russes à une très forte pression mais cela n'a pas suffi pour intimider les militaires russes qui ont réussi à passer outre.

    Les militaires russes ont alors établi leur propre point de contrôle, entravant à leur tour complètement le mouvement des Américains depuis l'Irak.

    Les photos de l'incident montrent que les militaires russes ont réussi à atteindre la ville de Derik, et ont commencé la construction d'un point de contrôle à cet endroit, en déployant des moyens de défense supplémentaires et des véhicules blindés.

  • Syrie : La Turquie prive "Hassaké" d'eau ... Le Croissant rouge lance un appel pour sauver 1,5 million de personnes

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    Le Croissant-Rouge arabe syrien a adressé un appel humanitaire à toutes les parties pour sauver plus d'un million et demi de civils de la province syrienne de Hassaké de la soif du fait que la Turquie a coupé l'eau de la province.

    Le Croissant-Rouge arabe syrien a affirmé dans un communiqué: «Les dures conditions humanitaires dans lesquelles plus d'un million de civils sont forcés de vivre dans le gouvernorat de Hassaké en raison de l'occupation turque et de ses mercenaires coupant l'eau du gouvernorat sont contraires au droit international humanitaire, en plus d'empêcher les équipes du Croissant-Rouge arabe syrien d'y accéder en toute sécurité.

    Dans sa déclaration, l'organisation a souligné qu'elle était toujours prête à faire face aux répercussions du crime de coupure d'eau, notant qu'elle avait élaboré un plan d'urgence pour sécuriser de toute urgence l'eau pour la population du gouvernorat.

    Le communiqué indique que les équipes du Croissant-Rouge arabe syrien sont prêtes à commencer les travaux de maintenance complète de la station d'Alouk dès que l'accès et la maintenance en toute sécurité des lignes électriques et leur connexion entre les puits d'Alouk et la station d'eau seront garantis, en plus des travaux de restauration à l'intérieur.

    En revanche, à Stockholm, l'Union nationale des expatriés syriens en Suède et en Europe a condamné le «crime du régime turc» d'avoir coupé l'eau potable à Hassaké.

    Dans sa déclaration, l'Union a appelé la communauté internationale à «criminaliser et tenir l'occupation turque responsable de son acte de crime de guerre et de génocide», notant que «le régime turc piétine toutes les valeurs humaines par ses pratiques criminelles».

    La déclaration a appelé les Nations Unies et les organisations humanitaires et de secours à prendre des mesures immédiates et sérieuses pour sauver les civils et mettre fin à ces violations, qui sont considérées comme un crime contre toute l'humanité.

    Avertissement russe
    L'avertissement n'est peut être pas lié à la coupure de l'eau, mais la Turquie ferait bien de se mettre sur ses gardes. En effet, le ministère russe de la défense, Sergueï Choigou, appelle le régime turc à mettre fin à ses actes criminels et terroristes en Syrie ! A noter que Sergueï Choïgou se considère comme un chrétien orthodoxe et fait son signe de croix avant d'assister à chaque défilé militaire. 

  • Syrie : Les forces turques bombardent des localités contrôlées par les Forces Démocratiques Syriennes au nord de Hasakeh

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    Le 29 juillet dernier, l'armée turque et des rebelles syriens pro-turcs ont bombardé plusieurs villes dans la province de Hasaké, au nord, pour des raisons peu claires.
    Les tirs d'artillerie ont visé les villes de Tell Tamr et al-Tawilah ainsi que les villages situés près de l'autoroute M4. Cette autoroute stratégique, qui a été réouverte par les forces russes en mai dernier, relie Hasaké à Raqqa et Alep.
    "L'Observatoire syrien des droits de l'homme a déclaré dans un rapport qu'il n'y a pas encore eu d'informations sur d'éventuelles pertes humaines en raison de ces bombardements.
    L'armée turque et ses alliés syriens ont envahi le nord-est de la Syrie en octobre 2019. Les forces turques ont occupé une longue bande de terre entre Hasaké et Raqqa en quelques semaines. Les FDS ont perdu des dizaines de villes et de villages, dont Ras al-Ain et Tell Abyad.
    Malgré la conclusion d'accords de désescalade avec la Russie et les États-Unis, les forces turques ont intensifié leurs attaques dans le nord-est de la Syrie ce mois-ci.
    Le 5 juillet, les forces turques ont visé un camion sur la route par un tir d'obus. Le camion a été complètement détruit et son chauffeur a été blessé. Le 22 juillet, un autre camion a été pris pour cible et son conducteur a également été blessé.
    Ces actes hostiles pourraient conduire à une dangereuse escalade dans le nord-est de la Syrie, compte tenu du fait qu'Ankara ne respecte pas l'accord avec la Russie et les États-Unis.

  • Frontlive-Chrono - Récapitulatif des principaux évènements du Moyen orient, Afrique du nord et Sahel du lundi 21 janvier 2019

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    Afghanistan: Assaut taliban contre une base des forces spéciales afghanes, au moins 18 tués

     

    Israël/Syrie: Deuxième série de raids israéliens en Syrie en 24 heures – Onze soldats syriens tués

     

    Nigeria: 4 soldats tués, l’armée repousse une série d’attaques de Boko Haram

     

    Syrie : cinq morts dans une attaque contre un convoi des forces américaines et kurdes

     
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  • Syrie : Entremise russe entre les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) et le régime syrien pour réduire les tensions

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    Syrie 

    Entremise russe entre les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) et le régime syrien pour réduire les tensions
    La situation évolue très vite en Syrie. Les Américains veulent-ils éviter une évolution à l'irakienne entre FDS et armée gouvernementale comme cela est le cas entre Peshmergas et forces irakiennes ? Ou bien les Kurdes syriens, ayant constaté que les Américains n'avaient pas bougé le petit doigt pour éviter qu'ils se fassent écraser par l'armée irakienne? toujours est-il que les militaires russes ont encore une fois profité du soudain refroidissement entre la Coalition internationale dirigée par les USA et les forces kurdes, majoritaires au sein des FDS, pour jouer leur propre partition.
    Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), jusqu'ici soutenues par les Etats-Unis, auraient remis le champ de pétrole de Tabiyah et ses installations voisines à l'armée loyaliste syrienne (AAS), suite à une visite de représentants syriens et russes dans la ville de Hassakah (Hasaké), contrôlée par les Kurdes des FDS. 
    Selon les renseignements, des unités de l'Armée Arabe Syrienne (AAS), accompagnées de «Russes» non identifiés sont déjà entrées dans la zone pétrolière. Cependant, aucune photo ou vidéo confirmant ces affirmations n'est disponible en ligne. La situation reste donc encore incertaine. Dans le même temps, des rapports circulent selon lesquels des représentants des FDS pourraient se rendre, le 10 novembre, à une réunion organisée sur la base aérienne de Hmeimeim utilisée par les forces aériennes russes, dans la province de Lattaquié. Les parties sont conviées à discuter d'un certain nombre de questions pour parvenir à une désescalade des tensions entre l'AAS et les FDS.
    Ces tensions se sont accrues depuis le mois de septembre, lorsque les FDS et l'AAS se sont lancées à une véritable course de vitesse dans la province de Deir ez-Zhor pour occuper les infrastructures pétrolières et gazières sur la rive orientale de l'Euphrate.
    Et depuis le début de ces offensives concurrentes, les deux camps s'accusent mutuellement d'incidents qui pourraient conduire à un affrontement de grande échelle.
     
    Jean René Belliard