Harutyunyan Arayik (président)

  • (11/10) Nagorny Karabakh : Pas de cessez-le-feu - Les bombardements se poursuivent de part et d'autre

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    La "capitale" du Nagorny Karabakh bombardée
    La ville de Stepanakert, capitale régionale du Nagorny Karabakh sous contrôle des séparatistes arméniens, a été samedi soir la cible de bombardements, en dépit d'un cessez-le-feu entré théoriquement en vigueur dans la journée, a-t-on constaté.

    Sept lourdes explosions ont été entendues vers 23h30 locales, faisant trembler le sol dans toute la ville. Immédiatement après cette salve, les sirènes d'alerte ont sonné pendant plusieurs minutes pour appeler les habitants à se réfugier dans les caves et abris. Le silence est ensuite retombé sur la ville, plongée dans l'obscurité la plus complète.

    Des bombardements arméniens nocturnes font 7 morts en Azerbaïdjan
    Sept personnes ont été tuées dans des bombardements sur la ville de Gandja en Azerbaïdjan, a indiqué dimanche la diplomatie azerbaïdjanaise, accusant les forces arméniennes, malgré la trêve humanitaire censée être en vigueur dans le conflit du Nagorny Karabakh.

    "Nouvelle attaque de missiles par les forces arméniennes sur une zone résidentielle à Gandja, la deuxième ville d'Azerbaïdjan, sept morts et 33 blessés", a indiqué le ministre des Affaires étrangères sur son compte Twitter, publiant les photos de destructions.

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    Le ministère de la Défense de la région séparatiste du Nagorny Karabakh a ensuite démenti avoir bombardé Gandja. "C'est un mensonge absolu", a-t-il dit, assurant "respecter l'accord de cessez-le-feu humanitaire" et accusant la partie azerbaïdjanaise d'avoir frappé "Stepanakert, Hadrut, Martouni et d'autres zones peuplées".

    Une trêve humanitaire devant permettre l'échange de corps de soldats et de prisonniers est entrée en vigueur à midi (08H00 GMT) samedi, mais les deux camps s'accusent de ne pas l'avoir respectée.

    Situation plus calme dimanche 11 octobre, mais la trêve reste fragile
    Le dirigeant arménien du territoire séparatiste du Nagorny Karabakh a estimé dimanche que la situation était "plus calme" que la veille sur le front opposant ses forces à celles de l'Azerbaïdjan, au deuxième jour d'une trêve fragile.

    "Hier nous l'avons tous constaté, il n'y avait pas de cessez-le-feu. Il semble que depuis ce matin, c'est plus calme, mais cela peut changer très vite", a déclaré Araïk Haroutiounian, le président séparatiste, lors d'une conférence de presse, faisant état néanmoins de "quelques échanges de tirs et de mortiers".

  • Nagorny-Karabakh : Pas de trêve en vue

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    Arméniens et Azerbaïdjanais poursuivaient mardi des combats acharnés pour la région séparatiste du Nagorny Karabakh, chaque camp revendiquant des victoires et affichant sa détermination malgré les appels à la trêve et le nombre de victimes civiles. Les deux côtés se sont accusés ces deux derniers jours d'avoir multiplié à dessein les bombardements sur les zones urbaines habitées, notamment la capitale des indépendantistes, Stepanakert, et la deuxième ville d'Azerbaïdjan, Gandja. Les journalistes de l'AFP ont vu nombre d'habitations détruites par les tirs de roquettes de part et d'autre, et recueilli des témoignages en ce sens.

    Dans un communiqué matinal, le ministère azerbaïdjanais de la Défense a affirmé avoir infligé de "lourdes pertes humaines et de matériel militaire" à l'adversaire, affirmant que "les troupes arméniennes étaient forcées à la retraite".

    Le président de la république auto-proclamée du Karabakh Arayik Haroutiounian a lui affirmé que son armée "remplissait avec succès ses tâches" et que "tout est sous contrôle".

    Au dixième jour de combats, aucun camp ne semble avoir pris un avantage déterminant sur l'autre. Le Nagorny Karabakh, majoritairement peuplé d'Arméniens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan à la chute de l'URSS, entraînant au début des années 1990 une guerre ayant fait 30.000 morts. Le front est quasiment gelé depuis un cessez-le-feu en 1994, malgré des heurts réguliers. Les hostilités qui ont repris le 27 septembre sont la crise la plus grave depuis.

    Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev, dont le pays riche en pétrole a dépensé sans compter en armements modernes ces dernières années, a juré de reprendre le Karabakh, excluant une trêve sans promesse de retrait militaire arménien de la région et sans "excuses" du Premier ministre arménien Nikol Pachinian.

    Signe de l'animosité existante, il a qualifié ses adversaires de "chiens".

    Erevan et Bakou ont jusqu'ici fait fi des appels à un cessez-le-feu de l'essentiel de la communauté internationale, notamment celui de la Russie, la puissance régionale qui depuis près de 30 ans dirige aussi avec la France et les Etats-Unis les efforts de médiation sur le Nagorny Karabakh.

    L'Azerbaïdjan a lui le soutien sans équivoque de la Turquie de Recep Tayyip Erdogan, qui appelle à la reconquête militaire du territoire séparatiste.

    'Menace inacceptable'
    Le bilan de 265 morts en dix jours de conflit reste très partiel, l'Azerbaïdjan n'annonçant aucune perte parmi ses soldats et 46 morts parmi les civils. Le Karabakh a fait état de 219 militaires et 19 civils tués. Les deux camps disent cependant avoir tué de 2.000 à 3.500 soldats ennemis chacun et se rejettent la responsabilité des hostilités.

    Une escalade du conflit pourrait avoir des conséquences imprévisibles, au vu des puissances en concurrence dans le Caucase: la Russie, la Turquie, l'Iran et les Occidentaux.

    Les Turcs sont déjà accusés d'aggraver le conflit en encourageant Bakou à l'offensive militaire et sont soupçonnés d'avoir déployé des mercenaires syriens au Karabakh dont plusieurs dizaines auraient été tués.

    Le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu est attendu mardi en Azerbaïdjan pour "échanger sur la situation dans la région sous occupation arménienne" selon Ankara, premier déplacement de ce type depuis le début des hostilités.

    La France, la Russie et les Etats-Unis ont qualifié dans un communiqué commun le conflit de "menace inacceptable pour la stabilité de la région", dénonçant le caractère "disproportionné" des attaques des deux camps visant "des installations civiles".

    Les trois ministres des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, Mike Pompeo et Sergueï Lavrov y ont dénoncé "l'escalade de violence inédite et dangereuse" .

    Si la Russie entretient de bonnes relations avec les deux pays, elle reste plus proche de l'Arménie, qui appartient à une alliance militaire dominée par Moscou. Le président russe Vladimir Poutine a de nouveau appelé lundi soir à l'arrêt "immédiat" des combats, lors d'une conversation avec le dirigeant arménien.

    Le Kremlin dénonce une situation qui se "dégrade"
    La situation au Nagorny Karabakh "se dégrade", a dénoncé mardi le Kremlin au dixième jour de combats dans cette région séparatiste où s'affrontent Arméniens et Azerbaïdjanais, jugeant la mort de civils "inacceptable".

    "La situation se dégrade toujours, des gens continuent de mourir, ce qui est totalement inacceptable", a déclaré aux journalistes le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, répétant que "les parties ont l'obligation de cesser le feu et s'asseoir à la table des négociations".

    Colonel Arthur Galtsian.jpeg21 soldats arméniens du Haut Karabakh tué mardi 6 octobre
    Des responsables arméniens de l'enclave du Haut-Karabakh ont déclaré mardi 10 juin que 21 autres soldats avaient été tués dans le conflit avec l'Azerbaïdjan, portant à 244 le nombre total de soldats arméniens tués depuis le déclenchement de la guerre le 27 septembre.
    Parmi les soldats décédés, on compte le colonel Arthur Galtsian (photo ci-contre), de l'armée arménienne. Il a été tué ce mardi matin par les forces azéries.

     


    Vidéos - Côté Arménien
    Destructions dans la ville arménienne de Stepanakert

    Vidéos - Côté azéri
    Vidéos montrant le matériel militaire arménien capturé par l'armée azerbaïdjanise :

  • Nagorny-Karabakh - Azerbaïdjan : Nouvelle nuit de combats et aucune trêve en vue

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    Arméniens et Azerbaïdjanais sont restés sourds à de nouveaux appels à la trêve, échangeant toute la nuit des tirs par-delà la ligne de front au Nagorny Karabakh, territoire azerbaïdjanais séparatiste soutenu par Erevan.

    Stepanakert, capitale de cette république autoproclamée, est restée plongée dans le noir pour se rendre aussi invisible que possible aux drones azerbaïdjanais qui avaient frappé la ville dimanche. Située à une vingtaine de kilomètres des combats, deux explosions y ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi.

    A l'aube d'un cinquième jour d'affrontements, aucun camp ne semblait avoir gagné un avantage décisif sur l'autre. Les forces azerbaïdjanaises disent cependant depuis plusieurs jours avoir pris des positions arméniennes qui étaient tenues depuis près de 30 ans.

    Le Nagorny Karabakh, en majorité peuplé d'Arméniens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan, entraînant une guerre au début des années 1990 qui avait fait 30.000 morts. Le front est quasi-gelé depuis, malgré des heurts réguliers, notamment en 2016.

    "Tirs dévastateurs"
    Le ministère de la Défense azerbaïdjanais a indiqué jeudi "que toute la nuit, des tirs d'artillerie dévastateurs ont visé les forces arméniennes".

    L'armée du Karabakh affirme elle avoir empêché l'Azerbaïdjan "de regrouper ses troupes", ajoutant que "la situation tactique n'a pas changé".

    Depuis le début des hostilités dimanche, seuls des bilans partiels sont communiqués, faisant état au total de 127 morts.

    Du côté arménien, on a annoncé 104 soldats et 8 civils tués, tandis que Bakou se refuse à communiquer des bilans militaires mais a annoncé la mort de 15 civils.

    Les deux camps affirment avoir infligé à l'autre des centaines de pertes humaines. Et chacun diffuse des vidéos à cet effet, comme celle mercredi d'un drone azerbaïdjanais frappant un camion de transport de troupes chargeant des soldats, ou celles arméniennes montrant de nombreux corps allongés en rang en uniforme adverse.

    Les appels à une trêve se sont multipliés jusque tard dans la nuit de mercredi à jeudi, à l'instar des présidents russe Vladimir Poutine et français Emmanuel Macron, deux des trois co-présidents avec les Etats-Unis du Groupe de Minsk de l'OSCE qui, depuis 1992, est le médiateur au Nagorny Karabakh.

    Les deux dirigeants réclament de "cesser complètement le feu et, dès que possible, faire baisser les tensions", selon un communiqué du Kremlin.

    Plus tôt, Moscou avait proposé d'accueillir "une rencontre des chefs des diplomaties de l'Azerbaïdjan, de l'Arménie et de la Russie".

    Mais mercredi, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian ont réaffirmé leur détermination à combattre.

    Dans leurs capitales respectives, c'était la ferveur devant les centres de mobilisation militaire, où les hommes en âge de combattre se pressaient pour aller au front.

    La Russie, puissance régionale qui entretient des relations cordiales avec les deux républiques ex-soviétiques, s'est montrée de plus en plus inquiète du rôle de la Turquie, concurrent géopolitique mais avec qui elle a des relations pragmatiques.

    Longue guerre
    Moscou a ainsi reproché Ankara de "jeter de l'huile sur le feu" en encourageant Bakou dans son offensive.

    Et mercredi soir, sans pointer directement du doigt la Turquie, la diplomatie russe s'est dite "très préoccupée" du déploiement dans le conflit du Karabakh de "terroristes et de mercenaires étrangers" venant de "Syrie et de Libye", deux terrains où Ankara est actif militairement avec ses alliés locaux.

    L'Arménie avait déjà accusé la Turquie, qui soutient Bakou, d'envoyer des "mercenaires" au Karabakh. L'Azerbaïdjan et la Turquie ont démenti, retournant l'accusation contre Erevan.

    Pour le dirigeant du Nagorny Karabakh, Araïk Haroutiounian, les hostilités en cours diffèrent des années précédentes, du fait d'une participation turque au conflit.

    L'ingérence militaire d'Ankara n'est pas établie, seule l'Arménie l'affirmant jusqu'ici, accusant la Turquie d'avoir déployé ses avions F-16, de fournir des pilotes de drones et des spécialistes militaires.

    "La Turquie va être déçue et échouer. Notre peuple est héroïque et notre jeunesse est prête à se sacrifier pour protéger la mère patrie", a dit M. Haroutiounian, prédisant "une longue guerre".

    Une intervention militaire directe turque constituerait un tournant majeur et une internationalisation du conflit, un éventuel scénario catastrophe, dans une région où de nombreuses puissances sont en concurrence.

  • Arménie : L'Azerbaïdjan affirme avoir conquis des villages sous contrôle arménien

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    Dimanche, l'Azerbaïdjan a lancé une campagne de bombardements contre la région séparatiste du Haut-Karabakh, selon des sources arméniennes. La présidence de la région du Karabakh a confirmé que l'armée azerbaïdjanaise avait commencé dimanche matin à bombarder la ligne de contact entre les deux parties et des cibles civiles, notamment la capitale de la région, Stepanakert (Khankendi, selon le nom azerbaïdjanais).

    La France, la Russie et les États-Unis ont été impliqués dans les efforts visant à ramener la paix . Le groupe était connu sous le nom de "Groupe de Minsk", mais la dernière tentative pour parvenir à un accord de paix a échoué en 2010.

    L'Azerbaïdjan, riche en énergie, a investi massivement dans son armée et s'est engagé à plusieurs reprises à reprendre le Karabakh par la force.

    L'Arménie, à son tour, a déclaré qu'elle défendrait la région qui a déclaré son indépendance, mais qu'elle dépend toujours fortement d'Erevan.

    Ce sont les pires affrontements depuis 2016 et ont craint à présent qu'une guerre à grande échelle éclate entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie, qui pendant des décennies se disputent le contrôle du Haut-Karabakh. Les Arméniens ont arraché le Karabakh à Bakou dans une guerre dans les années 1990 qui a tué 30 000 personnes.

    Les pourparlers ont été gelés pour résoudre le conflit du Karabakh, qui est l'un des pires de l'effondrement de l'Union soviétique en 1991.

    L'Azerbaïdjan a annoncé avoir conquis dimanche une demi-douzaine de villages sous contrôle arménien lors de combats le long de la ligne de front de la région du Nagorny Karabakh, informations démenties par son ennemi arménien.

    "Nous avons libéré six villages, cinq dans le district de Fizouli, un dans le district de Jebrail", a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère azerbaïdjanais de la Défense. 

    Si les rapports sur la prise des villages arméniens de Garakhanbeyli, Garvand, Kend Gyaryadiz dans la région de Fizuli et des villages de Boyuk Marchanli et Ruzgar dans la région de Jebrail sont confirmés, les forces azerbaïdjanaises auraient fait un pas important vers leur objectif plus large de sécuriser les routes vers Fizuli et Mindjevan.

    Aux dernières nouvelles, l'Azerbaïdjan se serait emparé d'une zone stratégique du Nagorny Karabakh. 

    Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a fait état de l'occupation de la colline de Murov sur la crête du même nom à la suite d'une opération militaire dans le Karabakh en direction de la ligne de front.

    "À la suite de l'opération militaire menée par nos troupes en direction de Goranboy, la colline de Mourov sur la crête de Mourov a été libérée. Il s'agit d'un site qualifié de "stratégique" qui culmine à 3.000 mètres car clé pour les communications terrestres entre l'Arménie et le territoire séparatiste dont le contrôle échappe à l'Azerbaïdjan depuis des décennies. À la suite de l'opération, l'autoroute militaire Vardenis-Agdere, qui relie les territoires occupés de l' Azerbaïdjan à l' Arménie , a été placée sous le contrôle des tirs de l'armée azerbaïdjanaise. L'avantage militaire qui en résulte empêchera le transport de cargaisons militaires supplémentaires depuis l'Arménie le long de la route vers le Kelbajar et Agdera occupés. Les combats se poursuivent ", a indiqué le ministère dans un communiqué.

    Selon l'agence russe Interfax, l'Arménie a démenti les affirmations azerbaïdjanaises.

    "La déclaration du ministère de la Défense de l'Azerbaïdjan sur la conquête de six localités ne correspond pas à la réalité. Cette information relève de la provocation", a indiqué une porte-parole du ministère arménien de la Défense.

    Selon le ministère de la Défense du Nagorny Karabakh, cité par Interfax, l'armée azerbaïdjanaise a perdu "quatre hélicoptères, 15 drones, notamment offensifs, 10 chars et transports de troupe blindés. Ils ont des pertes humaines" aussi.

    Les autorités du Nagorny Karabakh reconnaissent la mort de seize soldats
    Un premier bilan fait état d'au moins 16 soldats arméniens tués et plus d'une centaine blessés dimanche lors des affrontements avec l'armée azerbaïdjanaise dans la région disputée du Nagorny Karabakh, ont indiqué les autorités arméniennes.

    "Selon des informations préliminaires, 16 militaires ont été tués et plus de 100 blessés" lors de ces affrontements, a indiqué le ministère de la Défense du Nagorny Karabakh, soutenu par Erevan. On annonce également la mort d'une mère et d'un enfant.

    Dans la soirée, le président de la république du Haut-Karabakh, Arayik Harutyunyan, a reconnu sur sa page Facebook que "des dizaines (de militaires arméniens) avaient été tués, des dizaines ont été blessés. Des dizaines de civils ont été blessés, et il y a des morts parmi la population civile".

    Erevan et Bakou s'accusent mutuellement d'avoir déclenché dimanche des violents combats pour le contrôle du Nagorny Karabakh, région séparatiste en Azerbaïdjan sous contrôle arménien depuis le début des années 1990.

    De son côté, l'Azerbaïdjan n'a pas encore communiqué le nombre de ses soldats tués au combat mais a annoncé que 19 civils avaient été tués dans divers bombardements. Une famille de cinq personnes a été entièrement décimée dans le village de Gachalty par un tir d'artillerie.

    Nombreuses destructions dans les localités du Nagorny Karabakh
    Plus de 50 localités de la République arménienne du Haut-Karabakh ont été attaquées par les troupes azerbaïdjanaises, a déclaré Artak Beglaryan, médiateur au Karabakh, lors d'un point de presse dimanche.

    "Selon les données préliminaires, plus de 50 colonies ont été attaquées par des drones et de l'artillerie azerbaïdjanais. Parmi ces colonies -. Tous les centres régionaux", - a déclaré Beglaryan, un briefing qui a été diffusé sur la page Information Staff NKR Facebook .

    Selon lui, des centaines de biens immobiliers, des infrastructures, des lignes électriques, des gazoducs, des conduites d'eau, des voitures ont été endommagés. "La population civile a été ciblée, c'est une violation du droit international et la communauté internationale doit donner son évaluation", a déclaré Beglaryan.

    L'Arménie décrète la mobilisation générale et la loi martiale
    Les autorités arméniennes ont décrété la mobilisation générale et la loi martiale dimanche, alors que de nouveaux combats meurtriers ont éclaté entre les séparatistes du Nagorny Karabakh, soutenus par Erevan, et les forces de l'Azerbaïdjan voisin.

    "La loi martiale et la mobilisation générale sont décrétées en Arménie. J'exhorte tout le personnel à se présenter aux commissariats militaires", a déclaré sur Facebook le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian.

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    L'Azerbaïdjan déclare la loi martiale, couvre-feu à Bakou
    L'Azerbaïdjan a déclaré dimanche la loi martiale ainsi qu'un couvre-feu à Bakou et dans plusieurs autres grandes villes.

    "La loi martiale sera introduite à partir de minuit ainsi qu'un couvre-feu de 21H00 à 06H00", à Bakou, dans plusieurs grandes villes ainsi que dans les zones proches de la ligne de front du Karabakh, a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence azerbaïdjanaise, Hikmet Hajiyev.

    Erdogan promet un soutien total à l'Azerbaïdjan
    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis dimanche un soutien total à l'Azerbaïdjan et a appelé l'Arménie à "cesser son agression", à la suite des violents combats au Nagorny Karabakh.

    "Le peuple turc va soutenir nos frères azerbaïdjanais avec tous nos moyens, comme toujours", a déclaré M. Erdogan sur Twitter. Il a critiqué la communauté internationale pour ne pas avoir "réagi de manière suffisante, comme il le fallait" à ce qu'il a appelé une "agression" de l'Arménie. Il a indiqué avoir eu un entretien téléphonique avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, dont il a salué "la position avisée et déterminée".

    Le ministre turc de la défense Hulusi Akar avait auparavant estimé que "la plus grave menace à la paix et à la stabilité dans le Caucase est l'agression menée par l'Arménie, et (qu')elle doit cesser cette agression qui risque de mettre le feu à la région".

    Le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin a "fermement" condamné les affrontements au Karabakh et affirmé que l'Arménie avait "une nouvelle fois violé les lois internationales et montré qu'elle ne souhaitait pas la paix et la stabilité". Il a appelé sur Twitter la communauté internationale à "dire non à cette dangereuse provocation". "L'Azerbaïdjan n'est pas seul, il a le soutien total de la Turquie", a-t-il ajouté.

    Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a eu dimanche un entretien téléphonique avec son homologue russe Sergueï Lavrov et les deux hommes ont évoqué "l'agression arménienne", a indiqué une source diplomatique turque, sans donner plus de détails.

    Des avions turcs participent aux combats
    Selon Le président de la république du Haut-Karabakh, Arayik Harutyunyan, des « avions F-16 turcs , qui étaient en Azerbaïdjan pendant environ un mois sous prétexte d'exercices», ont été utilisés au Karabakh. «Les armes les plus modernes, qui sont au service de l'armée turque», sont utilisées, a déclaré Harutyunyan.

    Erevan met en garde contre l'ingérence "agressive" de la Turquie
    Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a mis en garde dimanche contre l'ingérence "agressive" de la Turquie dans les combats en cours entre les forces azerbaïdjanaises et la région séparatiste arménienne du Nagorny Karabakh, soutenue par Erevan. "J'appelle la communauté internationale à utiliser tous les moyens existants pour empêcher l'ingérence turque, qui peut déstabiliser une fois pour toute la région" du Caucase, a-t-il déclaré dans une adresse télévisée, disant son inquiétude face au "comportement agressif" d'Ankara en soutien à Bakou.

    Conséquences internationales :
    La Turquie et l'Azerbaïdjan sont des partenaires stratégiques de longue date et entretiennent des liens étroits dans le secteur militaire et de la sécurité. La Turquie soutient régulièrement l'Azerbaïdjan sur la scène internationale, notamment dans le cadre du conflit avec l'Arménie. Tout récemment, les deux parties ont mené des exercices militaires conjoints à l'intérieur de l'Azerbaïdjan et, selon des sources pro-arméniennes, au moins une partie des équipements turcs y sont restés. Il y a également des rapports sur le déploiement de groupes de rebelles syriens pro-turcs en Azerbaïdjan.

    De son côté, l'Arménie a récemment participé à des exercices multinationaux à grande échelle en Russie - Kavkaz 2020 (ils se sont terminés le 26 septembre). Par conséquent, le groupe militaire russe déployé en permanence dans la région du Caucase est prêt et mobilisé.

    Ainsi, le développement du conflit dans la région du Haut-Karabakh dépendra principalement de la position des alliés de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan. Malgré l'attitude pro-américaine du régime politique actuel en Arménie, la Russie reste un partenaire proche du pays et le principal garant de sa souveraineté. Par conséquent, si Moscou intervient et use de son influence, la menace d'une défaite militaire de la partie arménienne devrait être écartée et la situation aura toutes les chances de s'apaiser. La volonté de la Turquie et de l'Azerbaïdjan de progresser sur le terrain au détriment des Arméniens dépendra de l'ampleur du soutien apporté à l'Arménie par la Russie.

    Il reste que nii la Russie ni la Turquie ne sont intéressées par une confrontation ouverte. Par conséquent, les deux pays s'efforceront probablement de trouver une solution politique à l'escalade actuelle et de rétablir le régime de cessez-le-feu. A cela s'ajoute que les États-Unis, le nouveau meilleur ami du régime arménien, peuvent être intéressés par une déstabilisation de la région et une aggravation des tensions entre la Turquie et la Russie.

    Une propagation du conflit à la région du Caucase peu probable, selon un expert du Caucase
    Vadim Mukhanov , un employé du Centre pour les problèmes du Caucase et la sécurité régionale au MGIMO, estime que la propagation du conflit dans le Haut-Karabakh en dehors de la région est peu probable. Selon lui, le conflit se poursuivra probablement pendant plusieurs jours, après quoi l' Arménie et l' Azerbaïdjan s'assoiront à la table des négociations.

    "Une guerre à grande échelle au Karabakh secouerait toute la région du Caucase et affecterait tous les pays voisins, y compris la Turquie et la Russie, l'espace de la mer Noire à la mer Caspienne . Ceci, à son tour, pourrait conduire à une catastrophe humanitaire. Mais, à mon avis, un tel scénario est peu probable. au total, il y aura d'abord des batailles pendant plusieurs jours, puis une trêve fragile viendra » , a déclaré Mukhanov à RIA Novosti.

    L'expert a noté que chaque escalade qui a lieu au Karabakh éloigne l'espoir de régler ce "vieux conflit sanglant" pacifiquement.

    Poutine appelle à la fin des hostilités
    Le président russe Vladimir Poutine a appelé dimanche à mettre fin aux nouveaux combats meurtriers opposant les Arméniens du Nagorny Karabakh, soutenus par Erevan, aux forces azerbaïdjanaises.

    "Il est important de mettre en œuvre tous les efforts nécessaires pour éviter une escalade de la confrontation, mais l'essentiel est qu'il faut mettre fin aux hostilités", a affirmé M. Poutine, cité dans un communiqué du Kremlin, à l'issue d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian.

    Téhéran prêt à aider Erevan et Bakou à entamer des pourparlers
    L'Iran a appelé dimanche l'Arménie et l'Azerbaïdjan à cesser immédiatement leurs hostilités, et s'est déclaré prêt à lancer des pourparlers entre les deux pays voisins. Des combats meurtriers ont éclaté entre les forces azerbaïdjanaises et les séparatistes de la région du Nagorny Karabakh soutenus par l'Arménie.

    Téhéran entretient de bonnes relations à la fois avec l'Arménie et l'Azerbaïdjan, deux pays frontaliers de l'Iran.

    La République islamique "suit de près" et "avec préoccupation" les hostilités entre les deux parties, a indiqué le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué. Elle invite les parties à "faire preuve de retenue", les appelant à une "cessation immédiate des hostilités et à l'ouverture de pourparlers entre les deux pays", selon le texte publié par l'agence de presse officielle iranienne, Irna. Téhéran est "prêt à utiliser toutes ses capacités pour établir un cessez-le-feu et lancer des pourparlers entre les deux parties", assurent les Affaires étrangères iraniennes.

    Un conflit majeur impliquant Erevan et Bakou pourrait entraîner l'intervention des puissances en concurrence dans la région du Caucase, la Russie et la Turquie. La République islamique compte une communauté de langue azérie de plus de dix millions de personnes, ainsi qu'une communauté arménienne d'un peu moins de 100.000 personnes.

    L'Arménie fait appel à la Cour Européenne des Droits de l'Homme
    L'Arménie a fait appel à la Cour européenne des droits de l'homme avec une demande d'obliger l' Azerbaïdjan à cesser de bombarder des biens civils, selon la représentation de la République dans le tribunal.

    "L'Arménie a exigé d'appliquer des mesures provisoires contre l'Azerbaïdjan, en particulier pour l'obliger à cesser de bombarder des biens civils, à s'abstenir de mener des actions offensives aveugles, en utilisant des citoyens, des biens civils et des colonies comme cibles", indique un communiqué sur la page Facebook du bureau.

    Vidéo azérie montrant la destruction d'un tank arménien par un drone :

    Vidéos arméniennes :




    Vidéo de combattants syriens se rendant vers le front de Nagarno Karabakh