Haftar Khalifa

  • Libye : Des groupes armés s'affrontent à Tripoli

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    De violents affrontements entre groupes armés ont éclaté dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 août 2022 dans la capitale libyenne Tripoli (ouest), selon des sources concordantes. D'après des médias locaux, les combats, aux armes lourdes et légères, se sont déroulés dans le quartier d'el-Jebs, dans le sud de la ville, sur fond de chaos politique avec deux gouvernements rivaux en lutte pour le pouvoir. Vidéo.

    Un journaliste de l'AFP a entendu des rafales d'armes et des explosions vers 01H00 samedi (23H00 GMT vendredi). Selon la presse locale, ces heurts ont opposé des groupes armés fidèles au chef du gouvernement basé à Tripoli, Abdelhamid Dbeibah, à d'autres proches du chef du gouvernement rival, Fathi Bachagha, qui a provisoirement élu domicile à Syrte (centre), faute de pouvoir prendre ses fonctions dans la capitale.

    La Libye est profondément divisée avec la présence de deux gouvernements concurrents, le premier, basé à Tripoli est le résultat d'un accord politique conclu il y a un an et demi dirigé par Abdel Hamid Dbeibah. Le second, basé à Syrte, est dirigé par Fathi Bachagha, nommé par le Parlement de Tobrouk (HoR) en février 2022  et qui lui a accordé sa confiance en mars.

    Le gouvernement Dabaiba s'était vu confier la tâche d'organiser les élections législatives et présidentielles prévues en décembre 2021. Cependant, les divergences entre les partis politiques libyens, notamment sur la loi électorale, ont conduit à son report sine die. Le résultat de la crise politique est que le mandat des députés du Parlement est dépassé depuis longtemps et aucune élection n'a pu être organisée pour élire un nouveau Parlement. Bachaga, nommé par le Parlement est empêché d'entrer à Tripoli par les partisans de Dbeibah qui refuse de céder le pouvoir sauf à un gouvernement nommé par un Parlement élu. En attendant, Bachaga a installé son quartier général à Syrte dans le centre du pays.

    Les combats ont pris fin après une médiation d'une autre brigade dénommée "444", selon des médias libyens. Aucun bilan n'était disponible dans l'immédiat. En février, le Parlement siégeant dans l'Est avait désigné M. Bachagha, ancien ministre de l'Intérieur, comme nouveau Premier ministre.

    Bachaga est soutenu par le puissant maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est libyen, dont les forces avaient tenté de conquérir la capitale en 2019. 

    Les tensions entre groupes armés fidèles à l'un ou l'autre des dirigeants rivaux se sont exacerbées ces derniers mois à Tripoli. Le 22 juillet, des combats au cœur de la ville avaient fait 16 morts et une cinquantaine de blessés.

  • Libye : Rencontre entre chefs militaires rivaux à Tripoli

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    Des militaires de haut rang de l'est et de l'ouest de la Libye, réunis pour la première fois à Tripoli, ont appelé, mardi 19 juillet 2022, à unifier le commandement des deux armées, une mesure qui pourrait sceller la réunification des forces armées dans ce pays miné par les divisions.

    Le général Abdelrazzak al-Nadhouri, numéro deux de l'armée de l'Est (Armée Nationale Libyenne du maréchal Khalifa Haftar) a effectué une visite lundi 18 et mardi 19 juillet à Tripoli pour rencontrer son homologue de l'Ouest, le général Mohamad Ali al-Haddad. 

    "Il est nécessaire de nommer un chef d'état-major unique pour l'institution militaire et amorcer la réunification de l'armée", ont-ils indiqué dans un communiqué conjoint à l'issue de leurs entretiens. 

    La Libye est en proie à une crise politique majeure depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, minée par les divisions entre l'Est et l'Ouest et par les ingérences étrangères.

    La rencontre a permis de faire avancer les travaux de la Commission militaire conjointe 5+5, composée de cinq militaires de chaque camp, notamment sur l'épineux dossier de la présence sur le sol libyen de milliers de mercenaires et combattants étrangers. Leur départ était prévu par le cessez-le-feu signé par les membres de cette même commission en octobre 2020. Ils ont également convenu de mener des patrouilles aux frontières, notamment dans le Sud, pour endiguer les flux de migrants, les réseaux de passeurs et trafiquants en tout genre.

    La Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul) s'est félicitée dans un communiqué de cette réunion et du "dialogue important" entamé, s'engageant à "continuer à soutenir les pourparlers sur le volet sécuritaire de la Commission militaire conjointe 5+5 et la mise en oeuvre complète de l'accord du cessez-le-feu". La conseillère spéciale du secrétaire général de l'ONU pour la Libye, Stephanie Williams, a salué sur Twitter "l'esprit de coopération et de compromis" des deux militaires, "un modèle pour la classe politique".

    Deux gouvernements rivaux se disputent aujourd'hui le pouvoir en Libye, l'un basé dans la capitale Tripoli, l'autre à Syrte (centre). L'Est et une partie du Sud sont contrôlés de facto par le maréchal Haftar, qui avait tenté en vain de conquérir militairement l'ouest libyen en 2019-2020. Un double scrutin présidentiel et législatif, initialement prévu en décembre 2021 pour stabiliser le pays, a été reporté sine die, en raison de divergences sur la base juridique des élections et la présence de candidats controversés.

  • Libye : Des groupes armés rivaux dans le centre et l'ouest de Tripoli

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    Les entrées de la capitale libyenne , Tripoli , ont été le théâtre de mobilisations armées samedi soir 16 et tôt dimanche matin 17 juillet 2022. Vidéo.

    Les réseaux sociaux ont transmis des images et des vidéos de convois équipés d'armes moyennes, apparemment « se déplaçant d'Al-Zawiya (port pétrolier situé à 40 km à l'ouest de Tripoli) et stationnés à la porte du « pont 27 », à l'ouest de la capitale, avec l'intention de ré-installer le président du conseil d'administration de la National Oil Corporation, Mustafa Sanalla, révoqué par le Premier ministre du gouvernement d'union nationale, Abdel Hamid Dbeibah et remplacé par Farhat Omar bin Qadara.

    Le lendemain, depuis Benghazi, il a été annoncé la reprise de la production et de l'exportation de pétrole et la levée de l'état de "force majeure" sur les champs pétrolifères et les ports, dans une décision qui aurait été convenue entre Dbeibah et le commandant en chef de l'Armée Nationale Libyenne (ANL), le maréchal Khalifa Haftar.

    En revanche, d'autres colonnes soutenant Dbeibah se sont déployées et retranchées à l'entrée ouest de Tripoli dans la zone « Al-Ghiran », avec des mouvements militaires à l'entrée est de la ville à Tajoura, et au sud sur la route de l'aéroport, ainsi que devant le siège de la National Oil Corporation (NOC), au centre de la ville.

    De son côté, Jamal al-Kafali, journaliste et diplomate proche du commandant de la Région militaire de l'Ouest, le général de l'Armée Nationale Libyenne Oussama Jawili, a nié l'existence de tout mouvement des forces de la région (qui soutient le Premier ministre nommé par la Chambre des représentants , Fathi Bashagha).

    Al-Kafali a indiqué sur sa page Facebook que certaines forces militaires avaient été activées dans la région et que des ordres avaient été donnés de ne pas quitter les casernes. Des proches de Jawili ont  confirmé que "l'Armée Nationale Libyenne n'interférera pas dans tout conflit lié à la société pétrolière ou à toute autre institution".

    Dans le même contexte, Ahmed al-Ruwati, un homme politique proche de Bashagha, a nié un quelconque lien de ses forces à ces mouvements. Il a réfuté la présence de Bashagha à Tripoli, et a confirmé sur sa page Facebook que Bashagha se trouvait toujours  à Syrte, "où se trouve le siège de son gouvernement", expliquant que tout le monde connaît les raisons du mouvement militaire dans la capitale et ses environs. Il est lié "contrebandiers de carburant".

    Et dans ce qui peut être considéré comme une confirmation de cela, des informations ont circulé sur l'affiliation de ces forces à l'un des plus célèbres contrebandiers appartenant à la ville d'Al-Zawiya, Muhammad Kashlaf, connu sous le nom d'"Al-Qasab".

    Alors qu'aucun coup de feu n'a été entendu aux alentours et qu'aucun commentaire officiel n'a été émis, des nouvelles ont circulé sur le début du retrait des forces venant de l'ouest après la montée en puissance de la contre-mobilisation en soutien au gouvernement de Dbeibah à Tripoli.

    Ces événements surviennent à un moment où le gouvernement de Dbeibah envisage de convertir la subvention au carburant en une forme monétaire versée directement aux Libyens via le système national de numérotation, au lieu de la subvention aux produits de base, dont les dépenses l'année dernière ont dépassé 20 milliards de dinars. Au cours des cinq premiers mois de cette année, la subvention aux produits de base s'est élevée à 6,8 milliards de dinars, selon les données de la Banque centrale de Libye.

     

     

     

  • Libye : manifestations nocturnes contre les coupures de courant

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    Des manifestants se sont rassemblés à Tripoli dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 juin 2022 pour protester contre la détérioration des conditions de vie en Libye, symbolisée par des coupures chroniques d'électricité.

    Des rassemblements épars ont eu lieu dans plusieurs quartiers de la capitale, selon un journaliste de l'AFP. Des jeunes, pour la plupart encagoulés, ont brûlé des pneus et fermé plusieurs routes, notamment la ceinture périphérique de la capitale et la route côtière qui relie Tripoli à ses banlieues ouest. Les forces de sécurité étaient absentes des lieux, selon la même source.

    Des rassemblements ont également eu lieu dans les villes de Beni Walid, Misrata et Sebha, selon des images diffusées par les médias locaux. Les manifestants s'insurgent contre les coupures de courant qui durent une douzaine de d'heures par jour en moyenne, en pleine canicule, et contre l'incurie des élites politiques, en exigeant leur départ.

    Englués dans une impasse politique inextricable, les dirigeants rivaux en Libye se trouvent depuis trois jours sous une pression croissante de la rue. Vendredi à Tobrouk, dans l'extrême est du pays, des manifestants ont forcé l'entrée du Parlement à l'aide d'un bulldozer avant d'y mettre le feu. Le Parlement est l'un des symboles de la division de la Libye entre un camp basé en Cyrénaïque (Est), dont le chef de file est le maréchal Khalifa Haftar, et un gouvernement basé à Tripoli.

    Le camp Haftar appuie un gouvernement rival formé en mars 2022. Ses partisans bloquent depuis mi-avril des installations pétrolières clefs comme moyen de pression pour déloger l'exécutif de Tripoli. Des pourparlers menés sous l'égide de l'ONU ont échoué la semaine dernière à résoudre les divergences entre les institutions libyennes rivales.

    Outre les coupures chroniques de courant, les contestataires s'insurgent contre l'inflation et les interminables files d'attente devant les stations d'essence, alors même que le pays dispose des réserves pétrolières les plus abondantes d'Afrique. La Libye peine à s'extirper de onze années de chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

  • Libye : Des forces lourdement armées déployées à Tripoli alors que la lutte pour le pouvoir s'intensifie

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    Des éléments équipés d'armes lourdes et moyennes, ont été déployés samedi 16 avril 2022 dans la capitale libyenne. Selon des sources, ils auraient été appelés par le Premier ministre du gouvernement d'unité nationale, Abdel Hamid Dbeibah, après l'annonce que son rival, Fathi Bashaga , le chef du gouvernement élu par le parlement, était entré à Tripoli.

    Des sources avaient indiqué plus tôt que d'importantes formations militaires étaient entrées à Tripoli par l'ouest et le sud, avant de se diriger vers le quartier général souverain et de stationner sur l'île de « Suq al-Tulath et l'île d'al-Ghiran » et les zones vitales les plus importantes de la capitale.

    Au cours des deux jours précédents, Bashagha avait rencontré les « émirs des bataillons armés » dans la capitale et certains avaient suggéré que ces réunions avaient pour but de faciliter son entrée dans la capitale, Tripoli.

    Plus tôt, les médias libyens avaient confirmé que  Tripoli, était le théâtre de mouvements militaires et que d'importantes colonnes militaires équipées d'armes lourdes et moyennes avaient quitté plusieurs villes de la région occidentale pour se diriger vers la capitale.

    Les convois armés ont traversé la zone d'Al-Swani en direction de la capitale et comprenaient plus de 100 véhicules armés.  D'autres forces étaient stationnées devant le quartier général de la sécurité extérieure avant l'ouverture de l'autoroute", selon la chaîne libyenne "218". .

    L'alerte sécuritaire a été sonnée et on a assisté dans l'un des camps de Tripoli à une mobilisation  de véhicules tout-terrain, chargés d'armes moyennes appartenant à la Force de protection constitutionnelle.

    Impasse politique et tension militaire
    Près de deux mois après que son gouvernement ait obtenu la confiance du parlement en poste à Tobrouk, Bashagha n'a pas réussi à entrer à Tripoli, bien qu'il ait promis à plusieurs reprises que son gouvernement entrerait bientôt.

    Dbeibah refuse toujours de céder le pouvoir et s'est retranché avec l'appui des milices armées, dans une impasse politique. Le plan était pourtant de permettre au pays de tenir des élections présidentielles et législatives ouvrant la voie à une rupture avec le chaos qui a afflige la Libye depuis les soi-disant révolutions du printemps arabe.

    L'Armée nationale libyenne, dirigée par le maréchal Khalifa Haftar, soutient Bashagha, mais l'armée n'a envoyé aucune indication qu'elle interviendrait pour forcer l'entrée du Premier ministre de la Stabilité nationale à Tripoli.

    Cela ravive les craintes d'une nouvelle division politique et institutionnelle en Libye après les progrès réalisés lors du Forum de dialogue politique à Genève.

    Parallèlement, les élections libyennes ont perdu l'élan qu'elles connaissaient en décembre 2021, avant de s'effondrer en raison de désaccords sur les lois électorales promulguées par le parlement de Tobrouk, dans l'est du pays, et de recours entre des candidats de premier plan tels que Dbeibah, Haftar et le fils de Colonel Mouammar Kadhafi, Saif al-Islam.

  • Libye: le Parlement désigne un nouveau Premier ministre en défiance du Gouvernement d'Unité Nationale (GNU)

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    Bashagha Fathi.jpegLe Parlement libyen, siégeant à Tobrouk, dans l'est libyen, a désigné jeudi 10 février 2022 l'influent ex-ministre de l'Intérieur Fathi Bachagha (photo ci-contre) pour remplacer Abdelhamid Dbeibah à la tête du gouvernement, lors d'un vote controversé susceptible d’exacerber les luttes de pouvoir dans le pays. 132 députés ont participé au vote.

    "Le Parlement vote à l'unanimité la confiance à Fathi Bachagha comme chef du gouvernement", a indiqué le porte-parole du Parlement, Abdallah Bliheq à l'issue d'une séance à Tobrouk (est). M. Dbeibah a fait savoir ces dernières semaines qu'il ne céderait le pouvoir qu'à un gouvernement sorti des urnes.

    Avant de choisir Bachagha, le Parlement a voté à la majorité pour amender la déclaration constitutionnelle
    Jeudi 10 février 2022, la Chambre des représentants libyenne (HoR) a voté à la majorité pour amender la déclaration constitutionnelle, selon ce qu'a annoncé le président de la Chambre, Aguila Saleh.

    Le vote des "députés" intervient une semaine après la formation d'un comité d'experts chargé de présenter une proposition d'amendement de la déclaration.

    Saleh a déclaré que "la Chambre des représentants a voté à la majorité pour amender la déclaration constitutionnelle", selon laquelle elle prolonge le Parlement pour un an et quatre mois minimum.

    Le maréchal Haftar salue la nomination de Bashagha au poste de Premier ministre tandis que Dbaibah refuse de démissionner
    Jeudi 10 février 2022, l'Armée Nationale Libyenne (ANL), dirigée par le maréchal Khalifa Haftar, a salué la décision du parlement de nommer Fathi Bashagha au poste de Premier ministre, pour succéder à Abdel Hamid al-Dbaibah. 

    Le porte-parole des forces du commandement général, le général de division Ahmed Al-Mismari, a annoncé le soutien des dirigeants de l'ANL à la décision du parlement libyen rendue aujourd'hui chargeant Fathi Bashagha de former un nouveau gouvernement pour diriger le pays.

    Al-Mismari  a ajouté que le nouveau gouvernement devait travailler avec les autorités militaires et de sécurité régulières, afin d'imposer l'autorité de l'État et de protéger les institutions étatiques souveraines du chantage et de la domination des hors-la-loi, et de soutenir les efforts du Comité militaire conjoint (5+5), ouvrir la voie aux élections et soutenir la guerre contre le terrorisme.

    Il a souligné que les dirigeants suivaient toutes les voies militaires, politiques et économiques dans le but de faire avancer le pays, d'atteindre les élections présidentielles et législatives, d'approuver une constitution pour le pays et de lancer la voie du développement dans une atmosphère de sécurité et de stabilité. .

    Dbaibah refuse de démissionner
    Abdel Hamid Dbaibah, qui est actuellement Premier ministre, a déclaré qu'il rejetait la tentative du parlement de le destituer et que le gouvernement d'union nationale internationalement reconnu ne céderait le pouvoir qu'après la tenue d'élections générales.

    Le chef du Gouvernement d'Unité Nationale (GNU) avait averti la semaine dernière qu'il ne quitterait pas le pouvoir et qu'il continuerait d'exercer ses fonctions jusqu'à la tenue d'élections en Libye.

    Le porte-parole du gouvernement, Muhammad Hammouda, a déclaré que la communauté internationale soutenait la feuille de route émanant de l'accord politique, et la nécessité de fixer une nouvelle date pour les élections et de résoudre les problèmes qui ont empêché les élections d'avoir lieu à temps.

     

     

     

     

     

  • Libye : Haftar retrouve son poste de chef de l'armée après avoir temporairement démissionné pour se présenter aux élections présidentielles

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    L'homme fort de l'Est libyen, le maréchal Khalifa Haftar (photo ci-dessus), avait temporairement démissionné de son poste de commandant en chef de l'Armée Nationale Libyenne, le 22 septembre 2021, afin de se présenter aux élections présidentielles qui étaient prévues le 24 décembre 2021. La date de leur tenue est toujours indécise.

    La loi électorale stipule que tout citoyen libyen souhaitant se présenter aux élections, « qu'il soit civil ou militaire, cesse de travailler et d'exercer ses fonctions trois mois avant la date des élections, et s'il n'est pas élu, il reprend son travail antérieur et perçoit sa cotisation. ."

    Il n'a pas été possible de tenir les élections libyennes à la date fixée dans la feuille de route émanant du Forum de dialogue politique le 24 décembre 2021, après que la Commission électorale a déclaré la force majeure.

    Les élections libyennes n'ont pas pu se tenir pour la même raison à la deuxième date proposée, le 24 janvier 2022, et il ne semble pas qu'elles se tiendront de sitôt.

    Des sources au sein du commandement général de l'armée nationale libyenne 'ANL) ont confirmé le retour du maréchal Haftar pour exercer les fonctions de commandant en chef des forces armées depuis son quartier général à Al-Rajma, au sud de Benghazi, dans l'est du pays.

    Les sources ont ajouté que Haftar avait mis fin à la mission du lieutenant-général Abdel Razek Al-Nadhouri en tant que commandant en chef et l'avait renvoyé à son ancien poste de chef d'état-major des forces armées.

    La majorité des anciens candidats à la présidence ont retrouvé leur emploi précédent.

    Nouveau gouvernement pour l'Est
    De son côté, la Chambre des représentants libyenne (HoR), qui s'est tenue à Tobrouk, dans l'est du pays, a annoncé lundi qu'elle tiendrait une session le 8 février prochain. L'objectif de la Chambre est de choisir un nouveau Premier ministre, dans un mécanisme qui peut contribuer à approfondir la division et à exacerber la lutte pour le pouvoir.