Griffiths Martin (médiateur pour le Yémen)

  • Yémen : Les rebelles chiites yéménites Houthis menacent l'Arabie saoudite d'une escalade

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    Les rebelles chiites yéménites Houthis ont menacé de nouvelles mesures d'escalade contre l'Arabie saoudite, appelant toutes les entreprises étrangères du royaume à rester à l'écart des installations militaires et économiques vitales.

    Le porte-parole des forces armées du groupe "Ansar Allah", bras armé des Houthis, le général de brigade Yahya Sari  (photo), a déclaré dans un communiqué sur "Twitter": "En réponse à l'agression injuste continue, au siège brutal, à l'escalade militaire en cours et à l'insistance pour continuer à fermer les aéroports et les ports de notre pays, les forces armées yéménites n'hésiteront pas à prendre des mesures d'escalade au cours des prochains jours,

    Yahya Sari a ajouté: "À la lumière de cela, nous avertissons toutes les entreprises étrangères opérant en Arabie saoudite, ainsi que nos frères du Hijaz, Najd et les résidents de toutes les régions, de rester à l'écart des installations militaires et économiques vitales, car elles seront une cible légitime de nos forces militaires."

    Des responsables alertent le Conseil de sécurité sur la crise humanitaire qui s'aggrave
    Le chef du Programme alimentaire mondial (PAM), prix Nobel de la paix 2020, David Beasley, et deux autres responsables de l'ONU ont averti mercredi le Conseil de sécurité que la crise s'aggravait au Yémen, où "la famine frappe à la porte" du pays.

    "La famine est vraiment une possibilité très dangereuse", a souligné David Beasley lors d'une visioconférence du Conseil de sécurité. "Les lumières d'alerte clignotent, et pas en jaune mais en rouge", a-t-il insisté. "Pour éviter la famine, nous avons besoin de 2,6 milliards de dollars pour l'année 2021" et "il nous faut bouger maintenant sinon les gens vont mourir", a mis en garde le patron du PAM. "Je demande au Conseil de sécurité de donner de l'espoir au peuple du Yémen. Ne leur tournez pas le dos (...), entendez le signal d'alarme avant qu'il ne soit trop tard", a-t-il ajouté.

    Après avoir décrit dans le détail aux ambassadeurs des 15 pays membres du Conseil les horribles souffrances que provoque la faim sur l'être humain jusqu'à son décès, avec hallucinations et convulsions, le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock, a laissé transparaître sa lassitude face à l'absence de perspective positive au Yémen. "Les Yéménites ne +souffrent pas de la faim+. Ils sont affamés" par d'autres, a-t-il lancé, en rappelant qu'une famine avait déjà été évitée il y a deux ans dans le pays. "Quand je pense à ce que signifierait la famine, je ne comprends vraiment pas pourquoi on ne fait pas plus pour l'empêcher", a-t-il dit.

    L'émissaire de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, n'a pas fait état de progrès vers une solution politique et un arrêt de la guerre. Selon lui, le dossier du pétrolier Safer ancré au large de Hodeida (ouest) et qui nécessite des réparations urgentes sauf à provoquer une vaste marée noire est toujours au point mort, les houthis refusant à l'ONU l'accès au navire.

    Selon une étude du PAM réalisée avant le déclenchement de la pandémie de Covid-19, aux conséquences inconnues au Yémen, le nombre de Yéménites confrontés à une insécurité alimentaire sévère dépassait en 2020 les 17 millions, sur une population totale de quelque 30 millions.

    Le conflit au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts, pour la plupart des civils, et entraîné, selon l'ONU, la pire crise humanitaire dans le monde. Il oppose le gouvernement soutenu depuis 2015 par une coalition dirigée par l'Arabie Saoudite aux rebelles houthis appuyés par l'Iran.

  • Yémen : Reprise des combats dans la région de Hodeida

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    Selon des sources pro-gouvernementales, les rebelles chiites houthis tentent depuis début octobre de briser le siège imposé par les forces loyalistes à leurs combattants encerclés dans la localité D'Al-Douraïmi, à la sortie sud de la grande ville portuaire de Hodeida, dans le sud-ouest du Yémen.

    Selon des témoins, les échanges de tirs sporadiques n'ont pas cessé dans ce secteur depuis le début du mois.

    Une source hospitalière à Hodeida a indiqué jeudi que les tirs avaient tué cinq civils et blessé une trentaine d'autres depuis début octobre. Aucun bilan des pertes des combattants houthis ou des forces pro-gouvernementales n'était disponible.

    En juin 2018, les forces pro-gouvernementales, appuyées par Riyad et les Emirats arabes unis, autre membre de la coalition militaire, avaient lancé une offensive pour reprendre Hodeida (ouest), principal point d'entrée de l'aide humanitaire.

    Le 13 décembre 2018, le patron de l'ONU Antonio Guterres avait annoncé, à l'issue de pourparlers inter-yéménites en Suède, des accords qui ont fait taire provisoirement les armes. Le statu quo prévaut depuis dans le secteur même si les clauses de l'accord de Suède n'ont pas toutes été appliquées.

    L'ONU inquiète devant la reprise des combats dans la région de Hodeida
    L'émissaire des Nations unies au Yémen, Martin Griffiths, s'est inquiété jeudi d'une reprise des combats entre rebelles houthis et forces pro-gouvernementales dans la région de Hodeida, après des mois d'un calme relatif.

    "Cette escalade militaire constitue non seulement une violation de l'accord de cessez-le-feu de Hodeida, mais elle va à l'encontre de l'esprit des négociations en cours, facilitées par les Nations unies et qui visent à obtenir un cessez-le-feu dans tout le pays, des mesures d'aide humanitaire et économique et la reprise du processus politique", a souligné M. Griffiths dans un communiqué. Il a demandé aux parties en conflit de "cesser immédiatement les combats, de respecter les engagements qu'ils ont pris dans le cadre de l'accord de Stockholm et de s'engager dans la mise en œuvre conjointe d'un mécanisme de désescalade militaire".

    Un accord intervenu le 27 septembre en Suisse entre gouvernement et rebelles sur un échange partiel de prisonniers avait relancé l'espoir d'une solution négociée du conflit qui dure depuis 2014.

    Le conflit au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts, pour la plupart des civils, et entraîné ce que l'ONU a décrit comme étant la pire crise humanitaire dans le monde. Environ 3,3 millions de personnes sont toujours déplacées et 24,1 millions, soit plus de 80% de la population, ont besoin d'assistance, selon l'ONU.

     

     

  • https://www.frontlive-chrono.com du lundi 10 décembre 2018

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    Afghanistan : Les attaques des talibans font 20 morts parmi les policiers dans les provinces de Faryab et Farah

     

    Syrie: Assassinat à Deraa de l’un des principaux artisans de la réconciliation avec le régime

     

    Yémen : L’envoyé de l’ONU a proposé une feuille de route pour le Yémen

     
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  • https://www.frontlive-chrono.com du dimanche 18 novembre 2018

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    Irak .. assassinats en série – Les milices pro-iraniennes montrées du doigt

     

    Irak: Les forces de sécurité tuent 10 jihadistes de Daech dans la province de Salahuddin

     

    Niger : Deux gendarmes et un civil tués près de la frontière avec le Burkina

     

    Syrie: De violents affrontements avec les Jihadistes de l’EI à l’est de l’Euphrate – L’EI menace de mort les fugitifs

     

    Syrie: les soldats de l’armée d’Al-Assad ont été la cible de tirs rebelles, tuant 18 d’entre eux

     

    Yémen : l’envoyé de l’ONU et les parties au conflit ont accepté de participer à des pourparlers en Suède

     

    Yémen : les houthis continuent de mobiliser en dépit des efforts diplomatiques

     
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  • Yemen: A military assault on Hodeidah will almost certainly have catastrophic humanitarian impact

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    Cet article a été aussi publié en : frFrançais (French) arالعربية (Arabic)

    A bloody battle just ahead
    Yemeni government forces, supported by the Arab Coalition, are preparing to launch an assault on Hodeida, a strategically important port on the Red Sea. This is not the port through which international aid and, according to the Yemeni government and the Coalition, Iranian arms are delivered to the Shiite Houthi rebels.
    The problem is that the region is densely populated – about 600,000 inhabitants and displaced. However, the government forces do not seem to be in a position to win quickly over their adversaries, which means that the battle is likely to drag on, making the port inoperable. This means that the blockade of the areas controlled by the Shiite rebels will worsen, which suggests an explosion of the humanitarian catastrophe, already one of the worst the world has known.
    For its part, the Arab Coalition draws attention to the risks posed by the Houthis to shipping in the Red Sea, an international communication route of vital importance, at least for Europe. Already, Houthi rebels have repeatedly attacked Saudi oil tankers off Hodeida. It is therefore unlikely that both sides will pay any attention to the UN’s calls for restraint.
    A bloody battle in preparation
    Yemeni government forces, supported by the Arab Coalition, are preparing to launch an assault on Hodeida, a strategically important port on the Red Sea. This is not the port through which international aid and, according to the Yemeni government and the Coalition, Iranian arms are delivered to the Shiite Houthi rebels.
    The problem is that the region is densely populated – about 600,000 inhabitants and displaced. However, the government forces do not seem to be in a position to win quickly over their adversaries, which means that the battle is likely to drag on, making the port inoperable. This means that the blockade of the areas controlled by the Shiite rebels will worsen, which suggests an explosion of the humanitarian catastrophe, already one of the worst the world has known.
    For its part, the Arab Coalition draws attention to the risks posed by the Houthis to shipping in the Red Sea, an international communication route of vital importance, at least for Europe. Already, Houthi rebels have repeatedly attacked Saudi oil tankers off Hodeida. It is therefore unlikely that both sides will pay any attention to the UN’s calls for restraint.
    UN sounds alarm on Hodeida
    Humanitarian agencies in Yemen are deeply worried by the likely impact of a possible military assault on the port city of Hodeidah. The UN and its partners estimate that as many as 600,000 civilians are currently living in and around Hodeidah.
    “A military attack or siege on Hodeidah will impact hundreds of thousands of innocent civilians,” said Ms. Lise Grande, the Humanitarian Coordinator for Yemen. “Humanitarian organisations have rushed to develop a contingency plan. In a prolonged worst case, we fear that as many as 250,000 people may lose everything— even their lives.”
    In addition to being one of Yemen’s most densely populated areas, Hodeidah is the single most important point of entry for the food and basic supplies needed to prevent famine and a recurrence of a cholera epidemic. Close to 70 percent of Yemen’s imports, including commercial and humanitarian goods, enter through the ports of Hodeidah and Saleef, just to the north of Hodeidah.
    Our top priority is helping to ensure the 22 million Yemenis who need some form of humanitarian aid and protection receive the assistance they need,” said Ms. Grande. “Cutting off imports through Hodeidah for any length of time will put Yemen’s population at extreme, unjustifiable risk.”
    Across the country, people are desperate for food, medical help and protection. This is why humanitarian organisations have dramatically ramped up the amount of assistance we are providing. Yemen is already the worst humanitarian crisis in the world. With so many lives at stake, absolutely everything has to be done by the parties to the conflict to protect civilians and ensure they have the assistance they need to survive,” said Ms. Grande.
    The UN and partners are requesting USD 3 billion through the 2018 Humanitarian Response Plan to support 22.2 million people in need. To date, USD 1.5 billion, half of resources necessary for the year, has been received.

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    Jean René Belliard
    Groupe Ptolémée : +33757910350 

     

     

  • Yémen: un assaut contre Hodeida aura un impact « catastrophique » sur les civils, prévient l’ONU

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    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) arالعربية (Arabe)

    Une bataille sanglante en préparation
    Les forces gouvernementales yéménites, appuyées par la Coalition arabe, se préparent à lancer l’assaut contre Hodeida, un port d’une importance stratégique considérable situé sur la Mer rouge. C’est par ce port qu’est acheminé l’aide internationale et, selon le gouvernement yéménite et la Coalition, les armes iraniennes à destination des rebelles chiites Houthis.
    Le problème est que la région est très peuplée – environ 600.000 habitants et déplacés. Or, les forces gouvernementales ne semblent pas être en mesure de l’emporter rapidement sur leurs adversaires, ce qui signifie que la bataille risque de s’éterniser, rendant le port inopérable. En conséquences le blocus des zones contrôlées par les rebelles chiites va s’aggraver, ce qui laisse envisager une explosion de la catastrophe humanitaire, déjà l’une des pires que le monde ait connues.
    De son côté, la Coalition arabe attire l’attention sur les risques que font peser les Houthis sur la navigation dans la Mer rouge, une voie de communication internationale d’une importance capitale, au moins pour l’Europe. Déjà, les rebelles houthis ont attaqué à plusieurs reprises des pétroliers saoudiens au large de Hodeida. Il est donc peu probable que les deux parties prêtent la moindre attention aux appels à la retenue lancés par l’ONU. 
    L’ONU tire la sonnette d’alarme sur Hodeida

    La coordinatrice humanitaire de l’ONU au Yémen a averti vendredi 8 juin 2018 que l’attaque des forces progouvernementales contre la ville portuaire de Hodeida (ouest), contrôlée par les rebelles houthis, aurait un « impact catastrophique » sur les civils.
    600.000 civils coincés à Hodeida
    « Une attaque militaire ou un siège touchera des centaines de milliers de civils innocents« , a dit Lise Grande dans un communiqué, dans lequel l’ONU estime à jusqu’à 600.000 le nombre de civils dans Hodeida et autour. « Dans les pires des cas, nous craignons que plus de 250.000 (d’entre eux) puissent tout perdre, même la vie », a mis en garde Mme Grande.
    Hodeida, seul port d’entrée de l’aide humanitaire
    Hodeida, sur la mer Rouge, est le principal point d’entrée des importations de marchandises et de l’aide humanitaire au Yémen, pays au bord de la famine et frappé par le choléra, qui vit « la pire crise humanitaire du monde » selon l’ONU.
    Les troupes progouvernementales, appuyées par la coalition militaire commandée par l’Arabie saoudite, se rapprochent de cette ville portuaire d’où elles cherchent à chasser les rebelles chiites houthis, soutenus par l’Iran.
    La coalition affirme que Hodeida est un point de départ pour des attaques rebelles en mer et le lieu par lequel l’Iran livrerait des armes aux houthis, ce que Téhéran dément.
    « Notre priorité est de répondre aux besoins de 22 millions de Yéménites en aide humanitaire et en protection« , a affirmé la coordinatrice de l’ONU. Or une « coupure des importations via Hodeida pour une longue période fera courir à la population yéménite un risque injustifié« , a-t-elle dit.
    Selon l’ONU, « près de 70% des importations yéménites, y compris les aides humanitaires et les médicaments, transitent par ce port et celui de Salif, juste au nord« .
    Le médiateur de l’ONU au Yémen Martin Griffiths avait exprimé les mêmes préoccupations mardi à l’issue d’une visite à Sanaa, la capitale yéménite contrôlée par les rebelles.
    « Outre les conséquences humanitaires d’une bataille, je suis aussi très inquiet concernant l’impact d’une telle attaque sur le processus politique » que l’ONU est « déterminée à faire avancer« , a dit M. Griffiths.
    Le médiateur onusien a par ailleurs appelé « toutes les parties » au conflit à créer « un environnement favorable à la reprise » de négociations politiques.
    Outre Hodeida et Sanaa, les houthis, issus de la minorité zaïdite (branche du chiisme), contrôlent depuis fin 2014 de vastes régions du nord et de l’ouest.
    Depuis 2015, le conflit au Yémen a fait près de 10.000 morts et plus de 55.000 blessés.

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    Jean René Belliard
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