Hashed Achayri

  • Irak : Quatre morts dans une attaque de Daech dans le nord

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    Quatre personnes, dont des membres des forces de sécurité, ont été tuées, samedi 11 septembre, dans une attaque de l'Etat islamique (Daech) près de la ville de Mossoul, ancien fief jihadiste dans le nord de l'Irak, selon un responsable local et une source sécuritaire.

    L'attaque a touché le village de Khattab, un village isolé dans la région de Makhmour, au sud de Mossoul, a indiqué la source sécuritaire qui a fait état de quatre morts, dont un notable du village, un officier de la police fédérale et un membre du groupe para-militaire Hachd al-Chaabi, une coalition de groupes armés pro-Téhéran intégrés à l'armée irakienne. Huit membres des forces tribales (Hachd Achairi) fidèles au gouvernement ont également été blessés.

    L'attaque a été menée par des jihadistes de l'Etat islamique contre une position du Hachd al-Chaabi aux alentours de deux heures du matin (23H00 GMT), a de son côté indiqué Saleh al-Jibouri, un responsable de la localité voisine de Qayyara précisant que les jihadistes ont déclenché l'explosion d'un IED (Improvised Explosive Device) et tiré des obus. Enfin, des tireurs d'élite de Daech ont tiré à l'arme légère.

    M. Jibouri a fait état de quatre morts dont un notable du village et un paramilitaire, dans cette attaque qui n'a pas été revendiquée.

    L'attaque intervient moins d'une semaine après un assaut des jihadistes près de Kirkouk (nord) qui avait tué 13 membres de la police fédérale irakienne.

  • Irak : L'Etat islamique bombarde une raffinerie de pétrole, abat un drone de la police et brûle plusieurs camions

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    L'Etat islamique en Irak continue de lancer des attaques contre les forces gouvernementales et les factions locales pro-gouvernementales dans différentes parties du pays.

    Le 8 juillet, des membres de l'Etat islamique ont lancé une roquette Grad de 122 mm sur la raffinerie de pétrole d'al-Sinaiyah, dans la province septentrionale de Saladin. Aucun dégât  n'a été rapporté à la suite de l'attaque.
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    Le 12 juillet, les jihadistes ont abattu un drone quadricoptère de la police fédérale irakienne près de la ville d'al-Mahdiyah, dans la province septentrionale de Kirkouk. Amaq, l'agence de presse de l'Etat islamique, a mis en ligne des images des restes du drone abattu.

    Le 14 juillet, des membres de l'Etat islamique ont incendié quatre camions à al-Kasrah dans la province occidentale d'al-Anbar. Deux des camions appartenaient à un officier de la police irakienne, tandis que les deux autres appartenaient à des combattants des Forces tribales de mobilisation pro-gouvernementales.
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    L'Etat islamique est à nouveau très actif dans le nord et l'ouest de l'Irak. Les cellules du groupe terroriste mènent régulièrement des attaques dans ces régions.

    Les forces gouvernementales irakiennes ont intensifié leur opération contre l'Etat islamique mais sans obtenir de résultats. Le groupe islamiste est profondément enraciné dans certaines parties de l'Irak, en particulier dans son bastion historique, al-Anbar.

  • Irak : Un soldat tué dans une attaque au mortier contre un quartier général de la sécurité à Kirkouk

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    Un soldat irakien a été tué et 5 autres membres du personnel de sécurité blessés, samedi 17 avril 2021, lors d'une attaque au mortier contre un quartier général de la sécurité dans le gouvernorat de Kirkouk, dans le nord du pays, par des assaillants inconnus, selon une source sécuritaire.

    Un officier ayant le grade de premier lieutenant de la police de Kirkouk a déclaré: "Des personnes non identifiées, qui pourraient appartenir à l'organisation terroriste Etat islamique, ont tiré 6 obus de mortier sur le siège de la mobilisation tribale (Hashed Achayri), une force sunnite, dans le village d'Albu Shihab du district de Daquq. dans le gouvernorat de Kirkouk. "

    "L'attaque a entraîné la mort d'un soldat de l'armée, tandis que deux autres soldats et 3 membres de la mobilisation tribale ont été blessés", a ajouté la source, qui a demandé l'anonymat.

    Il a souligné que "des forces conjointes de l'armée et de la mobilisation tribale ont lancé une opération de ratissage dans la zone à la recherche des terroristes".

    Les autorités irakiennes n’ont fait aucun commentaire officiel sur l’attaque.

    La "mobilisation tribale" (Hashed Achayri) est composée de combattants sunnites et est officiellement affiliée aux forces gouvernementales. Habituellement, la mobilisation tribale garde les postes de contrôle et apporte un soutien aux forces armées dans les opérations militaires.

  • Irak : Sept membres des forces irakiennes tués par l'explosion d'une voiture piégée

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    Au moins sept membres des forces irakiennes ont été tués par l'explosion d'une voiture piégée, à l'ouest de la ville de Haditha, dans la province sunnite d'Al-Anbar, à l'ouest du pays, selon un responsable local.

    Le maire de la ville, Mabrouk Hamid, a déclaré  qu'une voiture piégée a explosé au cours d'une opération de recherche lancée par une force conjointe de la mobilisation tribale Hashed Achayri) et de l'armée dans la région d'Al-Madham, située à 80 km à l'ouest de Haditha (160 km à l'ouest de Ramadi), chef-lieu de la province d'Al-Anbar.

    Hamid a ajouté que l'explosion avait tué 6 membres des forces de mobilisation tribales et un officier de l'armée, et fait 2 blessés dans les rangs de la mobilisation tribale et l'armée.

    Les membres de la mobilisation tribale appartiennent au clan sunnite al-Jaafiyah à al-Madham de la région d'al-Haditha. Comme le précise le journaliste Wassim Nasr, la ville d'al-Haditha a un vieux contentieux avec l’Etat islamique. C'est la seule localité de la province sunnite d'al-Anbar qui n’a pas été prise par Daech lors de son occupation des zones urbaines.

    Aucune partie n'a revendiqué la responsabilité de l'attentat à la voiture piégée, et aucune déclaration officielle n'a été publiée jusqu'à maintenant.

    Les forces irakiennes et la mobilisation tribale sont, sporadiquement, des cibles privilégiées de l'organisation terroriste "Daech", au moyen de voitures piégées ou d'attaques kamikazes. Dans ce genre d'attaques, des pertes humaines et matérielles sont toujours à déplorer.
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  • Irak: L'Etat islamique tend une embuscade à Anbar, tue trois militaires

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    La ville d'Al-Rutba, à l'extrême ouest de l'Irak dans la province d'al-Anbar à la frontière avec la Jordanie, a été le théâtre d'un déploiement des forces de sécurité depuis l'aube du lundi, 23 novembre, après le meurtre de 3 membres du personnel de sécurité dans la nuit de dimanche à lundi. Des jihadistes de l'Etat islamique ont tendu une embuscade dans la ville même, moins de 48 heures après une embuscade sanglante dans la province de Salah al-Din dans le nord du pays, tuant et blessant une vingtaine de membres des forces de sécurité irakiennes et de la «mobilisation tribale».

    Imad al-Dulaimi, le commissaire du district de la ville d'al-Rutbah a confirmé que des membres de l'Etat islamique avaient tendu une embuscade, dressant un faux poste de contrôle dans la région d'al-Sakar, à l'est d'al-Rutba. Les jihadistes ont ouvert le feu sur une voiture transportant du personnel de sécurité et un camion, tuant 3 personnes. Les jihadistes ont brûlé les véhicules, notamment la voiture où se trouvaient les corps des membres des forces de sécurité.

    Les forces de sécurité se sont aussitôt déployées des deux côtés de la route et dans les zones voisines à la poursuite des islamistes.

    Cet incident est survenu quelques jours après que des éléments de l'Etat islamique aient enlevé un agent de la circulation dans la ville de Karma, à l'est de la province d'al-Anbar, et l'ont tué. Le commandant des opérations de l'armée à Anbar a annoncé que les quatre auteurs du meurtre de l'agent de la circulation avaient été capturés.

    Les provinces du nord et de l'ouest de l'Irak connaissent un net recul de la sécurité depuis quelque temps et les attaques jihadistes, se multiplient, faisant des morts et des blessés.

    Samedi soir l'Etat islamique a mené une attaque dans le quartier d'Al-Mashak de la ville de Baiji dans le gouvernorat de Salah al-Din, tuant et blessant 20 membres des forces de sécurité et la "mobilisation tribale" (Hashed Achairi).

    A noter que le Commandement des opérations conjointes a adopté une nouvelle phase dans la lutte contre le terrorisme et la poursuite des restes de l'organisation islamiste. Il a expliqué dans un communiqué qu'il s'attaquait à "l'environnement de l'ennemi pour le priver des barrières naturelles et géographiques difficiles".

    "Selon cette nouvelle tactique, et sous la planification et la supervision du Commandement des opérations conjointes, les forces de l'armée du gouvernorat de Salah al-Din ont mené une opération de ratissage dans plusieurs zones, y compris l'île d'Umm Jarish au milieu du fleuve Tigre". Ont participé à cette opération de cinq jours, les forces spéciales, la police fédérale, le génie militaire et l'aviation, ainsi que des éléments du Hashed al-Chaabi, les Forces de mobilisation populaire".

    Le Commandement des opérations conjointes a déclaré que les forces irakiennes ont trouvé t détruit 10 caches de l'organisation islamiste sur l'île.

  • Irak : Une embuscade de l'Etat islamique fait huit morts, dont six militaires, au nord de Bagdad

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    Huit personnes, six militaires et deux civils, ont été tuées samedi soir 21 novembre dans une embuscade tendue par des jihadistes de l'Etat islamique (Daech) au nord de Bagdad, a indiqué à l'AFP un responsable local.

    Une bombe placée en bord de route, à environ 200 kilomètres au nord de la capitale irakienne, a explosé au passage d'une voiture de civils et lorsque des policiers et des membres du Hachd al-Chaabi --coalition de paramilitaires majoritairement chiites désormais intégrés à l'Etat-- sont venus à leur rescousse, ils ont essuyé des tirs des jihadistes, a déclaré à l'AFP une source policière.

    "Quatre membres du Hached tribal", les unités sunnites de cette coalition dominée par les chiites pro-Iran, "deux policiers et deux civils ont été tués dans l'attaque de l'Etat islamique", a déclaré à l'AFP Mohammed Zidane, maire de la localité de Zouiya, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Tikrit. L'attaque n'a pas été officiellement revendiquée mais M. Zidane et la source policière ont tous deux accusé l'Etat islamique.

    L'Etat islamique a conservé, après sa défaite, des cellules clandestines dans les provinces sunnites du pays, notamment Salaheddine où a eu lieu l'attaque de samedi soir. Il y a une dizaine de jours, 11 personnes, dont des membres des forces de sécurité, avaient été tuées dans une attaque jihadiste contre une position militaire à l'entrée ouest de Bagdad. Là aussi, le Hached tribal avait payé le plus lourd tribut avec cinq morts.

    L'Etat islamique était parvenu à s'emparer en 2014 de près d'un tiers du territoire irakien, qu'il a été forcé d'abandonner fin 2017, chassé de son "califat" autoproclamé après trois années de guerre mobilisant l'ensemble des troupes irakiennes et une coalition internationale de 76 pays. Désormais, ses combattants se terrent dans les zones montagneuses ou désertiques du centre et de l'ouest du pays et ont largement perdu leur capacité à mener des attaques d'envergure.

    Attaques nocturnes
    S'ils continuent de mener des coups de force ici ou là, les récents bilans de huit et 11 morts sont particulièrement rares dans le pays qui n'a pas connu d'attentat majeur depuis plus de trois ans.

    Le mode opératoire --avec des grenades, des bombes déposées en bord de route ou des armes légères-- reste sommaire, soulignent militaires irakiens ou étrangers de la coalition anti-EI emmenée par les Etats-Unis. De même, les jihadistes n'ont pas mené d'attaque dans des villes, et se cantonnent jusqu'ici à des attaques nocturnes dans des zones peu peuplées.

    Ces attaques interviennent alors que Washington a annoncé le retrait prochain de 500 de ses soldats, faisant tomber à 2.500 le nombre de ses hommes en Irak. La quasi-totalité des autres Etats membres de la coalition anti-EI ont quitté le pays depuis le début de la pandémie de Covid-19.

  • Irak: 11 morts dans une attaque de l'Etat islamique près de Bagdad

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    Onze personnes, dont des membres du Hashd al-Ashairi (Forces de mobilisation tribales), ont été tuées et huit autres blessées tard dimanche dans une attaque jihadiste contre une position militaire dans le quartier d'al-Radwaniyah, à la périphérie sud de la capitale, près de l'aéroport de Bagdad, ont indiqué des sources policières et médicales.

    L'Irak a déclaré il y a trois ans la "victoire" sur le groupe Etat islamique (EI) mais l'organisation jihadiste possède encore des cellules clandestines, notamment dans la grande ceinture agricole de Bagdad où se trouve Radouaniya, village théâtre de cette attaque.

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