Gorgadi

  • Burkina Faso : Embuscade contre une unité de l'armée burkinabé dans l'Oudalan - 14 militaires tués

    Imprimer

    Une embuscade contre une unité de l'armée burkinabé viet d'être rapportée dans la province de l'Oudalan sur l'axe Tinakof - Beldiabe, mercredi 11 novembre.

    Le bilan fait état de 14 militaires tués, 8 autres blessés et des disparus. 

    "Une unité du détachement militaire de Tin-Akoff dans la province de l’Oudalan, région du Sahel est tombée mercredi dans une embuscade tendue par un groupe de terroristes faisant 14 morts et 8 blessés dont trois graves", a indiqué jeudi soir le ministre de la communication Remis Dandjinou dans un communiqué.

    L'Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS) a revendiqué l’attaque.

    Emx3in7XcAAmAzl.jpeg

    L'Etat islamique a également revendiqué avoir égorgé l'un des soldats.

    EnHBnolW8AE5Dt4.jpeg


    Les forces de défense et de sécurité ont aussitôt engagé des opérations de ratissage pour traquer les auteurs de cette attaque.

    Une source sécuritaire, qui a préféré garder l'anonymat, a expliqué que la riposte de l’armée burkinabè avait permis de "neutraliser au moins neuf terroristes présumés".

    Par ailleurs, une autre attaque a visé une position des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) à Gorgadi.

    Oudalan.jpeg

  • Burkina Faso : une vingtaine de civils tués dans le Sahel

    Imprimer

    Att.E.B.

    Une vingtaine de civils ont été tués, dans une attaque perpétrée par des "groupes armés terroristes" sur des marchés et dans des villages de la province du Séno, dans le Sahel, au nord-est du Burkina Faso, a annoncé jeudi, le porte-parole du gouvernement Remis Dandjinou dans un communiqué.

    Le communiqué indique que le mercredi 14 octobre 2020, des groupes armés terroristes ont perpétré des attaques sur des marchés et dans les villages de Demniol, de Bombofa et de Péteguersé, tous dans la commune de Gorgadji, province du Séno, région du Sahel, faisant "une vingtaine de victimes, de blessés et des personnes portées disparues".

    Le gouvernement burkinabè "condamne ces attaques lâches et barbares contre des paisibles populations civiles" et assure que les forces de défense et de sécurité déployées sur les sites des attaques procèdent à des opérations de ratissage.

    Concentrées dans un premier temps dans le Sahel, le nord et l’est du pays aux frontières du Mali et du Niger, les attaques terroristes qui ont débuté en 2015 au Burkina Faso, ont progressivement atteint les autres régions du pays.

    Depuis cette date, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 parmi les forces de défense et de sécurité ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays, selon un décompte du conseil économique et social (CES) du Burkina Faso.

    Elles ont contraint également plus d'un million de personnes à fuir leurs villages, alors que près de 3 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire dans le pays, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).

  • Burkina Faso : un gendarme tué dans une embuscade

    Imprimer

    Un gendarme burkinabè a été tué dans une embuscade, tendue par des "individus armés non identifiés" dans la localité de Pensa, dans le Centre-nord du Burkina Faso, ont annoncé dimanche des sources sécuritaires.

    "Samedi, une patrouille de la gendarmerie nationale est tombée dans une embuscade tendue par des individus armés non identifiés dans la commune rurale de Pensa, dans le centre-nord. Nous avons perdu un élément", a déclaré un officier de l’armée sous le couvert d’anonymat.

    Une source administrative ayant confirmé l’attaque s’est inquiétée de la recrudescence des attaques dans le centre-nord du pays, rappelant que le 6 juillet 2020, Souleymane Zabré, maire et chef coutumier de la commune rurale de Pensa avait été tué dans une "attaque terroriste".

    A deux mois du double scrutin présidentiel et législatif du 22 novembre prochain, la situation sécuritaire se dégrade de plus en plus au Burkina Faso avec la multiplication des attaques terroristes dans plusieurs régions du Burkina Faso.

    La mort de ce gendarme porte à dix, le nombre de personnes tuées dans des attaques armées entre vendredi et samedi dans le nord, le centre-nord et le sahel au Burkina Faso.

    Vendredi, au petit matin, quatre soldats burkinabè ont été tués dans une embuscade tendue par des individus armés non identifiés sur l'axe Gaskindé-Djibo dans la province du Soum dans le Sahel burkinabè.

    Le même jour, dans la soirée, une femme et ses deux enfants ont trouvé la mort quand la charrette qui les transportait a sauté sur un engin explosif improvisé sur l’axe Titao-Woro dans la province du Lorum dans le nord du Burkina Faso près de la frontière avec le Mali.

    Selon des sources locales, en riposte à cette attaque, deux terroristes présumés ont été tués par des civils armés par les autorités, appelés "volontaires pour la défense de la patrie (VDP)" pour épauler l’armée dans la lutte contre le terrorisme.

    Samedi, deux de ces "volontaires pour la défense de la patrie (VDP)" ont été blessés dans une attaque entre Boukma et Gorgadji dans le Sahel.

    Aucune de ces attaques n’a été revendiquée.

    Un rapport du conseil économique et social (CES) du Burkina Faso, publié le 24 août dernier a indiqué que depuis 2016, au total, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 parmi les forces de défense et de sécurité, ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays.

    Ces attaques ont également poussé plus d’un million de personne à fuir leurs foyers à travers le pays alors que le nombre de personnes ayant besoin d'une assistance humanitaire est passé de 2,2 millions en janvier 2020 à 2,9 millions en août 2020, soit une augmentation de plus de 30%, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).