Gorom-Gorom

  • Burkina Faso : une dizaine de personnes tuées dans une attaque armée dans la région du Sahel

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    Une dizaine de personnes ont été atrocement exécutées et quatre autres enlevées dans une attaque armée perpétrée lundi 1er novembre 2021 par des individus non identifiés contre des forains dans la commune de Markoye, localité située à une quarantaine de kilomètres de Gorom-Gorom, chef-lieu de la province de l’Oudalan (Sahel), a-t-on appris de l’Agence d’information du Burkina (AIB, Officielle).

    Selon l’AIB, les populations de Dambam, village situé à une dizaine de kilomètres de Markoye à la frontière avec le Niger ont été la cible d’une attaque, alors qu’elles se rendaient au marché hebdomadaire de Markoye pour vendre les animaux.

    "Une dizaine de ces infortunés n’arriveront jamais à Markoye parce qu’ils ont été assassinés par des hommes armés non identifiés qui ont également enlevés quatre personnes et emportés des animaux", précise l’AIB.

    La zone qui borde le Mali et le Niger, est envahie par des militants islamiques qui mènent des attaques fréquentes malgré la présence d'une force antiterroriste régionale et de troupes françaises.

    Depuis 2015 le Burkina Faso est confronté à une montée des attaques terroristes qui ont fait de nombreuses victimes et plus de 1,4 million de déplacés internes, selon le gouvernement.

    En outre, au total, 478 militaires burkinabè sont morts depuis 2015 en défendant l'intégrité territoriale du pays, a annoncé lundi le ministère de la Défense à l'occasion de la célébration du 61e anniversaire des Forces Armées Nationales du Burkina Faso.

    Ces attaques ont poussé quelque 17 500 personnes à quitter le pays depuis le début de l'année en cours selon l'ONU.

    A ce jour, l'état d'urgence est décrété dans 14 des 45 provinces que compte le pays, afin de faciliter la lutte contre le terrorisme.

    Depuis 2019 le couvre-feu est instauré dans ces régions et régulièrement prolongé pour faciliter la lutte contre le terrorisme, selon les autorités.
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  • Burkina Faso : un civil tué et un imam enlevé dans une attaque au Sahel

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    Une personne a été tuée, deux autres blessées et un imam enlevé, dans une attaque perpétrée par des terroristes présumés dans la localité de Mansila, située dans le nord-est du Burkina Faso.

    "Cela fait quelques jours déjà que des Hommes armés non identifiés ont instauré une loi selon laquelle, une femme qui ne sort pas en noire et un homme qui ne porte pas un pantalon court, sont purement et simplement sanctionnés par dix coups de fouets", a indiqué l’Agence d’information du Burkina (AIB, officiel) qui a rapporté l’information.

    Selon la même source, jeudi dernier, ces hommes armés ont encerclé le village de Mansila, province du Yagha, dans le Sahel, et ont appliqué leur loi, faisant beaucoup de blessés.

    Samedi, la population a organisé une riposte contre ces hommes armés, mais n’ont pas pu résister face aux assaillants armés, selon un un ressortissant de la localité, installé à Ouagadougou.

    "Une personne a été tuée et deux autres blessés", a-t-il ajouté.

    L’AIB a, pour sa part, ajouté que dans leur fuite, les hommes armés avaient kidnappé l’imam de la grande mosquée de Mansila.

    La situation sécuritaire est très fragile dans plusieurs régions du Burkina Faso notamment dans le Sahel, où la campagne électorale pour le double scrutin du 22 novembre dernier a été émaillée par des attaques terroristes, faisant au moins 15 morts, dont 14 soldats.

    Le conseiller municipal du village de Ferel, situé à 22 Km de Gorom-Gorom, chef-lieu de la province de l’Oudalan, également dans le Sahel, a été tué dimanche soir, dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés.

    Dans un communiqué, le colonel Salfo Kaboré, a annoncé que le couvre-feu instauré depuis maintenant près de deux ans, était prorogé pour une durée de 45 jours, à compter du 1er décembre 2020 et jusqu'au 14 janvier 2021.

    Les horaires du couvre-feu vont de 19 heures à 05 du matin, en fonctions des localités dans cette région.

    Jadis connu pour sa stabilité, le Burkina Faso est tombé, en avril 2015, dans un cycle d’attaques terroristes dans plusieurs régions, faisant à ce jour plus de 1600 morts, selon un décompte du Conseil économique et social (CES) du Burkina Faso.

    Ces attaques, qui ont également contraint plus d'un million de personnes à fuir leurs villages, sont exacerbées dans le Sahel par des conflits inter-communautaires, certains groupes sociaux accusant d'autres d’être de connivence avec des terroristes.