Groupe Barelvi (Islamiste)

  • Italie : Un groupe de terroristes islamistes pakistanais interpellé à Gènes

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    Plus d'une douzaine de personnes d'origine (ou de nationalité) pakistanaise ont été arrêtées à Gênes. Toutes faisaient partie d'un groupe appelé "Gabar".

    Gênes est un avertissement pour l'Italie et l'Europe. Il faut désormais prêter une plus grande attention aux migrants et demandeurs d'asile pakistanais. On a constaté, en effet, une montée en flèche de la migration illégale de Pakistanais radicaux vers l'Europe, ce qui suscite des préoccupations sécuritaires .

    Ces groupes d'émigrés pakistanais radicaux ont des liens étroits avec des organisations islamiques radicales et terroristes.  Ils pourraient transformer l'Europe en un terreau fertile pour le transfert de leur haine d'Israël et de tous propos jugés par eux comme blasphématoires envers Mahomet.

    Lorsque des mandats d'arrêt ont été émis contre quatorze Pakistanais en Italie en lien avec l'attentat terroriste contre le bureau de Charlie Hebdo à Paris en septembre 2020, l'Europe a ressenti un choc, découvrant soudain la présence croissante de radicaux pakistanais en Europe. Les personnes d'origine (ou de nationalité) pakistanaise arrêtées à Gênes feraient partie du « Groupe Gabar ».

    Gênes vient comme un avertissement pour l'Italie et l'Europe de prêter une plus grande attention aux migrants et demandeurs d'asile pakistanais. Mais c'est aussi une alerte sérieuse pour Israël et la communauté juive d'Europe.

    Selon les médias locaux, une enquête de deux ans a révélé l'existence active d'une cellule terroriste formée par de jeunes Pakistanais dans plusieurs provinces italiennes et dans certains pays européens. Appelant à des attentats terroristes contre ceux qui insultent le Prophète ou l'Islam, ces extrémistes islamiques pakistanais se sont organisés à travers l'Europe par le biais de plateformes de médias sociaux.

    Les islamistes radicaux pakistanais sont sous surveillance constante au Royaume-Uni, en Espagne, en Italie, en France et en Allemagne depuis l'arrestation d'un ressortissant pakistanais, Zaheer Hassan Mahmood, pour avoir poignardé deux personnes devant les bureaux du magazine français à Paris en septembre 2020.

    Le magazine avait publié des caricatures prétendument insultantes du prophète Mahomet.

    Le chef du Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), Imran Khan, avait ouvertement soutenu des organisations islamiques comme Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP) pour envahir les rues du Pakistan en exigeant l'éviction de l'ambassadeur de France.

    En décembre 2020, les autorités françaises ont arrêté quatre autres ressortissants pakistanais qui avaient connaissance de l'attaque et avaient encouragé Mahmood à mener l'attaque via les réseaux sociaux. Mahmood a avoué être membre d'un groupe de prosélytisme basé au Pakistan, Dawat-e-Islami. Il a dit à ses interrogateurs qu'il était influencé par le fondateur de Dawat-e-Islami, le mollah Ilyas Qadri.

    Un autre groupe, le groupe Barelvi, qui prétend être non violent et apolitique, a soudain fait la une des journaux en 2011 lorsque l'un de ses partisans, Mumtaz Qadri, a tiré sur le gouverneur du Pendjab de l'époque, Salman Taseer.

    On a découvert que de nombreux membres du groupe faisaient partie du groupe militant barelvi, Sunni Tehreek. L'armée pakistanaise s'était inquiétée de la montée en puissance de ce groupe et de ses activités au sein des forces armées, en particulier de l'armée de l'air pakistanaise.

    En février de cette année, l'Espagne a arrêté cinq autres personnes, toutes des Pakistanais, pour avoir noué des liens avec Mahmood, l'attaquant de Paris.

    Ces personnes utilisaient les réseaux sociaux pour inciter leurs compatriotes à attaquer ceux qui élèveraient la voix contre l'islam. Ils ont été arrêtés à Barcelone, Gérone, Ubeda (Jaen) et Grenade.

    Tous ont admis être membres du TLP, un groupe qui bénéficiait du soutien du gouvernement d'Imran Khan ainsi que de l'armée. Avec des adeptes actifs et nombreux en Espagne, en France, en Grèce et en Italie, ces hommes faisaient circuler du matériel audiovisuel via Facebook et Tik-Tok qui glorifiait les attentats terroristes.

    Selon l'ambassadeur d'Italie au Pakistan, Andreas Ferrarese, en février 2021, il y avait environ 200 000 Pakistanais en Italie et seulement 140 000 sont documentés. Un grand nombre de Pakistanais peuvent également voyager librement d'un pays à l'autre avec des passeports européens. Le réseautage de plus en plus puissant de ces groupes extrémistes pakistanais en Europe pourrait rapidement être à l'origine d'attentats sanglants.