Hamdok Abdalla (premier ministre)

  • Israël/Soudan : Vers la normalisation des relations

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    Le Soudan a confirmé vendredi soir 23 octobre la normalisation prochaine de ses relations avec Israël, ce qui doit mettre un terme à des décennies d'hostilités entre les deux pays.

    "Le Soudan et Israël ont accepté de normaliser leurs relations, de mettre fin à l'état d'agression entre eux", a rapporté la télévision d'Etat soudanaise, en faisant référence à un communiqué commun du Soudan, des Etats-Unis et d'Israël. Ce rapprochement diplomatique avait été annoncé peu avant depuis le Bureau ovale par le président américain, Donald Trump (voir photo ci-dessus), avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son homologue soudanais Abdallah Hamdok au téléphone sur haut-parleur.

    Le Soudan retiré de la liste des "Etats soutenant le terrorisme"
    Peu de temps avant l'annonce de la normalisation, la Maison Blanche avait annoncé que le président américain retirerait le Soudan de la liste des «États soutenant le terrorisme».

    La Maison Blanche a déclaré que le président américain "a informé le Congrès de son intention de renoncer officiellement à désigner le Soudan comme État sponsor du terrorisme", décrivant la question comme un "moment très important" pour le Soudan et pour les relations entre Khartoum et Washington.

    Les Emirats Arabes Unis saluent la décision du Soudan
    Les Émirats arabes unis ont salué aujourd’hui la décision du Soudan d’établir des relations directes avec Israël , selon l’agence de presse émiratie WAM.

    Dans une déclaration faite aujourd'hui, le Ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale a salué "les efforts des États-Unis d'Amérique, de la République du Soudan et de l'État d'Israël pour parvenir à cet accord historique", exprimant "l'espoir que cette mesure aura un impact positif sur le climat de paix et la coopération régionale et internationale".

    Le ministère a déclaré: "La décision du Soudan de nouer des relations avec l'Etat d'Israël est une étape importante pour renforcer la sécurité et la prospérité dans la région", soulignant que "cette réalisation élargira le champ de la coopération économique, commerciale, scientifique et diplomatique.

     
     
  • Soudan : Arrestation de 41 terroristes et découverte de suffisamment de matériaux explosifs pour faire exploser Khartoum

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    Les autorités soudanaises ont annoncé, mercredi 16 septembre, que la cellule terroriste la plus dangereuse avait été arrêtée, ce qui avait permis la confiscation de la plus grande quantité d'explosifs jamais saisie dans la capitale, Khartoum.

    Le site Internet soudanais "Baj News" a cité le procureur général Taj Al-Sir Ali Al-Haber, qui a déclaré, lors d'une conférence de presse à Khartoum, que les Forces de soutien rapide avaient dressé 12 embuscades qui ont abouti à la capture de 41 terroristes et à la saisie de matières explosives dangereuses qui auraient pu faire exploser toute la capitale.

    Il a reconnu qu'il existait un phénomène de groupes terroristes dans le pays.

    De son côté, le porte-parole des Forces d'appui rapide, le général de brigade Jamal Jumaa, a confirmé l'arrestation d'une cellule en possession d'une grande quantité d'explosifs.

    Il a souligné que les explosifs comprenaient 850 feuilles de TNT, 3 594 bouchons anti-explosion, 13 bobines de ruban adhésif et quatre sacs de poudre de nitrate.

    Il a révélé qu'une partie des explosifs saisis avait été utilisée pour tenter de faire sauter le cortège du Premier ministre Abdullah Hamdok en mars dernier.

    Vidéo du matériel saisi

  • Soudan : Pour la première visite en 15 ans un chef de la diplomatie américaine visite Khartoum

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    Pompeo Mike.jpgMike Pompeo (photo) est arrivé mardi au Soudan pour la première visite en 15 ans d'un chef de la diplomatie américaine, dans le cadre d'une tournée régionale visant à convaincre d'autres pays arabes de normaliser leurs relations avec Israël dans le sillage des Emirats Arabe Unis.

    Venu directement d'Israël, une première historique car les deux pays sont toujours techniquement en guerre, il doit rencontrer le Premier ministre Abdallah Hamdok et le général Abdel Fattah al-Burhane, qui préside le Conseil souverain à la tête du pays, "pour exprimer son soutien à un approfondissement des relations Israël-Soudan", selon le Département d'Etat.

    Hamdok Abdallah.jpgPas de normalisation avec Israël avant la fin de la transition à Khartoum prévue en 2022, annonce Hamdok
    Le Premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok, a affirmé mardi au secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, en visite à Khartoum, qu'il n'y aurait pas de normalisation avec Israël avant la fin de la transition au Soudan prévue en 2022.

    "La phase de transition au Soudan est dirigée par une large coalition avec un agenda spécifique visant à achever le processus de transition et à instaurer la paix et la stabilité dans le pays, jusqu'aux élections libres (en 2022). Le gouvernement de transition n'a pas de mandat au-delà de ces tâches pour décider de la normalisation avec Israël", a déclaré M. Hamdok, cité par le porte-parole du gouvernement.

  • Soudan : la charia abolie

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    Le Soudan a interdit les mutilations génitales féminines, les interdits sur la conversion de l'islam et la consommation d'alcool pour les non-musulmans, dans une démarche qui vise à démanteler la loi coranique (charia) après près de quatre décennies de politiques islamistes strictes sous le régime de l'ancien président Omar Béchir. Le nouvel exécutif de transition soudanais, présidé par le Premier ministre, Abdalla Hamdok, semble avoir accéléré le rythme des réformes pour répondre aux demandes des militants pro-démocratie qui réclamaient un changement plus rapide.
    Les lois qui viennent d'être annoncées impliquent que la minorité non musulmane du Soudan ne sera plus criminalisée pour la consommation d'alcool dans des lieux privés, a affirmé le ministre de la Justice, Nasreddin Abdelbari, à la télévision d'Etat. Pour les musulmans, cependant, l'interdiction restera en vigueur. La peine de mort sera également supprimée pour les musulmans qui se convertissent à une autre religion et les mutilations génitales féminines seront criminalisées. En bref, la réforme abrogera la charia, la législation basée sur le Coran introduite en 1983. Cependant, c'est avec le coup d'État de 1989 de l'ancien président Al-Bachir que le Soudan est devenu le premier État islamique sunnite au monde.
    Les militants tentent depuis un certain temps d'obtenir une interdiction des mutilations génitales féminines. Une enquête soutenue par l'ONU en 2014 a estimé que 87 % des femmes et des filles soudanaises âgées de 15 à 49 ans étaient soumises à cette pratique. Toutefois, toute personne reconnue coupable de mutilation génitale sera désormais condamnée à une peine maximale de trois ans d'emprisonnement. "Les mutilations génitales féminines dégradent la dignité des femmes", a déclaré le ministère de la Justice dans sa déclaration.
    Si beaucoup ont accueilli avec satisfaction l'adoption tant attendue de la loi, certains groupes de défense des droits de l'homme avertissent que cette pratique est profondément ancrée dans la société et que l'application de sanctions pourrait ne pas suffire à résoudre le problème. Néanmoins, cette initiative, à la fois symbolique et efficace, a suscité l'espoir d'une plus grande protection des libertés individuelles dans un pays qui s'achemine, après un certain temps, vers des élections démocratiques en 2022. Une autre nouveauté pour les femmes soudanaises sera qu'elles n'auront plus besoin de la permission des membres masculins de leur famille pour voyager avec leurs enfants ou qu'elles pourront librement décider de porter un pantalon en public. Les nouvelles règles "garantiront la liberté religieuse et l'égalité des citoyens, ce qui est un élément nécessaire pour un pays qui fonde désormais son action sur l'État de droit", a souligné le ministre Abdelbari.
    Les espoirs d'une transition démocratique et d'une stabilisation interne ont été réalisés au Soudan le 17 juillet 2019, avec la formation d'un nouveau gouvernement, de composition mixte, créé dans le but de mettre fin aux conflits en cours et de répondre aux demandes des citoyens, avides d'une percée politique après des années de régime autoritaire. Le nouveau Premier ministre du Soudan, Abdalla Hamdok, a prêté serment le 21 août 2019 en tant que chef du gouvernement de transition, promettant de rétablir la stabilité au niveau national, de résoudre la crise économique et d'assurer une paix durable. Depuis son entrée en fonction, le Premier ministre a cherché à donner la priorité à la résolution des conflits dans les régions les plus critiques du pays, s'engageant à mener à bien les négociations pour la signature d'un accord de paix stable et durable.