Haniyeh Ismaïl

  • Gaza/Israël : Poursuite des affrontements - Mis à jour au fur et à mesure

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    De 20 heures hier soir à 6 heures ce matin, quelque 130 roquettes ont été tirées de Gaza vers le territoire israélien, et 24 ont échoué à Gaza. 
    Des dizaines de missiles ont été abattus par le système de défense antimissile Iron Dome.
    Selon le rapport de Tsahal, malgré les menaces du Hamas, l'intensité des bombardements dans la nuit du 13 mai était plus faible que dans la nuit du 12 mai.
    Plus de 1600 ont été tirées depuis Gaza depuis le début des affrontements. Dans le même temps, le représentant de l'armée israélienne a noté qu'environ 400 missiles tirés par des terroristes sont tombés sur le propre territoire de la bande de Gaza. L'armée israélienne n'a aucune information sur les dégâts causés dans le secteur par la chute de ces missiles.
    Selon le chef du département des médias internationaux du service de presse de Tsahal, le lieutenant-colonel Yonatan Konricus, le système de défense antimissile Iron Dome a intercepté environ 90% des missiles qui ont volé dans les zones résidentielles en Israël.

    Attaque à la roquette sur le centre d'Israël. À Rishon LeZion, une roquette touche un immeuble résidentiel
    Vers une heure du matin à Rishon LeZion, Nes Zion, les sirènes de Tel Aviv ont retenti pour avertir des attaques à la roquette.
    Des explosions ont été entendues dans de nombreuses villes, bien qu'il n'y ait pas toujours eu de sirènes. Les spécialistes de l'administration de la logistique rappellent que l'ensemble du territoire du pays est divisé en districts. Le signal de la sirène n'est activé dans chacun des quartiers qu'en cas de menace d'un missile tombant dans celui-ci.
    Quelques minutes après la première sirène à Rishon LeZion, les alarmes ont retenti dans des dizaines d'autres localités du centre du pays.
    À Rishon LeZion, une roquette a frappé un immeuble résidentiel sans faire de victimes.

    Pour la première fois, les sirènes avertissant d'attaques à la roquette ont retenti dans le nord d'Israël - fausse alerte
    Pour la première fois depuis le début des affrontements, les sirènes d'alarme ont retenti dans les localités au nord du district de Ha-Shfela.
    Le signal "Tseva Adom" a été entendu dans les localités de Vaadi Ara, à Magido.
    Il n'y a eu aucune information sur la chute de missiles dans ces zones.
    La Direction de la logistique a par la suite signalé que les zones du nord n'avaient pas été bombardées.

    Peu après 01H30, les alarmes ont retenti à Modi'in et dans les localités autour de la ville.
    Le maire de la ville, Haim Bibas, a déclaré sur les ondes de la chaîne de télévision Keshet-12 que, apparemment, un missile a été abattu par le Dôme de fer.

    Une série d'attaques contre le centre du pays et le Néguev. À Petah Tikva, une roquette a frappé une maison
    De 1h00 à 2h00, plusieurs salves de roquettes ont été tirées de la bande de Gaza vers le centre d'Israël, tandis que les bombardements d'Ashkelon, d'Ashdod et des colonies de la zone frontalière se sont poursuivis.
    Le maire de Petah-Tikva a rapporté la chute des fragments d'une  roquette, ainsi que la frappe d'une roquette contre un immeuble de plusieurs étages. Les services de secours ont signalé un incendie dans le centre de Petah Tikva.
    Le service d'ambulance du Magen David Adom a signalé que cinq personnes âgées avaient eu besoin de soins médicaux. Tous avaient été intoxiqués par les fumées. Leur état est évalué de léger à modéré.
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    Les avions atterrissant en Israël sont détournés vers l'aéroport de Ramon
    En raison de la menace d'attaques à la roquette, les avions qui devaient atterrir à l'aéroport international Ben Gourion ont été détournés vers l'aéroport de Ramon, à 18 kilomètres au nord d'Eilat. Les vols vers l'aéroport de Ben Gourion reprendront quelques heures plus tard.

    03H20 Les attaques à la roquette se poursuivent à Ashkelon et dans les zones frontalières
    À 3 h 20, une salve de missiles a été tirée depuis la bande de Gaza en direction d'Ashkelon. L'alarme a retenti dans des dizaines de kibboutzim.
    Il n'y a aucune information sur des victimes ou des dommages matériels.

    05H52 : Les habitants du kibboutz Kerem Shalom entament une nouvelle journée avec des tirs de roquettes
    À 5 h 32 au kibboutz Kerem Shalom, le système d'alerte précoce pour les attaques à la roquette a retenti.
    Il n'y a aucune information sur les blessures ou les dommages causés.
    Sderot et les colonies frontalières également sous le feu
    Les alarmes ont également retenti à Sderot et dans les kibboutzim bordant la bande de Gaza. Il n'y a aucune information sur des victimes ou des dommages matériels.
    Le kibboutz Kerem Shalom avait déjà été la cible de tirs.

    06H02 Sirènes d'alarme à Eshkol - des explosions se font entendre
    Vers 6 heures du matin, les alarmes avertissant d'attaques à la roquette ont de nouveau retenti dans les localités du conseil local d'Eshkol, près de la frontière avec la bande de Gaza.
    Les résidents locaux rapportent avoir entendu des explosions.

    L'armée israélienne a attaqué 600 cibles à Gaza et se prépare pour une opération au sol
    Le porte-parole des Forces de défense israéliennes, le général de brigade Hedi Zilberman, a déclaré qu'au cours des deux derniers jours, Tsahal avait éliminé la plupart des capacités de production de missiles du Hamas et du Jihad islamique.
    Au total, plus de 600 objectifs dans la bande de Gaza ont été attaqués par les FDI en deux jours. Entre autres choses, un tunnel du Hamas sous un bâtiment scolaire et sous des bâtiments résidentiels a été détruit à Gaza. Les terroristes placent délibérément leurs infrastructures sous des cibles civiles. Par conséquent, les FDI doivent agir très soigneusement pour minimiser les pertes civiles. En outre, un coup a été porté sur la maison du commandant du système des camps d'entraînement du Hamas, Iyad Tayeb, les militants des forces navales de l'organisation et plusieurs groupes d'opérateurs de missiles ont été éliminés.
    Hier soir, les FDI ont commencé à frapper les structures du pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza, y compris les bâtiments des services de sécurité intérieure, le bureau du chef du service de sécurité intérieure et les bâtiments de la banque centrale.
    "Nous voyons les premières fissures dans la confiance de l'ennemi à la lumière des énormes dégâts qui lui sont infligés. Cela est évident dans leurs tentatives de demander un cessez-le-feu. Le Hamas a été surpris par la puissance des frappes de représailles de Tsahal. De nombreux militants sont nerveux et ne sont plus prêts à continuer. Ils sont divisés », lit-on dans le texte de la déclaration de Zilberman.
    Hedi Zilberman a également déclaré que le commandement de Tsahal avait approuvé plusieurs plans pour une opération au sol, au cas où il recevrait un ordre correspondant de la direction de l'État.

    07H49 : Les sirènes retentissent à Sderot et les environs
    A 7h49, les alarmes ont retenti à Sderot et Avivim. Des explosions ont été entendues.
    Vers 8 heures du matin alarmes et explosions près de Nir Oz.

    08H17 : L'aéroport Ben Gourion à nouveau fermé pour les atterrissages d'avions
    L'Autorité aéroportuaire israélienne a annoncé la fermeture temporaire de l'aéroport Ben Gourion pour recevoir des avions. Tous les vols sont redirigés pour atterrir vers d'autres aéroports, d'après Ilan et Asaf Ramonov.
    Les départs de l'aéroport Ben Gurion se poursuivent comme prévu.
    A noter qu'un certain nombre de compagnies aériennes ont annoncé l'annulation des vols à destination et en provenance d'Israël pour les jours à venir. Parmi les annulés figurent les vols d'Air France, Transavia, Delta Airlines, United Airlines, Virgin Atlantic, All Nippon, Air Canada, Lufthansa, Brussels Airlines, Pegasus, Air Europa.

    09H08 : Tsahal attaque un bâtiment de six étages dans le quartier de Rimal (Gaza)
    Le service de presse des Forces de défense israéliennes rapporte qu'une frappe aérienne a été lancée contre un bâtiment de 6 étages dans le quartier de Rimal, à l'ouest de la ville de Gaza.
    Sur la base des informations disponibles, le bâtiment était utilisé par le Hamas.

    11H Après une courte accalmie, les bombardements reprennent dans les régions frontalières avec Gaza
    Vers 11h00, les alarmes ont retenti près du checkpoint de Kerem Shalom, annonçant des attaques à la roquette sur le territoire israélien depuis la bande de Gaza.
    Il s'agit de la première attaque à la roquette contre Israël depuis Gaza au cours des dernières heures.

    11H01 Tsahal attaque un groupe de combattants du Hamas équipés d'ATGM dans le nord de Gaza
    Le service de presse des Forces de défense israéliennes rapporte que dans le nord de la bande de Gaza, l'armée israélienne a attaqué un groupe de combattants du Hamas se préparant à tirer des missiles antichar sur des cibles en territoire israélien. 
    Un coup direct sur la cible a été porté.

    11H53 : Deux autres groupes de combattants du Hamas équipés d'ATGM attaqués à la frontière de Gaza
    Le service de presse des Forces de défense israéliennes rapporte que près de la frontière de la bande de Gaza, l'armée israélienne a attaqué un autre groupe de militants du Hamas, qui se préparait à tirer sur des cibles en territoire israélien avec des missiles antichar.
    Moins d'un quart d'heure plus tard, les FDI ont annoncé l'élimination d'un autre groupe de militants à la frontière de Gaza.

    Le ministère de la Santé de Gaza rapporte 87 tués depuis le début des hostilités
    Le ministère de la Santé de l'administration du Hamas opérant dans la bande de Gaza a rapporté que depuis le début de la confrontation (10 mai), 87 habitants du secteur ont été tués par les actions de l'armée israélienne et environ 530 autres blessés.
    Parmi eux, selon la partie palestinienne, 18 sont des mineurs et huit sont des femmes.
    Tous les tués et blessés dans le rapport du ministère de la Santé de Gaza sont dénommés «civils».
    Selon Israël, l'écrasante majorité des personnes tuées à Gaza sont les commandants et les combattants du Hamas et du Jihad islamique, dont beaucoup ont été impliqués dans des attaques à la roquette sur le territoire israélien et dans la planification d'attaques.

    13H20 : Tsahal frappe les maisons de Haniyeh et d'autres dirigeants du Hamas
    Le blogueur israélien "Abu Ali", citant des sources dans la bande de Gaza, écrit sur le réseau Telegram que l'armée de l'air israélienne a attaqué la maison du chef du bureau politique du Hamas, Ismail Haniyeh, dans le camp de réfugiés de Shati (nord-ouest de la ville de Gaza, près de la Côte méditerranéenne) ... Haniyeh lui-même est actuellement avec ses plus proches parents au Qatar.
    Il est également rapporté que la marine de Tsahal a tiré sur un groupe électrogène près de la maison de Haniyeh à Shati.
    À Khan Younes, dans la région d'Ibsan, au sud de la bande de Gaza, une frappe aérienne a détruit la maison du porte-parole du Hamas, Samar Abu Dhaka.

    13H22 : Netivot et le Néguev occidental sont à nouveau renvoyés de Gaza
    Les sirènes "Enfer de Tseva", annonçant des attaques à la roquette, ont à nouveau retenti à Netivot et dans les communautés occidentales du Néguev.

    13H50 : Nouvelles alarmes à Ashkelon et à la frontière avec Gaza
    Vers 13 h 50 à Ashkelon et dans les localités à la frontière avec la bande de Gaza, les sirènes d'alerte ont retenti, annonçant des attaques à la roquette sur le territoire israélien.
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    14H10 : Les sirènes retentissent à Sderot et Shaar HaNegev
    Vers 14 h 10 à Sderot et dans les colonies du conseil régional de Shaar HaNegev, les signaux «Tseva adom» ont retenti, annonçant les attaques à la roquette.

    14H28 : Sirènes et explosions à Tel Aviv
    A 14h28, les sirènes "Enfer de Tseva" se sont déclenchées à Tel Aviv et dans d'autres villes du centre d'Israël. En particulier, les sirènes ont retenti à Rishon Le-Zion, Bat Yam, Holon, Givatayim, Ramat Gan.
    Le système de défense antimissile Iron Dome est entré en action. Plusieurs explosions ont été entendues.

    14H30 : Information non officielle : une roquette lancée depuis Gaza a explosé à Holon
    Vers 14h30, une roquette tirée depuis la bande de Gaza a explosé à Holon, selon le groupe Tseva adom WhtasApp, recevant des notifications des municipalités.
    Les informations sur les dommages causés sont en cours de clarification.

    14H45 : Sirènes d'alarme à la frontière avec Gaza
    Vers 14 h 45, dans les localités à la frontière avec la bande de Gaza, les alarmes "Enfer de Tseva" ont été déclenché pour annoncer  des attaques à la roquette.

    15H03 : Interception d'un drone kamikaze lancé depuis Gaza
    Le service de presse de Tsahal rapporte qu'un drone muni d'explosifs provenant de Gaza a été abattu au-dessus de l'une des localités de la zone frontalière.

    15H05 : Chute d'un missile près d'Eilat
    La Kan TV and Radio Corporation rapporte que la chute d'un missile a été enregistré près d'Eilat.
    L’aéroport de Ramon, situé à 20 kilomètres au nord de la station balnéaire, a aussitôt été fermé. Mais les autorités aéroportuaires ont déclaré qu'il fonctionnait comme d'habitude.
    Le missile a atterri dans une zone ouverte sans causer de dommages.
    Auparavant, les dirigeants du Hamas avaient déclaré que lors d'une récente salve, 250 missiles Ayyash d'une portée allant jusqu'à 220 km avaient été tirés sur Israël, l'une des cibles étant l'aéroport de Ramon au nord d'Eilat.

    15H33 : Tsahal publie une vidéo de l'élimination d'un groupe de militants se préparant à tirer un AGTM depuis un immeuble de plusieurs étages
    Le service de presse de Tsahal a publié une vidéo montrant la destruction d'une cible au sommet d'un immeuble de plusieurs étages dans la partie sud de la bande de Gaza, près de la frontière avec Israël.
    Le rapport indique que l'unité de reconnaissance en profondeur de Maglan avait établi qu'un groupe de militants se préparait à tirer sur des cibles en territoire israélien depuis cette maison à l'aide de missiles antichar.
    La cible a été touchée et éliminée.
    Au total, depuis le début des affrontements, Tsahal et SHABAK ont réussi à calculer et éliminer 11 unités se préparant à tirer au missile antichar sur le territoire israélien. 6 équipes ATGM ont été liquidés aujourd'hui.


    16H Menace de drones kamikazes - Les habitants des villages à la frontière avec Gaza sont priés de ne pas quitter leurs maisons

    Les habitants des villages de Beeri, Nahal-Oz et Alumim à la frontière avec la bande de Gaza ont reçu pour instruction de ne pas quitter leurs maisons en raison de la menace de drones kamikazes.
    L'un de ces drones a été abattu par l'armée près de la frontière.
    Peu de temps après l'avertissement, le conseil local de Shaar HaNegev a signalé que deux autres drones kamikazes avaient été neutralisés.

    16H15 : Tsahal rappelle 9000 réservistes
    Jeudi 13 mai, les Forces de défense israéliennes ont annoncé l'appel de 9 000 réservistes en préparation d'une éventuelle offensive terrestre, si l'ordre en est donné.

    16H53 : 20 combattants palestiniens enterrés vivants dans un tunnel suite à une frappe de Tsahal
    Le commandant de la division Gaza, le général de brigade Nimrod Aloni, dans une allocution à ses combattants selon laquelle  les FDI ont attaqué un tunnel du Hamas, y enterrant une vingtaine de combattants palestiniens, peu de temps avant d'entrer en Israël.
    "Nous avons transformé les tunnels en un piège mortel", a déclaré Aloni cité par Ynet .

    17H30 : Tsahal annonce avoir détruit 4 appartements de dirigeants du Hamas
    L'armée de l'air israélienne a attaqué quatre "appartements opérationnels" des commandants du Hamas dans la bande de Gaza.
    Le rapport officiel dit avoir détruit: l'appartement du commandant adjoint du bataillon Jabaliya (au nord du secteur), l'appartement du commandant de compagnie du bataillon Shajaya (au nord du secteur), le commandant de compagnie à Shabur (au nord du secteur), le commandant de compagnie à Dir al-Balakhe (partie centrale du secteur).


    17H50 : Les alarmes retentissent toujours à Sderot, Ashkelon, Rakhat et "Otef Aza"
    Les alarmes avertissant de l'imminence d'attaques à la roquette ont retenti une nouvelle fois à Sderot et dans les localités limitrophes du secteur.
    Les sirènes ont également été entendues à Ashkelon et Rahat.
    L'alerte a été suivie de bombardements qui ne se sont pas arrêtés pendant environ un quart d'heure.

    18H04 : Sirènes à Beer Sheva
    Les sirènes "Enfer de Tseva", avertissant de tirs imminents de missiles, ont été déclenchées à Beer Sheva.
    À 18 h 26, les sirènes ont une nouvelle fois retenti à Beer Sheva.

    19H32 : Deux usines de missiles attaquées au centre de la bande de Gaza
    Deux usines de missiles attaquées au centre de la bande de Gaza
    Le service de presse des Forces de défense israéliennes rapporte que dans la partie centrale de la bande de Gaza, l'armée de l'air israélienne a attaqué deux objectifs du Hamas.
    Les frappes ont été dirigées contre "un site de production de missiles clé", ainsi qu'une installation navale du Hamas qui a également produit et stocké des missiles.
    En outre, plusieurs autres usines et ateliers de Gaza où des armes étaient produites ont été attaqués.

    Les Etats-Unis empêchent une réunion vendredi du Conseil de sécurité
    Les Etats-Unis se sont opposés à la tenue vendredi d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU sur la nouvelle flambée de violences entre Israéliens et Palestiniens, ont indiqué des diplomates.
    "Il n'y aura pas de réunion du Conseil de sécurité demain", a déclaré jeudi à l'AFP un porte-parole chinois, dont le pays préside actuellement cette instance.
    "Les Etats-Unis ne sont pas d'accord avec une réunion demain en visio-conférence", a expliqué un diplomate. Selon une autre source diplomatique, Washington souhaiterait qu'une telle réunion n'ait lieu que mardi, ce qui lui ôterait une bonne partie de son caractère d'urgence.
    La tenue de ces réunions en visio-conférence requiert un consensus entre les 15 Etats membres du Conseil de sécurité.
    Les Américains soutiennent la position de leur allié israélien qui refuse une implication de l'ONU.
    Dans leurs prises de position successives depuis le début de la crise, les Etats-Unis ont réaffirmé le droit d'Israël à se défendre contre les tirs de roquettes du mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, mais aussi appelé à la désescalade. Ils ont aussi demandé à leur allié israélien de faire "tout son possible pour éviter des victimes civiles".

  • Le Hamas reçoit des armes et des missiles en provenance d'Iran

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    Alors que le Hamas tenait depuis des années à cacher la manière dont il recevait ses armes et son matériel de guerre de l'extérieur des territoires palestiniens, il a décidé de dévoiler, pour la toute première fois, certains de ces secrets sécuritaires et militaires.

    L'émission "Ce qui est caché est plus grand" diffusée par la chaîne qatarie Al Jazeera le 13 septembre a présenté des images exclusives montrant des membres des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, recevant des missiles Fajr iraniens et des obus antichars Kornet. Le Hamas a déclaré recevoir ces armes par terre et par mer, contournant les bases militaires, les patrouilles aériennes et maritimes, et il a révélé la fabrication de nouveaux missiles construits à partir de restes de missiles israéliens de la guerre de 2014 sur Gaza.

    L'émission a été présentée par le journaliste palestinien Tamer al-Mashal et animée par Ismail Haniyeh, chef du bureau politique du Hamas, et un certain nombre de dirigeants militaires du Hamas.

    Pendant l'émission, Haniyeh a affirmé que les États-Unis avaient tenté d'ouvrir un canal de communication discret avec le Hamas, mais que le groupe avait refusé. Entre-temps, les États-Unis ont sanctionné le Hamas et Haniyeh en tant que terroristes. L'ambassadeur itinérant des États-Unis, Nathan Sales, coordinateur du département d'État pour la lutte contre le terrorisme, a fustigé Haniyeh lors d'un point de presse le 17 septembre, en déclarant : "Notre position est très claire. Le Hamas est une organisation terroriste... Nous ne le considérons pas comme un acteur politique légitime."

    Rami Abu Zubaydah, un expert militaire palestinien, a déclaré à Al-Monitor : "La soudaine révélation du Hamas vise à prouver que le siège [israélien] de Gaza ne l'a pas empêché de développer son infrastructure militaire, étant donné les efforts acharnés qu'il déploie pour faire face aux plans israéliens visant à empêcher l'arrivée d'armes et de munitions et à fabriquer tous les composants de missiles disponibles localement. Ceci intervient au moment où la coopération arabo-israélienne est apparue dans une tentative d'affaiblir l'axe de résistance dirigé par l'Iran qui comprend la Syrie, Gaza et le Liban. Elle intervient également à la lumière des nouvelles alliances dans la région pour faire pression sur le Hamas".

    Les tentatives du Hamas pour acquérir des armes et des équipements se heurtent à de nombreux obstacles. Outre Israël, la frontière égyptienne avec Gaza connaît une accélération des événements depuis 2013. L'armée égyptienne a pris pour cible les tunnels frontaliers utilisés pour la contrebande d'armes à l'intérieur de Gaza. De plus, des bassins en eau profonde ont été creusés du côté égyptien de la frontière de Gaza pour empêcher le creusement de tels tunnels et créer une zone tampon. Des murs tampons ont été construits le long de la frontière, et en janvier 2020, la base militaire de Bérénice a été établie [par l'Égypte] sur la côte sud de la mer Rouge grâce à un financement émirati, pour empêcher le Hamas d'obtenir des armes.

    Mahmoud Mardawi, membre du bureau des relations nationales du Hamas et ancien chef des brigades Al-Qassam, a déclaré à Al-Monitor : "Le Hamas voulait faire la lumière sur les efforts [passés] de la Syrie, de l'Iran et du Soudan pour lui fournir des armes et des équipements. Cela explique, selon le Hamas, la conspiration contre le Soudan pour entraver son rôle au service de la cause palestinienne (en référence au coup d'État de 2019 contre l'ancien régime). La Syrie est déjà absente en raison de la guerre civile qui l'accapare. En attendant, l'Iran continue de nous soutenir sans restrictions ni conditions", a-t-il ajouté.

    Le Hamas entretenait des liens étroits avec l'ancien régime soudanais d'Omar al-Bachir. Pendant des années, le Soudan a contribué à la contrebande d'armes vers la bande de Gaza via la péninsule du Sinaï en Egypte. C'est-à-dire, jusqu'au coup d'Etat contre Bashir, lorsque le Soudan a coupé les liens avec le mouvement palestinien. Pour sa part, la Syrie a longtemps soutenu le Hamas sur le plan militaire, avant que la guerre civile n'éclate.

    Entre-temps, un marchand d'armes de Gaza a révélé, sous couvert d'anonymat, que "les factions militaires de Gaza, dirigées par le Hamas, possèdent des types distincts de missiles iraniens R-160 et Fajr-5 d'une portée de 100 kilomètres. Elles possèdent également des drones et des missiles antichars et des lance-roquettes portables produits par la Russie. Ils prévoient également d'acquérir des missiles chinois C-704, des missiles antinavires d'une portée de 35 kilomètres et des systèmes de radar pour missiles guidés".

    La source a ajouté : "Les armes nécessaires à Gaza sont les missiles Grad, le Katioucha amélioré d'une portée de 40 kilomètres, des charges antiblindées, des ceintures explosives, des grenades , des grenades propulsées (RPG) et des mitrailleuses antiaériennes".

    Wassef Erekat, un ancien commandant d'unité d'artillerie de l'OLP, a déclaré à Al-Monitor : "La révélation du Hamas va alimenter davantage les préoccupations égyptiennes et amener l'Egypte à renforcer le siège de Gaza, même si les armes du mouvement sont fabriquées localement ou recyclées et ont une durée de vie limitée. Ces armes ne répondent pas aux normes internationales de production d'armes, et un certain nombre de critères nuisibles, tels que l'humidité, la température et la gravité, peuvent les affecter".

    Le ministère israélien de la défense a publié plusieurs rapports sur des armes introduites en contrebande à Gaza par des vedettes rapides depuis des ports égyptiens et libanais et laissés en mer Méditerranée, ou dans des barils jetés à une distance spécifique dans l'eau avec des mesures précises du mouvement de l'eau et des courants capables de les conduire jusqu'aux rives de Gaza. Il est très difficile d'arrêter de telles opérations car il est impossible de surveiller chaque centimètre de la côte pour essayer de trouver de si petits colis, selon le ministère.

    Hussam al-Dajani, professeur de sciences politiques à l'université Al-Ummah de Gaza, a déclaré : "Le moment où le Hamas révèle ses secrets militaires n'est pas spontané, car il coïncide avec des événements importants. Le principal d'entre eux est la lutte régionale et internationale pour les gisements de gaz en Méditerranée orientale et la démonstration de force des diverses marines dans la région. Deuxièmement, elle survient au moment où les factions palestiniennes se sont réunies à Beyrouth. Troisièmement, elle a coïncidé avec l'anniversaire de l'accord d'Oslo de 1993 et du retrait israélien de Gaza en 2005. Quatrièmement, elle a coïncidé avec la normalisation des relations de certains pays arabes avec Israël.

    Un responsable du Hamas a déclaré, sous couvert d'anonymat, "Il semble y avoir un lien entre la date des révélations du Hamas le 13 septembre et la signature des accords de paix entre Israël d'une part [et] les EAU et le Bahreïn d'autre part à Washington le 15 septembre. Le Hamas pourrait répondre à ces accords en montrant sa force militaire contre Israël, puisque le moment coïncide également avec le 15e anniversaire du retrait israélien de Gaza en 2005 - comme s'il s'agissait d'un message du Hamas selon lequel le retrait était le résultat de ses opérations militaires contre l'armée et les colons israéliens".

    Alors que le Hamas révélait ses secrets, les positions militaires du mouvement à travers la bande de Gaza étaient camouflées pour éviter les frappes israéliennes. Le Hamas s'assurait également de cacher les camions transportant des armes et les ateliers de fabrication d'armes.

  • Frontlive-Chrono du dimanche 2 février 2020 - Principaux évènements du Moyen Orient, Afrique du nord, Sahel

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    Grande Bretagne: La police de Londres abat un homme ayant poignardé plusieurs personnes dans un acte « terroriste »

    La police de Londres a annoncé avoir abattu dimanche un homme qui avait poignardé plusieurs personnes dans la rue principale de Streatham, au sud de Londres, précisant traiter cette affaire comme un acte terroriste. « A ce stade, nous pensons que plusieurs personnes ont été poignardées », a indiqué la police sur son compte Twitter. « Nous étudions…

    La France va déployer 600 soldats supplémentaires au Sahel

    La France va déployer 600 soldats supplémentaires dans la bande sahélo-saharienne, portant les effectifs de l’opération Barkhane à 5.100 hommes, annonce dimanche la ministre des Armées. L’essentiel des renforts sera déployé dans la zone dite des  » trois frontières  » entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, précise Florence Parly dans un communiqué….

    Iran : Le successeur de Souleimani a appelé le Hamas et le Djihad islamique à résister au « marché du siècle ».

    Le général de division Ismail Kaani, qui a succédé à Qassem Suleimani à la tête de l’unité al-Quds, les forces spéciales du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d’Iran (CGRI), a eu des conversations téléphoniques avec Ismail Haniyeh, président du bureau politique du Hamas, et Ziad Nakhalé, secrétaire général du Djihad islamique. Il a…

  • Au lendemain de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l'Etat hébreu pr Donald Trump

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    Israël-Cisjordanie-Gaza 
    Trump
    Les principaux extraits de l'annonce du président américain sur Jérusalem
    Donald Trump pendant son annonce
        
    Voici les principaux points de l'allocution du président américain Donald Trump, mercredi 6 décembre, confirmant la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël. 
    "Les vieux défis nécessitent une nouvelle approche", a prévenu le président américain avant de faire cette annonce historique: "Il est temps d'officiellement reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël". 
    "Ce n'est rien de moins qu'une reconnaissance de la réalité", a-t-il ajouté. 
    "Après plus de deux décennies de dérogations" à une loi américaine de 1995 imposant le déplacement de l'ambassade, "nous ne sommes pas plus près d'un accord de paix entre Israël et les Palestiniens", a-t-il argumenté, en référence à une loi américaine de 1995 imposant le déplacement de l'ambassade. 
    Une clause permet cependant aux présidents de repousser son application pour six mois. Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama l'ont systématiquement actionnée. 
    "Ce serait une folie de penser que répéter la même formule permettrait maintenant de produire un résultat meilleur ou différent", a-t-il martelé, alors qu'il devait cependant lui aussi signer la dérogation, la nouvelle ambassade n'étant pas encore construite.
    Déménagement de l'ambassade
    "J'ordonne au département d'État de préparer le départ de l'ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem", a annoncé le président républicain debout à son pupitre, devant un portrait du premier président américain George Washington. 
    "Cela va lancer un processus de recrutement d'architectes, d'ingénieurs et d'urbanistes pour que la nouvelle ambassade, lorsqu'elle sera finie, soit un magnifique hommage à la paix", a-t-il développé en évoquant sa construction dans la ville sainte.
    Il a également indiqué qu'il enverrait le vice-président Mike Pence dans la région dans les jours à venir. 
    Capitale du peule juif
    "Il y a 70 ans les Etats-Unis, sous le président Truman, ont reconnu l'Etat d'Israël. Depuis, Israël a établi sa capitale dans la ville de Jérusalem - la capitale choisie par le peuple juif dans les temps anciens. De nos jours, Jérusalem est le siège du gouvernement israélien moderne. C'est le siège du Parlement israélien, la Knesset, et de la Cour suprême israélienne", a expliqué le président américain. 
    "Jérusalem est aujourd'hui, et doit le rester, un endroit où les Juifs vont prier au mur des Lamentations, où les chrétiens suivent le Chemin de croix, et où les musulmans vont prier à la mosquée al-Aqsa", sur l'esplanade des Mosquées, a-t-il ajouté.
    "J'ai jugé que l'heure était venue de reconnaître officiellement Jérusalem comme étant la capitale d'Israël. (...) Alors que les présidents précédents avaient fait cette promesse de campagne, ils ont échoué à l'honorer. Aujourd'hui, je l'honore", a-t-il également dit. 
     Solution à deux Etats
    "Les Etats-Unis restent déterminés à aider à faciliter un accord de paix acceptable pour les deux parties", a-t-il ajouté. "J'ai l'intention de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider à sceller un tel accord", a martelé le milliardaire républicain. Il a notamment assuré que, si les deux parties se mettaient d'accord sur cette question, les Etats-Unis soutiendraient une "solution à deux Etats". 
    Le président américain a également assuré que les Etats-Unis soutenaient une "solution à deux Etats", si les deux parties "se mettaient d'accord" sur cette question. 
    "En attendant, j'appelle toutes les parties à maintenir le statu quo sur les lieux sacrés de Jérusalem, dont le mont du Temple, aussi connu comme Haram Al-Sharif", une autre appellation donnée à l'esplanade des Mosquées, a-t-il conclu.   
    Il a également appelé les différentes parties au calme "Aujourd'hui nous appelons au calme, à la modération, et à ce que les voix de la tolérance l'emportent sur les pourvoyeurs de haine". 
    Donald Trump présente la loi signée pour le déplacement de l'ambassade U.S. à Jérusalem 

    Vidéo de l'annonce faite par le président américain sur Jérusalem : 
    Cliquer sur ce lien pour voir la vidéo 
       
    Jerusalem 
    Les réactions à la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l'Etat juif
    Les réactions n'ont pas tardé. Plusieurs pays, comme les Philippines, la Tchéquie et la Hongrie ont annoncé qu'ils allaient suivre l'exemple des Etats-Unis et déplacer leur ambassade à Jérusalem, répondant ainsi à l'appel du premier ministre israélien de suivre l'exemple des Etats-Unis en reconnaissant Jérusalem comme capitale d'Israël et en y transférant leurs ambassades. Aucun pays n'a pour l'instant son ambassade en Israël à Jérusalem. 
    Le premier ministre israélien salue un "jour historique" après l'annonce de Trump sur Jérusalem
    "Ceci est un jour historique", a dit M. Netanyahu. Jérusalem "est la capitale du peuple juif depuis 3.000 ans, c'est la capitale d'Israël depuis presque 70 ans".
    "Le peuple juif et l'Etat juif seront à jamais reconnaissants", a-t-il dit dans un enregistrement vidéo diffusé immédiatement après la déclaration de M. Trump.
    Cette décision "est un important pas vers la paix", a ajouté le Premier ministre.
    M. Netanyahu a aussi affirmé que la décision du président américain ne changerait rien en ce qui concerne les lieux saints des trois grandes religions monothéistes à Jérusalem, affirmant l'engagement israélien à maintenir le "statu quo".
    "Je veux aussi qu'il soit bien clair: il n'y aura aucun changement d'aucune sorte au statu quo sur les lieux saints", a-t-il assuré. "Israël veillera à toujours faire respecter la liberté de culte des juifs, des chrétiens et des musulmans".  
    M. Netanyahu tentait ainsi de dissiper les inquiétudes, notamment des musulmans, de voir Israël exercer son contrôle sur les lieux saints à la faveur de l'annonce de M. Trump.
    Jérusalem abrite des lieux sacrés pour les juifs, les chrétiens et les musulmans, dont le troisième lieu saint de l'islam, l'esplanade des Mosquées.
     "Je partage l'engagement du président Trump d'oeuvrer à la paix entre Israël et tous ses voisins, y compris les Palestiniens", a-t-il dit.  
    Réaction très négative de  l'Autorité Palestinienne
    Le président palestinien Mahmoud Abbas a réagi en affirmant que les Etats-Unis ne pouvaient plus jouer leur rôle historique de médiateur de paix avec les Israéliens, après l'annonce par le président Donald Trump de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël.
    "Par ces décisions déplorables, les Etats-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu'ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu'ils ont joué au cours des dernières décennies", a dit M. Abbas à la télévision palestinienne.
    Selon lui, l'annonce de M. Trump "ne changera rien à la situation de la ville de Jérusalem, la capitale éternelle de l'Etat de Palestine".
    Les dirigeants palestiniens revendiquent Jérusalem-Est, occupée puis annexée par Israël en 1967, comme la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.
    La communauté internationale n'a jamais reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël et considère Jérusalem-Est comme un territoire occupé. Israël proclame tout Jérusalem, Ouest et Est, comme sa capitale "éternelle et indivisible".
    Le processus de paix israélo-palestinien est au point mort depuis plus de trois ans et la question de Jérusalem est l'une des principales pierres d'achoppement.
    De son côté, le secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erakat, a déclaré que M. Trump avait "détruit" la solution dite à deux Etats en annonçant la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël.
    "Malheureusement, le président Trump vient tout juste de détruire la perspective de deux Etats", palestinien et israélien, a-t-il dit à des journalistes. M. Trump a aussi "disqualifié les Etats-Unis d'Amérique de tout rôle dans un quelconque processus de paix".
    La décision de Donald Trump "ouvre les portes de l'enfer", affirme le Hamas 
    Dans la bande de Gaza, le mouvement islamiste palestinien Hamas, considéré par Israël et les Etats-Unis comme une organisation "terroriste", a affirmé que la décision de M. Trump ouvrait "les portes de l'enfer pour les intérêts américains dans la région".
    Ismaïl Radouane, un haut responsable du Hamas s'exprimant devant des journalistes, a appelé les pays arabes et musulmans à "couper les liens économiques et politiques" avec les ambassades américaines, et à expulser les ambassadeurs américains.    
    Le Jihad islamique décrète la fin des "accords d'Oslo" 
    L'Attaché de presse du « Jihad islamique » dans la bande de Gaza, Shahad Daoud, a exhorté l'ONU à annuler les accords d'Oslo et tous les accords qui régissaient jusqu'à présent les relations entre Israël et l'Autorité palestinienne.   
    La décision US aura des "répercussions catastrophiques", prévient le Hezbollah
    Le bloc parlementaire du Hezbollah a mis en garde jeudi contre des "répercussions catastrophiques" après la reconnaissance officielle de Jérusalem comme capitale d'Israël par le président Donald Trump.
    "La décision américaine aura des répercussions catastrophiques qui menaceront la stabilité et la sécurité", a mis en garde le bloc, à l'issue de sa réunion hebdomadaire.
    Al-Akhbar, quotidien libanais proche du Hezbollah, avait donné le ton dès jeudi matin en titrant "Mort à l'Amérique".  
    "Aujourd'hui en Palestine, il y a une résistance capable, autonome, qui possède des milliers de roquettes qui peuvent frapper Tel Aviv", avertit le journal. 
    Nasrallah, le chef du Hezbollah, dénonce une "nouvelle déclaration Balfour"
    Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a dénoncé jeudi 7 décembre la reconnaissance officielle de Jérusalem comme capitale d'Israël par le président Donald Trump, estimant qu'il s'agit d'une seconde "nouvelle déclaration Balfour".
    "Nous sommes en présence d'une nouvelle déclaration Balfour, alors que nous avons commémoré le centenaire de la déclaration en question, il y a moins d'un an", a dénoncé le leader chiite, lors d'un discours télévisé retransmis en direct.
    La déclaration Balfour avait préfiguré la création de l'État d'Israël. Pour les Palestiniens, cette déclaration a porté en germe la nakba (catastrophe) que représente pour eux la proclamation de l'État hébreu en 1948, marquée par la fuite ou l'expulsion de 750 000 d'entre eux et suivie par 70 ans de conflit israélo-palestinien.
    "Une fois que nous aurons réalisé les dangers des répercussions de la décision (de Trump), nous allons agir et ne pas écouter les voix qui diront que ce qui s'est passé est insignifiant", a affirmé le chef du Hezbollah. Pour lui, les Etats-Unis "ne respectent ni les lois internationales, ni les conventions, ni les textes qu'ils ont eux-mêmes signés. Ils font fi de ce que les Etats arabes, européens, la Russie, le Canada, ou les autres pays leur disent." "Il n'y a plus d'obstacles devant le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu", a-t-il regretté.
    Sans Jérusalem, il n'y a plus de cause palestinienne, avertit Hassan Nasrallah :
    "Jérusalem est au cœur de la cause palestinienne. Si on exclut Jérusalem de cette cause, il n'en restera plus rien", a prévenu le leader chiite. "Aujourd'hui, Trump dit à la nation arabe : +Il n'y a plus de cause palestinienne+. Il dit qu'il n'y a que des individus palestiniens à qui il faut trouver un lieu de résidence", a dénoncé le chef du Hezbollah. "Quelle est la place de Jérusalem pour les Américains dans le processus de paix ? Aujourd'hui, ils ont rayé Jérusalem de l'équation", a-t-il ajouté.  
    Pour Nasrallah, la déclaration de Trump représente une insulte contre les musulmans et les chrétiens du monde.
    "La plupart des Etats refusent la décision de Trump. (...) Ils estiment qu'elle est une insulte à plus d'un milliard de musulmans de par le monde et à des centaines de millions de chrétiens. Ces derniers estiment que leur ville sacrée a été bradée, au profit d'un Etat sioniste artificiel, hypothéquant ainsi leur histoire et leur passé". "Nous sommes en présence d'un Etat (américain) qui ne respecte pas les lois internationales, mais qui fait la guerre à des peuples en les accusant de violer le droit international. Nous sommes en présence d'une administration américaine qui ne respecte pas ses engagements", a également dénoncé Hassan Nasrallah.
     
    Intifada 
    Le Hamas appelle à une nouvelle intifada
    Le mouvement islamiste Hamas a appelé jeudi 7 décembre à un nouveau soulèvement populaire palestinien après la décision du président américain.
    "On ne peut faire face à la politique sioniste soutenue par les Etats-Unis qu'en lançant une nouvelle intifada", a déclaré le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, dans un discours prononcé depuis la bande de Gaza.
    Incidents à la frontière entre Israël et Gaza : 2 Palestiniens blessés
    Deux Palestiniens ont été blessés, jeudi 7 décembre, dont l'un grièvement, lors d'affrontements entre des dizaines de jeunes palestiniens et l'armée israélienne, aux frontières de la Bande de Gaza.
    Achraf al-Qodra, porte-parole du ministère palestinien de la Santé, a déclaré, dans un communiqué qu'un jeune Palestinien avait été gravement blessé au ventre.
    Il a également relevé qu'un deuxième palestinien avait été atteint de blessures moyennement graves au niveau du pied, par les balles réelles tirées par l'armée israélienne contre les manifestants, à l'est de la ville de Khan Younes dans le sud de la Bande de Gaza.
    Des accrochages se sont déclenchés aux frontières est de la ville de Khan Younès, lors d'une manifestation contre la décision du président américain Donald Trump relative à la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël et le transfert de l'ambassade américaine de Tel Aviv vers Jérusalem.
    Les différents acteurs et factions palestiniens avaient appelé, mercredi 6 décembre, dans un communiqué conjoint, à manifester massivement dans les différentes villes de la Cisjordanie, contre la décision américaine.
    "Jour de la colère" à Jérusalem, Ramallah, Hébron, Bethléhem et de nombreuses autres localités palestiniennes  
    (De notre correspondant en Israël, Nathan R.)
    Jeudi 7 décembre, des manifestations ont eu lieu à Hébron, à Jérusalem, à Naplouse et dans d'autres localités de l'Autorité palestinienne (AP).
    Des sources palestiniennes rapportent que les affrontements avec les forces de sécurité israéliennes ont fait plus d'une centaine de victimes. 
    Plusieurs centaines de jeunes Palestiniens se sont rassemblés près de la porte de Naplouse à Jérusalem. Ils ont lancé des pierres et des bouteilles d'eau sur les soldats et la policiers israéliens et ont scandé des slogans anti-israéliens et anti-américains. Le service de presse de la police a signalé l'interpellation de trois personnes.
    À 17h00, la station de radio "Kan Bet" a rapporté que la situation près de la vieille ville était sous contrôle. 
    Des affrontements avec des soldats israéliens ont eu lieu à Shuaffat. Les forces de sécurité ont été forcées d'utiliser des moyens spéciaux pour disperser les manifestations.
    Selon des sources palestiniennes, un enfant de cinq ans a été blessé à la tête par une balle en caoutchouc. 
    Sur la place Shahid à Naplouse, un rassemblement a eu lieu, au cours duquel le gouverneur de la ville Akram Rajub a pris la parole pour demander à la population de
    protéger Jérusalem et la mosquée Al-Aqsa. 
    Selon Safa, à Hébron, les militaires ont utilisé des balles en caoutchouc, des grenades paralysantes et du gaz lacrymogène contre les manifestants qui leur jetaient des pierres.
    Plusieurs manifestants ont du recevoir une assistance médicale dans le cadre d'un «empoisonnement au gaz lacrymogène», ou des abrasions diverses obtenues lors d'une bagarre avec des gardes-frontières et des soldats. 
    Des affrontements entre militaires et Palestiniens ont également eu lieu dans la région d'Hébron, dans le district de Bab-az-Zavia. 
    À Ramallah, les participants à la marche de protestation ont condamné l'Égypte et l'Arabie saoudite, qui, à leur avis, ne défendaient pas suffisamment les intérêts du peuple palestinien face à la Maison-Blanche. Lors du rassemblement on a même entendu des slogans selon lesquels "la déclaration de Trump sur Jérusalem" était le résultat de "la collusion des Américains avec les responsables arabes."
    Près du village d'Al Bira, les Palestiniens ont brûlé des pneus, jeté des pierres sur les voitures et bloqué les routes. 
    Pour faire face à l'extension des émeutes dans les localités palestiniennes, les Forces de Défense Israéliennes (FDI) ont décidé, jeudi 7 décembre, d'augmenter leurs effectifs de plusieurs bataillons Cisjordanie. De plus, le nombre de policiers et de gardes-frontières à Jérusalem a été fortement renforcé à la veille de la prière du vendredi sur l'esplanade des Mosquées.
    Fermeture du checkpoint israélien Gilboa
    (De notre correspondant en Israël, Nathan R.)
    Le service de presse du ministère de la Défense a signalé que, en raison des émeutes qui ont éclaté dans la zone du poste de contrôle de Gilboa, l'activité du point de contrôle a été suspendue. 
    La décision de rouvrir le poste de contrôle sera prise par les forces de sécurité, en fonction de la situation. 
    Selon le ministère de la Défense, plusieurs dizaines d'Arabes ont jeté des pierres sur les militaires assurant le travail du checkpoint.  
    Témoin de la tension ambiante, les habitants d'Ashdod et Ashkelon inquiétés par le passage du mur du son d'un avion militaire  
    (De notre correspondant en Israël, Nathan R.
    Jeudi 7 décembre, les habitants d'Ashdod et d'Ashkelon ont rapporté un bruit similaire à une explosion alors que les sirènes d'alarme pour prévenir des attaques de missiles n'avaient pas retenti.   Le service de presse de Tsahal a indiqué que l'armée n'avait pas d'informations sur des incidents sécuritaires dans la région.
    La police n'a pas noté d'incidents dans le sud d'Israël non plus. 
    Il pourrait en fait s'agir du passage du mur du son par un avion militaire, mais compte-tenu de la tension ambiante qui règne dans le pays, les nerfs sont à fleur de peau.  
    Les sirènes d'alarme "Tzeva Adom" retentissent pour de bon près de la frontière avec Gaza
    Entre 18H13 et 18H14 les sirènes d'alarme "Enfer de Tzeva" ont retenti dans les colonies situées près de la frontière de la bande de Gaza pour mettre en garde contre un éventuel bombardement de missiles ou de mortiers. 
    L'alarme a retenti sur le territoire des conseils locaux Hof Ashkelon et Shaar HaNegev. 
    Les résidents locaux ont indiqué avoir entendu une ou deux explosions sans pouvoir préciser si les explosions ont eu lieu dans la bande de Gaza ou le territoire israélien. Le service de presse de Tsahal a confirmé avoir enregistré le lancement de deux missiles depuis le territoire de Gaza en direction d'Israël. Les soldats et la police  passaient en début de soirée le territoire au peigne fin à la recherche de l'endroit où ont pu tomber les missiles. 
     
    puissancesregionales 
    Les puissances régionales vont en profiter pour se poser en champion de la lutte pour la libération de la Palestine
    Turquie 
    Pour la Turquie, "la décision de Donald Trump est irresponsable".  
    "Nous condamnons la déclaration irresponsable de l'administration américaine (...) cette décision est contraire au droit international et aux résolutions de l'ONU", a réagi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu sur Twitter.
    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé jeudi 7 décembre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par son homologue américain, estimant que cette décision plongeait la région "dans un cercle de feu".
    "Prendre une telle décision met le monde, et spécialement la région, dans un cercle de feu", a déclaré M. Erdogan à la presse à Ankara avant de s'envoler pour la Grèce où il doit effectuer une visite officielle.
    "Ô Trump, que fais-tu ? Quelle est cette approche ? Les responsables politiques doivent œuvrer pour la réconciliation et non pas pour le chaos", a-t-il ajouté.
    M. Erdogan avait averti mercredi que lareconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par Washington "ferait le jeu des groupes terroristes".
    "J'adresse d'ici un appel au monde entier: gardez-vous de prendre toute mesure qui viserait à modifier le statut juridique" de Jérusalem, avait aussi déclaré M. Erdogan à l'issue d'un entretien à Ankara avec le roi Abdallah II de Jordanie.
    "Personne n'a le droit de jouer avec le destin de milliards de personnes pour satisfaire ses envies personnelles", avait mis en garde le dirigeant turc, affirmant que Jérusalem était"la prunelle des yeux de tous les musulmans".
    La présidence turque avait annoncé plus tôt que M. Erdogan avait invité les dirigeants des pays musulmans pour un sommet à Istanbul le 13 décembre axé sur la question de Jérusalem. Le sommet doit réunir des dirigeants des 57 pays membres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) dont la Turquie est la présidente en exercice.
    Dans un communiqué, le ministère turc des Affaires étrangères a averti que la décision américaine aurait "des conséquences négatives sur la paix et la stabilité de la région" et risquait de "détruire complètement les bases pour la paix".
    "Nous appelons l'administration américaine a reconsidérer sa décision erronée, qui pourrait aboutir à des résultats très négatifs", a-t-il ajouté.
    A noter que la Turquie et Israël avaient normalisé leurs relations en 2016, après une crise diplomatique déclenchée en 2010 par un raid israélien contre un navire d'une ONG en direction de la bande de Gaza, qui avait fait dix morts parmi les activistes turcs.
    Les deux parties ont intensifié leur coopération depuis, notamment dans le domaine de l'énergie, mais M. Erdogan, défenseur de la cause palestinienne, a continué à critiquer régulièrement la politique israélienne.
    Pakistan
    Le ministère pakistanais des Affaires étrangères a exprimé sa "forte opposition et condamnation" de la décision de Donald Trump concernant la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l'Etat hébreu.
    "Le Pakistan partage la condamnation  internationale et est profondément inquiet des implications de cette décision sur la paix et la sécurité internationale, particulièrement au Moyen orient. Le Pakistan demande au Conseil de Sécurité de l'ONU de prendre conscience de cette situation et de prendre les mesures conformes à la Charte des Nations Unies."   
    Iran :
    L'Iran a condamné la décision du président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.
    Le ministère des Affaires étrangères a dénoncé dans un communiqué une "provocation et une décision insensée de la part des Etats-Unis (...) qui va provoquer une nouvelle Intifada et pousser à des comportements plus radicaux et à davantage de colère et de violence".
    La décision de M. Trump est une "violation claire des résolutions internationales", a-t-il ajouté en estimant que Jérusalem était "une partie intégrante de la Palestine".
    "L'Iran condamne cette démarche avec force et exhorte la communauté internationale, les pays influents et en particulier les pays musulmans à empêcher l'application de cette décision des Etats-Unis, qui ne bénéficie qu'au régime sioniste, afin de préserver la stabilité de la région", a poursuivi le ministère.
    Egypte
    Le ministère égyptien des Affaires étrangères a condamné la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme la capitale d'Israël et le déplacement de son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem. 
    Dans une déclaration publiée peu de temps après le discours du président américain à Washington, le ministère égyptien des Affaires étrangères a déclaré que de telles décisions unilatérales violaient les résolutions internationales. 
    "L'Egypte est extrêmement préoccupée par l'impact éventuel de la décision de Trump sur la stabilité de la région", a ajouté le ministère, ajoutant que la décision américaine enflamme le monde arabe et musulman considérant le statut spirituel, culturel et historique de Jérusalem. 
    La déclaration indique que la décision de Trump ne changera pas le statut légal de Jérusalem en tant que ville occupée, se référant à un certain nombre de résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU concernant cette question, notamment la résolution No.242 / 1967 exigeant qu'Israël se retire des territoires occupés.
    en 1967, y compris Jérusalem. 
    Le ministère a également fait référence à la résolution n ° 478/1980 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui rejette la décision du gouvernement israélien d'annexer Jérusalem et de déclarer la ville comme capitale officielle. 
    La déclaration mentionne également la résolution No.2334 / 2016, qui stipule que le Conseil ne reconnaît pas les changements apportés aux frontières d'Israël après 1967, autres que ceux convenus par les deux parties à travers des négociations. 
    La déclaration indique que la décision des Etats-Unis aura un impact "hautement négatif" sur le processus de paix israélo-palestinien, étant donné que le statut de Jérusalem est une question à traiter dans les dernières étapes du processus de paix, avec son destin à
    être déterminé par les parties concernées. 
    Le ministère a également mis en garde contre le danger que représente le mouvement de Trump pour les efforts actuels visant à reprendre les pourparlers de paix entre les Israéliens et les Palestiniens afin de créer un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale. 
    Arabie saoudite
    La position de l'Arabie saoudite est la plus délicate. Riyad n'a rien pu faire moins que de regretter la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël. Le Palais royai la juge "injustifiée et irresponsable" dans un communiqué du cité par les médias d'Etat.
    "Le royaume exprime de profonds regrets après la décision du président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël. Il a déjà mis en garde contre les graves conséquences que peut avoir cette décision injustifiée et irresponsable", a souligné le communiqué.
    Le roi Salmane d'Arabie saoudite avait déjà mis en garde mercredi 6 décembre contre les conséquences d'une telle décision parlant d'un "pas dangereux" susceptible de provoquer la colère des musulmans à travers le monde.
    Avant l'annonce du président américain, les relations entre l'Arabie saoudite et les Etats-Unis s'étaient nettement réchauffées depuis l'élection de M. Trump qui a effectué son premier déplacement à l'étranger à Riyad en mai dernier. En dépit des relations traditionnellement solides entre les pays, Riyad voyait d'un mauvais œil la politique moyen-orientale de l'ancien président Barack Obama perçue comme favorable à l'Iran, le rival chiite de l'Arabie saoudite. Israël et l'Arabie saoudite n'ont pas de relations diplomatiques.
     
    PaysMusulmans 
    Condamnation des autres pays musulmans
    Le sultanat d'Oman
    Le Sultanat d'Oman a réagi à la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem en tant que capitale d'Israël. Le ministère des Affaires étrangères a publié la déclaration suivante :
    Le Sultanat exprime son profond regret devant la décision du président américain Donald Trump à propos de Jérusalem et souligne qu'une telle décision est inutile et que ces questions devraient être laissées aux parties palestiniennes et israéliennes pour négocier dans le cadre des négociations sur le statut final.
    "Le Sultanat appelle la communauté internationale à respecter les dispositions du droit international et à ne prendre aucune décision ou mesure contraire aux résolutions de la légitimité internationale, notamment la résolution 242 du Conseil de sécurité, qui affirme que les territoires occupés par Israël après juin 5, 1967 sont des territoires occupés. " 
    Malaisie
    Le Premier ministre malaisien Najib Razak a appelé jeudi 7 décembre les musulmans du monde entier à s'opposer à la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël.
    "J'appelle tous les musulmans du monde à faire entendre leur voix, à dire clairement que nous nous opposons fortement à toute reconnaissance de Jérusalem comme étant la capitale de toute éternité d'Israël", a-t-il dit au lendemain de l'annonce de Donald Trump.
    Irak  
    L'Irak demande aux USA de faire marche arrière sur Jérusalem.
    Le gouvernement irakien a demandé jeudi 7 décembre aux Etats-Unis de revenir sur leur décision de reconnaître Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël.
    "Nous mettons en garde contre les dangereuses répercussions de cette décision sur la stabilité de la région et du monde", déclare le gouvernement irakien dans un communiqué.
    "L'administration américaine doit revenir sur sa décision pour stopper toute escalade dangereuse susceptible d'alimenter l'extrémisme et de créer les conditions favorables au terrorisme", ajoute-t-il.
    Menaces des miliciens chiites irakiens contre les soldats US en Irak et de la CIA contre les milices iraniennes et pro-iraniennes 
    (De notre correspondant en Irak
    Les miliciens chiites irakiens promettent de se venger sur les soldats américains présents en Irak.
    La milice chiite pro-iranienne Harakat Al-Hezbollah alNujaba a déclaré qu'elle considérait comme légitime de mener une opération contre les soldats américains en Irak.
    La milice est forte d'environ 10.000 combattants.  
    « L'imbécile de Trump a déclaré Jérusalem capitale de l'entité sioniste. Cela nous donnera la motivation pour effacer l'entité sioniste de la face du Moyen-Orient, » a déclaré le chef de la milice, Akram al-Kaabi. 
    Quelques jours avant la déclaration de Donald Trump, le directeur de la CIA Mike Pompeo avait émis un avertissement aux dirigeants iraniens, et en particulier au commandant de la division « Al-Qods » , l'unité d'élite du Corps des gardiens de la révolution islamique (DGRI), le général Qassem Soleimani. 
    « Nous lui avons dit que nous considérerons l'Iran responsable des attentats contre des intérêts américains en Irak par les forces iraniennes et pro-iraniennes. Nous voulons que tout soit clair. »,  a dit le chef de la CIA. 
    Emirats Arabes Unis 
    Les Emirats arabes unis ont également exprimé leur désaccord par la voix de leur ministère des Affaires étrangères.
    "Le ministère a exprimé sa vive préoccupation concernant les répercussions de cette décision sur la stabilité de la région car elle attise l'émotion des peuples arabes et musulmans compte tenu du statut de Jérusalem dans l'esprit des Arabes et des musulmans", ajoute le communiqué.
    Algérie
    L'Algérie a condamné "avec force" la reconnaissance officielle de Jérusalem comme capitale d'Israël par le président Donald Trump mercredi, selon l'agence d'Etat algérienne APS, citant un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères.
    Cette "grave décision (...) constitue une violation flagrante des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité (de l'ONU) et de la légalité internationale", indique le ministère des Affaires étrangères.
    "C'est avec une très grande préoccupation que l'Algérie a pris connaissance de la décision de l'administration américaine de reconnaître El-Qods Echarif (Jérusalem la bénie) comme capitale d'Israël", poursuit-il dans son communiqué.
     
    peureux 
    Les pays qui réprouvent par crainte des conséquences sécuritaires ou commerciales   
    La décision de Donald Trump s'est attirée la réprobation, voire la condamnation, d'un grand nombre de pays, dont de nombreux membres de l'Union européenne. Les raisons invoquées sont les plus diverses mais la plupart de ces pays sont apeurés par les risques de déflagration au sein de la communauté musulmane, très importante dans chacun d'eux et aussi par crainte des conséquences sur le plan des relations commerciales avec les riches pays pétroliers.  
    Sur le plan diplomatique, les chancelleries vont devoir faire preuve de prouesses diplomatiques pour se sortir du bras de fer qui va désormais se jouer entre Israël qui choisira ses amis selon qu'ils déplacent leur ambassade ou non et les pays musulmans qui feront exactement de même mais dans l'autre sens. 
    Huit pays demandent une réunion d'urgence du Conseil de sécurité
    Huit pays, dont quatre européens, deux sud-américains et deux africains, ont demandé mercredi 6 décembre une réunion d'urgence du Conseil de sécurité après la décision de Donald Trump de reconnaître unilatéralement Jérusalem comme capitale d'Israël, selon des diplomates.
    "Les missions de Bolivie, d'Egypte, de France, d'Italie, du Sénégal, de Suède, du Royaume-Uni et d'Uruguay demandent à la présidence" japonaise du Conseil de sécurité "d'organiser une réunion d'urgence du Conseil, avec un exposé du secrétaire général, avant la fin de la semaine", indique un communiqué de la mission suédoise. Le Conseil de sécurité compte 15 membres.   
     
    manifestations 
    Premières manifestations à travers le monde 
    Turquie
    Des centaines de personnes ont manifesté mercredi 6 décembre, bruyamment mais pacifiquement, devant le consulat américain à Istanbul contre la décision du président Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.
    Environ 1.500 personnes se sont rassemblées près du Bosphore, à l'extérieur de l'enceinte diplomatique américaine très protégée. La police a bouclé la zone à l'aide de barricades, a indiqué un correspondant de l'AFP.
    Le slogan "Palestine libre" a été peint au mur du consulat et des manifestants ont jeté des bouteilles en plastique vers le bâtiment. Un bout de papier avec une représentation du drapeau d'Israël a également été brûlé.
    Agitant des drapeaux palestiniens et allumant des fusées éclairantes, les manifestants ont scandé "Américains assassins, partez du Moyen-Orient", "à bas l'Amérique!" et ont exhorté le groupe palestinien Hamas à "frapper Israël".
    Un regroupement similaire a eu lieu devant l'ambassade des Etats-Unis à Ankara, la capitale turque, où les manifestants ont brandi des photos du président turc Recep Tayyip Erdogan.
    Maroc
    L'ambassade américaine à Rabat a appelé ses ressortissants au Maroc à la vigilance après la décision de Trump relative à la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël et au transfert de son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem.
    Un communiqué de l'ambassade, publié sur son site électronique, souligne que « la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d'Israël et la décision de transfert de son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem, pourrait aboutir à des protestations susceptibles de passer à la violence ».
    L'ambassade américaine a appelé ses ressortissants, dans ce contexte, à la nécessité d'être vigilants et de préserver leur sécurité en suivant les instructions des autorités locales ».
    Elle les a également appelés à éviter de se rendre aux zones où ont lieu des manifestations et de s'approcher des rassemblements de protestation.
    Liban
    Une journée de grève a été observée dans les camps palestiniens d'Aïn el-Héloué et de Miyé-Miyé, au Liban-sud en signe de protestation contre la décision du président américain Donald Trump de reconnaître la ville de Jérusalem comme capitale d'Israël, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).  Les institutions et les écoles du camp ont fermé leurs portes.
    Manifestations également en Tunisie 
    Des milliers de personnes ont manifesté jeudi 7 décembre en Tunisie contre la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, et les parlementaires ont appelé à une mobilisation nationale vendredi.
    Dans le centre de Tunis, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées, à l'appel de partis de gauche et groupes islamistes, aux cris de "Nous sommes tous Palestiniens", et "Trump soit maudit".
    Entre 100 et 200 manifestants, qui avaient tenté de se diriger vers l'ambassade américaine, en ont été empêchés par la police, selon un journaliste de l'AFP sur place. Plusieurs dizaines de minibus de police étaient déployés et toutes les routes alentours coupées.
    A Sfax (centre-est), deuxième ville de Tunisie, environ un millier de manifestants sont descendus dans la rue. "Avec notre âme, avec notre sang, nous nous sacrifions pour la Palestine", ont-ils scandé.
    Au Parlement, les députés ont voté un texte demandant aux "pouvoirs arabes et musulmans d'assumer leur responsabilité historique afin que la décision (américaine) ne soit pas mise à exécution".
    Ils ont appelé "tout le peuple à participer largement à la manifestation nationale" vendredi en Tunisie.
    La puissante centrale syndicale UGTT et le parti islamiste Ennahda, qui fait partie de la coalition gouvernementale, ont appelé à participer à cette manifestation.
    Les taxis ont prévu d'arborer un signe de solidarité tandis que le syndicat des journalistes a décidé de relancer "l'initiative de boycott des produits américains et sionistes".
    et en Jordanie 
    En Jordanie, des centaines de manifestants ont brûlé des photos du président Donald Trump et le drapeau américain près de l'ambassade des Etats-Unis à Amman. "Pas d'ambassade américaine sur le sol jordanien", ont-ils crié en scandant également "Mort à Israël". Des protestations sont également prévues vendredi dans le royaume après la prière musulmane hebdomadaire.

     

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    Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 14 février 2017
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