HAMAS

  • Israël : Après 141 jours, le prisonnier palestinien Hicham Abou Hawash arrête sa grève de la faim

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    Abu Hawash.jpegLe prisonnier palestinen Hicham Abou Hawash (photo) a mis fin mardi soir 4 janvier 2022 après 141 jours sa grève de la faim pour protester contre sa détention en Israël. Il a accepté de la suspendre à l'issue d'un accord favorisant sa libération fin février, a confirmé son avocat à l'AFP.

    "Il a accepté de finir sa grève de la faim. Il a bu du thé il y a une dizaine de minutes et tout va bien", a déclaré tard mardi soir son avocat Jawad Boulos, qui lui a rendu visite à l'hôpital israélien où il reste sous surveillance. Selon l'accord obtenu entre responsables palestiniens et israéliens, M. Abou Hawash sera libéré le 26 février, date de la fin de sa détention administrative de six mois qui ne sera pas reconduite, a indiqué M. Boulos, évoquant une "victoire" pour l'homme, dont la famille célébrait la future libération dans le village de Doura, en Cisjordanie.

    Âgé de 40 ans, M. Abou Hawash, un membre du groupe armé palestinien du Jihad islamique et soupçonné par Israël d'être lié à des attaques contre l'Etat hébreu, avait commencé sa grève de la faim en août dernier pour protester contre sa détention sans inculpation ou procès depuis octobre 2020. Ce père de cinq enfants, au visage émacié recouvert d'une épaisse barbe, fait l'objet d'une détention administrative, mesure permettant aux autorités israéliennes de détenir sans charge une personne pour une période de six mois renouvelable.

    Le week-end dernier, les équipes médicales qui lui ont rendu visite l'ont trouvé dans un "état critique", avait alors indiqué le Comité international de la Croix-Rouge (CIRC) qui s'était dit "préoccupé par les conséquences irréversibles pour sa santé et sa possible mort tragique".

    "Sa situation est très dangereuse (...) il ne parvient plus du tout à parler et n'est plus conscient de ce qui se passe autour de lui. Même s'il met fin à sa grève, il aura de graves problèmes de santé", a déclaré dimanche à l'AFP Aïsha Hrebat, épouse de M. Abou Hawash.

    L'Autorité palestinienne, qui siège en Cisjordanie, avait demandé sa libération "immédiate", alors que les mouvements islamistes palestiniens du Hamas et du Jihad Islamique avaient menacé Israël de représailles si M. Abou Hawash mourrait en détention. Selon le Club des prisonniers palestiniens, organisation civile de défense des détenus palestiniens écroués en Israël, cette grève de la faim est l'une des plus longues jamais menée par un Palestinien. 

  • Israël/gaza : Frappes israéliennes sur Gaza après des tirs de roquettes - Les Palestiniens tirent des missiles anti-aériens contre les hélicoptères israéliens

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    Dans la nuit du dimanche 2 janvier, l'armée de l'air et des chars de Tsahal ont lancé une série d'attaques contre des cibles dans la bande de Gaza en réponse aux récentes attaques à la roquette sur Tel-Aviv. Des avions et des hélicoptères ont tiré des roquettes sur des positions de missiles contre des positions du Hamas dans le sud de la bande de Gaza. Des chars ont tiré sur des positions de militants du Hamas à la frontière de la bande de Gaza.

    L' armée israélienne a lancé une attaque peu après minuit, selon Safa , une agence basée à Gaza. Premièrement, des avions israéliens ont attaqué une installation militante à l'ouest de Khan Younis, dans la partie sud du secteur. Au moins 10 roquettes ont été tirées sur l'installation d'Al-Qadisiyah à l'ouest de Khan Younis. Après cela, de l'artillerie ou des chars ont tiré sur les positions des militants à l'ouest de Beit Lahiya et près de Beit Hanoun, au nord du secteur. Des dégâts importants ont été causés, il n'y a aucune information sur les personnes tuées ou blessées.

    Samedi matin, deux roquettes tirées depuis la bande de Gaza étaient tombées en mer Méditerranée, au large de la métropole israélienne de Tel-Aviv. Les sirènes d'alarme n'avaient pas été déclenchées et le système d'interception des roquettes n'avait pas été actionné, avait précisé l'armée israélienne dans un communiqué.

    Les combattants du Hamas utilisent des MANPADS contre des hélicoptères israéliens lors de l'attaque de nuit
    La chaîne de télévision Al-Aqsa, propriété du Hamas, rapporte que lors de l'attaque nocturne de l'armée de l'air israélienne dans la bande de Gaza, des combattants du Hamas ont utilisé des MANPADS (système anti-missile portable) pour tirer deux missiles sur des hélicoptères israéliens.

    L'agence Safa, dont le bureau est situé à Gaza, écrit que le bombardement a été effectué à partir de MANPADS SAM-7 . Apparemment, cela fait référence au système de missile anti-aérien soviétique portable "Strela-2" ou à son analogue (peut-être les MANPADS Sakr de fabrication égyptienne ou les MANPADS chinois Hunying-5).

    Sur la base des informations disponibles, les tirs de MANPADS n'ont pas atteint les hélicoptères israéliens.

    Les combattants du Hamas ont testé de nouveaux missiles à l'occasion de l'attaque de Tsahal
    Le journal Al-Risala, l'organe de presse du Hamas, écrit que dans la nuit du 2 janvier, lors des frappes de Tsahal sur des cibles dans la bande de Gaza, des militants des Brigades Ezzedine al-Qassam ont testé de nouveaux missiles, les tirant vers la mer. Ainsi, note la publication, le Hamas a démontré sa volonté d'escalade.

     

     

  • Israël/Gaza : Deux roquettes tirées depuis Gaza vers Tel-Aviv tombent en mer

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    Deux roquettes tirées de l'enclave palestinienne de Gaza sont tombées, samedi 1er janvier 2022, en mer Méditerranée, au large de la ville de Tel-Aviv, a indiqué l'armée israélienne. Les sirènes n'ont pas été déclenchées et le système d'interception des roquettes n'a pas été actionné, a précisé l'armée dans un communiqué. Vidéo.

    Les roquettes ont été tirées depuis des installations situées sur les positions de militants du Hamas, écrit le site israélien Maariv. 

    Les Palestiniens affirment que le tir a été "accidentel" et aurait été dû au mauvais temps. Le commandement israélien n'a pas accepté cette version. L'information a été donnée à l'armée israélienne par les autorités égyptiennes selon laquelle le tir de roquette du matin était "erroné".

    Tsahal examine les options de représailles contre des cibles à Gaza après le tir de roquettes en direction de Tel Aviv. 
    Le commandement des Forces de défense israéliennes étudie les options possibles pour une frappe de représailles contre les organisations islamistes dans la bande de Gaza.

    Les autorités égyptiennes tentent de convaincre Israël de la nécessité d'une réponse modérée à cette attaque à la roquette.
    Les autorités égyptiennes ont contacté des représentants du gouvernement israélien pour discuter des conséquences possibles de l'attaque au missile d'aujourd'hui sur Tel-Aviv depuis la bande de Gaza, rapporte la 13e chaîne de télévision israélienne.

    Le Caire demande une réaction modérée à ce bombardement jusqu'à ce que toutes les circonstances de l'incident soient clarifiées.

    L'armée israélienne tire sur des cibles dans la bande de Gaza depuis la terre et la mer
    L'agence officielle de l'Autorité palestinienne Wafa affirme que samedi 1er janvier 2022, l'armée israélienne avait tiré à la mitrailleuse lourde sur des cibles à l'est du village de Karara (au nord de Khan Younes, au sud de la bande de Gaza). Les tirs provenaient du poste frontière de Kisufim, selon le rapport.

    Wafa informe également que des bateaux de Tsahal ont tiré sur des bateaux de pêche en mer près de la ville de Gaza.
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    La bande de Gaza est dirigée par le mouvement islamiste Hamas mais d'autres groupes palestiniens armés y sont également implantés.

    Depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile, cinq projectiles (roquettes ou obus) ont été tirés depuis Gaza vers le territoire israélien, selon un rapport annuel de l'armée publié le 29 décembre 2021.

  • Israël/Gaza : Un Israélien blessé par balle et riposte israélienne

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    L'armée israélienne a riposté par des tirs d'artillerie, ce mercredi 29 décembre 2021 dans l'après-midi, après qu'un Israélien ait été blessé par les tirs d'un tireur d'élite palestinien à la frontière orientale de la bande de Gaza.

    L'agence Safa, basée à Gaza, rapporte que des chars israéliens ont tiré sur les « postes de commandement de terrain de Hama al-Tugur » : trois cibles ont été attaquées à l'est des zones d'Al-Zaytun, Hajar al-Dik et Beit Lahia (partie nord du secteur).

    Le correspondant de "Amad Media" a indiqué que 3 agriculteurs ont été blessés par les bombardements d'artillerie israéliens sur des points militaires au nord de Beit Lahia et Beit Hanoun.

    Les médias palestiniens ont rapporté que la marine israélienne avait tiré des bombes assourdissantes et des balles réelles dans le nord de la bande de Gaza, mais aucun blessé n'a été signalé.

    L'armée israélienne a déclaré que son artillerie avait bombardé un poste appartenant aux Brigades Ezzedine Al-Qassam, la branche armée du Hamas, au sud-ouest de la ville de Gaza, en réponse au tir d'un tireur d'élite palestinien en direction d'un Israélien sous contrat avec l'armée. Le blessé est un employé civil du ministère de la Défense qui répare les barrières à la frontière de Gaza.

    L'armée a confirmé qu'un sous-traitant Israélien  avait reçu une balle dans le pied tirée par un tireur d'élite palestinien à l'ouest du kibboutz Alumim, dans le nord de la bande de Gaza. Le blessé a été transporté à l'hôpital Barzilai d'Ashkelon.

     

     

  • Egypte : Le leader des Frères musulmans condamné à la réclusion à perpétuité pour ses liens avec le Hamas

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    Ezzat Mahmoud.jpgUn tribunal du Caire a rendu un verdict dans le cas de Mahmoud Ezzat (photo), 77 ans, l'un des dirigeants du mouvement des Frères musulmans interdit en Egypte. Il a été reconnu coupable de collaboration avec le Hamas et condamné à la prison à vie.

    Il s'agit de la deuxième condamnation à perpétuité pour Ezzat, il avait déjà été reconnu coupable d'activités terroristes. A noter que des condamnations similaires ont été prononcées pour de nombreux autres leaders du mouvement, qui était au pouvoir en Egypte ente 2011 et 2013.

    Ezzat a rejoint les islamistes dans les années 1960. Il a purgé une peine de prison sous quatre présidents égyptiens : Gamal Abd al-Nasser, Anwar Sadat, Hosni Moubarak et Abd al-Fattah al-Sisi.

    Le Hamas est considéré comme la branche palestinienne des Frères musulmans. L'Egypte participe au blocus de la bande de Gaza afin d'empêcher l'exportation de l'idéologie des Frères musulmans sur son territoire. Néanmoins, le Caire maintient un contact constant avec les autorités de Gaza.

  • Cisjordanie : Le Shin Beth arrête plus de 50 membres du Hamas palestinien

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    Les services de sécurité israéliens ont annoncé, lundi 22 novembre 2021, avoir démantelé ces dernières semaines une cellule composée de plus de 50 membres du mouvement islamique palestinien Hamas en Cisjordanie, qui préparait des attaques anti-israéliennes. Cette annonce du service de sécurité intérieure Shin Beth est intervenue au lendemain d'une attaque perpétrée à Jérusalem par un membre du Hamas, qui a coûté la vie à un Israélien et blessé quatre personnes. L'assaillant a été abattu.

    Le Hamas, au pouvoir dans l'enclave palestinienne de Gaza sous blocus israélien, est un ennemi juré d'Israël qui le considère comme une "organisation terroriste".

    Plus de 50 membres du Hamas impliqués dans des activités de la cellule ont été arrêtés, a indiqué le Shin Beth dans un communiqué, affirmant avoir saisi des sommes d'argent, des armes et du matériel pour fabriquer des explosifs. 

    Active en Cisjordanie, la "cellule terroriste du Hamas" était "dirigée par des responsables du mouvement à l'étranger" et s'apprêtait à commettre des attentats à Jérusalem, en Cisjordanie et en Israël, selon la même source. Le Shin Beth a affirmé avoir mené cette opération en coopération avec l'armée et la police israéliennes.

    Selon le communiqué, l'une des personnes arrêtées est Hijazi Qawasmeh, membre du Hamas à Hébron en Cisjordanie. Il est soupçonné d'avoir reçu des sommes d'argent importantes à l'étranger pour mettre sur pied la cellule et obtenu la promesse de recevoir un million de dollars pour enlever un Israélien, toujours d'après le Shin Beth.

    "Les activités (de la cellule) ont été financées par de hauts responsables du Hamas, notamment Saleh al-Arouri (...) à la tête d'un groupe qui agit de l'étranger pour développer les activités du Hamas en Cisjordanie et à Jérusalem", a assuré le Shin Beth.

    Le Hamas et Israël se sont affrontés dans quatre guerres (2008, 2012, 2014 et 2021). 

  • Turquie : Les Arabes disparus en Turquie étaient membres d'une cellule du Hamas, dont un commandant des Brigades Ezzdine al-Qassam, travaillant pour le Mossad

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    L'activiste des médias sociaux Muhammad Munther al-Batta a révélé, avec des preuves, que les Palestiniens disparus en Turquie étaient détenus par les services de renseignement turcs. Ils sont accusés d'espionnage des industries militaires turques pour le compte du Mossad israélien. 

    Al-Batta a réfuté les allégations et les mensonges des médias du Hamas selon lesquels les services de sécurité officiels palestiniens, en particulier le directeur du renseignement, le major Majid Faraj, étaient impliqués dans l'affaire.

    L'affaire a commencé en septembre dernier avec la disparition d'un certain nombre de Palestiniens en Turquie. L'ambassade palestinienne a contacté le ministère des Affaires étrangères, de la Sécurité et le ministère de la Santé, mais elle n'a pas reçu de réponses satisfaisantes sur leur sort ou leur liquidation 

    L'activiste al-Batta, citant le journal turc Al-Sabah, a déclaré que les services de renseignement avaient surveillé un groupe d'Arabes pendant une année entière (sans mentionner qu'ils étaient Palestiniens). Ils ont démantelé un réseau de 5 cellules, chaque cellule contenant 3 individus, dont la mission était d'espionner les industries de défense turques, ainsi que les associations turques qui fournissent de l'aide aux Palestiniens.Les membres du groupe avaient rencontré les dirigeants du Mossad en Europe et en Afrique.

    La presse a révélé le travail des espions et l'argent qu'ils ont reçu. Ankara a fourni au ministère palestinien des Affaires étrangères des photos, des informations, des passeports et des documents turcs des espions palestiniens, précisant qu'ils étaient affiliés au Hamas.

    La plupart des membres du réseau d'espionnage sont membres du Hamas et sont originaires de Cisjordanie et de Gaza. L'un des espions est un des chefs des Brigades Al-Qassam, la branche armée du Hamas dans la bande de Gaza. Il s'agit de  Raed Awad Ashour (Abu Ahmed)(photo ci-dessus), le fils de l'imam de la mosquée Al-Hedaya à Beit Hanoun.

    Le mouvement palestinien Hamas  a révélé les noms des espions membres du Hamas, les attribuant à l'Autorité palestinienne. L'affaire est grave car elle va altérer l'image des Palestiniens en Turquie et notamment les sentiments populaires turcs de solidarité avec le peuple palestinien.

    Pour Muhammad Munther al-Batta, le Hamas est l'organisation palestinienne la plus infiltrée par le Mossad, ce qui explique le grand nombre de dirigeants et de membres  assassinés, vraisemblablement par le Mossad.