Gossi

  • Mali : L'armée française annonce avoir éliminé un membre dirigeant d'une branche d'Al-Qaïda

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    L'armée française a annoncé jeudi 21 octobre 2021 avoir éliminé Nasser Al Tergui, un membre dirigeant du groupe islamique Katiba Serma affilié à al-Qaida, la semaine dernière au Mali.

    Dans un communiqué, l'armée française a déclaré qu'il avait été tué lors d'une frappe aérienne menée par les forces militaires de Barkhane le 15 octobre.

    Katiba Serma, un groupe armé affilié à al-Qaïda, opère le long de la frontière troublée du Mali avec le Burkina Faso.

    Al Tergui était le numéro deux de la brigade Gourma-Serma du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jamaat Nasr al-Islam wal Muslimin), selon le communiqué.

    Al Tergui aurait rejoint al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) en 2012.

    Il avait « des responsabilités opérationnelles majeures au sein du groupe, notamment la pose d'engins explosifs improvisés », indique le communiqué, ajoutant : « Sa mort réduira la capacité de nuire à un groupe terroriste armé connu pour avoir mené des attaques contre les forces locales et la population locale. . "

    Un drone aurait repéré un véhicule censé transporter Al Tergui et cinq autres membres de la brigade à environ 100 kilomètres au nord-ouest de la ville de Gossi le 15 octobre.

    Une opération a été lancée pour intercepter le véhicule, mais celui-ci a refusé de s'arrêter.

    "Deux frappes aériennes ont été déclenchées, détruisant le véhicule et neutralisant les cinq occupants", a indiqué l'armée.

    Le Mali lutte contre une insurrection liée aux groupes islamiques al-Qaïda et Daech depuis 2012, lorsque des troubles ont éclaté dans le nord du pays.

    Le gouvernement de transition du Mali a déclaré mardi avoir demandé au Haut Conseil islamique d'ouvrir des pourparlers de paix avec les dirigeants des groupes liés à al-Qaïda pour mettre fin à une décennie de conflit, une décision non soutenue par le principal allié militaire du pays, la France.

    La France a maintenu environ 5 100 soldats en Afrique de l'Ouest dans le cadre de sa force antiterroriste Opération Barkhane, dont le quartier général est situé à N'Djamena, la capitale du Tchad. La force est en train de baisser en importance.

    L'armée française a tué en septembre Adnan Abu Walid al-Sahrawi, le chef de Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS), le groupe islamique responsable de certaines des pires violences dans la région du Sahel en Afrique de l'Ouest.

    La mort d'al-Sahraoui, que la France a classé comme ennemi numéro un, et qui était recherché pour des attaques meurtrières contre des soldats américains et des travailleurs humanitaires étrangers, a fait suite à l'assassinat en juin 2020 du chef d'al-Qaïda, Abdelmalek Droukdel. Al-Sahraoui avaient prêté allégeance à l'Etat islamique en 2015.

  • Mali : La force française "Barkhane" tue un chef d'"Ansar al-Islam

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    Jeudi 7 octobre 2021, une unité des forces spéciales françaises dans la région du Sahel africain a tué un leader islamiste militant qui, avec son groupe, s'était fait une spécialité dans la plantation de mines artisanales.

    La force anti-jihadiste française "Barkhane" au Sahel a déclaré avoir réussi à "neutraliser" Umaru Mobo Modi, qu'elle a décrit comme "le chef d'un réseau de planteurs d'EEI" (Engins Explosifs Improvisés), dans la région de Hombori (près du Burkina Faso). Le chef djihadiste a été mis hors de combat au cours de une opération « en coordination » avec les forces armées américaines et maliennes. L'armée américaine a apporté un soutien logistique et de renseignement aux forces françaises.

    Elle a souligné que "Modi était un leader important du groupe Ansar al-Islam, directement lié à Jaafar Deko, l'émir du groupe, et travaillait dans la zone de la RN 16 (route nationale 16) entre Gossi et Gao et supervisait surtout la pose d'engins explosifs improvisés."

    Elle a révélé que "ce commandant respecté commandait une centaine d'hommes capables de mener des attaques massives".

    Le groupe « Ansar al-Islam » a été créé en 2016 au Burkina Faso à la frontière avec le Mali, par un prédicateur burkinabé, Ibrahim Malam Dekou. 

    Al-Qaïda est actif dans le centre du Mali. Il a également revendiqué de nombreux attentats dans le nord du Burkina Faso au cours des premières années de son activité. Le nombre d'opérations revendiquées par Ansar al-Islam a considérablement diminué après la mort d'Ibrahim Malam Deko. Celui-ci  a été remplacé par son frère Jaafar Deco.

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  • Mali : Un soldat français tué au combat

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    Le caporal-chef Maxime Blasco, du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces, est mort  lors d'un échange de tirs avec un groupe terroriste, vendredi 24 septembre 2021 dans la zone connue sous le nom de Liptako, Gourma.au Mali. 

    Ce tireur d'élite opérait au sein du 7e BCA. Il a été déployé avec ses camarades du groupement Falco3 après une détection d'un groupe armé terroriste dans le Gourma, au sud-est de Gossi, dans la forêt de N'Daki. Ce groupe évoluait avec plusieurs motos.
    C'est un drone Reaper de la 33e ESRA qui a effectué la détection de ce GAT dans une zone boisée, situé à 50 km à l'est d'Hombori. 
    L'alerte du drone a fait décoller deux Tigre de Gao, ainsi que trois Caïman chargés avec les personnels de Falco. Le Tigre a engagé les GAT, et les commandos montagne ont commencé à investiguer la zone boisée, très dense. C'est sur le début de cette reconnaissance par nature très risquée qu'un GAT a ouvert le feu à très courte distance sur le caporal-chef Blasco. Grièvement blessé à la tête, il est décédé au bout de quelques minutes. Le combattant adverse a été neutralisé dans la foulée.
    Après mise en sécurité des combattants français, le drone et une patrouille de Mirage 2000 ont frappé la zone à plusieurs reprises.

    Le caporal-chef Maxime Blasco, membre du GCM (Commando de montagne) qui avait sauvé un équipage de Gazelle lors d'Aconit, en juin 2019. Le caporal-chef Maxime Blasco avait réalisé seul la mise en sécurité d'un équipage de pilote de Gazelle qui s'était écrasé lors de l'opération Aconit, en juin 2019. Il était lui-même à bord de l'hélicoptère, comme tireur d'élite. Il avait porté les deux membres de l'équipage blessés jusqu'à un Tigre, les avait arrimés au Tigre, permettant leur évacuation dans des conditions extrêmes et inédites.

    Titulaire de trois citations, il avait reçu sa médaille militaire des mains du président français le 18 août 2021, au mont Valérien.

    Un court passage du livre « du Courage » de Gérard Guerrier pour comprendre qui était le caporal-chef Maxime Blasco du 7e bataillon de chasseurs alpins.
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  • Mali : Un véhicule blindé français saute sur une mine

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    Lundi matin 15 mars 2021, lors d'une mission de reconnaissance, un VAB de la force française Barkhane a été endommagé par un IED. L'attaque a eu lieu au nord de la base de Gossi. Il n'y a pas eu de blessés.

    Lien permanent Catégories : Gossi, MALI, Opération Barkhane 0 commentaire
  • Mali : El-Qaëda revendique l'attaque qui a tué un hussard parachutiste français

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    Dans une déclaration publiée en ligne plus tôt dans la journée du jeudi 30 juillet, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), affilié à al-Qaïda, a pris la responsabilité de l'attaque suicide contre les troupes françaises dans le nord du Mali la semaine dernière. Un soldat français avait été tué dans l'attaque.
    La déclaration du GSIM affirme que «les moudjahidines ont frappé la base française dans la région de Gossi [dans la région de Tombouctou au Mali] le 23 juillet». Le groupe djihadiste poursuit en ajoutant que «deux véhicules explosifs avaient été utilisés dans le raid».
    Le GSIM explique que deux voitures suicide ont explosé à l’entrée de la base, tandis qu'une troisième réussissait à exploser à l’intérieur du camp. Selon la branche d'al-Qaïda, des mortiers ont ensuite été tirés sur l'enceinte avant qu'une équipe d'assaut de deux autres djihadistes se lancent à l'assaut.
    Le raid du 23 juillet à Gossi a été confirmé par l'armée française à l'époque, bien que la déclaration officielle du ministère français de la Défense diffère grandement de la version des événements telle que l'explique le GSIM.
    L'armée française a confirmé qu'un soldat avait été tué dans l'attaque, mais cela est intervenu après qu'une patrouille de reconnaissance dans la région de Gossi ait essuyé des tirs et que son véhicule ait été touché par une voiture piégée . Deux autres soldats avaient également été blessés dans l'explosion .
    Des affrontements entre les forces françaises et les djihadistes ont alors éclaté. Des informations supplémentaires de France 24 ont également confirmé que les affrontements avaient eu lieu en dehors de la base militaire de Gossi.
    En ce qui concerne la présence de deux autres véhicules suicide, cette présence n'a été confirmée ni par les reportages locaux ni par la déclaration militaire française.
    La zone proche de Gossi a connu une importante activité militaire française ces derniers mois. En avril, un légionnaire étranger français a été tué par un engin piégé dans les régions frontalières entre le Mali et le Burkina Faso . En mai, un autre légionnaire a été tué dans la même région .
    L'attaque de la semaine dernière marque également le premier attentat suicide de GSIM cette année. Si le groupe djihadiste a mené plusieurs raids sur des bases militaires maliennes depuis janvier, il a néanmoins fait un usage modéré de cette tactique.
    Par exemple, le mois dernier, le GSIM a tué au moins 20 soldats maliens lors d'une attaque contre une base près de Sokolo dans la région centrale de Ségou au Mali. En mars, au moins 29 soldats maliens ont été tués à Tarkint dans la région de Gao. Et en avril, 25 autres soldats ont été tués à Bamba également dans la région de Gao.
    Aucun de ces cas n'a vu l'utilisation de voitures piégées.
    Le GSIM continue de constituer une menace sérieuse non seulement pour la sécurité malienne, mais aussi pour la situation sécuritaire globale au Sahel. Malgré une mission antiterroriste dirigée par la France, des troupes du G5 Sahel et une force de maintien de la paix des Nations Unies, Al-Qaïda conserve toujours la capacité d'opérer ouvertement à l'intérieur du Mali et de la région au sens large.
    GSIM
    Le GSIM est dirigé par Iyad Ag Ghaly, un membre de la tribu touareg des Ifoghas, originaire de Kidal (nord du Mali), incontournable depuis plusieurs décennies sur l'échiquier sahélien, d'abord à la tête d'une rébellion touareg dans les années 1990, puis en tant que chef de groupes islamistes armés. Il est aujourd'hui le représentant au Sahel du chef suprême d'el-Qaëda, Ayman Zawahiri. L'armée française avait annoncé la semaine dernière la mort d'un parachutiste, survenue lorsque "son engin blindé avait sauté au contact d'un véhicule suicide chargé d'explosifs", au cours d'une mission de reconnaissance.
    Barkhane
    L'opération française antijihadiste au Sahel, Barkhane, compte autour de 5.100 soldats. Ces derniers mois, l'armée française et celles des pays du G5 Sahel ont multiplié les offensives dans la région, en particulier dans la zone dite des "trois frontières" entre Mali, Niger et Burkina Faso. Paris a revendiqué la "neutralisation" de plusieurs dizaines de jihadistes au total, dont en juin l'émir d'el-Qaëda au Maghreb islamique (Aqmi), l'Algérien Abdelmalek Droukdal, figure du jihadisme dans la région depuis 20 ans.