Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM

  • Burkina Faso : Trois soldats et six supplétifs de l’armée tués dans le Centre-nord

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    (photo d'archive)

    Trois soldats burkinabè et six combattants volontaires pour la défense de la patrie (VDP, supplétifs de l’armée) ont été tués, jeudi 4 août 2022, dans une triple attaque simultanée menée par des membres du Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM) contre l’armée et les combattants volontaires dans les localités de Bourzanga et de Boulounga, dans le Centre-nord du Burkina Faso, a-t-on appris de sources sécuritaires locales.

    "Cet après-midi de jeudi, une triple attaque simultanée menée par les hommes armés non identifiés (en fait du GSIM) a visé l'armée à Bourzanga et les volontaires pour la défense de la patrie (VDP) à Alga et à Boulounga", dans le Centre-nord du Burkina Faso, a rapporté la plateforme de suivi des attaques terroristes "Sahel Security".

    Selon la même source, un premier bilan fait état de trois soldats et de six volontaires tués.

    L’armée burkinabè qui multiplie les opérations antiterroristes sur le terrain, a affirmé, mercredi 3 août, dans un communiqué, avoir "malencontreusement" tué, lundi dernier, des civils lors d’une opération de ciblage visant des groupes "terroristes" dans plusieurs localités de la région de l’Est.
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    "Plusieurs dizaines de terroristes", ont été neutralisés lors de ces opérations, selon la même source.

    Depuis 2015, le Burkina Faso est en proie à des attaques terroristes qui ont fait de nombreuses victimes et plus de 1,9 million de déplacés internes.

    Le pays connaît la plus importante vague de déplacements de personnes à cause du terrorisme, dans le Sahel, a déclaré mardi, à Ouagadougou, Laurent Saugy, chef de délégation du Comité international de la Croix rouge au Burkina Faso (CICR), précisant que trois personnes déplacées sur quatre dans le Sahel sont au Burkina Faso.

  • Burkina Faso : une douzaine de "terroristes" neutralisés

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    L'armée burkinabè a tué, dans des frappes aériennes à Tongomayel dans la province du Soum (Sahel), une douzaine de "terroristes" dont "l'influent" chef Tidiane Djibrilou Dicko, responsable de plusieurs embuscades meurtrières et de l'attaque terroriste contre le village de Silgadji qui a coûté la vie à une quarantaine de personnes, en janvier 2020, a rapporté lundi 30 mai 2022, l’Agence d’information du Burkina (AIB, officielle).
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    Selon la même source qui cite l’armée, les militaires burkinabè ont pilonné le 26 mai 2022, "un groupe terroriste" qui s'apprêtait à mener une nouvelle attaque sur l'axe Bourzanga-Namsiguia, un convoi qui venait de ravitailler la ville de Djibo.

    "Douze terroristes ont été tués dont l'influent chef Tidiane Djibrilou Dicko", a indiqué l’AIB qui rappelle qu’en juin 2021, le "leader terroriste" avait quitté les rangs de l'État islamique au grand Sahara (EIGS) pour rejoindre le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM).

    Tidiane Djibrilou Dicko est connu pour avoir mené, le 25 janvier 2020, une attaque contre son village natal Silgadji (30km de Bourzanga), tuant une quarantaine de personnes.

    Son groupe est également responsable de plusieurs embuscades meurtrières sur l'axe Bourzanga-Djibo.

    Des sources sécuritaires locales ont confirmé ces frappes aériennes dans la région du Sahel burkinabè.

    Depuis 2015, plusieurs localités du Burkina Faso sont en proie à des attaques terroristes ayant fait plus de 2000 morts civils et militaires et plus de 1,8 million de déplacés internes, selon les autorités.

    Samedi dans la soirée, l'armée burkinabè a annoncé avoir neutralisé au moins 39 "terroristes" entre jeudi et vendredi, lors de plusieurs actions offensives dans la région de la Boucle du Mouhoun (Nord-ouest).

  • Burkina Faso : 50 terroristes neutralisés par l'armée

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    Quelque 50 terroristes ont été neutralisés, lundi 9 mai 2022, dans deux opérations menées par les forces armées burkinabè contre des groupes terroristes dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-ouest du Burkina Faso, a annoncé l'état-major général des armées dans un communiqué.

    Selon le communiqué, l’unité GARSI (Groupe d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention) de Barani (Nord-ouest) a vigoureusement réagi à une embuscade tendue par plusieurs dizaines d’individus à quelques kilomètres de la localité de Barakuy (Province de la Kossi, région de la Boucle du Mouhoun), ce lundi.

    "L’unité, qui a rapidement pris le dessus, a mis les assaillants en déroute, neutralisant au moins 40 terroristes", a indiqué l'armée burkinabè.

    Du matériel de combat a également été récupéré à la suite du ratissage intervenu après l’attaque, appuyé par l’Armée de l’air, selon la même source.

    Quelques blessés légers ont été enregistrés et pris en charge, dans les rangs de l'armée.
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    Dans le même temps, une unité du 22è Régiment d’Infanterie Commando (RIC) de Gaoua a conduit une action offensive à la sortie de Djigoue (Province du Poni, région du Sud-Ouest), souligne le communiqué.

    "L’action, conduite en coordination avec les volontaires pour la défense de la patrie (VDP) de la zone, a permis de neutraliser 10 terroristes et de récupérer leur armement", selon toujours le communiqué.
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    Des moyens roulants et des moyens de communication ont également été saisis.

    Aucune perte humaine n’a été enregistrée dans les rangs de l'armée.

    Attaque contre une prison à Nouna : 65 prisonniers libérés
    Par ailleurs, une attaque terroriste à visé la Maison d'arrêt et de correction de Nouna, dans la nuit du samedi 7 au dimanche 8 mai 2022. Plusieurs prisonniers ont été libérés. On parle de 65 prisonniers. Des véhicules ont été incendiés ou emportés. L'attaque aurait été exécutée par les guérilleros du Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM - JINM en anglais).
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    Depuis 2015, plusieurs localités du Burkina Faso sont en proie aux attaques terroristes ayant fait plus de 2000 morts civils et militaires et plus de 1,8 million de déplacés internes, selon les autorités.

  • Burkina Faso : 4 soldats français blessés par l'explosion d'une mine

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    4 soldats français ont été blessés par l'explosion d'un engin explosif dans le nord du Burkina Faso. L'explosion s'est produite aux environs de 17h, mardi 18 janvier 2022.

    L'armée a déclaré dans un communiqué qu'"un engin explosif avait explosé au passage de leur véhicule après son départ de l'aéroport de Ouahigouya", ajoutant que l'unité faisait partie de l'opération Barkhane menée par la France dans la région du Sahel contre les jihadistes.

    L'armée a confirmé que 4 soldats avaient été blessés, dont un grièvement, et le groupe a été évacué vers le Mali, ou la France pour ceux dont les conditions étaient jugées plus graves.

    A noter que dans la nuit du 13 janvier 2022, des hommes armés non identifiés avaient détruit des bâtiments de l'aérodrome de Ouahigouya.

    Le Burkina Faso est le théâtre d'attaques djihadistes depuis 2015, lorsque des militants liés à Al-Qaïda et à « l'État islamique » ont commencé à lancer des attaques trans-frontalières depuis le Mali.

    Plus de deux mille personnes ont été tuées dans les attaques.

    La zone de la "triple frontière" est généralement ciblée par "l'État islamique dans le Grand Sahara" (EIGS) et le "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans" (GSIM), alors que les deux groupes lancent des attaques sanglantes contre des civils et des militaires.

    L'armée française a tué un certain nombre des membres les plus éminents de «l'État islamique dans le Grand Sahara» depuis le début de son intervention militaire au Mali en 2013.

    La France a annoncé que la mission de Barkhane serait considérablement réduite pour se recentrer sur les opérations de lutte contre le terrorisme et le soutien aux forces locales.FJad_2lXoAYSJgv.jpeg

  • Burkina Faso : Raid aérien français contre un convoi de djihadistes

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    Les forces françaises de l'opération Barkhane ont mené une frappe aérienne contre un convoi de membres du Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM), mercredi 29 décembre 2021, dans la région de Diguel, (Soum). Le bilan est de 15 djihadistes tués et 10 motos détruites.
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  • Benin : Les récentes attaques signalent une menace djihadiste croissante dans le nord du pays

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    La petite nation ouest-africaine du Bénin a été relativement épargnée par les insurrections djihadistes qui font rage au Nigeria, au Burkina Faso et au Niger voisins. Cependant, les développements récents semblent indiquer une menace croissante pour la sécurité au nord du pays.

    Au cours de la semaine du 14 décembre, des détails ont émergé d'une attaque le long de la frontière entre le Bénin et le Burkina Faso. Il s'agissait du deuxième incident de ce type en l'espace de quelques jours seulement. Des militants islamistes avaient mené une opération similaire, le 3 décembre, qui aurait fait deux morts.

    Le chercheur Caleb Weiss de "Long War Journal" attribue la propagation de l'instabilité dans cette région à la montée de la violence au Burkina Faso voisin, probablement provoquée par le Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM) lié à Al-Qaïda. Il est significatif qu'Al-Qaida ait revendiqué sa première attaque officielle au Bénin début décembre.

    Les récentes attaques n'étaient pas totalement inattendues, car il y a eu un certain nombre de signes avant-coureurs au cours des mois qui ont précédé les affrontements. En février, des reportages dans les médias français citaient Bernard Emie , le chef du renseignement français, avertissant que le GSIM étendait ses activités vers le sud en direction du golfe de Guinée, et le Bénin était l'un des pays visé par le groupe djihadiste. Des groupes affiliés à l'État islamique opèrent également à proximité.

    Auparavant, les activités de djihadistes et de bandits au Bénin incluaient l'enlèvement en mai 2019 de deux touristes français et le meurtre de leur guide touristique dans le parc national de la Pendjari, une attaque contre la police des frontières en février 2020 et l'arrestation d'un djihadiste en mars 2021.

    Il a également été rapporté que des djihadistes se déplaçaient entre le Burkina Faso et le Nigeria en transitant par le Bénin. Ces groupes djihadistes suivent certaines routes commerciales, y compris celles qui sont connues pour être utilisées dans le trafic des stupéfiants . Les djihadistes utilisent ces routes pour transiter dans toute l'Afrique de l'Ouest, et il semble que le Bénin soit utilisé comme point de transit.

    Face à la menace djihadiste rampante dans le nord, le Bénin est confronté à des problèmes de capacités militaires et policières limitées et doivent également faire face à divers types d'autres problèmes de sécurité. 

    Par rapport à certains de ses voisins, le Bénin a une petite armée par rapport à la taille de sa population et celle-ci est dans un mauvais état de préparation. Un facteur qui pourrait être un obstacle à la réponse aux activités djihadistes est le manque de capacité de frappe de l'armée de l'air béninoise. Elle dispose actuellement de 14 avions de transport et hélicoptères offrant la possibilité de répondre rapidement à une agression interne, mais toute contre-attaque nécessaire pour repousser une incursion devra très probablement être fournie par un tiers.

    Les tensions le long de la frontière avec le Burkina Faso ne sont pas la seule menace sécuritaire potentielle à laquelle le Bénin est confronté. En mars 2016, le Bénin a annoncé envoyer 150 soldats pour rejoindre la force multinationale avec le Nigeria, le Tchad, le Niger et le Cameroun qui combattent le groupe djihadiste Boko Haram et l'Etat islamique de la  Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) dans la région du bassin du lac Tchad. Les groupes djihadistes de la région du Lac Tchad ont été assez actifs et se sont avérés très meurtriers.

    Le Bénin consacre également une partie de ses ressources limitées à la lutte contre la piraterie au large de ses côtes dans le golfe de Guinée, qui est devenu le premier foyer mondial d'activités maritimes illicites. Le dernier rapport Stable Seas note que le Bénin est l'un des pays les plus proches de la majeure partie des opérations de piraterie régionales et a dû augmenter ses dépenses pour acquérir de nouveaux bateaux pour tenter de faire face à la menace.

    À l'heure actuelle, le Bénin ne fait pas face au niveau de la menace djihadiste observé sur de vastes étendues du bassin voisin du lac Tchad, cependant, il y a des indications claires que des opérations djihadistes s'infiltrent dans le nord du pays. Le Bénin fait face au spectre d'attaques majeures, et peut-être d'une insurrection prolongée si les militants continuent de faire pression sur la région frontalière et si les forces gouvernementales sont incapables d'établir efficacement un tampon de sécurité pour briser cette progression.

  • Burkina Faso : 19 morts dans une attaque djihadiste dans le nord du pays

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    Les autorités burkinabè ont indiqué qu'au moins 9 gendarmes et une dizaine de civils avaient été tués dans une attaque menée par des hommes armés djihadistes dimanche 21 novembre 2021 à Foubé, dans le nord du pays.

    "Alors que nous nous préparons à enterrer nos braves combattants tombés dans l'attaque sanglante d'Inata et qui seront enterrés demain, mardi, il y a malheureusement eu un nouvel attentat contre un détachement de gendarmerie à Foubé" dans la province de Sanmatenga (centre-nord), a déclaré le ministre Hussein Tambora dans un communiqué diffusé à la radio d'Etat.

    "Malheureusement, cette attaque a fait des victimes, dont 9 gendarmes et une dizaine de civils", a-t-il ajouté, notant que "huit autres gendarmes sont toujours portés disparus".

    Cette nouvelle attaque contre un détachement de gendarmerie au Burkina Faso intervient une semaine après une autre attaque similaire contre un détachement de gendarmerie à Inata (nord), qui a fait au moins 57 morts, dont 53 gendarmes, selon un nouveau bilan annoncé par le ministre de l'Information lundi. L'attaque d'Inata a été revendiquée par Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM).

    "Il est essentiel que nous nous considérions vraiment en guerre", a déclaré Tambori.

    L'attaque d'Inata a été la plus meurtrière visant les forces de sécurité au Burkina Faso depuis que la violence djihadiste a éclaté il y a six ans. 

    Depuis 2015, le Burkina Faso a été le théâtre d'attaques djihadistes fréquentes et sanglantes, principalement dans les régions du nord et de l'est proches du Mali et du Niger, mais certaines de ces attaques se produisent parfois dans le sud du pays.

    Ces attaques, que les autorités attribuent à des groupes djihadistes liés à l'État islamique et à Al-Qaïda, ont fait environ 2.000 morts et contraint plus de 1,4 million de personnes à fuir leur domicile, selon les chiffres officiels.